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 I can't breathe, Until you're resting here with me (Ma femme en chocolat alias Nev le chat torride)

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« Fiona S. Sanchez »
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→ NOMS COMPLETS : Fiona Solenne Sanchez
→ SITUATION : En amour avec le plus fantastique !!
→ PAPIERS : 751
→ BOULOT : Chanteuse
→ J'AIME : La vie, la musique, mon chien et les romans d'amour
→ J'AIME PAS : Les crétins, mon passé, la mort, les rats



MessageSujet: I can't breathe, Until you're resting here with me (Ma femme en chocolat alias Nev le chat torride)   Lun 1 Aoû - 18:34

La chaleur me donnait l'impression de ne pas respirer. Seule, étendue sur mon vieux matelas, la tête à l'envers, dans cet appartement trop petit et trop chaud qui ne me renvoyait que le reflet de ma propre condition, je devenais folle. La vie semblait beaucoup plus claire lorsque le sang se condense au cerveau ou était-ce la chaleur qui me montait à la tête et me rendait sentimentale. Bref, qu'importe d'ou venait la source de ce blues matinale, il allait gâcher l'allégresse des rayons du soleil sur ma peau et le plaisirs quasi charnel du premier café matinal après une autre nuit aussi similaire et aussi morose dans un bar aussi miteux et pourrie qu'à l'habitude... J'avais en temps de légère dépression comme ce matin, la manie de trop réfléchir ce qui n'aidait jamais à être de meilleure humeur.... Je me mettais à penser au dernier évènement et une foule de sentiment contradictoire vinrent me piétiner jusqu'à une agonie précoce, mais presque soulageant.

La vie prend parfois une tournure qui nous surprend....Parfois la surprise est telle, que la ligne entre bonheur, indécision et malheur et mince...presque inexistante. C'était mon cas...Pour une fois ou tous les ingrédients d'une joie paisible et simple se rassemblaient en même temps dans ma vie, je semblais être incapable d'en profiter. Est-il possible d'être allergique au bonheur...Étais-je condamner par le fait même à une existence de souffrance perpétuelle. Je m'en faisais possiblement trop, encore pour vous prouvez à quel point le bonheur ne venait pas souvent frapper à ma porte et comment je n'étais pas habituée à vivre en sa compagnie. Mais surtout, pourquoi lorsqu'une merveilleuse chose m'arrivait, une toute aussi horrible s'enchaînait ? J'avais beau croire à l'équilibre, mon frère était-il obligé de mourir pour que moi et Jack ayons le droit à une autre chance ? Je ne pouvais consentir à cette malchance, à ces attaques incessante de cette garce de vie. M'apitoyer sur mon sors ne me donnerait rien... Je devais rester forte, sourire et essayer par tous les moyens de profiter du bonheur que m'apportait mon existence terrestre aussi pénible soit-elle.

La tête toujours à l'envers, j'avais espoir que mes idées deviennent un peu plus clair, mais rien ni faisait...Le monde était aussi chaotique à l'envers comme à l'endroit et ma joie confuse et disfonctionnelle ne semblait toujours pas faire effaie sur mon petit coeur meurtri. J'avais besoin de parler...d'écouter, de comprendre et de me vider le coeur....J'avais espoir qu'une certaine personne à cet instant précis ressente le même besoin et d'un miracle commun, dans cet espace de verdure sauvage,,,sur un banc...elle me retrouve... Un banc qui avait connus plus d'une histoire, un banc qui avait été le berceau de notre amitié, un banc qui en ce moment précis devenait mon unique obsession.

C'est de cette manière que vêtue simplement, les yeux encore endormis et une grande tasse de café, je me rendis à ce lieu de confidence. .

Elle ne serait probablement pas là et pour éviter toute déception je pris l'initiative de lui envoyer un petit message. Si elle ne répondait pas j'aurais tout de même eu l'occasion de prendre l'air et de sortir de cet appartement ou j'étouffais. Cet endroit encore remplis de souvenir trop vif et douloureux...Lieu de grand bonheur et de grand malheur...Lieux de rêve d'espoir, mais surtout de déception...Endroit que j'allais probablement être obligée de quitter puisque je n'avais pas les moyens de payer toute seule. Dire qu'il n'y a pas si longtemps.... Je partageais ce petit endroit avec six autres personnes et qu'aujourd'hui le seul son qui y règne est l'échos de ma propre voix... Il est donc compréhensible que de retourner dans cet ancien nid trop chaud et trop plein de mélancolie, n'était pas une option intéressante. Je préférais attendre toute ma vie sur ce banc plutôt que de rester 1 heure entre les quatremurs de mon passé.

Les émotions qui m'envahissaient m'avait chamboulée à un tel point que je ressentais le pois d'une fatigue énorme, accumulée depuis trop longtemps. Je regardais le vide d'un regard désabusé, rien ne semblait pouvoir m'atteindre. Perdue entre la démence et la divagation, entre des rêves usagés et une réalité plus que cruelle, une larme coula sur ma joue. D'ou venait-elle, je n'en savais rien, mais perdue dans mes pensées je ne pris même pas le temps de l'enlever et elle glissa le long de ma joue, pour mourir sur le sol poussiéreux. Je ne vis même pas que j'avais de la compagnie et il m'a fallu plusieurs secondes pour sortir de ma léthargie et me rendre compte que je n'étais plus seule. Je ne savais pas quoi dire...le silence me semblait être la meilleure solution.
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MessageSujet: Re: I can't breathe, Until you're resting here with me (Ma femme en chocolat alias Nev le chat torride)   Mar 2 Aoû - 6:41

Mémo pour moi :p RP situé avant Jack et Nate pour des raisons de logique rp x)


Un banc, notre banc.
Parce qu'il nous faut juste un sourire.





“Mademoiselle Oxburry,

Je vous adresse ce courriel afin de vous informer qu’une réunion d’actionnaire aura lieu à Londres le 18 aout de cette année. En tant qu’actionnaire majoritaire de la marque, nous vous prions de bien vouloir assister au débat afin de placer les nouvelles actions en bourse suite aux derniers désagréments de la marque.

Cordialement, Mark Sallinger.


P.S : Après le mail, officiel, je me permets de t’écrire ses quelques mots. Nevaeh, ne te laisse pas abattre par les aléas de la vie. Ton père t’a fait forte, et je suis sûre que tu trouveras quelque chose pour récupérer la boite des griffes de ta mère. J’ai appris les dernières nouvelles te concernant… Toutes mes condoléances ma chérie, et je sais que tu n’as pas envie d’entendre ça maintenant, mais reprendre le travail, te battre pour ce qui t’es dû t’aiderais peut être. A bientôt j’espère,

L’ami de ton père qui est aussi le tien, ne l’oublie pas. ”


La petite brune parcourait les lignes sur son black berry, allongée dans son lit. Elle répondit un simple « merci » avant de balancer le téléphone un peu plus loin. Elle n’avait quasiment pas dormi de la nuit. Son coussin dans ses bras, elle avait les yeux fixés sur la baie vitrée, rougis, gonflés. Il était 6h du matin, et le soleil se levait doucement sur la ville. Le moral n’était pas là. Leanne est décédée hier. Elle ne voulait pas le croire, elle ne pouvait pas accepter une telle chose. Seule dans ce grand lit, la jeune femme ruminait ses idées noires. Normalement, c’était l’heure où elle réveillait Miguel, qu’elle le secouait doucement, déposait un baiser dans son cou pour qu’il sorte des bras de morphée pour elle allait sous la douche. Pendant de longues minutes, puis elle s’habillait, et elle se rendait à l’hôpital pour huit heures afin de voir son petit bout de fille. Mais ce matin, tout était différent. Elle avait été seule toute la nuit. Miguel avait quitté la villa avant-hier, dormant chez un ami à lui suite à ma confession. Je l’avais trompé. C’était horrible comme sensation. A la fois sale et heureuse. Parce que j’avais retrouvé Nate, mais j’avais trompé mon petit ami… Mais le plus hilarant dans cette histoire est certainement la disparition de Nathaniel. Plus de nouvelles, disparu. J’avais déjà essayé de l’appeler, en vain. Alors j’ai prit mon téléphone et une fois de plus, j’ai cherché son nom dans mon répertoire pour le joindre. Tuuuut… Tuuut…. Tuuuuut… Bonjour vous. J’ai raccroché. Les larmes ne montaient même pas dans mes yeux. Je n’arrivais pas à pleurer. Je n’arrivais pas à réaliser. Comment toute une vie peut être changée en quelques jours ? J’avais tout. Un petit ami formidable, une fille qui était sur la voie de la guérison, et puis plus rien. Miguel, c’était de ma faute. Me lancer avec un homme qui respire la liberté, j’ai été stupide, trop stupide de croire qu’il pouvait s’enchainer à moi… Leanne, un coup du destin. Ce caillot qui a bloqué son artère était bien trop gros, inopérable. Imprévisible. A croire qu’on m’enlevait ma fille pour me punir. Non, elle n’était pas morte, elle ne pouvait pas mourir sans sortir au moins une fois de ses murs blancs d’hôpitaux… Je saisis de nouveau mon téléphone et opta pour un numéro que je n’avais pas appelé depuis trop longtemps… Hanna. J’ai patienté, attendu, mais rien… Elle était sur messagerie. « Allô Hanna ? C'est Nevaeh... Tu dois être occupé, je ne sais même pas où tu vis... Et peut être as-tu changé de numéro, j'en sais rien... Mais j'ai besoin de toi. Faut que tu viennes. 3 ans sans se voir Blondie, j'ai besoin de te parler... On a fait un pacte, là l'une pour l'autre... Autant je pleure sur un répondeur qui n'est plus le tien, mais j'aurais essayé. Je t'aime Hanna, rappelle moi au... ». Je laissais mon numéro sur la boite vocale avant de raccrocher. J’avais l’impression d’être éteinte, qu’on avait soufflé sur moi comme on soufflait sur une bougie. Je fini par sortir de mon lit pour me mettre sous la douche. L’eau coulait sur mon corps, froide, frissonnante, gelant mes orteils et faisant trembler mes lèvres mais pourtant, j’y suis restée, longuement. L’impression d’être déconnecté de la réalité. Et puis mon téléphone bipa. Un sms. C’est ce qui me sortit de ma léthargie passagère. Attrapant une serviette, la mettant autour de moi, je laissais l’eau dégouliner au sol à cause de mes cheveux trempés. Mais je m’en fichais, c’était le dernier de mes soucis, le ménage. J’ai attrapé le téléphone et vit le prénom de Fiona. Je lis les quelques mots et aussitôt me dirigeais vers mon armoire. Rendez-vous au banc. Notre banc. Celui des rires et des pleurs. Des confidences et des moqueries. Notre petit coin secret où on se retrouvait parfois par hasard, parfois en provoquant le destin par ces petits messages. J’avais besoin de la voir, de parler, de l’écouter surtout pour me changer les idées. J’avais besoin de tout ça. J’ai prit des sous-vêtements, un jean et un tee-shirt ample blanc et m’habillais malgré mon corps encore humide. Et j’ai prit la direction du banc avec ma vieille voiture, une mercedes, parce que mon austin martin avait péri dans l’attentat il y a trois semaines… Les minutes passaient, me rapprochant petit à petit de la jeune femme. Et enfin, je me suis assise à ses côtés. Les cheveux encore légèrement mouillés, ayant bouclés sauvagement naturellement, le visage sans maquillage. Venue à la hâte, ayant reçu ce message comme un appel au secours, comme une main qui se tendait contre ma solitude. Et nous furent silencieuse pendant quelques secondes, j’étais immobile à côté d’elle, fixant le paysage devant moi, et j’ai fini par la prendre dans mes bras. J’avais vu sa larme couler, j’avais vu la détresse sur son visage :

« Fiona… Tu n’imagines même pas à quel point j'espérais que tu m’appelles, que tu me fasses signe… Parles moi. Commence parce que moi je n’y arriverais pas. »

J’esquissais un faible sourire en posant mon regard dans le sien. Non, je n’arrivais pas à enlever cette boule qui nouait ma gorge dès que je pensais aux derniers jours. Je préférais l’écouter, la conseiller, essayer de la faire rire malgré ma répulsion au bonheur.
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MessageSujet: Re: I can't breathe, Until you're resting here with me (Ma femme en chocolat alias Nev le chat torride)   Jeu 4 Aoû - 17:42



Je n'osais pas la regarder en face, puisque je n'osais me regarder moi-même. Ô mon dieu que j'avais besoin d'une amie à ce moment précis, mais je ne savais pas quoi dire, quoi faire ni comment l'aborder. J'avais peur de paraître ridicule, mais de quoi ?De ne pas comprendre la vie, de détester respirer et de préférer n'être plus rien plutôt que de compter pour les autres. Les mots se bloquaient au bord de mes lèvres. Rien, rien au monde n'aurait pus apaiser la peine immense qui s'engouffrait dans mon coeur. J'avais la pénible conviction que le bonheur ne serait jamais pour moi. Je n'étais pas de ceux à qui tout leur sourient, je n'était pas de ceux qui se battent sans relâche pour finir par trouver le repose. Je m'étais battue toute ma vie, mais j'étais essoufflée, à la dérive et incapable d'avancer. Respirer avec l'étau autour de mon coeur relevait du miracle plutôt que de la réalité. Cette fois-ci, plus que toutes les autres, j'étais perdue, je ne savais plus ou la vie me mènerait, mais j'avais la curieuse impression que ce serait de piège en piège et de défaite en défaite. Je pris dans ma petite main, celle de Nevaeh, je le regardai dans les yeux tentant par tous les moyens autres qu'oralement de me faire comprendre. Malheureusement, elle n'était pas magicienne et personne n'aurait pus imaginer....Jamais je n'aurais pensé perdre mon frère....Jamais je ne n'aurais pensé retourner dans ses bras et c'était plutôt lourd de conséquence. Alors comment arriverait-elle à le savoir ?

Je ne sais pas quoi dire Nevaah...Moi-même je ne sais pas ce qui m'arrive, mais je suis perdue...Complètement et je ne sais pas quoi faire.


Des images vieilles de 10 ans remontaient à la surface. Tendre moment fraternel, jeux d'enfant et innocence d'un temps révolu. Jamais plus je ne serais la petite fille enjouée et autoritaire que j'étais, ni même l'adolescente rêveuse et rebelle d'il y a un an ou deux. Le flot de souvenir voulait m'emporter loin, me faire couler dans une peine d'un passé fantôme et d'un présent qui semblait douloureux, mais prometteur. Peut-être était-ce de ma faute. Peut-être cherchais-je toujours le malheur, même lorsque celui-ci se tenait loin de moi, mais il m'était impossible de le savoir. Pourtant, j'aurais dû être heureuse, n'eut été de cette mort précoce tous les ingrédients du bonheur s'offraient à moi et pourtant je doutais toujours.

Je ne veux pas t'embêter...J e devrais être heureuse, mais j'ai peur....et la mort de Benjamin....Jack et le divorce...je ne sais plus ou j'en suis...Crois-tu que c'est parce que je le mérite que je suis toujours malheureuse ?

Je la regardai droit dans les yeux avec la plus grande sincérité du monde. J'aurais voulu qu'elle me donne les réponses à toutes les angoisses qui me tenaient réveiller la nuit. L'incapacité à trouver une solution me rendait impuissante et je détestais cela. J'avais besoin de parler, d'exprimer toutes ses angoisses qui restaient coincées, mais aucuns mots ne semblaient suffisants, aucune phrase n'exprimaient ce que je ressentais et ce que je voulais dire, n'exprimait qu'un centième de ce que je ressentais. Crier, voilà ce que j'aurais voulu faire, pour exorciser le mal en moi, pour détruire cette insécurité maladive et agir, faire quelque chose au lieu de rester désespérément stagnante. J'avais froid, horriblement froid. Je me sentais pour la première fois comme la gamine que j'étais. Une jeune fille de 18 ans perdus dans les méandres de la vie. Sa femme avait raison, j'étais une gamine stupide qui ne savait rien d'autre de la vie que la souffrance. Une enfant... sans famille maintenant et qui s'accrochait peut-être à un rêve du passé.

Je....je....je suis stupide...Je devrais être heureuse, alors pourquoi je ne le suis pas.

La consoeur de ma larme précédente vint la rejoindre sur ma joue, puis une autre et encore une autre jusqu'à ce que celle-ci noient mon visage. Je ne savais plus...sans mon frère j'étais perdue..Sans Jack j'allais me noyer.... me perdre jusqu'à ne plus jamais me retrouver. Il ne fallait pas que cela arrive..I l y a quelques jours, j'avais la conviction qu'il quitterait vraiment Sera, mais elle s'avérait être un adversaire plus coriace et comment gagner contre sa femme...Comment remporter son coeur alors que notre relation était orageuse, destructrice et passionné et qu'avec Sera c'était doux, sain, paisible et attendrissant.

S'en était trop. Comme un enfant esseulé,je serrais la main de Nevaeh seule source de réconfort en ce jour froid et cruel. Même si mon monde s'écroulait je savais qu'elle était là et qu'elle me tiendrait la main et c'était en ce moment tout ce dont j'avais besoin et tout ce qui comptait.

J'ai peur....Peur de perdre tout, de tout gâcher et de nous détruire une nouvelle fois, mais je suis stupide et je vais gâcher tout de toute façon, donc parle-moi de toi un peu à la place ma chérie....Mon cas et voué à l'échec de toute façon.

J'aurais tout donné pour qu'au moins la vie de ma compagne soit moins cahoteuse que la mienne et pourtant j'avais l'impression que ce n'était pas le cas. Garce de vie quand tu nous tiens....

HJ: DSL c'est pas beau à lire, mais surtout la chanson est culcul, mais elle va bien avec le titre bon ! amour amour
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MessageSujet: Re: I can't breathe, Until you're resting here with me (Ma femme en chocolat alias Nev le chat torride)   Ven 5 Aoû - 6:20

C’est parfois difficile de parler. Pour certaines personnes, c’était bien plus simple. Elles s’ouvraient à leurs amis, parfois à des professionnels plus communément appelés psychologue, elles parlaient à leur conjoint, leurs parents, ou autres membres de la famille. Beaucoup de personne arrivaient à dire ce qu’elles avaient sur le cœur et s’était une force, dans un sens. Ces personnes là ne se laissaient pas bouffer de l’intérieur parce que ces personnes là savaient que c’était néfaste pour elles. Je le savais, moi aussi. Et pourtant, dès que je songeais à parler à quelqu’un, une grosse boule dans ma gorge se formait, presque nauséeuse. L’impression que rien ne sortirait, parce que je n’avais pas à me plaindre. Combien de fois m’a-t-on dit : « mais toi, tu as tout pour toi. Tu es belle, riche, célèbre, créative, intelligente, tu n’as vraiment rien à envier à personne. Encore moins à te plaindre ». Même Alaska m’avait fait la remarque, que j’avais toujours eu une cuillère en or dans la bouche. Oui, mais l’argent ne fait pas le bonheur. C’était même parfois une tare d’en avoir. Au point que je n’arrivais pas à parler de mes problèmes, car je n’avais pas à me plaindre… Mais cette fois, c’était différent. Je me sentais tellement seule. Abandonnée, enfermée dans une prison sans porte. Avec des murs au lieu des barreaux. Il y avait du monde autour de moie t je me sentais tellement seule… Alors Fiona est arrivée avec son sms, et je me suis sentit un peu mieux. Ce n’était pas encore ça, mais je savais qu’avec elle, je pouvais parler, même un peu. Du moins essayer. Mais une fois encore, je n’arrivais pas à cracher un fichtre mot… Alors j’ai tendu la perche à Fiona de me parler. Parce qu’aider les autres me réconfortait dans mon malheur. Elle était comme moi… Difficile de parler :

« Essaye d’éclaircir tout ça… J’essaierais de t’aider, au maximum. »

Parce que j’avais besoin de la voir sourire pour qu’à mon tour, je puisse avoir un petit sourire. C’était mon armure à moi, aider les autres. J’avais besoin de sauvegarder les gens qui m’entouraient pour aller mieux. Sinon, je m’enfonçais dans les méandres du désespoir, je réfléchissais trop à mes problèmes, mon chagrin, et ça n’allait plus. Comme si on me bouffait de l’intérieur, comme si quelque chose coulait dans mes veines, comme du poison, pour me tuer petit à petit. J’avais peur de me retrouver seule, mais en même temps je le désirais plus que tout. Mais la solitude avait ce côté terrifiant d’être seule au monde, d’avoir l’impression de ne compter pour personne… Peut être était-ce le cas, après tout. Dans le fond, nous finissons toujours tout seul. Mais autant profiter des gens qui sont là, pour le moment… Je fis une moue en l’écoutant, serrant doucement sa main et posant ma seconde main sur les notre :

« Tu ne m’embêtes pas, je suis là pour ça Fiona… J’ai parfois cette impression là… Que je suis faite pour être malheureuse, que le bonheur ne m’est pas accessible. Mais tu ne dois pas penser comme ça, parce que Jack divorce pour toi… Parce que s’il le fait, c’est par amour. Alors profite de cette amour, vis le à fond. Pour Benjamin… Je suis désolé pour toi, sincèrement, mais tu verras, ça finira par passer. »

J’esquissais un petit sourire, plus semblable à une moue qu’autre chose mais je faisais des efforts pour elle. Jack… J’avais fait le rapprochement entre mon jack, et son Jack. Celui que j’ai connu à l’hôpital et celui qui trompait sa femme avec Fiona. Pendant nos discussions, j’avais fini par comprendre, mais je ne l’ai jamais dit, ni à elle, ni à lui. Ca me plaisait de jouer les espèces de cupidon masqués, même s’ils n’avaient pas réellement besoin de moi. Je confirmais juste les dires de l’un à l’autre, par des réponses très générales mais visant à chaque fois une discussion que j’avais eu. Mais oui, le temps est censé guérir des blessures… Même si dans le fond, il y a toujours une cicatrice, béante à s’ouvrir au moindre choc, au moindre souvenir. Par réflexe, j’essuyais du bout du doigt les larmes qui glissaient sur ses joues :

« Fiona… Tu as le droit de craquer, ce n’est pas toujours facile, tu as le stresse qui monte, c’est normal… Tu subis une mort, c’est normal… Tu… »

Je sentais ma voix se briser. J’ai préférais m’arrêter là, me taire, pour poser mon regard vers l’horizon. Je devais m’occuper les mains, l’esprit. Ne pas craquer, ne pas flancher. Alors j’ai fouillé dans mon sac pour sortir un paquet de cigarette et un briquet. J’en ai mit une à ma bouche, proposant une autre à Fiona. Je ne savais pas si elle fumait, autant être polie. Oui ces derniers temps, c’était cigarette sur cigarette. Depuis qu’il était parti, depuis qu’il avait disparu, depuis qu’elle était morte. Je pris une grande bouffée pour l’allumer et lâcha un soupir pour laisser ressortir la fumée. Parler de moi ? Hm…

« Tu es une des filles les plus censée que je connais, Fio. Tu ne gâcheras pas tout parce que tu l’as déjà perdu une fois, tu sais ce que ça fait, et tu feras tout pour ne pas réitérer ta faute. Ressaisis toi, cours le voir, dis lui que tu l’aimes, enferme sa femme à la cave, et vous deux dans une chambre. Ca ira mieux ensuite… », dis-je avec un sourire léger avant de reprendre un air neutre : « Je… Je n’ai pas tellement envie de parler de moi, je n’y arriverais pas… Tu sais, cette boule dans la gorge… Elle est encore là, et j’ai pas envie… »

Ma façon de dire que je ne me sentais pas prête, que je ne voulais pas évoquer les raisons de ma précipitation à venir ici. Rien que l’idée de le faire, j’avais les mains qui tremblaient légèrement, les yeux qui s’humidifiaient. Le visage froid de Leanne me sautait au visage… Je tirais de nouveau sur la cigarette pour ravaler tout ça, écoutant Fiona. C’était mieux comme ça.
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MessageSujet: Re: I can't breathe, Until you're resting here with me (Ma femme en chocolat alias Nev le chat torride)   Lun 8 Aoû - 16:01

Je me sentais si petite dans mes chaussures. Un insecte dans un monde d'humain. Jamais je n'avais besoin d'aide, je m'en sortais toujours toute seule et depuis longtemps et voilà que je clamais l'aide de cette pauvre fille qui devait autant sinon plus souffrir que moi, mais cette-fois si la situation dépassait mes compétences de l'asolescente devenue femme trop tôt. Je me sentais l'âme d'une enfant perdu, dans un monde trop grand pour elle. Une enfant qui ne savait pas quoi faire dans une telle situation, qui avait besoin qu'on lui tende la main et qu'on lui montre le chemin à prendre. La vie ne m'avait jamais montré comment aimer et j'étais plutôt une débutante dans cette matière. J"avais confiance en ma compagne en ce qu'elle disait et pourtant, je ne comprenais pas ce que je devais faire. À une époque, nous nous étions fait des choses si atroce moi et Jack que jamais je n'aurais pus seulement croire qu'un nous deviendrait de nouveau envisageable. Nous nous étions détruit jusqu'à ne plus être. Presque morte, j'avais doucement remonté la pente et voilà que je le retrouvais au sommet son regard mielleux droit dans le mien. La mort de Benjamin m'avait peut-être fait comprendre que je ne voulais pas vivre sans lui, mais elle m'avait fait aussi ouvrir les yeux sur mon avenir et sur ce que j'étais. Je ne me faisais pas confiance...J'étais incapable de croire en moi... Il ne me restait donc qu'à croire en lui et à tendre ma main, pour qu'elle m'aide un peu. Les ''et si'' n'arrêtaient pas de brouiller mes pensées et je sombrais peu à peu dans une folie paranoïaque effrayante. J'avais besoin d'un coup de pied au cul, d'un sceau d'eau au visage pour me sortir de cette léthargie paralysante causé par les ''et si''.
Je ne sais pas Nevaeh. Mon autre frère quitte la ville, c'est trop dur pour lui et il embarque les deux petits...Je me demande si je devais faire pareille. Je n'ose même pas poser les yeux sur ses affaires....Mon grand frère me manque...Ma vie d'avant me manque. Heureusement il y avait Jack et je lui fais confiance...C'est à moi que je ne fais pas confiance. Je lui apporte quoi moi ! J'ai un boulot minable, une vie minable et je suis minable.

Minable...un mot dur...qui ne laissait pas place aux demis mesure. Un mot blessant, mais qui avait fait partie de ma vie depuis trop longtemps...Un mot qui décrivait parfaitement le sentiment de la petite Fiona devant la grande et puissante Sera...

Même si elle me disait le contraire, je me sentais mal de déballer toute cette histoire alors que je voyais bien à quel point Neveah n'avait pas une vie rose non plus. Je me sentais encore plus idiote, car je ne savais pas quoi faire. Je n'étais plus une enfant, je devais être capable d'arrêter de penser avec mon coeur et réfléchir calmement, À la place, je frappai, criais, pleurais comme un nourrisson en manque de lait. Je regardais la jolie brune en face de moi qui m'écoutait avec patience et compréhension et j'aurais tant voulu être ainsi. Si même pour elle, le bonheur se faisait capricieux, j'avais l'impression de n'avoir aucune chance d'être un jour, complètement heureuse et satisfaite de ma vie.

Neveah....

Mais je me tus en voyant la larme qui coulait sur sa joue. Je souffrais oui, mais je n'étais pas capable de me plaindre plus longtemps devant la souffrance d'une autre.

Merci.

Ce qu'elle venait de me dire était totalement véridique et prenait encore plus de sens devant le fait accompli. Plus rien ne pouvait m'éloigner de lui. Ce serait dur, jamais tout à fait rose et plutôt chaotique, mais c'était notre histoire elle j'y tenais plus que tout au monde. Une tonne de doute continuais de m'envahir, mais tout semblait plus futile, presque ridicule et j'en avais un peu honte. Qui étais-je pour me plaindre alors que j'avais quelqu'un qui m'aimait à mes côtés. Je savais que Neveah avait raison et d'entendre ces faits venant de sa bouche venait me convaincre totalement. Soulagée je regardai la jolie brune dans les yeux. J'avais toujours peur, mais je la savais près de moi dans les bons comme les mauvais moments, toujours un conseil précieux pour me ramener sur le droit chemin. Mon regard voulait tout dire, il était reconnaissant, mais aussi inquiet de la voir tant se refermer sur elle-même et cacher sa peine. Si tu ne veux pas parler, sache que je suis là...Que je serai toujours là 24h sur 24 et sept jours sur sept. Nevaeh, le bonheur tu y as droit et encore plus que moi. Tu es une formidable personne qui ne mérite que d'être heureuse ne l'oublie jamais. Je savais ce que c'était de ne pas vouloir parler, toute ma vie j'avais garder tous mes sentiments à l'intérieur de moi scellé et compacté jusqu'à l'explosion. Il est tellement difficile de parler,car alors les ennuis ne sont plus seulement une image, mais un fait réelle et tragique qui vous ronge les entrailles jusqu'à l'agonie finale. Parler permettait de se sentir plus légère, mais ne réglait rien bien sûr. En parlant elle laisserait aller un pois immense. Une encre qu'elle tirait péniblement derrière elle.

Si une paumée comme moi à droit au bonheur et bien regarde bien à chaque coin de rue, car le tien est proche et plus que tu ne peux le croire.
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MessageSujet: Re: I can't breathe, Until you're resting here with me (Ma femme en chocolat alias Nev le chat torride)   Mar 9 Aoû - 4:43

S’il y avait bien une chose que je ne connaissais pas, c’était l’amour fraternel. Je n’ai jamais eu réellement de frère et sœur. Fausthine est morte bien trop jeune, bien trop tôt pour que je puisse réellement la connaitre et bâtir des souvenirs avec elle. Et puis elle était bien trop fragile, la petite poupée en porcelaine de ma mère. Il ne fallait pas qu’elle courre à cause de son cœur, il ne fallait pas qu’elle s’excite sur des jeux ou quoi parce que c’était dangereux. Le peu de souvenirs que j’avais, c’était ma sœur avec des tuyaux dans le nez ou dans la gorge à l’hôpital, ou ma mère qui hurlait parce que je faisais trop de bruit. Je ne pouvais pas comprendre Fiona, elle avait grandit avec ses frères et sœurs, elle les avait même élevés. Lié à eux comme jamais, cet amour, cette façon d’être proche d’une personne, je ne pouvais pas le comprendre… Alors oui, j’avais Hanna. Je l’avais longtemps considéré comme une sœur, comme ma jumelle, mais ce n’est pas pour autant que je pouvais me mettre dans la peau de Fiona pour la comprendre. Et puis, tous les cas sont différents… Ca devait être dur de supporter la mort de son frère, en plus du départ de l’autre avec ses frères et sœurs. Je lâchai un court soupir, désespoir, désarroi… Hochant négativement la tête, je la regardais avant de répondre :

« Tu dois agir comme bon te semble, mais Fiona… Après tout ce qui vous est arrivé, ça serait bête de laisser Jack, non ? Ton frère quitte la ville, mais ça ne veut pas dire qu’il partira loin… Et ça peut que te faire du bien, dans un sens. Tu vas pouvoir respirer, et vivre pour toi… Penser à toi, et arrêter de te soucier des autres. Ca va bien se passer, tu verras. Et tu pourras prendre ta voiture, ou le train, ou Dieu sait quoi encore pour voir tes frères et sœurs… Mais aussi profiter de Jack… Fiona, vis pour toi… Jack t’aime comme tu es, tout simplement. Ne te prends pas la tête pour ce genre de futilité, n’essaye pas d’être quelqu’un d’autre pour lui… »

J’étais bien placer pour dire ça tiens. Mais après tout, c’était la réalité des choses… Trop longtemps elle s’était consacrée à sa famille, à ses frères et sœurs en s’oubliant parfois. Fiona avait le cœur sur la main, elle aimait sa famille et donnerait sûrement tout pour elle. C’était beau à voir n’empêche… Je n’avais jamais eu cet esprit de vie, ce cercle familial, ce soutien moral. Et j’espérais sincèrement qu’elle se remettrait de la mort de son frère mais aussi qu’elle arriverait à reprendre un train de vie correcte… J’avais réussi, à plusieurs reprises, à reprendre une vie normale… A retrouver le sourire, à accepter la mort d’un être aimé. J’avais réussi à faire mon deuil même s’ils me manquaient toujours, même si parfois, je croyais voir mon père au coin d’une rue, Jayden dans un taxi, Fausthine assise dans l’herbe avec sa poupée. Leanne… Leanne, elle n’avait pas eu le temps de vivre réellement. Si j’avais réussi à l’empêcher de sortir, elle serait encore en train de grandir dans mon ventre. Si j’avais pas été hyperactive, la petite serait née a terme… Les médecins essayaient de me déculpabiliser en me disant qu’elle serait certainement morte née. Parce qu’elle avait de toute manière cette malformation et ce caillot qui circulait dans son système veineux, mais je n’arrivais pas à y croire… Culpabilité. J’esquissais un petit sourire quand elle me remercia. Si j’avais réussi à l’aider, c’était tout ce qui comptait après tout. Parce que savoir qu’elle, ça allait mieux, ça m’aidait un peu aussi. Je m’étais rendue utile, c’était déjà pas mal. J’essuyais ses fichus larmes qui coulaient sur mes joues. Je me détestais. Plus ça allait, et plus je sentais la colère monter en moi. Et plus je m’apitoyais sur mon sort, plus je me détestais d’agir ainsi. Et plus je me détestais, plus je me disais que j’avais le droit d’être triste, pour une fois. Cercle vicieux dans lequel je n’arrivais à sortir.

« Merci… Tu mérites d’être heureuse, Fiona… Bien plus que beaucoup de personnes. »,dis-je avec un sourire fin, mes yeux rougis. La fatigue n’aidait pas. Je n’avais pas dormi de la nuit, ruminant mes idées noires. Parfois, on s’imagine comment la vie peut être pire qu’elle ne l’est déjà. On se dit qu’on a touché le fond. Mais non, la douleur n’est jamais assez forte, et ça peut toujours être pire… « Mon bonheur se résumait à des personnes qui sont sortis de ma vie à l’heure d’aujourd’hui… »

Répondis-je simplement tout en fixant le vide, devant moi. Ils étaient tous partis… Depuis l’âge de 15 ans, les personnes que j’aimais disparaissaient. Mon père qui a été tué. Au mauvais endroit au mauvais moment. Jayden, attaqué par une putain de leucémie qui lui a ravagé la vie en l’espace de cinq mois. Leanne, qui est tombée dans une famille à problème avec cette fichue maladie orpheline qui provoque des malformations cardiaques. Miguel, qui est parti à cause de mes conneries et de la mort de la petite. J’avais cru l’aimer, mais je n’étais pas sincère. Dans le fond, j’étais totalement éperdue de Nathaniel, et il m’a fallu autant de temps pour l’accepter… Et qu’il quitte ma vie à son tour, donnant plus aucune nouvelle. Et je n’arrivais pas à donner plus de détails à Fiona, seulement à les penser. Ils sont tous sortis de ma vie à l’heure d’aujourd’hui…
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MessageSujet: Re: I can't breathe, Until you're resting here with me (Ma femme en chocolat alias Nev le chat torride)   Mar 16 Aoû - 19:28



« Tu dois agir comme bon te semble, mais Fiona… Après tout ce qui vous est arrivé, ça serait bête de laisser Jack, non ? Ton frère quitte la ville, mais ça ne veut pas dire qu’il partira loin… Et ça peut que te faire du bien, dans un sens. Tu vas pouvoir respirer, et vivre pour toi… Penser à toi, et arrêter de te soucier des autres. Ca va bien se passer, tu verras. Et tu pourras prendre ta voiture, ou le train, ou Dieu sait quoi encore pour voir tes frères et sœurs… Mais aussi profiter de Jack… Fiona, vis pour toi… Jack t’aime comme tu es, tout simplement. Ne te prends pas la tête pour ce genre de futilité, n’essaye pas d’être quelqu’un d’autre pour lui… »

J'aurais voulu ne pas me prendre la tête..écouter Nevaeh, mais c'était génétiquement impossible. J'étais et j'avais probablement été conçue dans la complication. Lorsque tout est trop simple je prends peur...Peur qu'on me le vole...Peur de ne pas être à la hauteur et bla..bla... À la hauteur de quoi ? D'une vie simple et sans complication. Je sais, ça n'a aucun sens, mais rien n'y pouvait. Éternel anxieuse de nature j'avais voilà tout, peur de la vie en général. J'aurais aimé écouter Nev et suivre ses conseils, mais dans la situation actuelle comment aurais-je pus ?? Tout me semblait trop difficile. J'aurais voulu abandonner, baisser les bras, mais les paroles de ma compagne me donnaient la force de continuer à me traîner les pieds le coeur gros et l'âme lourde. Rester sur cette terre, dans cette ville, loin de mon rêve et de ma vie ancienne me torturait, mais loin de Jack et de ma famille du moins de ce qu'il en restait je me consumait,,,Mourant à petit feu.

C'est impossible Nev...Je....Je suis condamné à d'éternel questionnement. Oui je vais être heureuse avec Jack, mais il y aura toujours autre chose qui me fera pleurer...Et je suis fatiguée de me battre...Je n'ai que 18 ans Neveah..Imagine à 40.

Personne ne m'avait enseigné comment être heureuse. Je venais d'une famille d'ouvrier. Des gens pauvres et heureux, mais qui même avec le sourire gardait des cernes d'anxiétés sous les yeux. Voilà ce que j'étais. Pas que je ne serais pas heureuse, mais jamais totalement et avec légèreté comme certains de mes congénères terrestre. Un bonheur naïf d'enfant n'était pas le lot de la famille Sanchez. Combien de fois avais-je vu ma mère rire, danser et chanter, puis pleurer le soir en cachette. Mes tantes, ma grand-mère, travailler à l'usiner et rentrer en fêtant, mais traînant le lourd fardeau de la pauvreté et d'une famille trop nombreuse. Toutes ses femmes qui m'avaient bercée, aimée et élevée, avait passé leur vie dans un état complexe entre le bonheur et le désespoir et je sentais que je descendais doucement vers cette vie que j'avais pourtant essayé de fuir.Même en quittant la ville à 17 ans, rien n'avait changé sauf le décors et cette possibilité de n'être pas seulement une chanteuse dans un bar minable de la région. Maintenant qu'on m'avait bien fait comprendre que ma vie était ici, je continuais à rêver de cette univers maintenant intouchable. .Ma mère était morte sans une année de pur bonheur, mon père c'était battu toute sa vie pour faire vivre sa famille et jamais il n'avait souri d'une manière sincère. Est-ce que moi aussi je mourrais dans de tel condition...J'en doutais puisqu’un beau brun partageait ma vie, mais je restai avec ce goût amer et cette impression d'une vie paisible, mais innacessible.


Neveah avait raison, je méritais peut-être ce bonheur, mais elle aussi. À cet instant précis, je voyais bien dans ses yeux que ça n'allait pas...Que les démons d'un passé rapproché tentait de l'atteindre avec leur becs vicieux. Ma compagne était différente, plus pâle, moins éloquente, plus effacé... Une version fantôme de ma Neveah... La souffrance lui tiraillait les traits et d'anciennes histoires continuaient à faire leur chemin destructeur vers elle. J'aurais donné tout pour la voir sourire. Prête à saccrifier le peu de joie qu'il me restait pour la voir sourire, car peut-être que les épreuves me tuaient, mais la voie ainsi était encore pire... Cela me consumait, me donnait une raison de plus de détester le monde qui nous entouraient de son regard cruel et inquisiteur

Tu as tout autant le droit d'être heureuse. Si les gens qui faisaient ton bonheur sont partis n'oublient pas que d'autre vont venir...Peut-être pas maintenant...et ils ne prendront jamais la place des autres, mais tu vas être heureuse crois-moi. Neveah...La vie est une garce, mais elle est juste.... Elle ne te laissera pas ainsi longtemps....tu mérites tellement mieux. Si je pouvais, je te donnerais tout pour voir ton sourire.

ô combien j'aurais aimé avoir quelques explications avec celui qui avait créé le malheur. J'aurais tant voulu savoir à quoi nous était-il utile à nous âmes pécheresses. Peut-être servait-il de punition, mais alors la punition allait au-delà des fautes commises et devenait injuste et vicieuse. Lorsque je regardais l'avenir j'avais peur. Et dans dix ans...si tout continuait ainsi...Que nous resterait-il. ?
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MessageSujet: Re: I can't breathe, Until you're resting here with me (Ma femme en chocolat alias Nev le chat torride)   Mer 17 Aoû - 23:39

[ce n'est pas terrible, c'est même à chier, désolé...]

L’homme est une machine tellement complexe… On croit se connaitre, on pense tout savoir de notre espèce, mais chacun est différent. Chacun pense différemment et c’est ça qui fait notre force, ou bien notre faiblesse. Nous sommes éternellement en train de nous remettre en question, revoir nos choix, se demander si on fait les bons ou bien si on s’est carrément trompé. Et puis vient le mal aise, l’impression d’avoir raté quelque chose avant de sentir un bien être apaisant, parce qu’on s’est finalement fait une raison. Nous ne sommes jamais pleinement heureux, parce que si c’était le cas, on ne saurait pas ce qu’est le bonheur. Parce qu’on a besoin de se sentir mal pour se rendre compte des bonnes choses de la vie. Je lâchais un petit soupir en entendant Fiona avant de la regarder, silencieuse pendant quelques secondes. Je cherchais mes mots, je tranchais mes pensées noires de mon raisonnement plus positif pour l’aider ne serait-ce qu’un peu. Etais-je la bonne personne pour la conseiller, moi qui avais perdu foi en l’homme, en l’amour, au bonheur ? Le discours de Fiona m’agaçait dans le fond. Oui, on aura toujours quelque chose qui nous déplait, qui nous rend triste, c’est comme ça, c’est la vie tout simplement :

« Fiona, c’est la vie. Toujours quelque chose clochera, c’est comme ça. Nous sommes tous à nous remettre en question, constamment, c’est typique des hommes… Et on aura toujours une part de malheur dans notre bonheur même si c’est minime. Profites de l’instant présent Fiona, tu ne sais pas de quoi demain sera fait, et tu regretteras d’avoir été aussi cruche de t’être pris autant la tête pour rien… »

J’étais peut être un peu sèche, un peu mauvaise aussi mais tellement réaliste à mon goût. A dix-huit ans, j’étais à la faculté, j’étais en couple avec un homme en or, je voyais la vie en rose malgré les petits désagréments qui pouvait me tomber dessus. A 22 ans, j’avais l’impression que le bonheur n’existait pas. Et je regrettais de ne pas avoir profité plus que ça de Jayden, de mes années de faculté, de mon adolescence et mon début de vie de jeune adulte, quand je n’avais encore aucune responsabilité concernant la marque. Je n’avais pas assez profité de Jayden, qui m’a quitté bien trop tôt. Et je le regrettais amèrement… Comme le jour où un matin, au réveil, il m’a regardé de ses grands yeux bleus pour me proposer de prendre le train et de partir sur les terres écossaises pour voir sa famille, comme ça, sans rien prévoir. J’avais des cours, lui aussi, mais il avait envie de cette traversée, de cette découverte pour moi. Et j’ai refusé, bêtement, je l’ai fait revenir à la raison alors que je mourrais d’envie de partir mais on avait des responsabilités… J’avais été complètement stupide de ne pas avoir profité du moment, de profiter d’être avec lui. Je ne pouvais pas prévoir qu’il allait mourir d’une leucémie, c’est vrai, mais je regrettais de ne pas avoir réussi à lui montrer à quel point je l’avais aimé. C’était comme ça… Sourire… Quand était-ce la dernière fois que j’avais souris, réellement ? Quand j’étais avec Nathaniel. Mais lui aussi était parti :

« Je ne sais pas, je ne sais plus… D’autres viendront, pour repartir. C’est toujours comme ça, je porte la poisse. », dis-je d’un ton très sérieux avant de m’affaler sur le banc : « J’ai trompé Miguel. Leanne est décédée. Miguel a quitté l’argentine. Et celui avec qui je l’ai trompé a disparu, plus de nouvelle. Tu crois vraiment que la vie est juste ? Quand je pense que tout va s’arranger, quand j’ouvre enfin mon cœur à l’homme que je veux auprès de moi, tout s’effondre, tout s’écroule pour me laisser dans une chienne de vie, seule, encore une fois, seule… »

Dis-je la gorge nouée, l’envie de pleurer se faisant forte mais pas assez pour laisser les larmes couler. Leanne était morte… J’avais réellement du mal à me faire à cette idée. Miguel était parti, je l’avais blessé, déçu, je ne pouvais m’en prendre qu’à moi. Nathaniel avait disparu, une fois de plus… Ca m’apprendra à croire qu’on avait un avenir ensemble. Vie de merde.
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MessageSujet: Re: I can't breathe, Until you're resting here with me (Ma femme en chocolat alias Nev le chat torride)   Mar 23 Aoû - 17:09


HJ : dsl je sens que c'est nul et incompréhensible ^^

La colère d'une incompréhension certaine m'envahissait. Je voulais comprendre, savoir pourquoi, mais surtout ce qui me poussait à cette incertitude constante. Le discours de Neveah n'avait rien de très réjouissant. Je me sentais maintenant tellement dépassé par les évènements que je restais là ne sachant pas quoi dire ni quoi faire. Oui je me prenais la tête, mais comment ne pas le faire lorsque l'homme que j'aimais était revenu dans ma vie après un an d'absence et que mon frère, mon meilleur ami et mon confident n'était plus. Comment ne pas m'en faire alors que je faisais partie d'un triangle amoureux malsain et qui faisait souffrir une femme douce et innocente, mais surtout comment aurais-je pus aimer ma vie alors que je j'étais tout le contraire de ce que j'aurais voulu être et qui pourtant, à une certaine époque, semblait être réalisable. Alors que maintenant, rien ne me semblait possible, toutes les portes se fermait sur ma vie sans sens et trop chaotique. Je pouvais comprendre que j'étais stupide de ne pas profiter de cet amour nouveau, mais comme aurais-pus alors que le fantôme de la maléfique ex hantait tous nos souvenirs jusqu'à la folie et l'agonie probable.

Oui je sais ce que sera demainNeveah. Je vais encore une fois passer ma journée seule dans l'appartement parce que je vais avoir peur de croiser Sera si je me réfugie chez Jack. Mon proprio va de nouveau gueuler parce que le loyer est en retard et je vais encore une fois l'empêcher de me tripoter pour payer mes ''dettes''. Ensuite, je vais retourner dans l'endroit minable ou je chante chaque soir, pour m'égosiller devant des pères de famille qui se saoûlent pour oublier leur minable vie. Pour finir, je vais dormir, puis recommencer ma journée de la même manière, mais probablement de façon encore plus merdique.

Peut-être que Jack sera la seule chose heureuse dans ma vie et je m'attacherais à cette chose comme lors de mes 16 ans. À cette époque, je n'avais eu que lui dans ma vie et il était parti malgré tout, mais cette fois-ci personne ne partait et nous étions seul, dans ce monde de fou, à se battre contre le monde qui tentait de nous séparer par des moyens tordus. Je comprenais ma compagne en même temps de ne rien vraiment retenir. Je ne voulais peut-être rien entendre ou tout simplement les concepts de bonheurs me semblaient trop vague et flou. J'aurais voulu une autre solution, mais elle était tout autant humaine que moi et elle souffrait de la même manière.

J'écoutais son discours et une larme me coula sur la joue. J'avais peur...peur de la vie.. Peur de la solitude qui accaparait mon amie lui tirant les traits et la rendant aussi pâle qu'un drap. Neveah n'avait plus confiance en l'Humanité et même si elle me disait de m'accrocher à toutes les partielles de bonheur, elle ne le faisait pas. Je me faisais donner la morale, mais elle en avait tout autant besoin que moi. Je n'accepterais pas le fait qu'elle laisse tout tomber tout en me traitant de cruche d'avoir peur. Elle pouvait le faire, me traiter de nom 1000 fois si elle le voulait, mais de ce fait, elle ne devait en aucun cas baisser les bras, sinon son discours en perdait son sens propre,

[b...Tu viens de me dire de m'accrocher aux partielles de bonheur, mais tu ne le fais pas. Tu as toujours des gens qui t'aiment et tu ne le vois pas. Pose toi seulement une question Nevaeh.... Es-tu complètement seule? N'as-tu même pas une épaule sur qui pleurer. Si oui, si tu es vraiment seule alors la vie sera vraisemblablement difficile, mais si c'est faux et que tu as au moins un ami sur qui compter tu n'as pas le droit de baisser les bras.. Ce n'est pas tout le monde qui partent....Mais ceux qui reste vont partir si tu te concentres sur des fantômes du passé.

J'avais haussé le ton de ma voix chose qui m'arrivait lors d'emportement de ce genre. C'était mon côté Diva qui prenait le dessus. J'avais le corps crispé par l'effort que me demandait tout ce chamboulement émotionnel. Des larmes de tristesse et de colère coulaient sur mes joues. Je regardais mes souliers, incapable de dire un mot de plus
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MessageSujet: Re: I can't breathe, Until you're resting here with me (Ma femme en chocolat alias Nev le chat torride)   Dim 28 Aoû - 22:35

C’était un sentiment tellement difficile à supporter de ne pas être l’unique personne dans le cœur d’un homme qu’on aime. Qu’il y ait une autre femme dans sa vie… Je ne pouvais pas me l’imaginer, je n’ai jamais été la femme amante, celle qu’on voit en cachette pour ne pas avoir de problème. Je n’ai jamais fréquenté d’homme marié ou engagé auprès d’une autre. Non, j’étais plutôt la femme infidèle, succombant au charme d’un homme, tombant amoureuse de lui avant de tomber dans l’oubli. J’étais peut être crédule. J’étais peut être bien plus stupide que je ne le pensais. Mais Fiona… Elle était tellement jeune, tellement amoureuse de Jack, et lui de Fiona, que c’était bête de le pas vivre cet amour comme il se doit. Mais c’était tellement compliqué de se lancer dans l’interdit… Tellement dur pour le cœur qu’on avait l’impression d’être tiraillé entre la raison et l’amour. Faire un choix crucial qui aura des conséquences pour l’avenir. Et pourtant, on finit par dépasser cette barrière malgré les gros stop, sens interdit, danger, les milliers de lumières rouges pour nous arrêter, on plonge tête la première et on essaye de respirer et de profiter pleinement. Avant de retomber sur Terre et comprendre qu’on fait du mal. Je lâchais un court soupir quand au discours de Fiona puis je posai dans le sien, cherchant mes mots :

« Fiona… Prends ta vie en main. Tu en as marre de te cacher ? Alors arrête d’avoir peur et assume. Tu en as marre de ton proprio ? Dis lui merde et casses toi, ma maison est grande ouverte. Je suis sérieuse, Fiona, si tu veux venir à la maison pendant quelques semaines pour retrouver une situation financière, c’est avec grand plaisir… Je déteste le silence… Et si tu en as marre de ton travail, quitte tout, cherche quelque chose où tu pourras t’épanouir. Reprends à zéro, prends confiance en toi, et tu verras que tu n’en auras rien à foutre de tomber sur Sera. Parce que tu aimes Jack et qu’elle, elle n’est plus rien pour lui… »

C’était très révolutionnaire, ça semblait tellement surréaliste ce que je disais, je m’en rendais bien compte. Mais pourtant, je le pensais réellement. Au lieu de s’apitoyer, elle devait lever le poing et se battre. Arrêter de subir ses journées et affronter ses responsabilités. C’était beau de dire ça tiens… Moi qui n’arrivait pas à m’imaginer l’heure d’après. Elle avait raison, je savais conseiller, mais je n’étais pas fichu d’appliquer mes propres paroles. Ca ferait presque de moi une menteuse. Et la voir pleurer par ma faute me faisait culpabiliser. Je n’arrivais pas moi-même à pleurer ma vie… C’était triste à dire, mais je n’arrivais pas à verser une larme pour la mort de Leanne. Pour le départ de Miguel. Pour la disparition de Nathaniel. Non, je n’y arrivais pas… Etais-je complètement seule ? Dire que oui serait stupide, Fiona était là, à côté de moi… Et pourtant, je me sentais désespérément seule, comme si plus rien autour de moi n’avait de sens. La vie avait perdu toute sa couleur… Je répondis alors, d’une petite voix tout en regardant devant moi :

« C’est une mauvaise passe, c’est tout… J’ai des gens autour de moi, des amis, mais j’ai l’impression d’être seule, comme au fond d’un trou, sans que personne puisse m’en sortir… Faut juste me laisser le temps, et j’arriverais peut être à sourire et à reprendre goût aux petite choses de la vie… »

Parce qu’à l’heure d’aujourd’hui, je me sentais plus perdue qu’autre chose. J’avais encore du mal à réaliser les derniers évènements, je manquais énormément de sommeil, de confiance en moi. Sentiment de culpabilité qui me bouffait de jour en jour, d’heure en heure… Et je n’arrivais pas à avancer, pas encore. La douleur était encore trop vive…


ENDED.
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MessageSujet: Re: I can't breathe, Until you're resting here with me (Ma femme en chocolat alias Nev le chat torride)   

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