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 Le temps passe. Ah, si on pouvait le regarder passer. Mais hélas, on passe avec lui. || {Enjoyce.

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MessageSujet: Le temps passe. Ah, si on pouvait le regarder passer. Mais hélas, on passe avec lui. || {Enjoyce.   Dim 26 Déc - 8:12





© Chou.


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Le temps passe. Ah, si on pouvait le regarder passer. Mais hélas, on passe avec lui.
♣ Enjoyce & Alaska ♣

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    Malgré que l'on soit en hiver, que Noël était passée, que tout le monde avait retrouvée les familles pour passer un bon moment, je n'avais rien fais. Rien de plus qu'hier, rien de moins que demain. J'étais assisse dans un bar, en train de boire. Pas de l'alcool, pas du thé ou du café. Des sodas. J'enchainais les boissons sans rien faire. J'ignorais l'heure qu'il était. J'ignorais quel temps faisait-il dehors. Je ne faisais rien. J'attendais que le temps passe. Je n'avais plus goût à rien. J'avais été détruite, cassée, démolie au-delà du réparable. Mes espoirs d'aimer quelqu'un un jour, envolés. Mon envie d'avoir des enfants avec un homme, perdu. Je ne voulais plus qu'ils m'approchent. Tous. Surtout ceux qui m'étaient inconnus. Je savais que je ne devais pas m'enfermer comme ça, que je ne devais pas me laisser abattre, mais je n'avais plus envie. Je baissais la tête et une larme roula sur ma joue. Solitaire. Désespérée. Abandonnée. J'avais mal, je souffrais, mais je voulais me laisser couler. C'était un choix. Je n'étais rien, et je ne serais jamais rien. Je serais toujours l'ancienne prostituée stripteaseuse violée. Je relevais le visage, laissant la larme disparaitre dans mon pull. Je regardais par la fenêtre. Des gens étaient dans leurs manteaux. J'avais une simple petite veste et je n'avais pas froid. Je n'avais plus froid. Je ne sentais plus rien. Plus l'amour, plus la joie, plus rien. Tout les sentiments qui auraient du me faire vivre étaient partis. Tous. Et ceux qui étaient là pour me faire sombrer, pour me faire tomber étaient plus que présent. Je les sentais dans chaque parcelle de mon corps, dans chaque cellule, dans chaque globules. Le serveur s'approcha de moi. Je me tassais sur mon siège, me méfiant. J'étais tendue comme un arc, prête à disparaître sous la table. Je serrais les dents pour ne pas hurler quand il m'effleura. J'avais demandé si je pouvais me faire servir par une femme, mais apparemment c'était trop demandé. Je réprimais mes larmes. Il s'éloigna et je me relâchais. C'était systématique. Je prenais peur et me tendais à chaque fois qu'un homme approchait. Je paniquais quasiment tout le temps. Du moins, avant. Je ne sais pas ce qu'il en serait maintenant. Je fermais les yeux et m'appuyais contre le dossier de la chaise. À ma droite il y avait un couple en train de se lécher les amygdales. À ma gauche, un groupe de jeunes. J'ignorais s'il y avait des garçons, mais j'en doutes. La seule chose que j'entendais étaient des gloussements de dindes qui m'étaient destinées. Depuis que j'étais arrivée elle n'arrêtait pas de se foutre de moi. Étrangement je m'en foutais. Le regard des autres ne m'intéressaient plus. Je soupirais.

    Fille Nan, mais t'as vues comment elle est habillée ?! On dirait une clocharde ! Et puis regarde ses cheveux, quoi !

    Un sourire se dessina sur mes lèvres. Je ne voyais pas ce qui les gênaient dans ma tenue. J'avais un sweat avec un slim. D'accord, je ne portais pas une jupe au ras du cul avec un top qui a un décolleté jusqu'au milieu du ventre, mais j'avais déjà donné et ça m'avait suffit. J'avais même porté moins. Et puis qu'avait mes cheveux ? Je les avais ramené en queue de cheval, parce qu'ils avaient particulièrement énervant à dompter ce matin. J'ignorais ce que j'avais trafiqué cette nuit, mais c'est une chute de mon lit qui m'avait réveillé. J'étais en sueur, j'avais chaud, et je pleurais. Mais je ne e rappelais plus de mon rêve. Leurs gloussements commencèrent à me taper sur le système. Je rouvris les yeux et tournai la tête vers elle.

    Fille Chut ! Chut ! Chut ! Elle nous a vue ! Faites genre on discute.

    J'éclatais de rire à sa phrase. Un rire sans joie, sans cœur. Un rire jaune, méchant, mauvais, triste. Ces rires sans les yeux.

    Alaska On entend que vous depuis tout à l'heure. Je suis sûr que le mec là-bas connait même la marque de mon string ! Alors déjà, merci et vous pouvez aller vous faire foutre. Vous commencez à me taper sur le système plus que nécessaire. Et un bon conseil ne m'énervez pas. Oh et ta jupe ! Je pense qu'elle n'est pas assez courte. Je fais peut-être clocharde, mais toi tu fais limite prostituée !

    Les filles me regardèrent. Je me retournais face à mon verre en secouant la tête. Les gens ne se rendaient pas compte à quel point ils pouvaient faire mal aux gens, par moment. Je soupirais. Oui, j'étais zappée comme un SDF, mais il y avait une raison. J'avais trop de fois dût dévoiler mon corps et je n'avais plus envie maintenant. Je savais me mettre en valeur, mais j'avais perdu le goût. Je n'aimais plus avoir le regard des autres sur moi. De le voir glisser le long de mon corps, si meurtrie. J'étais pas le genre de fille à rêver du prince charmant. Le seul endroit où on le trouvait était dans un super marché et on pouvait en avoir seize d'un seul coup. J'entendis les chaises à ma gauche glisser par terre et je souris satisfaite. Elles allaient enfin me lâcher. Je tournais la tête à droite et vis que les deux amoureux étaient toujours là, en train de vérifier si les amygdales de l'autre étaient à leurs places. Je secouais la tête. Quand je la relevais une jeune femme que je connaissais plus que bien était devant moi. Elle m'avait connue avant et le moins que l'on puisse dire c'est que l'on ne c'était pas entendue du tout. J'étais en train de danser et de me mettre un client dans la poche, quand elle est arrivée et qu'il a été avec elle. Je soupirais et la regardais. Toute la rancœur que j'avais plus éprouvée un jour, était loin.

    Alaska Enjoyce ...
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→ NOMS COMPLETS : Levannà Alice Thaïs Milcova-Levy
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→ J'AIME : Etre tranquille chez moi à écouter de la musique; sentir le parfum des fleurs; photographier les petites choses de la vie; écrire sur mon corps; me promener tôt le matin; regarder le bleu du ciel et fumer une cigarette.
→ J'AIME PAS : La joie de vivre; manger; qu'on me parle, la mer.



MessageSujet: Re: Le temps passe. Ah, si on pouvait le regarder passer. Mais hélas, on passe avec lui. || {Enjoyce.   Dim 9 Jan - 5:07

Le temps passe.
Ah, si on pouvait le regarder passer.
Mais hélas, on passe avec lui. || {Alaska.

    Buenos Aires est, en cette période, remplit de lumières décoratives qui ornent les arbres, les lampadaires, les terrasses des cafés, les rues et les petites placent. Lorsque la nuit tombe, alors tous ces endroits s'illuminent et se remplissent de chaleur humaine, la chaleur des fêtes, la chaleur du bonheur. En cette période estivale qu'est Noël, les rues sont remplies de passants, d'enfants aux sourires radieux et émerveillés par cette féérie qui enchante la ville. Or, Noël n'est pas synonyme de bonheur pour tout le monde... Souvent, cette fête rime avec famille et cadeaux; alors, les habitants de Buenos Aires sont de sortie.

    Dans un des nombreux cafés de la capitale, un groupe de jeunes adultes parlait et riait de telle sorte, que toutes les personnes présentent dans le bar pouvaient entendre leurs propos. Mais à Buenos Aires, c'était toujours ainsi et personne ne fut surpris... C'était un groupe d'amis, d'environ une vingtaines d'années, ils consommaient des boissons alcoolisées et critiquaient leurs voisins : « Regarde-le; avec son air de pervers, je sens qu'il me mate » - « et ceux là qui n'arrêtent pas de s'embrasser... Pff, à croire qu'on est dans un bordel » - « Et elle, c'est la pire, on dirait une clocharde ». Les quatre filles en question, étaient très légèrement vêtues et avaient limite des airs de prostituée. Sauf une, qui était présente tout en étant ailleurs. Elle était assise en compagnie des trois autres commères et d'un homme qui paraissait la draguer. La jeune femme ne prêtait aucune attention à la conversation, ses yeux étaient perdus dans le vide, sa pensée était ailleurs mais son corps était resté là, inutile et immobile, seulement décoratif. Ses cheveux blonds ondulaient à l'air libre et retombaient délicieusement sur ses épaules. Son teint pâle était éclairé par la lumière blafarde du café et ses yeux d'un bleu magnifique, faisaient que l'attention ne pouvait que se porter sur elle à la vue de ce groupe. Son regard était fixé sur celle qu'ils appelaient « la clocharde », persuadée d'avoir déjà rencontré ce visage.

    Mais qu'est-ce qu'Enjoyce faisait-ici ? Pourquoi avoir accepté ce stupide rendez-vous ? Surement parce qu'elle était bien trop gentille et aimable pour refuser... Jamais elle n'avait eut le courage de dire « non » ou encore « stop »; sauf une fois, mais y repenser lui faisait mal au ventre. Elle chassa cette pensée et essaya de se concentrer sur la conversation de ses « amis ». Des vagues rires et paroles lui parvinrent aux oreilles puis soudain, elle vit leurs regards, fixés sur son visage.

      F I L L E • Et toi Joyce, t'en pense quoi de cette trainée ?


    Dit-elle en désignant la simple jeune fille à l'air triste de la table d'à côté. Enjoyce demeura sans rien dire pendant quelques secondes. Comment des gens pouvaient-ils être aussi cruels, aussi inconscients ? Une seule envie la démangeait, quitter cette table au plus vite. Elle ne resterait pas une seule seconde de plus avec ces gens, qu'elle n'avait jamais fréquenté. Alors elle se leva brusquement et déclara qu'elle ne se sentait pas bien, qu'elle allait prendre l'air, sans donner de réponse à leur question insensée. La jeune femme traversa le café sous les yeux interrogateurs des trois imbéciles. En ouvrant la porte, une vent frai entra en elle et la fit frissonner. Elle resta là, quelques minutes, devant la porte de se bar, à respirer l'air pur de Janvier et à regarder les gens passer. Elle songea alors à cette jeune femme, qui paraissait si triste à l'intérieur, à son visage fin et à son corps frêle qu'elle était sure d'avoir déjà rencontrés; jusqu'à ce que la porte s'ouvrit brusquement. Il en sortit les trois autres, qui riaient encore aux éclats.

      F I L L E • Alors ma chérie, ça va pas ?

      E N J O Y C E • Si ça va , ne vous en faites pas. Je vais rester encore un petit peu. Partez sans moi.


    Et ils s'éloignèrent dans la pénombre de la rue. Ce fut un immense soulagement. La jolie blonde retourna à l'intérieur afin de payer sa consommation. Puis, en une fraction de seconde, le regard de cette fille et le sien se croisèrent, et tout fut plus clair, comme une illumination. Alaska !

      A L A S K A • Enjoyce...

      E N J O Y C E • Alaska, c'est bien toi ? Ho je suis terriblement désolée. J'espère que tu n'as rien entendu de leurs propos, je suis vraiment confuse ! Je n'aurai jamais souhaité que l'on se retrouve dans ces circonstances...

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MessageSujet: Re: Le temps passe. Ah, si on pouvait le regarder passer. Mais hélas, on passe avec lui. || {Enjoyce.   Dim 9 Jan - 9:33





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    Je haussais les épaules face aux discours d'Enjoyce. Leurs paroles n'avaient plus aucun impact sur moi. Les regards des gens ne m'importaient plus. Je me contre-fichais de leurs jugements et de ce qu'ils pensent de moi. J'avais encore l'allure d'une prostituée. Soit dans ma démarche, soit dans mes gestes et ça me collerait toute ma vie. Je relevais les épaules vers elle et lui fit un tout petit sourire.

    Alaska Oui c'est bien moi. Ne t'inquiète pas pour moi. Assis-toi. Enfin si tu veux.

    Je me décalais légèrement pour laisser de la place à Enjoyce. Elle devait être la seule à connaître mes véritables métiers. Enfin mes anciens métiers. Ceux que j'avais depuis mes quatorze ans. Ceux qui me pourrissaient la vie aujourd'hui. Les paroles des filles restaient dans ma tête, tournant en bouclent comme un vieux CD rayé. Oui j'étais une trainée. Je l'avais été. Où était le problème ? Oui, j'avais fais payés pour qu'on me saute. Oui je passais l'argent que je gagnais dans mes doses. Mais où était le problème ? Ce n'était pas leurs vies et à présent c'était derrière moi. Je soufflais et posais mes bras sur la table. J'y logeais ma tête et retiens mes larmes.

    Alaska Tu connais ces filles, pas vrai ? Logique tu étais assise avec elle.

    Je soufflais une nouvelle fois. Je pouvais parfois être tellement idiote. Elles devaient sûrement avec amie avec ça et peut-être que je n'avais simplement pas entendu sa voix, mais elle m'avait peut-être critiquée elle aussi. Ça n'avait aucune importance. En ce moment, je me figeais de tout. De ce que l'on pensait de moi, de ce que l'on disait de moi. Tout ça, ça me passait au-dessus de la tête. J'essuyais une larme qui avait roulée sur ma joue et regardais Enjoyce. Elle n'avait pas changé. Toujours ses longs cheveux blonds ondulés qui retombaient sur ses épaules. Son teint pâle et ses yeux bleus magnifiques. Je me relevais légèrement et bus quelques gorgés de mon café. Je sentais le liquide couler le long de mon estomac et une douce chaleur se propageait à l'intérieur de mon corps. Je soupirais de bien-être. C'était chaud et ça brulait légèrement.

    Alaska Qu'est-ce que tu fais ici, sinon ?

    Je lui avais demandé ça d'une petite voix à cause de ma gorgé nouée par le chagrin. J'avais cette boule constante au fond de mon estomac et de ma gorge qui se resserrait de secondes en secondes et j'avais l'impression d'étouffer. J'essayais de l'avaler mais elle ne passait pas. Alors je fis la chose la plus stupide du monde. Je n'avais pas laissé le temps à Enjoyce de répondre que je commençais à parler.

    Alaska Tu sais, je ne t'en veux absolument pas pour .. Enfin tu vois quoi ? J'ai juste perdu un client et ça m'a permit de me reposer et de me « recharger ». Bref j'me comprends et maintenant c'est derrière moi. Autant je t'en ais énormément voulu sur le coup, je t'ai détesté, je ne voulais qu'une chose que tu brûle vive, autant maintenant je me rends compte que j'ai eu un comportement horriblement stupide. Mais sur le coup, la seule chose que j'ai vu, c'est que de l'argent partait et que je pourrais avoir moins de dose.

    Je m'arrêtais d'un seul coup. Ma respiration était hachée et j'avais mal au coeur. Il était complètement brisé, irréparable. J'ignorais pourquoi j'avais tout déballé comme ça, mais au moins maintenant elle savait ce que j'avais ressenti et surtout que je ne lui en voulais plus. J'essuyais les larmes qui c'étaient échappées de mes yeux sans que je m'en rende compte. Je regardais le fond de ma tasse. Je n'avais quasiment plus de café. Je demandais à la jeune serveuse qui passait à côté de moi de m'en ramener un. Je jetais un regard à Enjoyce pour lui dire qu'elle pouvait passer commande. Elle attrapa ma tasse et la mit sur son plateau. Elle s'éloigna rapidement et revient avec notre commande. Je pris une gorgée de ma boisson me brûlant le palais. Mon dieu, que ça faisait du bien. Je reposais la tasse et regardais Enjoyce.

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→ J'AIME PAS : La joie de vivre; manger; qu'on me parle, la mer.



MessageSujet: Re: Le temps passe. Ah, si on pouvait le regarder passer. Mais hélas, on passe avec lui. || {Enjoyce.   Lun 28 Fév - 5:49

    * Flash back on *

    Buenos Aires, capitale de l'Argentine, ville vivante et agitée. Nous sommes en pleine nuit, dans une discothèque très réputée du centre. Réputée en quoi me diriez vous ? Et bien tout simplement car c'est dans cette boite de nuit que se trouvent les prostituées, les dealers et où l'ambiance y est torride. A l'intérieur, de la fumée, de l'agitation, du bruit, des disputes, des baisers et notre cœur qui bat au rythme de la musque endiablée. Une odeur de cigarette, de drogue et d'alcool se mélangent pour pénétrer dans vos narines. Près du comptoir, deux jeunes filles se disputent un homme paraissant bien plus âgé. L'une est bonde et semble totalement sous l'emprise de l'alcool : Enjoyce. L'autre est brune et parait consciente de ses actes : Alaska. Tout les oppose, sauf leurs ages. Les deux jeunes rivales ne sont que des adolescentes de 16 ans et pourtant déjà bien formées. Avec une touche de maquillages et une tenue quelque peu dénudée, qui aurait pu deviné qu'elles étaient majeures ? Pourtant, leurs corps semblaient faible et encore en pleine croissance. Seulement, l'homme qu'elles essaient de charmer semblait bien se moquer de leurs ages. Lui, se demandait seulement laquelle des deux il allait bien pouvoir ramener dans son lit. De ses yeux il parcourait les corps frêles des deux jeunes filles et leurs formes déjà bien présentent. Il finit par quitter l'endroit déluré accompagné d' Enjoyce, déjà ivre morte. Alaska regardait les deux autres s'en aller avec une rage si profonde que des larmes lui montèrent aux yeux. Non pas parce qu'elle aimait cet homme mais parce qu'elle avait vu de l'argent s'enfuir; et tout cela à cause d'une sale blonde complètement saoule...

    * Flash back off *

    Alaska fit un place à la jolie blonde pour qu'elle puisse s'assoir à ses côtés. Elle la regarda un peu honteuse à cause des paroles ignobles qu'avait pu dire les quatre autres quelques minutes auparavant. Elle se sentait tellement méchante. Elle n'avait pourtant rien dit mais le simple fait qu'elle soit restée avec des personnes de ce genre la mettait terriblement mal à l'aise. De plus, son ancienne rivale paressait si malheureuse... Finalement elle s'assit. Alaska brisa le silence la première, visiblement, elle avait grand besoin de parler : « Tu connais ces filles, pas vrai ? Logique tu étais assise avec elle »; Enjoyce se redressa brusquement et un frisson la parcourut « Non, je ne les connais pas... Moi même je ne sais pas ce que je faisais avec elle. Je suis terriblement confuse que tu ais entendu leurs paroles. Pff je suis idiote, tu ne dois pas me croire. » Enjoyce baissa la tête. Alaska buvait doucement sa boisson chaude, les yeux baissés vers la table elle aussi. La jeune danseuse n'avait pas imaginé ses retrouvailles avec la jolie brune de cette manière. A vrai dire, elle n'avais pas imaginé retrouver Alaska... Depuis qu'elle s'était quitté il y a trois ans, Enjoyce avait repensé à cette soirée et s'en était terriblement voulue d'être partit avec son client. En plus, elle n'avait même pas couché avec cet homme. Elle lui avait dit de partir quand il avait commencé à la déshabiller. Ce soir là, elle était ivre; elle n'avait pas trouvé d'autre réconfort que l'alcool après avoir condamné son agresseur en prison... Et son acte l'avait hanté pendant des semaines et la hante encore ! Si seulement elle pouvait refaire sa vie. « Tu sais, je ne t'en veux absolument pas pour .. Enfin tu vois quoi ? J'ai juste perdu un client et ça m'a permit de me reposer et de me « recharger ». Bref j'me comprends et maintenant c'est derrière moi. Autant je t'en ais énormément voulu sur le coup, je t'ai détesté, je ne voulais qu'une chose que tu brûle vive, autant maintenant je me rends compte que j'ai eu un comportement horriblement stupide. Mais sur le coup, la seule chose que j'ai vu, c'est que de l'argent partait et que je pourrais avoir moins de dose. » Alaska venait de lui déballer le poids qu'elle avait dans la gorge depuis qu'elles se parlaient. Enjoyce aurait du faire le premier pas mais comme toujours, le courage manqua. « Alaska, je ne veux plus qu'on repense à cette soirée. Nous avions 16 ans et j'étais ivre morte. Je ne savais pas ce que je faisais... Et puis tu sais, je n'ai pas couché avec lui. Mais je tiens à m'excuser tout de même. Aujourd'hui on a 19 ans et il faut qu'on passe à autre chose. Tout ça c'est finit, d'accord ? » Fit-elle en prenant les mains d'Alaska. Toutes deux avaient les larmes aux yeux. Comme pour tourner la page, pour éviter que les larmes coulent, Enjoyce se leva et alla chercher d'autre boisson. Quand elle revint, elle prit Alaska dans ses bras, comme si elles s'étaient toujours connues. Elles avaient besoin d'amour, de réconfort et de parler avec quelqu'un qui les comprennent. Finalement, elles ne sont pas si différentes que ça !

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MessageSujet: Re: Le temps passe. Ah, si on pouvait le regarder passer. Mais hélas, on passe avec lui. || {Enjoyce.   Mar 1 Mar - 13:35





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    Elle c'était installée à côté de moi, et un faible sourire avait éclairée mon visage. Qui aurait pu croire qu'un jour je me serais assise à côté d'elle dans un bar, sans chercher à l'étriper vivante. Je soupirais en lui demandant si elle connaissait ses filles. Aussitôt que la question franchit mes lèvres je la trouvais stupide. Si elle était avec elle c'est qu'elle les connaissait forcément. Pourtant sa réponse me surprit énormément. Je passais ma main sur son dos, et serrais son épaule. Bien sûre que je la croyais. Pourquoi est-ce qu'elle m'aurait menti sur ça ? Elle savait ce que j'avais traversé et indirectement, j'avais confiance en elle.

    Alaska Je te crois Enjy. J'vois pas pourquoi tu me mentirais. Et puis tu avais pas l'air super à l'aise avec elle, donc je te crois.

    Je ne sais pas si j'étais sincère ou non. En fait, je ne savais plus rien, je constatais et je vivais simplement sans plus me soucier des autres et de leurs regards. À présent c'était chacun sa merde et on se démerde comme on peut. On se tire vers le haut ou vers le bas, comme on veut quand on peut. Je vivais au jour le jour depuis mes dix ans, alors j'étais plus à ça prêt. Est-ce qu'un jour j'allais changé ? Est-ce qu'une fois dans ma vie, je pourrais aimé et être aimé en retour ? Oui, non, peut-être ? C'était peut-être la seule chose à laquelle je tenais dans ce monde. Trouver quelqu'un qui me donnera ce bonheur que j'ai perdu trop tôt. Quelqu'un qui m'apprendra à aimer et à recevoir de l'amour en retour. Je soupirais et m'excusais auprès d'Enjoyce pour mon comportement d'antan. J'avais étais tellement stupide et la seule chose que j'avais vu, c'était l'argent qui partait, la drogue qui serait pas prise. Au moins, j'avais pus boire et me reshooter un peu. Je secouais la tête à ce qu'elle me disait, les larmes aux yeux. J'avais besoin de faire la paix avec mon passé et elle seule pourra m'aider à le faire. Elle prit mes mains dans les siennes et je les serrais en retour, tremblante. C'était derrière nous, c'était notre passé et je devais arriver à m'en sortir.

    Alaska Je sais Enjoyce. J'étais pas dans un état très sobre non plus. J'avais pas mal d'alcool et de drogues dans l'sang et j'ai besoin de faire la paix avec ça, de tourner la page et de me relever pour avancer. Mais il faut que tu m'aides parce que seule je pourrais jamais y arriver. Tu es la seule à m'avoir connu à cette époque et j'ai besoin de toi, plus que de n'importe qui.

    Je séchais mes larmes et elle se leva pour prendre des verres, comme pour tourner la page et pour avancer. Pour tout recommencer à nouveau, encore une fois. Se relever, se réveiller et se dire que la vie est ce qu'il y a de mieux. Se dire que quelque part il y a quelqu'un qui m'aimera et que je pourrais m'appuyer sur cette personne pour définitivement clore ce chapitre là. Quand Enjoyce revient, elle déposa les verres sur la table et me prit dans ses bras. J'enfonçais ma tête dans son épaule, pas sûre de pouvoir retenir les larmes qui menaçaient de couler. J'avais juste de ça. On était était pas tellement différente toutes les deux. On était juste deux filles complètement paumées et perdus qui avaient besoin d'un peu d'amour, de réconfort et surtout d'une personne qui comprenne sans mots. Je serrais ma prise sur elle, comme si ma vie dépendait entièrement de sa présence. Et quelque part, c'était le cas. De violents sanglots sortirent de ma poitrine et je commençais à pleurer. Je tremblais, mon cœur se serrait à m'en faire mal. J'étais en train d'étouffer mais je m'en foutais. La seule chose qui importait était la présence de la jolie blonde avec moi. J'étais perdue, seule et sans repère. Définitivement. Je repris une respiration normale au bout de longue minutes, mes larmes coulaient toujours mais seules. Elles n'avaient pas besoin d'aide pour trouver leurs chemins et elle sortaient comme si c'était normal. Comme si tout ça était ma vie. Souffrance, douleur, peine. Je me reculais à peine et posais simplement ma tête sur son épaule, ma respiration complètement hachée.

    Alaska J'arriverais jamais à tourner la page sur ça. Je peux pas oublier, Enjoyce. J'essaye mais je n'y arrive pas. Je vois une psy, mais ça ne sert à rien. Je lui parle de tout ça, mais ça ne m'allège pas. Je lui explique ce que j'ai enduré, ce que j'ai ressenti pendant trois ans et ça ne change rien, j'ai toujours aussi mal. ÇA FAIT MAL BORDEL !

    Je me relevais d'un coup et donnais un coup de poing dans la table. Les verres se renversèrent et le liquide coula, lentement, arrêtant sa course au sol. J'avais envie d'hurler et de frapper tous ces gens qui me regardaient comme si j'avais une troisième tête. Je leur lançais un regard noir, remplis de haine, chargé de larmes. Leurs pitié et leurs regards surpris je n'en avais rien à foutre. J'essayais de me relever, mais mes jambes ne me tenaient plus. Je tombais au sol, mon corps le heurtant dans un grand fracas. Je ramenais mes genoux contre ma poitrine et recommençais à pleurer silencieuse. En position fœtale, protégée du monde, de la douleur, de la peine. De la souffrance.

    Alaska J'ai mal, Enjoyce … tellement mal …

    Ma vois n'était qu'un pauvre murmure, une plainte étouffée dans un monde de chaos. Je sais que j'étais en train de devenir hystérique, mais je m'en foutais. Rien n'avait d'importance pour moi. Je ne sentais plus rien. Ni le chaud, ni le froid. Ni le feu, ni la glace. Ni le vent, ni l'eau. J'étais dans un état pitoyable, ma vie n'était plus rien qu'un ensemble de cendres partis en fumés. Je me relevais aussi vite que mon état me le permettait et me dirigeait en courant vers la porte. Personne ne comprenait mon changement de comportement. Moi non plus. Je ne comprenais même plus ma propre vie. Un nouveau sanglot déchira ma poitrine et je dus m'arrêter pour respirer. Même ça j'étais incapable de le faire convenable.

    Spoiler:
     
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MessageSujet: Re: Le temps passe. Ah, si on pouvait le regarder passer. Mais hélas, on passe avec lui. || {Enjoyce.   

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Le temps passe. Ah, si on pouvait le regarder passer. Mais hélas, on passe avec lui. || {Enjoyce.

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