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 Là où le passé nous rattrape toujours || {Pixielepixel

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MessageSujet: Là où le passé nous rattrape toujours || {Pixielepixel   Mar 14 Juin - 23:01


    Mercredi. Je soupirais et me tournais dans mon lit avant d'attraper mon téléphone et de l'allumer. J'espérais toujours un appel ou un signe de vie, mais après pratiquement un mois et demi sans réponse, je commençais à perdre espoir. Il devait penser que je n'étais pas prête et que je le forçais à revenir, mais je voulais qu'il sache pour les bébés. Peut-être pas forcément qu'il vienne et qu'il soit présent à mes côtés, mais au moins qu'il soit au courant. Je fermais les yeux et lentement sortis du lit. J'étais déjà fatiguée à peine avais-je posé un pied hors de mes draps. Je passais une main dans mes cheveux et ouvrit fenêtres et volets, laissant le soleil rentrer dans ma chambre. Ignorant totalement l'heure, je me déplaçais silencieusement dans la maison pour ne pas réveiller Rose, si elle dormait encore et si elle était restée là cette nuit. Je partis dans la cuisine et en ouvrant le frigo, je constatais avec un certain bonheur qu'il était vide. Au moins, j'aurais une excuse pour ne pas manger ce matin. Rose n'étant pas là, j'en profitais. Je me versais un fond de verre de jus d'orange et le bus, debout dans la cuisine. Je lavais mon verre et partis prendre une douche, encore à moitié endormi.

    Je ressortis une vingtaine de minutes plus tard, lavée, sentant le propre, enroulée dans une serviette. Je me brossais les dents, me passais un coup de crayon et un peu de mascara, avant de sécher mes cheveux à la main. Je les laissais mouillée et commençais à les démêler, avant de les secouer dans tout les sens pour les faire boucler et qu'il reste souple. Je soupirais et ressortis de la salle de bain pour aller m'habiller. J'enfilais un maillots de bain, au cas où l'envie d'aller faire trempette me pousse à aller dans l'eau. Je passais un short en jeans et un tee-shirt avant d'enfiler des sandales. Je récupérais un sac que je pouvais mettre sur mon épaule, avec une petite poignée dessus et y mis tout ceux dont j'avais besoin. Autrement dit, mon livre, mon appareil photo, mes papier, mon porte-monnaie -même si je savais que je n'achèterais rien-, je pris une serviette de plage, mes lunettes et glissais un paquet de gâteau et une bouteille d'eau au fond. C'était le gros bordel, ça pesait dix kilos, mais je le trainerais. Tant pis si ça me tuait littéralement le dos. Je sortis de ma chambre après avoir fait mon lit et laissé ma fenêtre grande ouverte. Il faisait définitivement trop chaud, aujourd'hui. Je passais devant le salon et croisais Rose. Je la préviens de ma petite escapade, sans lui dire où j'allais. J'avais ce besoin constant de lui dire où j'allais, et c'était comme si cela me rassurait. Assez étrange d'ailleurs. Bref, je mis mon sac sur mon épaule et récupérais mon ipod et mon téléphone dans l'entrée, je sortis dans la chaleur étouffante de Buenos Aires .

    À peine dehors, le soleil m'agressa les yeux et je glissais mes lunettes sur mon nez. Je n'avais pas démarré mon ipod, je ne voulais pas m'envoler au gré de la musique. Je voulais simplement marcher et écouter les gens autour de moi, ce que je fis. J'accrochais à certaines discussions, entendant de tout. Parfois, je croisais les yeux d'une femme avec une poussette, je passais une main sur mon ventre et elle me souriait, après m'avoir dévisagé. Je lui rendais son sourire et nous continuions notre route. Un simple échange silencieux. Quand je croisais des couples, je détournais la tête. Je me sentais mal. Ça pesai sur mon cœur, et c'était assez bizarre. L'étau était revenu et il avait retrouvé sa place, comme si rien ne c'était passé. Comme si je n'avais pas essayé de me tirer de toute cette merde. Je soupirais et passais une main dans mes cheveux, avant de les retomber en un chignon très lâche au-dessus de ma tête. J'arrivais vers la plage et automatiquement, je tournais. J'avais déjà fais ce chemin cinq mois plus tôt et aujourd'hui j'y revenais, sans la certitude de sentir ma vie changer. J'avais un espoir vain de le sentir arriver derrière et que tout reprenne là où on c'était arrêté. C'était stupide de penser ça, mais je le voulais, vraiment. Je me dirigeais vers un endroit calme de la plage, malgré quelle soit quelque peu bondée. Je me laissais tomber sur le sable, posant mon sac sur mes jambes. Je fouillais à l'intérieur et sortis mon appareil pour prendre quelques clichés. Je regardais la mer à travers l'objectif, voyant les gens passer et disparaître, pour revenir au coin de mon œil. Je souris en voyant un ballon traverser le ciel et immortalisait le moment. C'était ça que j'aimais avec la photo. La possibilité de figer l'instant présent et de le reporter des millions de fois à travers les âges, sans que ça ne vieillisse. Je rangeais l'appareil dans mon sac, le remettant dans une petite housse que j'avais pris exprès, pour ne pas l'abimer. Je retirais mes sandales et les fourrais dans mon sac, avant de remonter mes genoux contre mon buste et de passer mes bras autour de ces derniers. Je fermais les yeux et respirais l'odeur marine. J'étais complètement crevée et j'aurais aimée m'endormir là, mais je sentis un regard sur moi. Je rouvris les yeux, cherchant qui pouvait bien me fixer comme ça. Je tombais sur une chevelure blonde et un visage appartenant au passé. Ma gorge se noua. Pixie … Je l'avais tellement blessée en aimant Thomas. Ce n'était pas de ma faute, ni de la sienne. Je la fixais un moment avant de la voir se retourner et commencer à prendre la fuite.

    Alaska Pixie !

    Je me relevais d'un coup, ma tête tournant légèrement. Récupérant mon sac à la volée, je descendis la plage assez rapidement et tentais de la rattraper. Arrivée à sa hauteur, je glissais ma main dans la sienne et fermais mes doigts sur les siens, rapidement. J'avais besoin d'elle avec moi. Les larmes étaient au bord de mes yeux.

    Alaska Non, reste s'il te plaît …

    J'exerçais une légère pression sur ses doigts, la suppliant de rester. Je voulais qu'elle me parle qu'elle me dise ce qu'il n'allait pas et qu'elle arrête de me fuir ainsi. J'étais lassée de ce jeu, je voulais avoir ces putains réponses. Nous étions à égalité maintenant. Je n'avais plus Thomas dans ma vie et elle non plus. De ce que j'ai compris la dernière fois, elle connaît Miles et apparemment, vue son regard du moins, il l'aime. Peut-être que c'est réciproque, peut-être pas, je n'en sais rien. Mais au moins, elle aura réussit à refaire sa vie amoureuse. Je plongeais mes yeux verts dans les siens, la suppliant de ne pas me fuir.
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MessageSujet: Re: Là où le passé nous rattrape toujours || {Pixielepixel   Sam 25 Juin - 22:50




Passé ? Chewing-gum ? C'est la même, ça colle aux Bask'


J'ai plus envie de rien faire. Je suis blasée. Pourquoi il est parti ? J'ai été stupide de croire qu'il m'appréciait, j'ai été plus conne que conne, j'suis bonne à rien, même pas à me faire des amis.
Quand je suis retournée à l'hopital pour aller le voir avant sa sortie, il n'était plus là. Sa chambre était vide, pas une trace de Miles. Mon coeur à loupé un battement, bordel il était plus là ! Après avoir repris conscience & son rythme, mon coeur c'est mis à hurler à l'intérieur de moi, pourquoi ? Pourquoi il est parti ? Lui qui me disait qu'il ne me laisserait pas. Je cours vers l'accueil de l'étage & demande à l'infirmière ou est le patient prénommé Miles.


INFIRMIERE : Son nom de famille s'il vous plait .
PIXIE : Merde ...


Quelle idiote c'est pas possible ! Je connais même pas son nom de famille. Je baisse les bras, j'abandonne. Il est simplement parti comme tous les autres & je suis condamnée à rester toute seule, y a pas d'autres solutions. Je sors de l’hôpital & je stoppe un taxi. L'odeur du taxi n'est pas agréable, mais tant pis, je ne respire pas & je lui dis qu'il faut qu'il me laisse à la plage de Pinamar. Durant le trajet, mon regard s'éloigne, loin, très loin de Buenos Aires ... Mais je me rappelle à l'ordre rapidement car je ne dois pas repenser au passé.

Enfin j'arrive à la plage. Le soleil tape fort mais c'est agréable. Les pieds nus sur le sable brûlant, mes pas sont légers pour ne pas rester trop longtemps en contact avec cette source de chaleur. Je me balade, mes lunettes sur le nez, je regarde un peu qui m'entoure. Et je tombe sur elle. Pourquoi maintenant, je n'ai pas envie de la voir, je ne veux plus la voir, elle m'a trahie, je nous pensais tellement proche ! C'est un visage du passé & il doit y rester. Je me retourne & je prend la fuite, je ne suis pas prête pour lui reparler. Je l'entend qui crie mon nom mais je ne m’arrête pas. Je m'éloigne d'elle, des mauvais souvenirs, de souffrance, d'humiliation ...Elle doit rester dans le passé.
Mais je sens une main se glisser dans la mienne & je comprend qu'elle m'a rattrapée. Je me retourne & je la fixe, je sens qu'elle est au bord des larmes, elles ne sont qu'a quelques mots de tomber. Je sens sa gorge nouée par l'émotion.


ALY : Non, reste s'il te plaît …


Elle me serre les doigts, pourquoi ? Je n'ai pas envie de rester avec elle. Plus maintenant., mais son regard est si suppliant, si insistant que je ne peux me résoudre à la fuir encore une fois, je m'en voudrait de la laisser de nouveau. & chose étrange, Thomas n'est pas là.


PIXIE : D'accord je reste.


Je m'assoie dans le sable & je fixe l'horizon, le moment est venue d'avoir une conversation toutes les deux & j'ai comme un pressentiment qu'elle à perdu & gagner quelque chose.
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MessageSujet: Re: Là où le passé nous rattrape toujours || {Pixielepixel   Mer 6 Juil - 12:52


    J'ai resserré mes doigts autour des siens, pour la simple et bonne raison que j'ai besoin d'elle. Pourquoi maintenant ? Je n'en sais rien, mais c'était ainsi. Elle se laisse tomber dans le sable, avant de se mettre à fixer l'horizon. Je la regarde un long moment, les bras croisés sur ma poitrine. Je ne sais pas quoi faire, quoi dire, ni comment réagir. Je m'étais attendu à tout, sauf à son silence. J'avais imaginé qu'elle me hurle dessus, qu'elle me traite de tous les noms d'oiseaux possible, qu'elle me frappe, mais pas qu'elle m'ignore. Je poussais un soupir et me laissais tomber à ses côtés. Je remontais mes genoux contre ma poitrine, mais le léger renflement que faisait mon ventre me gêna. Discrètement, je déboutonnai mon short, me permettant de respirer un peu plus facilement. J'ai tiré sur mon haut et je me suis plongée dans la contemplation de la mer. Silencieuse comme elle, j'ai commencé à me balancer d'avant en arrière, sans savoir quoi dire ou quoi faire. J'ai passé une main dans mes cheveux, arrêtant définitivement mon mouvement de bascule. J'ai pris mon visage entre mes mains, avant de soupirer de manière assez désagréable. J'étais énervée, fatiguée et mon avenir me tracassait. J'avais encore quelques mois devant moi avant l'arrivée des bébés, pour m'organiser intelligemment avec mes cours, trouver un travail qui me rapporterait assez pour les faire vivre, tout en restant avec un toit sur la tête, mais j'avais tellement peur. Qui voudrait s'encombrer d'une fille de dix-neuf ans au passé de toxico ? Certes, Nevaeh m'avait proposé de me prendre dans son entreprise, de me former sur le terrain pour un truc que j'étudiais, mais il y avait quelque chose qui clochait là-dedans. Peut-être pas le contrat en lui-même, puisque c'était tout ce qu'il y avait de plus déclaré et de plus raisonnable, mais quelque chose clochait et ça me plaisait pas du tout. Je relevais le visage vers elle et la scrutais quelques secondes, avant de prendre la parole.

    Alaska Dis quelque chose. N'importe quoi, mais parle. Dis-moi que tu me détestes et que tu m'en veux d'avoir été avec Thomas. Dis-moi que j'ai fais une connerie en l'aimant. Raconte-moi n'importe quoi, mais parle par pitié … je supporte plus ce silence.

    Je repasse une main et dans mes cheveux, et les agrippe, tellement cette situation m'énerve. Je pousse un nouveau soupir et mes coudes se posent sur mes genoux, mes doigts enserrant toujours mes mèches brunes entre mes doigts. Dans un geste nerveux, je passais mes mains sur mes joues, ne voulant pas sentir de larmes sur mes doigts. Heureusement, ce ne fût pas le cas. Je n'avais pas envie de pleurer devant elle, pas maintenant du moins. Je savais que les larmes viendraient, elles viennent toujours mais je ne voulais pas maintenant. Pas tout de suite, pas encore. J'en ai tellement marre en ce moment. Un soupir m'échappe et je sens les larmes au bord de mes yeux. Comme pour me rassurer, pour me dire qu'à présent je ne suis plus seule face aux autres, que même s'ils ne comprennent pas tout, les bébés sont là, je glisse une main sur mon ventre et un léger sourire étire mes lèvres. Ils sont là et ils vont bien. Enfin j'espère. Mon sourire se fane aussi vite qu'il est arrivé et, ma tête toujours enfoncé dans ma main gauche, puisque l'autre repose sur mon estomac, je tourne légèrement mon visage vers ma voisine, installée à ma gauche. Les larmes noient mes yeux et ma voix est enrouée à cause des sanglots et nouée à cause de l'émotion.

    Alaska Il est partit … il m'a quitté au début du mois dernier à l'hôpital … il n'est plus en ville, j'sais même pas où il vit maintenant, alors que j'ai besoin de lui …

    Je sais que je n'ai pas besoin de définir ce « il » dont je parle. Je sais qu'elle le connaît, puisqu'elle aussi l'a aimé. D'une main rageuse, j'essuie les larmes qui ont commencé à sortir de mes yeux. Pourquoi pleurer ? Il a dit qu'il reviendrait quand il sera que j'irais mieux. Pourquoi est-ce que je le détestais tant de ne pas être là, même sans qu'on soit ensemble, pendant cette grossesse. Merde, c'était ses enfants aussi ! Je ne les avais pas installé là toute seule ! Je retiens de justesse un gémissement de frustration et serrai la mâchoire. Je voulais juste qu'il me dise que tout irait bien, qu'on allait s'en sortir, qu'il allait m'aider financièrement à entretenir les bébés. Un seul, j'aurais pus gérer sans problème, mais faire face aux besoins de deux bébés en même temps. Je grimaçais et essuyais mes joues, poussant un soupir pour essayer de me calmer. Si je n'étais pas venue sur cette plage au mois de janvier dernier, je n'aurais jamais rencontré Thomas. On ne se serait jamais embrassé, il n'aurait jamais quitté Pixie et elle serait encore heureuse avec lui. Je n'aurais pas été dans la merde en me retrouvant enceinte à dix-neuf ans. Je laissais les larmes couler librement sur mes joues à présent. Je tournais mon visage vers elle, lâchant l'océan des yeux.

    Alaska J'suis tellement conne … pardon Pixie … Si j'étais pas venue sur la plage ce jour-là … j'aurais pas connu Thomas, tu aurais toujours été heureuse avec lui et j'aurais jamais été dans cette putain de situation.

    Ça faisait tellement mal, mais c'était tellement vrai. Si j'avais su tout ce que ça allait m'apporter, je serais restée chez moi. Il était clair que j'avais aimé Thomas et je l'aimais toujours à n'en pas douter, mais si j'avais appris par avance ma situation actuelle, j'aurais réfléchi à deux fois. Je fermais les yeux et remontais mes genoux, posant ma tête entre ceux-ci, j'essuyais mes larmes qui continuaient de couler sur mes joues. Mes yeux fixèrent l'océan sans le voir et je le regardais, perdue dans cette immensité bleu. Notre vie dépendait de nos choix. Chaque jours, on devait choisir dès le levé du soleil. Savoir comment on allait s'habiller, savoir si on prenait un petit-déjeuner ou non. Peut-être qu'en enfilant une jupe, on croisera la route d'une personne qui nous voudra du mal. Peut-être qu'en choisissant de prendre quelque chose à manger, on évitera cette voiture qui passait justement dans notre rue, à ce moment-là, à une vitesse nettement supérieur à la normale, de nous faucher et peut-être qu'on gagnera quelques heures, quelques jours, quelques mois, quelques années de plus. Je hoquetais et resserrais mon emprise sur mes jambes, frissonnant malgré la chaleur étouffante de la ville. Je recommençais à me balancer d'avant en arrière, habitude prise à Londres et dont j'avais réussis à me séparer, pour qu'elle revienne aujourd'hui où j'étais si faible et quand le passé me revenait en pleine tronche. Cette plage faisait partie de mon passé. Pixie faisait partie de mon passé, mais apparemment on voulait la faire revenir dans mon présent.
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MessageSujet: Re: Là où le passé nous rattrape toujours || {Pixielepixel   Mar 16 Aoû - 23:57




Passé ? Chewing-gum ? C'est la même, ça colle aux Bask'


L'attitude d'Aly trahie sa gêne, elle est claire nette & précise. Elle reigne en maitre entre nous, parce qu'elle vient également de moi. Je ne sais pas vraiment comment me comporter avec elle, je ne sais pas ce que je ressens. Lorsqu'elle n'était pas là, c'était clair, je lui en voulait de m'avoir pris Thomas, je lui en voulait d'avoir quelque chose de plus que moi, d'être même peut être plus belle que moi. Mais quand je la vois aujourd'hui ... Je me rencontre que c'était débile. Il n'y a pas de raison d'être jalouse. C'est le mot, j'ai mis un terme, ou tout du moins un frein à notre amitié pour de la jalousie ! Damn, ce que je suis conne ! Aly à été bien plus qu'une amie pour moi, les moments que nous avons passé ensemble sont tellement dur qu'on ne peut pas parler d'amitié, mais de fusion, de comphérension, c'était presque comme ma soeur, de problèmes en tout cas, mais tout ça pour dire qu'elle était bien plus qu'une amie, elle était tout ce que j'avais, mes repères, mon équilibre & le fait que mon petit ami, mon renouveau me laisse pour elle.

Mais je ne suis pas dupe, j'ai bien vu qu'elle a déboutonné son short, j'ai vu son petit bidon tout rond - oh c'est trop chou wayaa - elle cache quelque chose mais ce n'est pas le moment. Pour l'instant, il faut arriver à briser la glace, & ce n'est pas moi qui le fera tout simplement parce que je ne sais pas quoi dire. J'ai tellement attendu ce moment, mais je ne m'attendait pas à me retrouver face à une Alaska désemparée, seule & perdue.



ALASKA : Dis quelque chose. N'importe quoi, mais parle. Dis-moi que tu me détestes et que tu m'en veux d'avoir été avec Thomas. Dis-moi que j'ai fais une connerie en l'aimant. Raconte-moi n'importe quoi, mais parle par pitié … je supporte plus ce silence.


Je tourne la tête vers elle en une fraction de seconde, je la sens tendue mais elle 'n'est pas la seule. On ne peut pas dire que tout va bien pour moi non plus en ce moment, j'ai plus de travail, Miles est parti & je suis confrontée à ce que je considérais comme ma soeur. Alors pour faire simple : je ne sais pas quoi dire. J'en n'en ai pas la moindre idée. C'est horrible de ne pas pouvoir lui dire qu'elle a été dégueulasse de me prendre Thomas, mais je ne suis pas bête, je sais que ce n'est pas de sa faute, que c'est à Thomas que je devrais en vouloir & seulement à lui .... Mais je n'ai pas envie d'avouer mes fautes, pas maintenant en tout cas ...


PIXIE : Qu'est ce que tu veux que je te dises ? Que je suis désolée de t'avoir plantée ? Que c'est à toi de t'excuser pour ce que tu m'as fait ? Non désolée Al' mais je ne sais pas quoi te dire. Si tu m'as demandé de restée, c'est parce que tu as quelque chose à me dire Aly.


Elle met du temps à répondre, & ses gestes, je les vois. Ses mains passent beaucoup de temps autour de son ventre, à le caresser. Lorsqu'elle retourne son visage vers moi, après que je lui ai répondu, c'est un visage couvert de rougeur, elle commence à pleurer, elle va vider son sac ...


ALASKA : Il est partit … il m'a quitté au début du mois dernier à l'hôpital … il n'est plus en ville, j'sais même pas où il vit maintenant, alors que j'ai besoin de lui …


PIXIE : Que ... Comment ça ? Il est parti ?


Même si Miles l'a totalement remplacé, Thomas reste quelqu'un d'important pour moi, & il n 'est plus là, disparu & il a laissé Alaska seule, il l'a laissée elle aussi. C'est un bel enfoiré, mais je ne peux lui en vouloir éternellement, & je sais qu'Al' est comme moi, elle le hait de tout son être mais n'attend qu'une chose : son retour. Elle est tourmenté par ses plus grandes peurs ... Je n'aime pas la voir comme ça, ça me fait mal de la voir si malheureuse & désemparée & je me sens coupable. Coupable de l'avoir laissée alors qu'elle parrait être dans un moment ou elle à besoin de soutient, Pardon Aly ...


ALASKA : J'suis tellement conne … pardon Pixie … Si j'étais pas venue sur la plage ce jour-là … j'aurais pas connu Thomas, tu aurais toujours été heureuse avec lui et j'aurais jamais été dans cette putain de situation.

PIXIE : Tu es enceinte c'est ça ? Les signes ne trompent pas Al', & puis, je te connais.


J'ai tellement de peine pour elle. Il l'a laissé parce qu'elle est tombée enceinte. Et je suis même sûre que cela ne faisait pas longtemps qu'ils avaient des rapports, ayant subit le même traumatisme, notre confiance n'est pas facilement accessible & lorsqu'il l'a eu ... On connait la conséquence aujourd'hui. Et j'ai tellement mal pour elle, parce qu'elle a dix neuf ans, elle avait besoin de croire que l'homme n'est pas qu'un pervers & un salaud & Thomas n'a pas été à la hauteur des besoins d'Al, ni des miens d'ailleurs ... Je ne peux la voir comme ça, & je lui tend les bras pour qu'elle vienne y pleurer.


PIXIE : Tu n'as rien à te reprocher Al', c'est moi qui suit conne, j'aurais du être là, tu aurais du pouvoir m'en parler, j'aurai du être présente & être un soutient pour toi mais non j'étais trop aveuglée par ma jalousie, pardonne moi Aly ...


Je me rend compte, lorsque nous sommes comme ça toutes les deux que je l'aime ma Aly.
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MessageSujet: Re: Là où le passé nous rattrape toujours || {Pixielepixel   Jeu 18 Aoû - 4:57



    J'étais mal à l'aise. Tellement mal à l'aise, que je ne savais même pas quoi faire. Pourquoi lui avais-je demandé de rester ? Pour m'excuser ? Mais lui demander pardon, à propos de quoi ? Ce n'était pas moi qui l'avait largué, mais Thomas. Je soupirais et passais mes mains dans mes cheveux. Je glisse mes doigts dedans et les repousse derrière mes épaules, dégageant mon visage. Je remonte mes genoux contre ma poitrine et, mon short me gênant, je défais le bouton. Sauf que Pixie voir mon geste et je sens ses yeux sur le léger arrondi qui pointe entre mes hanches. Je ne dis rien pendant encore quelques minutes et, ne supportant plus du tout cette situation, je lui demande de parler. De dire n'importe quoi, de m'insulter, de hurler, de faire quelque chose, mais il faut briser cette glace entre nous. Sauf que sa réaction n'est pas celle que j'attendais. Pixie pivote son regard vers moi quelques instants, avant de vider son sac. Elle me demande ce qu'elle veut que je dise. Je n'en sais strictement rien … Dire que pendant deux ans de calvaire on a été proches, à tel point que nous étions plus que des soeurs et que maintenant, on est même pas capable de se parler. Je ferme les yeux avec force et déglutis, ravalant la boule douloureuse qui se forme dans ma gorge.

    Alaska Et tu veux que je m'excuse pourquoi ? Parce qu'on t'as largué ? C'est pas moi qui t'ai laissé tomber Pixie, c'est lui !

    Je pince mes lèvres et laisse ma tête retomber sur mes genoux. De ma droite, je caresse mon ventre, essayant de me calmer. Elle n'a rien fait pour que je m'énerve sur elle. Rien à part me rejeter la faute dessus. Je déglutis une nouvelle fois, mais les larmes sont trop proche cette fois. Je pivote mon visage vers elle et je sens la boule grossir dans ma gorge. Elle a le droit de savoir. Je lui apprend que Thomas est partit et sa question me désarçonne. Je fronce les sourcils et porte mon pouce à ma bouche, pour mordre la peau autour. Je reporte mon attention sur l'océan face à moi et laisse mes mains retomber dans le sable.

    Alaska Il est partit. Il a prit ses petites jambes et il c'est barré je ne sais trop où …

    Je ferme les yeux une nouvelle fois. Qu'est-ce qu'il se passe encore ? Pourquoi est-ce que je suis d'aussi mauvaise humeur, aujourd'hui ? Pourquoi mes réponses me semblent si froides alors que je suis à moitié en train de pleurer ? Je tente vainement de retenir mes larmes. J'essaie, sans succès, de ne pas lui montrer que tout ça me chamboule. Mais je ne peux pas. Je marmonne un « excuse-moi » à l'encontre de la jeune femme à mes côtés, et ma tête se pose dans mes paumes, mes coudes appuyés sur mes cuisses relevées. Je ne sais pas quoi faire, quoi lui dire à nouveau. Alors je lui présente mes excuses. Je m'excuse d'être venue sur cette plage ce jour-là, de l'avoir embrassé. Presque de l'avoir aimé. J'ai fais la plus connerie de ma vie cet après-midi là. Mes yeux se refermèrent et je passe mes bras sur mes joues, essuyant les larmes. J'entends la voix de Pixie et me redresse, d'un seul coup. Comment a-t-elle put deviner que j'étais enceinte ? Je ne peux même pas lui mentir, lui dire que j'ai légèrement abusé des fast-food, elle sait quand je mens. Je tourne la tête vers elle, feignant la surprise. Un rire jaune secoue mon corps. J'aurais presque envie de pleurer, tellement cette situation est d'un pathétique.

    Alaska Pathétique, hein ? J'ai dix-neuf ans, je vais toujours à la fac, j'ai pas de travail, on connaît toutes les deux la merde qu'on a traversé. Le seul homme en qui j'avais confiance me fout en cloque et s'en va, sans même savoir que j'attends ses enfants.

    Je secoue la tête de gauche à droite, un sourire triste aux lèvres. Et si Thomas l'apprenait ? Qu'est-ce que cela changerait à notre situation actuelle ? Rien du tout. Je ne pense que la perspective d'avoir des enfants maintenant l'enchante. Je repasse mes mains dans mes cheveux et laisse mes doigts s'accrocher dans mes mèches emmêlés. La même question tourne encore et toujours. Qu'est-ce que je ferais quand les petits seront là ? Il est clair et net qu'en septembre, je ne pourrais pas reprendre les cours. Je ne sais pas si je pourrais travailler ou suivre une formation quelque part. Je soupire et étends mes jambes devant moi. Mes mains se posent entre celles-ci et je joue avec le sable, le prenant entre mes doigts, avant de le laisser couler, lentement. Je retire mes chaussures et enfonce mes pieds sous la surface sableuse devant moi. Mes yeux fixent un point invisible sur l'horizon et je ne sais pas quoi dire, ni quoi faire. La prendre dans mes bras ? M'excuser encore de mon comportement de garce ? Lui répéter une nouvelle fois que Thomas est partit et à quitter la ville ? Force est de constater, que je n'ai plus rien à lui dire. Nous qui étions si proches l'une de l'autre avant, n'arrivons même plus à se parler maintenant, à cause d'un type, qui nous avait largué toutes les deux, de surcroît. Pixie ouvre ses bras, en même temps qu'elle me parle, et malgré moi, je souris en fixant l'horizon. Tout en continuant de jouer avec le sable, je tourne la tête vers elle et la regarde, plongeant mes yeux dans les siens. Je lui souris doucement.

    Alaska Pour te pardonner, faudrait déjà que j't'en ai voulu un jour, Pixie … Tu m'as manqué …

    Je me faufile dans son étreinte et laisse ma tête reposer sur son épaule. Mes yeux se ferment et je la serre le plus fort possible contre moi. Je sens les larmes couler sur mes joues, et je presse mes paupières l'une contre l'autre, voulant créer un barrage entre le bord de mes yeux et l'extérieur.

    Spoiler:
     
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MessageSujet: Re: Là où le passé nous rattrape toujours || {Pixielepixel   Ven 9 Sep - 3:18




Passé ? Chewing-gum ? C'est la même, ça colle aux Bask'


ALY : Pathétique, hein ? J'ai dix-neuf ans, je vais toujours à la fac, j'ai pas de travail, on connaît toutes les deux la merde qu'on a traversé. Le seul homme en qui j'avais confiance me fout en cloque et s'en va, sans même savoir que j'attends ses enfants.


Je la comprend bien, je sais de quelle merde elle parle & punaise, c'est une belle merde ! Malgré le fait qu'on s'en est tirées, les séquelles sont bien présentes & ne nous lâchent pas. Elles reviennent a base de flash, de cauchemars, d'allusions ... Un enfer du passé qui prend un malin plaisir à refaire surface de temps en temps. Je sais qu'elle vit la même situation que moi à ce niveau là, même si son traumatisme doit être plus profond que moi car elle avait un an d'ancienneté lors de mon arrivé dans ce putain de club. La trahison de Thomas a été dûre pour moi, mais pour Aly ... Du fond de mon être, j'espère sincèrement qu'elle trouvera quelqu'un de bien tout comme moi j'ai rencontré Miles ... Même si je n'ai plus de nouvelles ...

J'ouvre mes bras en une grande accolade & j'y invite Aly. C'est avec un petit sourire & une sorte de réconfortement qu'elle s'y laisse glisser. Quel plaisir de nous retrouver toutes les deux, nous qui étions si proches il y a si peu de temps, comment avons nous pu nous laisser avoir par un hommes ? L'objet de nos plus grandes peurs ! Non vraiment je suis impardonnable, c'est pourquoi pour me racheter :


PIXIE : Tu sais, quand il arrivera, je veux être là pour toi, tu auras besoin d'argent, d'un soutient moral, parce que un bébé c'est pas rien ... Attend une seconde.


Je met fin à notre étreinte, la prend par les épaules & la regarde droit dans les yeux. Un petit détail que je viens de comprendre


PIXIE : Tu as dis ses enfants ? Il y en a plusieurs la dedans ?


Si je ne me trompe pas, mon amie est enceinte de ,jumeaux, ou de jumelles & là c'est la galère, ça veut dire double pour tout ce qui va s'en suivre ! Il est évident qu'elle ne pourra jamais s'en sortir toute seule, je me fais le serment intérieurement d'être là pour elle. Même si j'ai pas une tune, je lui donnerai ce que j'ai pour qu'elle & ses bambins puissent s'épanouir du mieux possible. Ma pauvre Aly, dans quelle merde t'es tu encore foutue ?


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