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 Just tonight I will stay And we'll throw it all away ♦ NEVAEH

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MessageSujet: Just tonight I will stay And we'll throw it all away ♦ NEVAEH    Sam 25 Déc - 2:51


Nevaeh Ella OXBURRY

Feat Ashley Greene





© Lipstick b*tch

« Je cherche dans un regard cette petite étincelle. Celle qui me redonnera la vie. Celle qui fera brûler mon âme hostile. Lui, il l’avait.»



© Kim mai

Parce qu’on ne choisit pas son prénom. Nevaeh, à chaque fois, je remercie papa et maman quand on me dit « il est étrange ton prénom »… Alors je répond « non, original ! ». Car oui, ça change de Mary, Elizabeth ou même Jenny. Ne me demandez pas d’où il vient, mes parents eux même ne pourront vous répondre. Ca leur a plu, une bête recherche sur internet et ça y est, les références stupides sont tombés alors ils m’ont baptisé ainsi. Ella… Ca vient de ma Grand-mère paternelle, qui s’appelait ainsi. Elle est morte la veille de ma naissance, c’était donc un moyen de lui rendre hommage. Ca fait flipper quand on me dit : « De cette manière, elle revit un peu à travers toi… ». Arrête, psychopathe va ! Je suis toute seule dans ma tête et dans mon corps ! Ce n’est qu’un prénom hein. Bref, assez parlé de ça.
Je suis d’origine irlandaise, et d’ailleurs, mon accent en dit long sur ma provenance. Née dans les grandes contrées vertes, ne croyez pas pour autant que j’ai fait le remake de la petite maison dans la prairie, non. Mon père était à la tête d’une grande multinationale et il préférait la diriger au vert, comme il le disait si bien. Je suis fille unique. J’avais une petite sœur, née avec une malformation cardiaque. Elle est décédée à l’âge de 4 ans, n’ayant pas eu de greffe à temps. Ma mère, quand à elle, gère l’entreprise de mon père depuis l’Angleterre. Ils sont divorcés depuis la mort de Fausthine, ma petite sœur mais restaientt en bon terme. J’ai vécu avec mon père pendant un moment, jusqu’à mes 15 ans à dire vrai, puis je suis allé dans un lycée privée pour ville à Londres, auprès de ma mère. J’aimais mes parents, j’aimais mon père. Mais il est mort, tué dans un casse dans une banque… C’est pour ça que je suis allé vivre chez elle. Mais on s’entendait pas vraiment, ce n’était pas une véritable mère pour moi…
J’ai prit de mauvaises habitudes, en 21 ans. Je fume, des cigarettes assez dure en plus de ça. Parfois des lights, mais c’est bien plus rares. J’ai besoin de ma cigarette du midi, tout comme de mon café moka la matin sinon ça ne va pas, je suis de mauvaise humeur. Hyperactive de naissance, j’ai un traitement pour régler ce problème, même si à mes yeux, ce n’en est pas un. Oui, je dormirais peu, et j’épuise surtout les autres –moi aussi, j’avoue- mais bon, c’est un rythme à prendre… Même si la vie est plus simple que je prend ces foutues cachets, que je combien avec des anti anxiolytiques (prozac, la pilule du bonheur, vous connaissez je suppose ?). Il faut savoir aussi que je suis aquaphobe, je ne sais pas nager, et j’ai une peur bleue de l’océan… Pitoyable, je sais. Bref. Je pense en avoir assez dit sur moi comme ça hein.



Oh, miroir, mon beau miroir...


© lipstick b*tch

Autant dire que personnellement, je me trouve facile à vivre. Alors oui, je ne supporte pas quand c’est mal rangé, je n’aime pas qu’on me tienne tête et encore moins qu’on essaye de me contredire quand je sais avoir raison. J’ai mes défauts, comme tout le monde sur cette Terre. La différence est que moi, je m’accepte et que je ne le nie pas. J’ai un caractère de chien, je râle parfois, même si c’était souvent justifié. Je suis franche, parfois je manque de tact. Je parle sans me soucier au départ de ce que peut ressentir la personne en face de moi. Je n’étais pas comme ça avant. J’étais plus… « humaine ». Mais il est parti, et à mes 21 ans, j’ai du reprendre la boite de mon père. 3 évènements qui m’ont forgé le caractère et qui m’a apprit à ne pas me laisser faire par les autres, que fragilité n’était pas une bonne chose. Alors je garde pour moi mes ressentiments, mes angoisses, mes peurs et mes craintes qui remontent à l’enfance maintenant : la peur de l’abandon. Et encore maintenant, je la ressens, elle est là, me grattant la peau, me démontrant que tout le monde part un jour… Alors pourquoi s’attacher ?
Ce qui m’entourent sont ceux qui ont ma confiance, ou qui ont subi ma maladresse quotidienne. Ben oui, il m’arrive de faire des catastrophes en tout genre, il m’arrive même de tomber alors que je suis juste en train de marcher dans la rue… Une calamité, oui. Mais malgré tout ces mauvais côtés, je suis une personne ouverte pour ceux que j’aime, à l’écoute. Et même parfois, je m’assis à côté d’un SDF, lui offre un café et un peu de mon temps, pour discuter… Parce que ça fait du bien de parler parfois. Je sais m’amuser, je sais me défouler, mais je suis surtout sportive. Pratiquant la boxe depuis que j’ai 15 ans, j’extériorise de cette manière. D’ailleurs, il m’arrive d’être parfois un peu brusque, violente. D’un tempérament impulsif par moment, un coup peut partir dans une dispute, ou une assiette qui s’éclate contre un mur… Hm. Je passe pour une dangereuse psychopathe là. Mais c’est tellement plus simple de se trouver des défauts que des qualités.




C'est l'endroit idéal pour draguer...


© lipstick b*tch

Mon physique… Je ne suis pas des plus objectives pour en parler, à dire vrai. 165 centimètres pour 49 kilos, je me sens plutôt bien dans ma peau. Certains me disent trop maigres, mais je m’en fiche. De toute manière, je mange équilibré –ou presque- et si je ne grossis pas, c’est que mère nature ne le veut pas. Niveau capillaire… Mes cheveux poussent à une telle vitesse que je les coupe tous les trois mois. Je les ai souvent longs, parfois coupé aux épaules mais c’est bien plus rare. Les cheveux sont pour moi l’essence de la féminité. D’une couleur châtains naturellement, mèches blondes, voire rousses par moment font varier mes cheveux selon mon humeur. Mes yeux n’ont rien de bien exceptionnels : marrons. Beurk. Avant, j’avais un style de garçon manqué. Baggy, survêtement, top, c’était mes bibles. Maintenant, je m’habille en tailleur pour le travail, ou en robe taillé et souvent signé par des grands couturiers, et dans la vie de tous les jours, ça reste assez féminin avec jean, chemise, blazer, j’aime m’habiller à la mode, mais surtout, j’aime être bien dans ce que je porte. Après tout, on s’en fiche, tant que je me balade pas à poil non ? En revanche, je ne suis pas très bling bling. Les bijoux, je suis assez sobre, et soft car je préfère être classe plutôt que tape à l’œil. Chacun sa façon de voir après. Bref… J’aime pas cette partie, alors je vais arrêter là, car je raconte que de la merde… !












Bienvenue dans la réalité !

Quel est ton nom / pseudo ? Loly
Quel âge as-tu ? 19 Y.O
Comment as-tu découvert Remember that day ? J’y étais avant sous Sienna ^^ & je l'ai connu par Dray pub (:
Que penses-tu du design ? Magnifique !
Sur une échelle de un à dix, donne nous ta disponibilité s'il te plaît pour la semaine 5/10
Ton personnage est-il issu d'un scénario du forum ? Non
A quel groupe appartiens tu? Cœurs brisés
Quel est le code du règlement ? Nickel by Joyce
Peut-on avoir un exemple de tes RPs ?
Spoiler:
 
Une dernière chose à nous dire ? Je suis de retour, pour vous jouer un mauvais tour ! *sort*

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MessageSujet: Re: Just tonight I will stay And we'll throw it all away ♦ NEVAEH    Sam 25 Déc - 2:51


Je veux l'amour, la joie, la bonne humeur...



Assise sur le lit, à côté de lui, je surveillais sa poitrine qui se soulevait doucement. Ses paupières closes, je pouvais voir ses yeux bouger légèrement dessous, il devait rêver. Les murs blancs. Les draps blanc. La commode blanche. Terne. Froid. L’ambiance était glaciale. Le silence morbide. Les seuls bruits que j’entendais étaient ceux de la machine à côté du pieu et mon cœur qui battait fortement dans ma poitrine. Ses doigts glissés entre les miens. La chaleur de sa peau contre la mienne. Je ne pus m’empêcher de poser ma main refroidie par l’absence de radiateur sur sa joue blafarde et mal rasé. Un sourire se dessina sur son visage. Sans le vouloir, je l’avais réveillé. Il posa ses yeux clairs sur moi, et porta ses lèvres sur ma main avant de dire : « Hey miss Oxburry… Smile please… ». Il imitait souvent mon accent irlandais bien trop prononcé à son goût pour me taquiner, et à chaque fois, il réussissait à me décrocher un sourire. Et à chaque fois, intérieurement, une lame déchirait mon cœur.

Sourire pour mieux accueillir la mort.

Voilà ce qu’il me répétait souvent. Il ne voulait pas qu’on pleure sur son sort. Alors je le faisais seule, quand je me retrouvais aux toilettes, ou encore à la machine à café, quand mes sombres pensées arrivaient à vaincre ma fierté et ma volonté. Comment combattre l’inconnu ? On ne peut pas. On ne peut plus. Les médecins sont-ils Dieu ? Je priais. Tous les jours, je priais et remettais la vie de mon petit ami entre ses mains. S’il nous regardait réellement de là-haut, il verrait que des gens ont besoin de lui. Qu’il a encore toute la vie devant lui. Je me demandais parfois si j’aurais droit à une seconde chance le jour où je passerais en jugement –en admettant qu’on soit vraiment jugé de nos actes. Je n’avais jamais fait souffrir autrui. Depuis gosse, je n’avais jamais posé de problème à personne. Toujours dans l’espoir que ma mère me regarde, j’excellais dans tous les domaines possibles. Je faisais de la danse, comme toutes les petites filles de mon âge, j’avais de bonnes notes, et je faisais bien mes devoirs. Mais ma mère, elle ne pensait qu’à son travail, elle ne s’occupait pas de moi. Elle ne venait pas à mes galas de danse. Et mon père me répétait toujours : « Maman t’aime Petite Pomme, mais elle doit faire tourner le monde… ». Je vénérais ma mère, je l’idolâtrais même. J’avais l’idylle espoir qu’un jour, je serais aussi belle, aussi intelligente et forte qu’elle. J’espérais qu’un jour elle poserait son regard sur moi et qu’elle me dirait, tout simplement : « je t’aime ma fille, je suis fière de toi ». Mais ça n’arrivera jamais. J’avais 8 ans quand Fausthine est venue au monde. Née avec une malformation cardiaque, elle devait avoir une greffe de cœur dans les prochains mois. Je devins transparente aux yeux de ma mère, assez grande pour me débrouiller. De plus hyperactive, Je l’agaçais plus qu’autre chose. J’en venais à détester celle qui volait le peu d’intérêt que ma mère me confiait. Et quand un jour, j’ai ramené une mauvaise note, J’ai eut droit au regard déçu de ma mère qui me lança : « Même à l’école maintenant, tu n’assures plus ? Qu’est-ce qu’on va faire de toi… ? Incapable. » et elle partit. Encore maintenant, ses paroles cisaillent ma poitrine de leur violence pour la petite fille que j’étais. Fausthine avait réussi à donner cette lueur dans les yeux de ma mère, cette lueur d’intérêt, de protection, et d’amour. Mais papa Oxburry donnait de l’amour pour deux, il me chérissait, m’emmenait en balade à cheval, m’accompagnait à la danse, me faisait faire des séances de shopping, j’étais sa fille. Il ne négligeait pas pour autant Fausthine, mais la sur-protection que lui donnait sa mère l’étouffait lui aussi et l’empêchait d’aimer réellement cette enfant. Mais la petite dernière décéda 4 ans après sa naissance. J’avais douze ans quand j’enterrai ma sœur. A partir de ce jour, tout changea. Ma mère partit pour l’Angleterre, son pays natal, où elle dirigea la société de stylisme et s’occupait des relations internationales. Mon père lui restait en Irlande avec moi, ayant ma garde. Et le divorce fût prononcé. Et ma mère me parut encore plus inaccessible. Pourquoi me laissait-elle? M'aimait-elle, ne serait-ce qu'un peu au fond d'elle? Je ne pouvais donner de réponse à cette question à douze ans, bien trop jeune, bien trop ancré dans mon monde fantasmagorique d'enfant.

J'ai appris. La vie est faite de chemins imprévus, et douloureux.

Parce que trois ans après, c’était lui qui trouva la mort. Alors qu’il portait un chèque à la banque pour un ami à lui, papa se trouva au mauvais endroit, au mauvais moment. Moi, j’étais dans les coulisses pour mon gala de danse annuel. Je regardais ma montre, je râlais. Il n’allait tout de même pas arriver en retard ! Tout ça pour rendre service ! Je bouillonnais intérieurement, surtout quand mon professeur me fit signe de monter sur scène. C’était de la danse contemporaine, mélangé de classique et de moderne. Un style que j’adorais car ça sortait du commun. A la fin du spectacle, je ne le voyais toujours pas. Sa place au premier rang était vide. J’ai enlevé mon costume, furax, et je suis sortie des coulisses tout en pianotant fortement sur mon clavier. Un sms à ma meilleure amie qui donnait : « Putain ! Il est pas venu mon vieux ! Je suis trop dég. Avant ma mère, maintenant lui. Je les déteste. ». Et j’ai regretté d’avoir écrit ces quelques mots, surtout quand mon professeur m’a appelé, l’air choqué et perdu, après avoir parlé à trois policiers…



Je ne savais pas pourquoi j’avais ses sombres images de mon passé. Errant dans les couloirs de l’hôpital comme chat abandonné dans les rues de Londres, je ne savais où aller. Je ne savais quoi faire. Jayden était endormi, et je ne voulais pas le réveiller de nouveau. Un moka en main, je finis par m’assoir sur une des chaises au milieu du couloir vide de monde. Il n’y avait personne à cette heure… La nuit porte conseil, parait-il. Et bien moi, la nuit, je réfléchissais, peut être trop. Et je repartais dans ma nostalgie, dans mes souvenirs douloureux. Mon père était mort, oui. Et autant dire que tout mon monde s’écroulait. J’ai passé la fin de mon été à Londres, avec ma mère, et j’ai vécu avec elle. Lycée privée pour filles, autant dire que ça ne m’enchantait pas du tout. Surtout leurs uniformes à deux balles. Mon père avait prit soin de rédiger un testament, comme tout homme de pouvoir, il prévoyait. Sa boite de stylisme, c’était mon héritage. Le mien. Je serais à la tête de cette entreprise à mes 21 ans. L’âge mûr, selon lui. C’est ma mère qui en prit la direction pour le moment. Moi, je devais tout d’abord passer mon diplôme. Je détestais ma vie. Je la haïssais. Seule dans cet appartement londonien, j’avais le mal du pays. Mes plaines irlandaises, la fraicheur salée et enivrante du matin me manquaient. Mais je l’ai vu. Lui. Et il a changé ma vie. Même si au début, ce n’était pas ça du tout. Jayden Daniel. J’avais 17 ans quand je l’ai vu, sortant de son lycée en face du mien. Comment on s’est connu ? Rien de plus simple…

« TAXIIII !! » Je courrais du mieux que je pouvais avec ses fichues talons et je montais dans le taxi, quand la porte de l’autre côté s’ouvrit. Un jeune homme, grand, brun, les yeux d’un bleu intense, s’installa à ma gauche. Je le fusillais du regard avant de dire : « Hey ! C’est mon taxi ! » . Il leva un sourcil en me regardant avec un sourire avant de dire : « Hm… Dommage, faut que tu partages. » . Cet air hautain… J’avais envie de le baffer ! C’était mon premier jour en dernière année de lycée, et ça commençait à merveille… Coïncidence. Il habitait à côté de chez moi. Nouveau, il venait d’emménager à Londres. Au début, on ne pouvait pas se supporter. Mais tous les jours, on prenait le même taxi. Tous les jours, on se disputait, se chamaillait, se taquinait, de vrais gosses. Et un jour, c’était le 13 avril exactement, il m’a regardé avec un petit sourire provocateur avant de lancer : « Je suis sûre que tu es encore pucelle. » Je l’ai dévisagé avant de répondre sur un ton supérieur : « Saches jeune homme, que ton cas n’est pas une généralité ! » Son rire cristallin, qui me soulevait le cœur et me décrochait à chaque fois un petit sourire. Il a posé sa main sur ma cuisse, planté son regard dans le mien avant de s’approcher de mon oreille pour murmurer : « Prouve le… » . Un frisson, l’impression de m’envoler, de vivre. Son souffle près de ma peau me faisait vibrer comme des doigts sur les cordes d’une guitare, comme une note de musique dans l’air. Un baiser, entre passion et fougue, des escaliers montés difficilement, à tâtons. Des regards qui se croisent entre deux baisers, des lèvres qui se frôlent. Des soupirs qui s’entremêlent. Deux corps qui s’unissent dans un lit, libérant une tension qui se propageait depuis des mois.


Parce que l’amour et la haine ne sont qu’à un pas.


C’est ainsi que Jayden et moi, nous nous sommes mit ensemble. J’avais l’impression d’être une de ses princesses dans les dessins animés, qui ont une vie compliquée, difficile, et qui finissent par voir la main de leur prince. Il la sauve, et c’est un Happy End. Je croyais à notre happy End. Fortement. Aisément. L’amour était notre berceau, la passion notre bible, la confiance notre tissage. Il coulait en moi comme un poison douloureux, mais doux à la fois. Jayden me faisait vivre, sourire. Il m’avait fait comprendre que j’étais moi. Et non pas l’ombre floue de ma mère. Qu’elle n’était pas exceptionnelle. Mais que moi, je l’étais pour lui. On se comprenait. On s’aimait. Deux êtres miroirs qui se reflétait l’un l’autre et qui étaient indissociables. J’aimais cette image de nous. J’étais totalement aveuglé par son amour et coupé de toute réalité. Tous deux étudiants à Oxford, on était sur notre petit nuage. On partageait un studio dans une cité étudiante, on vivait d’amour et d’eau fraiche, si je puis dire. J’avais 20 ans quand ma vie bascula de nouveau. C’était un soir d’hiver, noël approchait à grand pas et j’étais dans ma salle de bain, en petite culotte et tee-shirt trop grand pour moi. Les cent pas. Voilà ce que je faisais, tout en regardant furtivement un petit bâtonnet posé sur le lavabo. Les secondes passaient, puis les deux minutes, et j’ai saisi le test : Deux petites barres rouges. Fébrile, j’ai saisi la notice pour vérifier : Enceinte. Les yeux écarquillés, ne sachant trop comment réagir, j’ai alors entendu la porte d’entrée se refermer : « Dude ? C’est moi mon Cœur… » « J’arrive ! » Avais-je crié, affolé. Je devais lui dire, mais je ne savais pas trop comment m’y prendre. Mettant le tout dans la poubelle, je me suis dirigé vers lui. Et je me souviendrais de cette scène certainement jusqu’à la fin de ma vie… Il a posé ses yeux bleus sur moi et a esquissé un petit sourire. Il a passé ses bras autour de moi. Je sentais que quelque chose n’allait pas. Je le voyais dans son regard. Et il perdit son sourire, j’ai même vu ses yeux s’humidifier légèrement avant de dire, la voix perceptiblement tremblante :


« Nevaeh… J’ai une leucémie… »



L’impression de suffoquer. Qu’une partie de moi venait de mourir en même temps que le son de sa phrase s’évanouissait dans l’air. Ma gorge se nouait, mes jambes tremblaient, ma voix ne sortait pas. Voilà pourquoi ces derniers temps, Jayden avait des vertiges, des poussées de fièvre, des faiblesses physiques… Il était malade. Le verdict était tombé, il y a cinq mois, peu avant Noël… Fixant le mur en face de moi, où se trouvait une de ses nombreuses campagnes contre le sida, je n’arrivais pas à m’enlever de la tête cette phrase, ce mot. Leucémie… Les médecins ont souligné par la suite que c’était ce qu’ils appelaient une leucémie foudroyante. Il ne lui restait plus beaucoup de temps… Le lendemain de cette nouvelle, j’ai avorté, sans lui dire. J’ai encore du mal à l’accepter, d’avoir tué ce petit être de sept semaines, qui vivait déjà, mais c’était mieux comme ça. Certains diraient que j’ai fait une erreur, que j’ai tué la dernière chose qui me resterait de lui. Non. J’aurais détesté cet enfant. Cette partie de Jayden qui se reflèterait en ses gènes, que je verrais dans ses yeux, et que je n’aurais plus… Je devais me faire à cette idée… Il allait partir.

Assise sur la chaise à côté de lui, sa main dans la mienne, mes larmes coulaient doucement sur mes joues. En murmure, je priais, comme si la foi pouvait encore me servir. Il était blanchâtre, des hématomes visibles trop facilement sur ses bras, il transpirait, respirait plus tout seul, je sentais une simple pression de sa main dans la mienne, puis plus rien, et le monitoring qui faisait ce bruit sourd. Tellement sourd qu’il court-circuite votre cerveau quelques fractions de secondes. L’impression que tout s’arrête. Que mon cœur s’arrête. « Non… Bébé non, me fais pas ça, s’te plait reste. JAYDEEEN!! » . J’entendais le médecin entrer, les infirmières. Des ordres, des bras qui m’ont saisi. Non, je ne voulais pas sortir ! Je voulais rester avec lui, ne jamais le quitter ! C’était ma moitié, l’homme qui me faisait respirer. Il coulait en moi, et je vivais par lui. « Chargez à 100 » Un coup, le corps qui se soulève légèrement. Tremblante, vacillante, je ne savais pas comment j’arrivais à tenir debout. « Chargez à 150 ! » Mes yeux embués de larmes, j’essayais même pas de me dégager des bras qui me tenait. C’était …, son meilleur ami. Le fidèle grand ami de Jayden. « 200 ! Allez Jayden, allez… » Les minutes qui s’écoulaient, et ma respiration se coupait. J’arrivais plus à respirer. J’arrivais plus à rien faire, à part regarder le corps inerte de l’homme que j’aimais. L’impression que cette partie vivante en moi qui lui appartenait m’avait quitté à tout jamais.

« Heure du décès, 22h48… Je suis désolé… »



Seulement ce soir, je resterai,
Puis nous allons prendre des voies différentes...



A l’heure où je vous parle, où vous me lisez, Jayden est mort. Je ne vais pas vous mentir, je n’ai pas réussi à m’en remettre. Voilà maintenant huit mois qu’il est enterré dans le cimetière londonien. Je ne pleure plus sa mort. Je l’ai accepté. Je me suis renfermé comme une huitre conserve sa perle. Cette perle, c’est son souvenir, son amour. Je n’arrive pas encore à me dégager de ses bras, je les sens parfois, autour de moi. Ses mains posées sur mes hanches, dans notre studio, au petit matin… La vie est difficile. Mais c’est comme ça. J’ai reprit la société de mon père à mes 21 ans, comme le convenait le testament. Après avoir validé ma licence en économie avec une option stylisme. Non. Je ne marchais plus dans les traces de ma mère, je la commandais. Je comptais faire revivre mon père et mon petit ami à travers moi. Réussir. Être ce que je suis, qui je suis. Et assumer mes choix et mes envies. Alors j’ai étendue la boite, et me voilà a Bueno Aires depuis quelques semaines. Continuer. Avancer. Ne pas vivre dans le passé. Mon objectif?


Je n’en ai pas. Je vis la journée qu’on me dit de vivre. Comme un chat errant sans point d’attache.


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MessageSujet: Re: Just tonight I will stay And we'll throw it all away ♦ NEVAEH    Sam 25 Déc - 3:52

Re bienvenue ma belle love
haan j'aime j'aime ton titre
pis Ashley please

bonne chance pour ta fiche & si jamais tu as un problème, n'hésites pas, tu connais la chanson Razz

______________________


(c) PRETTY YOUNG THING & Morphine.

forever young
si tu as peur du sommeil et que passe le temps, si tu aimes l'automne vermeille, merveille rouge sang, si tu as peur de la foule mais supporte les gens, si tes idéaux s'écroulent le soir de tes 20 ans. mais si tout ne se déroule jamais comme dans tes plans, si tu n'es qu'une pierre qui roule, roule mon enfant.
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MessageSujet: Re: Just tonight I will stay And we'll throw it all away ♦ NEVAEH    Sam 25 Déc - 3:54

Merci youpii

Et oui, je pense trouver le chemin en cas de soucis (a)
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→ J'AIME : Etre tranquille chez moi à écouter de la musique; sentir le parfum des fleurs; photographier les petites choses de la vie; écrire sur mon corps; me promener tôt le matin; regarder le bleu du ciel et fumer une cigarette.
→ J'AIME PAS : La joie de vivre; manger; qu'on me parle, la mer.



MessageSujet: Re: Just tonight I will stay And we'll throw it all away ♦ NEVAEH    Sam 25 Déc - 4:35

RE BIENVENUE BABE coeur coeur
Hannnnn, ton prénom, je suis en surkiff *_*

Merci d'être revenue, j'ai hâte de lire ta nouvelle histoire ♥️

______________________



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Dans ma tête, je n'entends rien; dans mon corps, je ne sens rien; dans ma bouche, je n'ai le gout de rien; dans ma vie, il n'y a rien. Mais dans mes yeux, vous percevez toutes ces choses. Toutes ses choses qui sont traduites dans une seule et même partie de mon corps et c'est ça qui fait que aujourd'hui, j'existe encore.
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MessageSujet: Re: Just tonight I will stay And we'll throw it all away ♦ NEVAEH    Sam 25 Déc - 4:40

Thnx Honey tourne

Et l'histoire, elle est déjà fraiche dans ma tête, mais je fais d'abord tout les trucs avant x) Mais bientôt là, bientôt :p
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MessageSujet: Re: Just tonight I will stay And we'll throw it all away ♦ NEVAEH    Sam 25 Déc - 4:55

Bienvenue.

Ashley, très très très bon choix, love
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MessageSujet: Re: Just tonight I will stay And we'll throw it all away ♦ NEVAEH    Sam 25 Déc - 4:58

Merci coeur
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MessageSujet: Re: Just tonight I will stay And we'll throw it all away ♦ NEVAEH    Sam 25 Déc - 9:10

Re bienvenue Very Happy
Et puis ASHLEY quoi youpii yess coeur
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MessageSujet: Re: Just tonight I will stay And we'll throw it all away ♦ NEVAEH    Sam 25 Déc - 9:11

Hey hey, merci yess
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MessageSujet: Re: Just tonight I will stay And we'll throw it all away ♦ NEVAEH    Sam 25 Déc - 10:39

Désolé du DP mais je pense avoir fini What a Face
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MessageSujet: Re: Just tonight I will stay And we'll throw it all away ♦ NEVAEH    Sam 25 Déc - 23:52

Je m'en occupe Wink

______________________



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Dans ma tête, je n'entends rien; dans mon corps, je ne sens rien; dans ma bouche, je n'ai le gout de rien; dans ma vie, il n'y a rien. Mais dans mes yeux, vous percevez toutes ces choses. Toutes ses choses qui sont traduites dans une seule et même partie de mon corps et c'est ça qui fait que aujourd'hui, j'existe encore.
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MessageSujet: Re: Just tonight I will stay And we'll throw it all away ♦ NEVAEH    Dim 26 Déc - 0:14

D'accord merci youpii
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→ J'AIME : Etre tranquille chez moi à écouter de la musique; sentir le parfum des fleurs; photographier les petites choses de la vie; écrire sur mon corps; me promener tôt le matin; regarder le bleu du ciel et fumer une cigarette.
→ J'AIME PAS : La joie de vivre; manger; qu'on me parle, la mer.



MessageSujet: Re: Just tonight I will stay And we'll throw it all away ♦ NEVAEH    Dim 26 Déc - 0:16

Je viens de finir ma lecture et j'ai vraiment adoré ton nouveau personnage ♥️
Je te valide sans plus attendre ma belle !! Bon, tu connais le chemin après hein ? Wink
HAVE FUN BABE coeur coeur

______________________



I need help, I need someone
Dans ma tête, je n'entends rien; dans mon corps, je ne sens rien; dans ma bouche, je n'ai le gout de rien; dans ma vie, il n'y a rien. Mais dans mes yeux, vous percevez toutes ces choses. Toutes ses choses qui sont traduites dans une seule et même partie de mon corps et c'est ça qui fait que aujourd'hui, j'existe encore.
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MessageSujet: Re: Just tonight I will stay And we'll throw it all away ♦ NEVAEH    Dim 26 Déc - 0:18

Mercii pom-pom
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→ NOMS COMPLETS : Charlie, Elwynn Reckless
→ SITUATION : En couple, ou célibataire. C'est complexe.
→ PAPIERS : 1831
→ BOULOT : Fleuriste, anciennement, Avocate au barreau de Buenos Aires.
→ J'AIME : Ma famille, le piano, le chant ...
→ J'AIME PAS : La vie, l'injustice, le terrorisme, ...



MessageSujet: Re: Just tonight I will stay And we'll throw it all away ♦ NEVAEH    Dim 26 Déc - 0:18

Re-Bienvenue !!! Very Happy

Anh, ton histoire elle est juste wahou quoi !!! love
En plus t'as choisis Ashley !! coeur
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MessageSujet: Re: Just tonight I will stay And we'll throw it all away ♦ NEVAEH    Dim 26 Déc - 0:19

Merci beaucoup Charlie coeur
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MessageSujet: Re: Just tonight I will stay And we'll throw it all away ♦ NEVAEH    Dim 26 Déc - 0:21

De rien !!!
Et cette fois ci, tu n'échapperas pas un lien avec moi Razz

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MessageSujet: Re: Just tonight I will stay And we'll throw it all away ♦ NEVAEH    Dim 26 Déc - 0:25

Ho zut je suis dég

Aucun soucis miss What a Face
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MessageSujet: Re: Just tonight I will stay And we'll throw it all away ♦ NEVAEH    Dim 26 Déc - 1:42

Welcome Very Happy
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MessageSujet: Re: Just tonight I will stay And we'll throw it all away ♦ NEVAEH    Dim 26 Déc - 5:32

Misha

Thnx!
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MessageSujet: Re: Just tonight I will stay And we'll throw it all away ♦ NEVAEH    

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Just tonight I will stay And we'll throw it all away ♦ NEVAEH

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