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 « - vous allez bien? - j'allais mal? » mine&ysma

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« Y. Rafael Dudu Adorno »
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MessageSujet: « - vous allez bien? - j'allais mal? » mine&ysma   Jeu 24 Fév - 7:24


    Se souvenir. Je pressais le ventre du nounours bleu entre mes doigts tremblants, fixant ses yeux, boutons cousus sur le tissu doux, le sentiment de tenir une grenade dégoupillée dans ma main agitée. Malgré les pas, le temps qui s’écoulait, rien ne changeait. Les autres me dévisageaient encore, me disséquant comme on commente l’anatomie d’un monstre. Quelqu’un était-il capable de comprendre ? Je fermais mes paupières une seconde, me concentrant, espérant disparaître dans le vent. Ma mémoire m’assaille d’image de mes échecs passés. La première goutte d’alcool, celle qui a descendu mes organes jusqu’à rallumer le penchant enfoui pour la dépendance, la première estafilade qui a imbibé mon cerveau de sang, mon premier amour… Ma première mort. J’ai l’impression d’être un zombie en sursis, parcourant le monde sans trouver son but. Je sais que j’ai quelque chose à faire, qu’il me reste des grains de sables dans mon sablier avant que le noir tombe sur le théâtre de ma vie. Un dernier flash me terrasse. Moi, il y a moins de deux mois. Avant le début du véritable enfer.
      Il m'a dit que j'étais famélique et j'avais observé le tissu pendouillant autour de mon bras. Puis le médecin s'était attardé sur ma faiblesse généralisée. Mesquin, il m'avait demander des choses bêtes, je crois même que ses mots avaient été " des choses enfantines ". Je ne voulais pas savoir ce que j'avais. Alors sur le pointe des pieds, j'avais soulevé le poids qu'il me tendait avant de craquer. Je subissais ses mimiques de spécialistes. Pour me récompenser, on m'avait donné un yaourt. Un petit yaourt anodin, blanc gluant. Je n'aimais pas les yaourts. La cuillère me sourit, aussi diabolique que les autres. Je plonge, j'ouvre, j'avale et la sensation revient. Le liquide tombe dans le bain d'acide qui me tue à petit feu. J'ai chaud, la fièvre du malade... Je ne leur ferais pas le plaisir de renoncer. Je déglutis, scelle mes lèvres. Le docteur gratte de son ongle le rebord du bureau. Il attend que je lui révèle mon problème. Je lutte pourtant je connais l'issue de ce rendez-vous. Des cachets blancs, bleus, jaunes, pour les heures de chaque jours jusqu'à ce que ça ne marche plus. La vision est affreuse, je n'y arrive plus. Je relâche le yaourt. Famélique avait-il dit? J'étais un squelette entourés de charognards, qui m'épiaient.
      - Ressaisissez-vous, Rafael.

    J'eu un sursaut rapide, un frémissent parcouru mes os. Si je n'avais jamais accepté les mauvais traitements de mon adolescences. Je dresais la liste de ce qui avait couru dans mes veines. Du poison, rien que du poison, on ne me nourrissait que de ça en réalité. De l'alcool pour diluer le poison, et de regrets qui diluaient l'alcool. J'hésitais à ouvrir une bouteille, j'imaginais déjà le gout de la vodka sur ma langue mais le nounours sur mes genoux me ramenaient à la réalité. Aloïs et sa Minelys. Ce gamin était une perle, avec des étoiles d'une pureté rare dans les prunelles. Une boule d'amour lovée contre sa sœur. Elle qui avait des cheveux, ce teint d'argentine, et cette méfiante douloureuse. Bien évidemment, aucun adulte ne me faisait confiance. Magicien ce n'était pas une profession. J'avais plus l'assurance d'un clown triste, drôle et désespéré à la fois. Une apparition fantomatique n'inspiraient rien d'autre que de la pitié mêlée de répugnance. En tout cas j'allais lui prouver à elle, la grande soeur que je n'étais pas un kidnappeur de peluche. Je me redressais, m'appuyant sur le rebord du banc. Dans ma poche, le paquet de cachets irradiait. Non. On rend la peluche clean et on se laisse oublier, hein Rafael? Mes pieds allaient d'une surface à une autre sans assurance. Je marchais comme Gunnvor avait longtemps eu l'habitude de marcher, sans vraiment avoir décidé d'aller ou que ce soit. Au souvenir de mon premier amour, mon pauvre coeur s'emballa inutilement, mu par la haine. J'essayais d'être calme. D'être le brave type qui rend la peluche. A quoi ça servait? L'autre me voyait surement déjà comme un toxico-alcoolo-bohémien. Elle m'avait enfermé dans sa cage de préjugés, comme le reste du monde. Tiens, batiment bleu. Dernière danse de mes pieds qui avancent, reculent, puis aimantés se figent devant sa porte. Un, deux, trois, angoisse. Je frappe. Un, deux, trois, nausée. Pas maintenant, admonestai-je à mon organe capricieux. Allez. Qu'elle ouvre et que j'en finisse, vite.
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« Minelys-Lux Jewel Russell »
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MessageSujet: Re: « - vous allez bien? - j'allais mal? » mine&ysma   Jeu 24 Fév - 7:28




    Aloïs n’avait rien dormis de la nuit, il avait malencontreusement oublié monsieur doudou au spectacle de magie il me semble ou alors dans la rue lorsqu’il est aller chercher une glace avec cette alcoolique et ce drogué de magicien. J’ignorais comment il faisait pour le supporter, certes il ne remarquait pas les choses que moi j’avais vu, j’aurais voulus lui dire que lui aussi était aussi méchant que le « monsieur », mais il semblait tellement heureux lorsqu’il était avec Rafael que je ne pouvais pas lui enlever ce bonheur, pas encore un il en avait si peu. Il avait dormit avec moi, une mauvaise nuit. Comme d’habitude l’alcoolique fou qui avait remplacé mon père était rentré à minuit, avec toujours cette désagréable odeur qu’il le suivait, ce désagréable comportement. Aloïs est allé se cacher, il m’a appelé, mais n’a pas attendus cette fois pour me frapper, non les factures était arrivé facture que j’avais oublié de planquer le temps que je m’en occupe distraite par ce qu’il c’était passé dans l’après-midi, par les pleurs de Aloïs qui tenait à tout pris à avoir monsieur doudou en sa possession. Cette fois ci il m’avait frappé avec le manche à balai, j’ignorais qu’il savait où se trouvais ce dernier, je m’en étais voulus, j’avais finis recroquevillé à terre, attendant que ces coup de pied fou se calme et qu’il prenne la direction de sa chambre en oubliant ce qu’il venait de faire. Ce soir là, il était motivé, l’adrénaline du verre de whisky qu’il venait d’ingurgiter sûrement. Alors j’attendais, je comptait les coups de pied pour me concentrer sur autre chose que ma douleur, dix-sept, même pas capable de faire un chiffre rond ! Enfin si, il ré attaquait avec les trois dernier coups qui manquait à mon compte, j’avais presque envie de le remercier d’avoir soulagée ma conscience sur ce sujet là.

    J’étais retournée dans ma chambre ou Aloïs c’était planquer sous mon lit cette fois si, des qu’il ma entendus il es sortit pour venir dans mes bras. La pressions sur mon ventre de son petit corps me faisait affreusement mal, mais je ne disais rien, je souffrais en silence j’allais pas me priver de ses câlins pour trois ou quatre bleu. Je m’allongeais sur mon lit avec Aloïs, qui ne faisait que de pleurer, entraîner par ces larmes je lésais couler les miennes. On n’avais du se rendormir vers les six heures du matin il me semble bien. On avait du dormir une heure à tout cassés, je devais emmené Aloïs à la maternelle et allé au travaille par la même occasions.

    La journée était passé lentement, pas beaucoup de client au magasin là ou je travaillais, à trois heure la patronne qui était au courant que j’élevais mon petit frère était très compréhensive, elle me laissais partir à l’heure que je voulais tant que j’étais efficace quand j’était là. J’était allez directement chercher Aloïs, et on était rentrer après avoir fait un tour sur la plage. Je lui donnais son goûter, il était toujours en pleur de ne plus avoir monsieur doudou et je ne savais pas où trouver ce magicien pour savoir si lui l’avait trouvé.

    C’est a ce moment là qu’après avoir entendus les coups à la porte, je découvrais stupéfaite Rafael sur le paillasson en possession de monsieur doudou. Sur le coup je me demandais si ce n’était pas un pervers qui nous avais suivit, qu’il avait kidnapper le nounours comme excuse valable. Méfiante et surtout parce que je n’avais pas trop le choix vu qu’Aloïs c’était précipité sur le magicien.

    ▬ T’a retrouvé monsieur doudou ! T’es cro fort !

    Il l’avait ensuite prit par la main pour le faire entrer. J’avais fermer la porte à contre cœur.

    ▬ Mon cœur, Rafael à peut être autre chose de prévus…

    Je n’avais pas eu le temps de dire quoique se soit d’autre que la voiture dans l’allé se faisait entendre, sous le choc je m’étais précipité sur la fenêtre pour constater que c’était bel et bien lui. Mon bourreau. J’avais regardé Aloïs qui avait tous de suite compris et c’était précipité à l’étage pour retrouver sa cachette à l’étage. Je n’avais même pas eu le temps de dire quoique se soit au magicien que la porte c’était ouverte dans un fracas horribles. Je regardais paniqué Raf et mon tortionnaire, qui lui faisais la même chose entre moi et le jeune homme.

    ▬ Espèce de sale pxtain c’est à ça que tu passe tes journée !
    ▬ Papa non c’est pas ce que tu …

    Je n’avais pas eu le temps de finir ma phrase qu’il se précipitait sur moi, son regard de tueur, l’odeur encore plus forte que jamais. Il me poussa violement, je me cognait la tête sur le mur que je croyais pourtant bien plus éloigné, il recommençait alors ses coup sans se soucier que cette fois ci quelqu’un le regardait.
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« Y. Rafael Dudu Adorno »
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MessageSujet: Re: « - vous allez bien? - j'allais mal? » mine&ysma   Jeu 24 Fév - 7:29

    Asphalte sur fond de maison modeste. L’air prenait une odeur différente, semblable à celle des locaux ou s’étaient déroulés les massacres de mon adolescence. Une saveur de peur humaine flottait dans ce lieu pourtant sans importance. Je sentis la petite main, chaude, me tirer jusqu’à l’intérieur. Combien de fois avais-je souris depuis l’annonce de la mauvaise nouvelle ? Aloïs apportait une fragrance de sucre par-dessus l’atmosphère ambiante. La porte claqua et je me retrouvais pris au piège entre l’adorable gamin et elle. Elle me regardait encore, d’une manière qui lui était propre. Cernés par les lanternes de ses iris insistants, j’eu soudain envie d’échanger les rôles. Viens donc, beauté, marcher dans mes chaussures… Un crissement à l’extérieur, une voiture conduit trop vite. Je le sens perturbés… ils m’effacent. Ils entrent dans une sorte de routine sans m’accorder une once d’attention. Elle penche sa tête, ses angoisses à la fenêtre. Lui se métamorphose en un être transcendé par l’urgence. Je tends l’oreille, perçoit le pachyderme qui s’avance pour ouvrir. Claquement brutal. L’odeur change encore, la peur est entêtante, omniprésente. Moi-même j’ai de l’appréhension dans les veines, diluée dans l’adrénaline. Une prémonition ? Je recule. Je reconnais dans les traits de cet homme inconnu ceux que Mickael, ceux du père de l’enfant de Gunnvor.
    Je connais le continent de la haine comme un cartographe des sentiments humains. Je sais qu’il suffirait d’une tornade pour que l’énergie noire le pousse au pire. Il m’ignore. Il vogue sans se soucier de ce qui arrivera, l’alcool noyant sa raison. Je suffoque. Je peux nommer la marque de son mauvais whisky, j’en bois aussi. Une question surgit. Est-ce que c’est inévitable de sombrer dans les bas fonds ? Est-ce que j’en arriverais là aussi ? Le monstre – car c’est l’impression qu’il me faisait, naturellement – se jette sur elle. Prédateur sur sa proie. Il partage quelques un des traits d’Aloïs, ces immenses prunelles, seulement les siennes n’expriment aucune innocence. Puis cette bouche. La réplique exacte de celle de Minelys, juste tordue dans un rictus de bête. Heurt sonore dans la pièce. Je tremble, poings serrés. L’information met du temps à arriver à mon cerveau, nette, concise, pénible. Frappée. Elle est frappée, par le même genre de personnes qui m’a foutu dans le coma. Comme d’autres avant elle… si j’avais pu n’en avoir rien à foutre, oublier la compassion. Hélas. Hélas Aloïs pleure en haut, je le devine. J’ai conscience de ce qui se passe si j’agis. Si j’agis, il me brise l’estomac, je rends mes tripes, je manque la mort, ou je l’attrape. Si je pars Minelys, la clique des médecins, Mickael, Gunnvor, mes parents, ont raisons. Si je m’enfuis je suis un minable.
    Une horloge imaginaire, épée de Damoclès au tintement agaçant, menace de me tomber sur le crâne. Fais ton choix. Ressaisissez-vous Rafael… Je plie les doigts, peu confiant. Regard circulaire des alentours… D’un placard dépassait le manche d’un balai. Fichu diplôme de génie physique qui me donnait de trop bonnes idées. Nouvelle décision. Le frapper ? Non. J’étais famélique et lui brisais Minelys en un coup de poing. Sans plus réfléchir, j’attrapais l’objet, m’interposais entre le monstre et la fragile sœur, usant du manche pour contrer ses coups. Ca ne le tiendrait pas. C’était dérisoire et stupide, comme moi. Elle se glissa hors de l’entreprise de son bourreau. Il avait transféré sa haine sur mon être. Le manche tenait, tant bien que mal. Je fixais Mine.
    - Fais quelque chose ! Appelle la police… Bouge-toi !
    Au mot police, ses doigts s’emparèrent du manche pour le briser contre le mur. Je lui souriais, narquois. Tu ne peux pas être pire que Mickael. J’oscillais entre la crainte absolue et la défiance totale. Malheureusement… Malheureusement, peut-être que ma maigreur l’avait guidé, il frappa droit dans l’estomac. Je l’attrapais aux épaules, pour surtout l’éviter de se retourner, mais j’avais l’impression qu’un brasier s’était allumé au centre de mon corps, brûlant mon cœur, remontant jusqu’à ma tête. Elle était là la fièvre du malade, déclenchant des choses incohérentes. Une boîte à musique se déclencha dans mon esprit enfumé. Yeah here we go for the hundred time. J’ai déjà vécu ça, mes cellules répondent à cet éternel stimulus de la chair heurtant les os. La douleur se ferait presque rassurante comme une vieille amie qu’on a quittée et qui se venge. Hand grenade pins in every line… Son ongle gratte le long d’une cicatrice. Je me souviens. C’est la ou la cire a coulé, et il rouvre. Il se moque bien de qui il frappe, il a de l’inimité pour le monde entier. Throw 'em up and let something shine. Je laisse mes propres ongles dans son dos. Il grimace aussi. Il me dévisage différemment, beugle quelque chose que je n’arrive pas à comprendre. J’ai de plus en plus chaud. Going out of my fucking mind. Il change d’idée. Il s’attaque à ma tête.
    Bouge-toi, Minelys…


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« Minelys-Lux Jewel Russell »
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MessageSujet: Re: « - vous allez bien? - j'allais mal? » mine&ysma   Jeu 24 Fév - 7:31




    Il était à présent dans son monde, rien ni personne ne pouvais le stopper. Il ne sentait plus rien, ne voyait plus rien, n’entendait plus rien ou presque. J’attendais que mon malheur s’arrête, je priais pour qu’il ne pense pas à Aloïs, je priais aussi pour que le magicien parte, je ne voulais pas qu’il assiste à ça ni que mon bourreau s’en prenne à lui. Je ne m’attendais pas a ce qu’il fasse autre chose que de partir, je ne voulais pas qu’il fasse autre chose, qu’il se prenne des coups. Je voulais être la seule à subir cette violence, peut être par égoïsme, mais je prenais soin des autres avant moi. C’est sans doutes pour cette raison que lorsque rafale c’est interposé j’ai été surprise, stupéfaite. A quoi il jouait ? J’avais reculé d’une vingtaines de mètres je restais les yeux fixé sur la scène qui se déroulais devant moi, Rafael tel un samouraï des temps moderne interposais le manche à balais entre lui et mon tortionnaires, je ne réalisais pas tous de suite ce que je devais faire, la voix du magicien m’interpelle évidemment nunuche la police ! Ça me semblais si logique que je n’y avais même pas pensé. Je sautais sur le combiné, composais le numéro pendant que mes yeux analysait ce qui se passait, une voix féminine me réveilla. Je lui racontait en une dizaine de mots ce qu’il se passait, je lui refilais l’adresse et elle conclue l’appel par un « je vous envoie quelqu’un tous de suite ». Je laissais tomber le combiné à terre, toujours effrayé par ce qu’il se passait. C’est au moment où l’énième coup de bâton frappe le corps amaigri de mon sauveur que je réalise qu’il est habitué, il supporte les coups aussi bien que moi, il n’est pas si effrayé que ça. Il à quelque chose de semblable à ma situation. D’un coup je vois déboulé une petit tête blonde qui dévales les escalier en quatrième vitesse, merde merde et remerde ! Je ne réfléchis pas, je m’empare du vase super lourd, super hideux de grand-mère Russell, de la femme qui à enfanté ce monstre. Je m’approche de lui, hésite une demi seconde et lui écrase de toutes mes forces le cristal sur le crâne, il s’effondre, je reste pétrifié, les yeux fixés sur les morceaux brisés, sur le sang qui coule de son crâne, sur ce corps inerte, c’est Aloïs qui me sort de cet état second en me serrant les jambes de toutes ses forces, je me penche à son niveau.

    ▬ Mon cœur, je t’avais dit de pas descendre sous aucun prétexte !
    ▬ Pardon …

    Je secoue la tête et le câline, je reporte alors mon regard sur Rafael. Je ne savais plus quoi pensé sur le coup, alcoolique ? Drogué ? Ou simplement tellement malmené q’un peu plus de malheur ne le dérange pas plus que ça ? J’entend les sirènes au loin, je suis soulagés, je me relève toujours le regard plongé dans celui du magicien, une douleur atroce au ventre, je ne réfléchis pas, je le sert dans mes bras et je pleure. La police, sonne à la porte, pas le temps de réagir que la porte s’ouvre un grand coup comme la fois précédente. Je me retourne soulagé.

    Une série de question s’en suit, très rapide, une ambulance arrive, emporte mon bourreau qui commence à peine à se réveillé nous jetant une dernière fois ce regard qui voulais clairement dire « tu ne t’en sortiras pas comme ça » Un frisson me parcours la colonne vertébrale, l’agent me convoque le lendemain pour le commissariat, un médecin s’occupe rapidement de nous, en nous demandant de le suivre, je refuse, je ne monterais pas dans l’ambulance avec lui, je regarde Rafael qui répond la même, néanmoins il nous demande de passer dans les plus bref délais et part lui aussi. Je regarde le sol, fixé sur les éclat de cristal et le sang, je reste bloquée.
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« Y. Rafael Dudu Adorno »
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MessageSujet: Re: « - vous allez bien? - j'allais mal? » mine&ysma   Jeu 24 Fév - 7:31

    Comme une malédiction qui se bannissait elle-même… On avait verrouillé la porte qui me reliait à leur monde, à cet endroit ou n’importaient que les sentiments. Les coups en rafale m’avaient déconnecté de la réalité, une réalité de sang et de souffrance. J’étais prisonnier de mon esprit ou la sensation régnait en maitre. Je suffoquais, recroquevillé contre le mur. L’idée même de respirer pourtant ne venait pas naturellement, j’avais à forcer les mécanismes de défenses de mon propre cerveau qui refusait de faire face à ce qui se passait. Honte. J’avais honte de ne pas survivre correctement. Ce brasier d’émotions qu’avaient apporté la fièvre du malade ne désirait plus partir, savourant mon déni. Enrobé dans cette couverture de souvenirs, souvenirs de mes lâchetés, je mis du temps à entendre la détonation au dessus de nos têtes. Une goutte de liquide rouge tombe accidentellement dans ma bouche, un éclat de verre m’arrache un bout de peau. Je saigne du corps et de l’âme. La masse du monstre est inerte, dépossédée de toute humanité. Mes yeux distinguent le visage d’Aloïs, torpeur figée. J’aimerais pouvoir ouvrir les cieux, le mettre en sécurité, loin de ce pays dégénéré ou l’on ne peut échappés aux poings. Mais il reste avec nous, happé dans l’œil du cyclone. La police, les secours, la sirène qui chante, jusqu’à crisser dans mes oreilles. Et Minelys, irréelle face à moi qui sent sa foi vaciller. Et Minelys, qui n’a pas mal, et Minelys, qui mériterait une rime, un poème, une ode à cette étrange dignité qu’elle affiche en m’aidant à briser les barrières qui m’éloignaient de la réalité, et Minelys dans mes bras décharnés... Le temps pourrait s’arrêter maintenant. Le temps pourrait m’offrir l’éternité après la souffrance mais le tiraillement m’enlève à cette étreinte. J’ai besoin d’aspirine, de cachets, j’ai besoin de ce que je déteste pour résister au théâtre de la vie qui joue une bien mauvaise pièce face à mes pupilles dilatées par la chaleur sous mon crâne. Mon cœur bat la mesure au rythme d’une pendule pendant que les policiers, les ambulanciers s’occupent de la situation, poupées mécaniques insensibles à cette misère qui se déroulait devant eux. On vie dans un univers mourant. On vie dans une galaxie qui nous hait pour infliger ça aux enfants comme Aloïs. La terre ne stoppe pas son cycle pourtant. Les policiers s’avancent, réglés comme des horloges. Elle les satisfait. Ce mur est plus qu’une montagne, j’essaye de monter. Un médecin, plus prévenant que ceux que j’ai pu connaître avant, me force à me rasseoir. Je suis rassuré par ces gestes que j’ai vus cent fois effectués. Une pression, une tension, un poul. Un bandage, du désinfectant, de l’acide sur la plaie à vif. Des médicaments, une question quasiment murmurée. Il parle. Il me sonde. J’ai peur de ce qu’il dit.
    - Avez-vous des problèmes de santé particuliers?
    - J’ai cette… maladie du système digestif… elle a un nom bizarre.
    - Hum, oui. Reposez vous au moins jusqu’à demain. Au revoir.

    Je me glisse jusqu’à une chaise, paupières semi-closes. J’examine la pilule chimique à avaler en plus des quotidiennes que j’étale sur la table. Deux blanches, la rose, la dorée avec de l’eau. La drogue eut été plus douce… Minelys ne me voit plus, à nouveau j’ai disparu. Un grésillement de radio parasite mon ouïe. Si j’avais une bonne santé, je retournerais la consoler, avec des vrais bras, des bras de personne vivant. Au lieu de ça je laisse l’atmosphère se refroidir, recouvrir d’une poussière de glace cette scène de crime. Mais le crime n’a pas été de lui fracasser cette chose sur son crâne abruti, le crime a été de l’autoriser à te toucher Minelys. Aloïs, hébété, est entre sa sœur et moi. Aloïs est le plus perdu de nous trois. Je me mordille la lèvre, gêné, gorge asséchée par ma fièvre. La fièvre est une personne a part entière, qui s’est décidé à devenir ma colocataire.
    - Aloïs… tu pourrais aller me chercher un verre d’eau ? Ca serait vraiment très gentil de ta part.
    Il obtempère. J’ai l’impression d’avoir dégoupillé une grenade dangereuse, l’un de deux va me virer en me disant d’aller brûler dans les flammes de l’enfer. De toute façon, on ne perdure pas longtemps lorsqu’on est malade. On est en sursis. Je me tourne vers elle, ou plutôt sa chevelure. Mes mots aiguisés comme un couteau, je lance des explications à son dos figé.
    - Je … Je suis désolé. Je repartirais si je pouvais mais enfin je… j’ai une certaine maladie et disons que ce n’est pas trop recommandé dans mon cas de faire quoi que ce soit après… après ça.
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MessageSujet: Re: « - vous allez bien? - j'allais mal? » mine&ysma   Ven 25 Fév - 11:44




    Je n’osais plus faire un geste, je me remémorais les dernières minute écoulés ici, j’avais fait une chose, qui pouvais au choix soit me sauvé la vie, soit la détruire une bonne fois pour toutes. Je voyais encore son regard sur moi lorsqu’il avait quitté la pièce sur le brancard, son regard gorgé de sang, de haine, ce regard qui disait que quelques soit son état je devrais plutôt prié pour qu’il y reste que pour qu’il vienne, le choix était plutôt évident pour moi, je priais depuis bientôt 4 ans pour qu’il y reste. Pour que mon malheur s'arrête, pour que Aloïs puisse être un enfant débordant de bonheur et uniquement de bonheur, pas de peur qui le terrorise en pleine nuit, pas d’un père qui ne ressent rien pour lui, juste de la joie de vivre. J’entendais vaguement la voix du magicien dans mon dos, je ne réagissais pas tous de suite, je me dirigeais peut être un peu trop vite vers la porte, je la fermais à clé et me laissais glissé à terre, les genoux replié contre la poitrine, la tête poser sur les genoux. Je soupirais, j’essayais de me calmer, de faire disparaître cette peur qui me terrassais, il ne passerais pas ce soir, pas pendant plusieurs jours, peut être plus jamais, par pitié plus jamais. Je repensais soudain à Rafael, je relevais la tête et le regardais souffrir, je m’en voulais deux fois plus.

    ▬ Oui oui bien sur, ne t’excuse pas, tu … tu peux rester autant que tu veux …

    Je laissais aller ma tête en arrière poser sur la porte, les yeux regardant le plafond, tout pour éviter de voir la tache, je jetait un coup d’œil à Aloïs, posé au milieu de la pièce qui n’osais plus bouger. Je n’es pas su le protéger, il n’aurait pas du voir toutes ces horreur, je le voyais fixer la tâche de sang qui s’étalais par terre, je l’appelais pour qu’il vienne vers moi, il s’exécuta, je le prenais dans mes bras.

    ▬ Mon cœur, je suis désolé tu sais, tu n’aurais pas du voir tout ça … ça va bientôt s’arranger, je ferais tout pour

    Il hocha la tête, encore une promesse que je ne pouvais pas tenir, je regardais les larmes aux yeux Raf, je n’en pouvais plus, je craquais mentalement, quatre ans que je supportais ça, quatre ans de trop.

    ▬ Mon cœur, je vais te mettre au lit d’accord ?

    Il hochait la tête de nouveau, je me levais et me dirigeais vers sa chambre, Aloïs me lâcha ma main et se dirigea vers le magicien pour lui faire un bisou « Merci d’avoir sauvé ma soeur » lui lança-t-il avant de revenir vers moi, je souriais. Je lui lisais une rapide histoire, il s’endormit presque aussitôt. Je redescendais, me munit rapidement de la serpillière et du seau, je frottais de toutes mes forces le sol, je voulais que ce sang disparaisse, je frottait peut être même un peu trop, une fois la tâche disparus, je m’acharnais pendant quelque minute, je ramassais les morceau de cristal, et puis comme ce n’était pas suffisant je me coupait avec un morceau. Je souffrais en silence, ce n’était rien comparé au reste, je jetait le tout, passais ma main sous l’eau et tentais de d’arrêter le sang avec un morceau d’essuie tout. Je revenais vers le magicien, je l’avais mal jugés, je l’avais jugés sans connaître quoique se soit sur lui, sa vie, son passé…

    ▬ Je suis désolé pour … pour tout, pour t’avoir jugés, pour t’avoir embarqué la dedans, pour t’avoir tenté d’éloigné Aloïs de toi, il t’aime beaucoup tu sais, il arrête pas de me parler de toi...

    Assis à coté de lui, je regardais la table et serrait le points de plus en plus fort pour arrêter le sang, c’est fou ce qu’une petite écorchure pouvait laisser partir rapidement pas mal de ce liquide rouge.

    ▬ C’est parce que t’es malade pour le cachet de la dernière fois … qu’est-ce que je peut être cruche des fois !

    Je me levais, je tenais plus en place à présent, mon ventre me faisait souffrir, je soulevais légèrement mon t-shirt pour constater que j’avais un hématome de la tailles d’un ballon de basket et encore ! Néanmoins c’était le plus gros mais pas le seul. Je cachais les dégâts et tournais en rond dans toutes la pièce, je n’arrivais pas à me calmer.

    ▬ Merci … encore merci pour tout. Tu as besoin de quelques chose ? Un cachet ou un truc comme ça ?

HJ; Pardon pour la nullité.
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« Y. Rafael Dudu Adorno »
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MessageSujet: Re: « - vous allez bien? - j'allais mal? » mine&ysma   Sam 26 Fév - 7:06


    J'étais dans une autre galaxie. Ca ne me concernait pas, j'avais juste mal, je sentais juste cette chaleur. Et qu'Aloïs me touche, qu'il me parle comme si j'étais là, que Mine me regarde n'arrivait pas à me refroidir. J'avalais la série de cachet d'un seul coup. L'eau me semblait acide, déchirant ce qui me restait de solide. Jusqu'à ce qu'elle se pose à côté de moi et admette enfin ses torts, j'étais perdu dans un univers différent.
    - C'est pas grave.
    Parce qu’on a tous été comme ça, Minelys, happé par la crainte, enserrée dans son étau perfide, désemparé. Parce qu’aucun de nous, sur cette terre qui tourne, qui tourne et qui se fout de nous, n’est capable d’aller au-delà de la peur. Je ne t’en veux pas de m’avoir pris pour ce que je n’étais pas. On est là maintenant. On est face à face. Je ne te menace pas. La seule chose qui te voulait du mal c’était lui, il est dehors. Tu peux enfin te détendre, lâcher la serpillère, t’asseoir à mes côtés. Je n’ai mangé personne. Je me contente de me faire ronger de l’intérieur. J’aimerais pouvoir te montrer cet incendie que même les pilules n’éteignent pas, j’aimerais juste que tu le frôle pour sentir ce pourquoi je ne suis plus désormais qu’une ombre. Pourquoi je m’inquiète, de me casser en mille morceaux impossibles à recoller. Je laisse mes doigts jouer avec le rebord de la table. Que dire ? Que te dire qui ne soit pas laid, désagréable ? Une idée. Aloïs. Aloïs, je suis sure que ça, que lui, te ferais sourire. Vous êtes les frères et sœurs les mieux assortis du monde. Quand je repense à Maria… J’ai le cœur qui bat à l’envers, je renifle l’odeur de la bière, mais je n’ai pas de bons souvenirs.
    En cherchant bien, j’ai du mal à trouver des bons souvenirs dans ma vie. Si. Le deuxième jour au parc.

      - Ysmarun ?
      J’avais sursauté. Everlynn me faisait son grand sourire, ça ne faisait que deux jours que nous nous connaissions pourtant elle m'avait adopté. Nous nous étions mutuellement adoptés, en vérité. J'étais un petit garçon bizarre, qui venait au parc sans ses parents, qui portait des vêtements rapiécés. Elle était une fille de riches parents qui l'aimaient beaucoup. Je lui en voulais pas d'être mieux lotie que moi. Souriant, je ne répondais pas à son salut. Comme la veille, je lui attrapais les mains, ses mains qui sentaient bon le savon très cher, et je la forçais à claquer. Aussitôt une étincelle apparu dans le ciel, une autre dans ses yeux... je lâche sa paume et fais apparaitre une ligne de petites étincelles colorées dans un clap. Et je suis, très, très heureux ...

    ... terriblement plus heureux que je ne le fus pendant les années suivantes. Je me racle la gorge, perturbé. Perdu dans ces émotions indescriptibles, mêlées à la douleur qui courait le long de mon échine, de la fièvre qui brulait, qui brulait ce qui me restait de joie. Je prenais du recul avec moi-même, j'arrivais presque à m'observer de l'extérieur, à deviner ce que Minelys voyait en me regardant. Un magicien maigre, trop maigre. Un malade. Malade à quelle point? Beaucoup malade. Puis il y avait aussi cette peau pale du type sur le point de défaillir. Mais plus que ça elle voyait le magicien qu'elle avait mal jugé. Et moi, en fixant le trait du doux visage de Minelys, je n'avais qu'une image, ou plutôt un reflet. C'était le miroir de cette intériorisation, de ce mensonge, de ce déni. Le sang coulait doucement de sa plaie. Le sang coulait. Ou va le sang lorsqu'il sort? Peut-être qu'il revient à la terre, terre pleine de sang qui le vomit par tous ses pores. On marche sur des cadavres...
    - Tu ne pouvais pas deviner... J'ai une maladie chronique du système digestif. D'où les pilules. La pilule pour manger. La pilule pour ne pas avoir trop mal. La pilule pour avoir les idées claires... Celle là a tendance à mal marcher.
    Un sourire, un petit rire mal placé. Je m'étais arrêté avant d'évoquer l'incident des coulisses. J'ai flairé le tabou, le problème. Pour l'instant j'ai besoin de m'arrêter. Je la voix s'agiter. Une fusée enfermée dans la base spatiale, elle veux exploser. Moi j'ai juste envie de voir une étoile autre que celle qui fait les cents pas dans la pièce. J'écoute ses pieds s'écraser sur le sol à un rythme effréné, je l'écoute me parler.
    - Niveau cachet je crois que je suis au point...
    Je secouais légèrement ma boite, remuant les pilules au passage.
    - Ne t'embête pas. J'ai juste besoin de me reposer, de m'allonger en attendant que ça se passe. Et toi? Je veux dire, il ne t'as pas fait trop mal? J'ai réagi comme j'ai pu...

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MessageSujet: Re: « - vous allez bien? - j'allais mal? » mine&ysma   Sam 19 Mar - 7:59

    J’affichais un petit sourire à sa réplique, c’est vrai que ça faisais genre « je me réjouis de ton malheur », néanmoins la façon dont il avait dit ça, son sourire aussi me faisais oublié mes bonnes manières qui à la normal n’aurais pas sourit, mais j’aurais sortis d’une toutes petites voix « je suis désolé pour toi ». Non, j’avais pas envie d’être désolé, même si je l’était au fond de moi. Ce soir je voulais me soucier de personne, pas de moi, pas de mon géniteur qui allait avec le plus grand miracle mourir, pas du fabuleux magicien qui m’avais sauver la vie ce soir. Hum, je gardais une réserves pour Aloïs tous de même. Je continuais à m’agiter, à tourner en rond, sortir en verre, le ranger, ouvrir le frigo le fermer, me demander si j’avais vraiment faim, vraiment soif.

    ▬ Au bout d’un moment la douleur on la sent plus, c’est devenu une habitude comme se laver les dent tous les matins. J’intériorise et au final je me rend compte que je ne sent vraiment plus rien, que je ne fais plus semblant mon corps à compris que sa ne servait a rien de s’éterniser sur cette douleurs que ça ne changerais rien et moi aussi je l’ai compris. Et puis si je montre que j’ai mal Aloïs va s’inquiéter j’ai déjà du mal a lui faire oublier tout ça ce n’est pas pour lui en rajouter encore plus. Je te remercierais jamais assez pour ce que ta fait ce soir. Je suis morte de honte que t’es dû assister à ça et je suis aussi heureuse, comme transporté qu’une personne autre qu’un enfant de 4 ans est vu tout ça, enfin je veux dire qu’à présent j’ai l’impression de ne plus être seule. Tu me suis ? Non, laisse tomber. Comment je peux te remercier Rafael?

    J’avais lâcher un flot de paroles en quelques minute ça m’étonnait moi-même. Moi qui d’habitude parlais très peu, voire pas du tout j’était choqué. Sûrement l’émotion de ce soir, ou le je ne sais quoi qui me rendait quasiment euphorique. Je jetait un regard sur la porte au fond du couloir, je ne l’avais plus franchi depuis très longtemps en réalité depuis bientôt quatre ans il me semble. Je souriais, pris ma veste, une couverture ainsi que la main du magicien.

    ▬ Il y a un truc que je veux faire depuis longtemps, enfin refaire plutôt, mais je ne veux pas être seule. Je veux aussi te montrer cette chose, viens avec moi.

    La nuit était tomber rapidement, je ne m’était pas rendue compte du laps du temps qui c’était écouler depuis que Raf était arrivé et cet instant précis. Je me stoppais devant la porte, figé, la main sur la poigné je prenait une profonde inspiration, tournait la clé et l’ouvrit. Je fis un pas dehors, je n’avais même pas pris la peine d’enfiler des chaussure j’était pied nus sur l’herbe. Je gardais la main du magicien dans la mienne. Devant nous, mon jardin, une magnifique vue sur une bonne partit de Buenos Aires et par-dessus tout un ciel étoilés. Je souriais, j’étendais la couverture et fis signe à Rafael de s’installer. Je m’allongeais, les yeux rivés sur le ciel.

    ▬ Quand j’étais petite, je venais ici avec mon grand frère presque tous les soirs. C’était comme un rituel on s’allongeais là on parlais et on allais se coucher seulement quand ma maman s’apercevais qu’on était pas dans notre lit. De temps en temps on passais la nuit ici. Ca se faisais plus rare dans les dernier temps, mais il consacrait toujours une soirée par semaine seulement pour moi, pour tous ça. Je n’es plus mis les pieds ici depuis qu’ils ne sont plus là, je n’osais pas, je ne pouvais pas j’ignore encore pourquoi.

    J’avais gardé la main de Rafael dans la mienne, sans m’en rendre compte d’ailleurs. Je repensais à toutes ses soirée que j’avais passé ici, à nos rires, à maman qui n’avais jamais le cœur à nous crié dessus. Je souriais, ici gît les souvenir d’une époques merveilleuse.
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MessageSujet: Re: « - vous allez bien? - j'allais mal? » mine&ysma   Mar 5 Avr - 7:08


    Je ne suis personne. J'aimerais exister, dans cette pièce, mais la vérité que je suis mort. Je snes la poussière instable, les miettes d'étoiles qui se répandent dans mon corps. Ca fait mal. Ca fait mal de disparaitre, invisible quel que soit l'instant. Même dans cette minute unique, partagée avec Minelys, je n'étais pas là. Le magicien transparent, comme si l'acide dans mes veines s'était dissipé pour laisser le vide, le vide dont j'étais fais. Regarde moi. Regarde moi, tu ne me verras pas.
    Y a-t-il quelqu'un qui tire les ficelles? Y a-t-il quelqu'un qui s'est chargé de vivre à ma place? Jamais. Jamais je n'ai pu réaliser mes rêves. Peut-être que je suis artificiel, façonné par les attentes des autres. Ils ont dit que je ferais études. Ils ont dit que j'aurais un premier amour, ils ont dit que je souffrirais. Du corps au coeur ils ont tout décidé chez moi. Eux. Les autres. Les autres ont aussi dit que je mourrais. Et dans moins d'un an, ils pourront sourire en pensant à ce Rafael. Qui s'en est retourné dans les étoiles. Qui a volé l'amour de la galaxie. Parce que c'est ce qu'on attendait de lui.
    Poussière.
    Poussière de souffrance.
    Elle me parle. Ou est-ce qu'elle se parle? Ses yeux perdus dans un univers éloigné, dans un mirage inutile... Minelys. Pourras-tu sentir à nouveau? Je connais cette sensation. A force de prendre des coups, a force de construire cette carapace des douleurs, des regrets, des choses que l'on ne s'avoue pas, on condamne l'accès à ces émotions. La joie. Oui. Et sur cette peau meurtrie, bleue comme une larme, ne courre plus aucun frisson de plaisir. Oh Minelys. Que c'est triste la réalité. Ca manque de fleur. Ca manque de sucrerie. Puis aussi, ça manque de sécurité. Pourquoi ces gens disent que la réalité est fixe est rassurante, quand elle est plus tangeante et floue que le rêve? Je t'écoute me parle comme on s'adresserait à un mur... un mur de poussière. Tu as des yeux comme du sang, Minelys. Bleu mais agités, animés. Je suis peut-être déjà en train de danser un tango avec l'autre monde mais toi tu es là, terriblement présente dans cette pièce. Tu es mieux que la réalité. Mieux que ce truc qui s'appelle la normalité. Mieux que cette existence qu'on t'a offerte.
    Moi aussi, dans cet esprit brumeux qui m'appartient, j'ai laissé fané une habitude. Une envie. Une envie qui nage entre tes prunelles et ce qui nous sert d'air. D'air aussi toxique que des mensonges. Doigts entrelacés, je t'autorise à m'emporter, à m'envoler. Je respire ton odeur. Ton émotion. Tu désires... non, ce n'est pas le mot. Tu es dans ton souvenir. Tu suis un mode d'emploi, une procédure. Quelque chose qui est dans tes gènes. Mes gènes me disent que je n'ai pas le droit de bouleverser ça. Pourtant je les sens, les substances, le cerveau, qui doucement, dans une tranquille effervescence, tombe. Dans cette herbe mal coupée, dans cette nuit qui n'est pas à la hauteur de ta grâce sauvage, dans la beauté de l'inconnu, je me penche... Jusqu'à trouver ces règles. Il faut croire que je suis de ceux qui n'ont pas lu la notice de la première rencontre. Je l'embrasse. Je l'embrasse, je découvre mon cadavre capable de s'animer. Mon coeur ne bat pas, seule mon âme perçoit quelque chose. Lentement, je me recule. J'ouvre les lèvres, cette fois ci pour avouer ce que j'ai toujours voulu dire à quelqu'un.
      - Bonsoir, Minelys. Je me présente. Je suis personne. J'ai toujours été personne, d'aussi loin que je me souvienne. Et je me souviens de plein de choses. Je me souviens que je n'ai jamais vraiment eu d'épaule sur laquelle me reposer. Mais il n'y a pas que ça. Il y a ces autres souvenirs. De gens qui m'ouvrent les veines. De gens qui m'ouvrent le crâne rien qu'avec leurs mots. Des gens, surement les mêmes, qui me frappent. Parce que je suis personne. Bonsoir Minelys. J'aime dire bonsoir aux choses. Parce que dans moins de deux ans j'aurais à dire bonsoir à la vie. J'ai cette chose. Ce n'est pas du remord. Ce n'est pas de la douleur, c'est de la maladie. Tu en as peut-être déjà eu. C'est ressentir un mal-être juste parce que j'existe. Le fait que j'existe blesse, aussi bien moi que les autres. Bonsoir Minelys. Désolé d'être venu te déranger. Dans tes souvenirs à toi...




ps : bordel j'ai envie de le réécrire, c'pourrave
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MessageSujet: Re: « - vous allez bien? - j'allais mal? » mine&ysma   Jeu 16 Juin - 7:56

    Lorsque vos seul geste d’affection sont des coups, on perd toutes notions de la réalité, on se demande même à un moment ou à un autre si ce n’est pas comme ça chez tous le monde. Aloïs me donne tous l’amour qu’un enfant peut donner à une personne, je pense même secrètement que son amour dépasse tout ce que je peut espérer. Je sais très bien qu’il fait tout ce qui est en son pouvoir de gosse de quatre ans pour que ma vie ressemble un tant soit peu à quelque chose de banalement extraordinaire. Je m’en veux, qu’il se démène autant pour moi, ce qui devrait se soucier à cet âge là c’est de savoir ce que « Petit ours Brun » va bien pouvoir faire comme bêtise aujourd’hui, ce n’est pas se soucier de sa stupide grand sœur qui n’est pas capable de gérer un père alcoolique et violent, ce n’est pas se demander tous les soir Est-ce qu’après tout ces coups elle va pouvoir remonter me chercher ? Il ne méritait pas ça j’accepterais de prendre tous les coups du monde pour que cet enfant échappe à ce malheur. Maman pourquoi t’es partit ? Maman, maman pourquoi tu nous à laissé seule avec ce monstre ? Maman, j’aimerais que tu sois encore là, il ne serait pas comme ça. Maman pardonne moi, pardonne moi de ne pas savoir le contrôler. J’empêchais une larme de couler, une boule c’était former dans mon ventre, j’ignorais si c’était du au nombreux coup de ce soir ou bel et bien a cause de l’émotion qui m’avais soudain submergée. Je souriais quand même, le genre de sourire qui s’affiche quand on est perdus de ses souvenirs, le sourire accompagné des larmes aux yeux. Je commençais à dangereusement sombré dans mes pensée, mon sauveur intervint une fois de plus d’une façons plutôt inattendu, d’une façons affectueux et infectieuse. Je ne réagissais pas sur le moment, je suivait le mouvement comme si cela était naturelle, comme si les choses se mettait en place, comme si ça ne surprenait personne et que ça devait être comme ça depuis le début. Je me perdais dans son regard quand il me confiais toutes ces choses, les larmes que j’avais pu retenir jusque là se mit à couler, les garces elles m’avaient trahit. C’était simplement la première fois qu’on m’embrassais de la sorte, j’avais déjà eu des baiser évidemment, mouillés sans importances, des baisés d’enfant, d’adolescent au mieux. J’ignorais pourquoi, mais je savais au fond de moi que celui-ci avait de l’importance. Je me perdais dans ses yeux, une fois de trop, les larmes je ne les contrôlais même plus, je ne faisais plus attention. ▬ T’es quelqu’un pour moi maintenant. Je me trouvais assise à présent, je ne disais plus rien et j’ignorais combien de temps ce silence avait durée, en réalité je m’en foutait parce que aussi étonnant que cela puisse paraître j’étais bien. Je me rallongeais, je me perdais une fois de plus dans mes souvenirs, une fois de trop.

    «  Tomyko, promet moi d’arrêter par pitié promet le moi ? »
    « Minnie, je voulais te faire la surprise demain, tant pis demain maman m’emmène dans un centre desintox pas loin Buenos, je vais stopper tout ça je te le promet laisse moi quelques temps d’accord ? Et quand je reviendrais on recommenceras à vivre toi & moi comme avant d’accord ? »
    « Tu reviendras ? Tu ne me quitteras jamais ? »
    « Pour toujours & à jamais tu te souviens petit sœur ? »


    Je me souviens encore de son odeurs, du timbre de sa voix quand il prononçait cette phrases, je me souviens du tout. Un dernier bisou, une dernier sourire, une dernière larmes de joie un crissement de frein, des cries. Je me réveille en sursaut, j’avais dû m’assoupir dix minutes, cela avait suffit pour revoir ce souvenir, mon cauchemar. Je serrais la main qui se trouve dans la mienne, Ysma, mon magicien était toujours là, mais pour combien de temps encore ? Combien de temps avant que lui aussi m’abandonne ? Je le regarde, mes larmes avait cesser, la boule dans mon ventre me ramenait à la réalités. Je serrais de plus en plus quand j’entendais une voiture passés devant la maison, je paniquais. Mine, relaxe. Je soufflais me rapprochais un peu plus de Rafael. Les yeux fixais, sur une etoiles, je dis ▬ Tu va m’abandonné ?.
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MessageSujet: Re: « - vous allez bien? - j'allais mal? » mine&ysma   Mer 27 Juil - 9:36


I'M GONNA GIVE ALL MY SECRETS AWAY.


    Il n’y avait rien de plus beau que ce ciel étoilé.
    Il n’y avait rien comme cette minute. Je crois que j’ai déraillé. Je crois aussi avoir été quelqu’un de vivant, un jour, mais maintenant c’est sur. Dans le fond c’était évident que je n’étais pas un humain. Je suis une étoile. Nous sommes tous des étoiles. Qui déclinons lentement en éclairant la Terre de nos lumières mélancoliques. J’ai trouvé l’autre moitié de mon étoile. S’il te plait Minelys. Arrête-toi et regarde. Le monde est tout à toi. Je sais que tu as peur d’y aller et de prendre ce qui te revient. Nous sommes tous des étoiles. Tu es d’un bleu particulièrement brillant. Tu m’éclaires.
    Je les vois les larmes. Je les ai reconnus aussi, les saletés de larmes qui sont là pour purger la douleur. Et elles m’attirent vers des yeux. Tes yeux qui dans mes yeux m’ont dépossédé de mon âme. Je ne tente aucun mouvement. Tu comprends ? Je ne partirais pas. Je suis l’étendard qui sur ce lambeau de chair, ce lambeau de prière, de verdure désolé, signe ta victoire. Ta porte. Je me souviens de ta porte, sur laquelle j’ai fais sonner, crier un hurlement muet. Ouvre-moi ta porte. Ouvre-moi ta cage. Je suis au courant de cette pratique, de cette solution que l’on pense temporaire et qu’on fini par adopter jusqu’à la mort, la mort amère. La cage. Oh oui, si tu réalisais avec quelle précision je distingue les chaines, les roses aux épines empoisonnée qui ont poussé autours de ta misère. Elles ne sont pas belles ; elles n’ont pour elle que leur terne viduité, qu’un mince embrun peut-être suffisant pour t’étourdir une année, une décennie mais pas une vie. Je les arracherais. Je les brûlerais. Je les tuerais avec moi, les fleurs de tes souffrances. Personne n’est autorisé à te faire du mal, à griffer tes bras, ces bras qui enserrent Aloïs en attendant de pouvoir le laisser s’aventurer dans l’hostile extérieur. Personne n’est autorisé à s’approcher de ton oreille pour y murmurer des mensonges. Quand à tes lèvres, je les laisses libres d’être embrassée. Je n’ai pas la prétention d’être l’unique à les frôler. Je n’ai pas plus de prétention que celle que peux s’autoriser un fantôme en sursis.
    Et surement pas celle d’être quelqu’un.
    Attendez. Elle l’a dit. Je sens un mélange de froid et de douceur chaud s’emparer de mon cœur. Pitié, n’explose. Pitié, ne me tue pas trop vite. Pour la première fois depuis que j’ai appris quel était mon destin, la phrase se forme clairement dans ma tête. Je ne l’adresse à personne. Putain, non, personne doit savoir à quel horrible point j’ai peur. J’ai la frousse, ça me remue, ça se mélange au chaud froid. C’est un déchirement d’admettre que j’ai la frousse de mourir. Ca va arriver. Pas dans quarante ans, dans un avenir relativement proche. C’est donc ça, l’épée de Damoclès, ces effluves de cadavres que l’on commence à sentir lorsque le décompte s’enclenche. Minelys, j’espère que tu ne les renifleras pas avant longtemps, les esprits du cimetière. Ils ne veulent aucun bien aux gens comme nous. Ils veulent nous frapper. Pas par colère aveugle tel nos autres bourreaux, non, eux veulent faire une découpe droite, nous disséquer vivant, ils veulent qu’on le sente passer. Ils ont déjà commencé l’entaille au niveau du ventre.
    Laissez-moi souffrir lentement.
    Je ne lui réponds pas. Je me mens. Je laisse mon imagination s’emballer. Sans cet effervescence de sensations extrêmes dans mon corps, je lui aurais juste caressé la joue, en lui articulant quelques mots, quelque chose de preux, de chevaleresque. Je saurais m’en montrer digne. A la place je permets au silence de s’installer. De poignarder la chaleur, l’ambiguité qui régnait désormais en maitre sur mon organisme.
    Laissez-moi souffrir, mais ne l’emportez pas avec moi quand je devrais m’embarquer dans la barque de Charon, pour naviguer sur le Styx, rejoindre la place de choix que les autres m’on creusé. Qui peut deviner si je m’assiérais sur une chaise électrique ou sur le trône du roi des désolations ? Je suis le mieux placé pour faire du mal aux autres en leur voulant trop de bien.
    Eclair de lucidité.
    Dans quatre ans au plus, si je ne me contrôle pas. Elle sera la sur ma tombe, à lire mon épitaphe, qui serait sûrement une phrase pathos. Ou bien un mot d’Ever. Elle sera sérieuse ma tombe, noir, avec comme simple conclusion sur mon existence « A Rafael, qui est parti trop tôt. » Quel bel éclat de vérité. Désolé Raf que tu sois partis avant la fin du spectacle. Désolé, franchement, que tu ais loupé la fin heureuse et les enfants. Que tu ais laissé les autres dans la salle.
    Mais qu’aurais-tu pu faire ?
    ▬ Tu va m’abandonner ?
    Oui. Je vais te lâcher sur le bord de l’autoroute et tu ne pourras rien y faire. Je vais te laisser avec tes problèmes et t’auras mal. Tu le sentiras dans tes tripes, tu pleuras, Aloïs aussi il va pleurer, et ça redoublera tes sanglots. Oh putain. Oui, Minelys, je vais faire un voyage sans toi et tu vas être coincée là et tu m’en voudras. D’être mort. Tu veux même pas deviner ce que tu devrais comprendre. Tu vas me voir agoniser, cracher du sang, et tu vas engueuler les docteurs. Du moins j’aimerais le croire. Ou sinon, tu vas te voiler la face et je crèverais en silence.
    ▬ Oui. J’aimerais pouvoir te mentir. Mais je suis malade incurable. Ca va beaucoup me faire souffrir sur la fin, et je finirais, effectivement, par t’abandonner. Mais ce ne sera jamais de mon propre gré. C’est une maladie. Je ne l’ai pas voulue. Je n’ai pas voulu t’abandonner.



edit ; à écouter sur cette musique ci
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« - vous allez bien? - j'allais mal? » mine&ysma

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