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 Parfois, il doit être bon de ne pas pouvoir se souvenir. [ Nate ♥ ]

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« Charlie E. Reckless »
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Féminin
→ NOMS COMPLETS : Charlie, Elwynn Reckless
→ SITUATION : En couple, ou célibataire. C'est complexe.
→ PAPIERS : 1831
→ BOULOT : Fleuriste, anciennement, Avocate au barreau de Buenos Aires.
→ J'AIME : Ma famille, le piano, le chant ...
→ J'AIME PAS : La vie, l'injustice, le terrorisme, ...



MessageSujet: Parfois, il doit être bon de ne pas pouvoir se souvenir. [ Nate ♥ ]   Jeu 30 Juin - 9:57



    Parfois, il doit être bon de ne pas pouvoir se souvenir.
    Nathaniel & Charlie


    Un champ de ruine, c'est ce qu'était devenu la vie de Charlie, en à peine quelques semaines. Depuis l'attentat, principalement. A partir de ce moment-là, ce fut la chute libre malgré que toute sa famille ai posé bagages à Buenos Aires pour la soutenir et pour être réunit dans cette douloureuse épreuve. Mais justement, toute cette présence l'oppressait, comme un poids sur son coeur. Elle aurait voulu pouvoir craquer comme bon lui semblait, mais elle se retenait, elle gardait ça pour quand elle se retrouvait seule, le soir principalement. Depuis la mort de Tom et son cousin Adriel, mort dont Charlie prenait l'entière responsabilité, la jeune femme ne dormait pratiquement plus, laissant libre court, à l'apparition sur son visage des cernes importants et très visibles. Pourquoi prendre en charge la responsabilité de cette double perte ? Charlie était la cause de leur mort, c'était évident pour elle. S'ils étaient dans le métro au moment ou les deux bombes ont explosé, tout détruit, c'était pour venir la voir, pour lui acheter elle ne sait quoi. Alors, oui c'était de sa faute. Elle aurait dû aller voir sa famille à Los Angeles plus souvent. Mais non, trop bien habitué dans sa vie Argentine, elle avait préféré profiter de la vie qui s'offrait à elle, délaissant ça propre famille jusque même pendant les fêtes de fin d'année. Tout cela, faisait que oui, Charlie culpabilisait, mais tous ses sentiments, de rancoeurs envers elle-même, de peine, elle ne les partageait pas, tentant de les enfouir au plus profond d'elle et de les oublier. En vain.

    Depuis quelques jours, la jeune femme ne supportait plus de rester dans sa villa, « sa villa » elle se demandait même si elle n'allait pas la vendre pour habiter dans un endroit beaucoup plus petit et plus chaleureux. Parce qu'au fond, même si cette bâtisse était sublime, elle ne lui ressemblait pas vraiment. Après ce qui s'était passé, elle se rendait compte encore plus qu'auparavant, que tout ce qui est matériel n'apportait pas le bonheur, bien au contraire. Sortir, c'était tout se dont elle avait envie pour le moment. Quitter cette atmosphère, ces compassions, toutes ces choses qui venaient lui rappeler les récents évènements. Alors, elle décida de se changer et de quitter ses vêtements usés qu'elle mettait sans cesse, parce qu'en les portant, elle se sentait déjà un peu mieux, parce que ça lui rappelait ce qu'elle était par le passé, un garçon manqué voulant à tout prix, ressembler à ses aînés. Elle enfila un jean, un tee-shirt rayé noir et blanc et un gilet assortit. La jeune femme alla ce coiffer pour l'énième fois de la journée, cela l'occupait et elle finit par les attacher en une simple queue de cheval. Attrapant son sac à main dans un désordre inhabituel, elle cria qu'elle sortait à Micael et sa famille. Leur dire où elle allait ? Jamais, elle quittait cet endroit pour disposer d'une tranquillité qu'elle n'avait pas ici, donc ce n'était pas pour les retrouver quelque soit l'endroit où elle aille. Clés en main, elle monta en voiture est fila directement vers le centre-ville, une fois arrivé à Retiro, elle alla garer sa voiture sur Libertador, voulant éviter les deux autres avenues. Et puis, en se garant là, elle devrait marcher pour arriver près des commerces et cela lui permettrait de se vider l'esprit pendant cette courte marche. Entrant dans un bar, elle chercha du regard un endroit tranquille et quelque peu à l'abri des regards, pour consommer sa commande. Après avoir commandé un Whisky, elle alla s'installer sur une petite table isolée, au fond de la salle. Elle but quelques gorgés, observant les clients qui étaient sans doutes des habitués. Tous avaient l'air si détendus, de profiter du moment, en musique. Charlie aurait aimé pouvoir elle aussi apprécier l'instant, mais c'était bien au-dessus de ces forces. Elle voudrait pouvoir se faire violence, ce forcer à remonter la pente, mais voilà, parfois, c'est réellement au-dessus de nos moyens.

    Penser, il fallait qu'elle évite de penser, mais on ne peut pas s'empêcher, c'est dans la nature de l'homme. Alors, en voyant tous ses inconnus affichant leurs bonheurs sur leurs visages dans ce bar, elle revit quelques scènes de soirées passées avec ses frères et Adriel, dans un bar de Los-Angeles. Ils étaient encore tous heureux. Tous parmi ce monde ... Charlie ferma les yeux pour tenter de convaincre sa conscience de cesser, de stopper ce « film » qui passait devant ses yeux. Très vite, elle sentie les larmes la gagner et gagner ses yeux. Alors, elle but d'une traite son troisième verre depuis qu'elle était arrivée avant de prendre son sac et d'aller payer le barmaid. Arrivé au comptoir, elle se mordit la langue avant de demander à l'employé si elle pouvait lui acheter une bouteille de Rhum. Chose qu'il refusa, malgré qu'elle lui propose de payer la bouteille trois fois son prix, alors elle acheta une bouteille de bière et sortit du bar, pour marcher le long des ruelles de Buenos Aires. Elle se rendait compte à quel point elle était vraiment tombée, plus bas que terre, supplier pour pouvoir boire, c'était tellement loin de la femme qu'elle était réellement. Totalement perdue dans ses pensées, elle vagabonda une bonne partie de la soirée, avant d'atterrir devant le jardin public de Retiro. Et comme si c'était un automatisme, elle se dirigea droit vers le grand chêne d'une centaine d'années. C'était tellement évident, que Charlie n'avait même pas à se dire, je vais ici, qu'elle était déjà au pied de cette sublime merveille de la nature. Elle s'installa dos à lui, étalant ses jambes devant elle. Elle ne venait jamais seule ici, il y avait toujours Nathaniel, par le passé. Seulement, tout ça c'était bel et bien terminé. Le jeune homme avait plié bagage, il y a déjà quelques temps. Charlie avait eu du mal à accepter qu'il soit partit sans un mot, mais au fond, c'était tout lui. Alors, elle avait fini, par moins y penser.

    C'est dans un silence étrangement rassurant et apaisant, que la jeune femme sortie son journal intime de son sac pour y écrire le ressentit de sa journée. Elle avait reprit cette habitude très rapidement après le drame, pour avec plus ou moins de réussite exprimer ses émotions et transcrire par écrit ce qu'elle ressentait au fond d'elle puisqu'elle était incapable d'en parler de vive voix encore aujourd'hui. « J'ai l'impression que rien n'a plus de sens, que tout a perdu son charme et sa joie. Son utilité. Comme si la vie et les moments du quotidien sont dénues de toutes significations. » Souvent, elle avait des mots similaires exprimant, sa perte de goût en l'existence. Ce lieu avait toujours été pour elle comme une bulle, comme si à cet endroit, plus rien n'avait d'importance, comme si le monde s'arrêter de tourner, comme si le temps s'arrêtait. Les aiguilles des horloges se figeant sur leurs cadrants.


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