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 Ressemblance et Méprisance | LALASKAAAAAA

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« Aaron S. Hamilton »
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→ NOMS COMPLETS : Aaron Skyler Hamilton
→ SITUATION : Célibataire
→ PAPIERS : 60
→ BOULOT : Travail au Zoo
→ J'AIME : Lire, fumer, ne rien faire, rester trois plombes sous la douche ...
→ J'AIME PAS : Parler avec des gens, faire des rencontres, penser au passé, les singes



MessageSujet: Ressemblance et Méprisance | LALASKAAAAAA   Lun 24 Oct - 9:51




Et si tu t'étais trompée ?
CRÉDIT CSS




EMPLOYEUR : Oh Aaron tu te touches ou quoi ? Il te reste encore les éléphants, les girafes et les tous les fauves à nourrir, alors tu te sors les doigts du cul et plus vite que ça !
AARON : C’est bon, t’emballes pas, ça sera fait.



Ce qu’il peut me taper sur le système celui là. Un jour c’est obliger ça va pêter, il parle trop & surtout pour ne rien dire et ça c’est énervant. Ce mec est une plaie clairement inutile, juste là pour me faire chier. Je me dirige vers l’enclos des pachydermes, ce qu’ils peuvent être gros ! Fin bref je leur donne à manger & les fait rentrer dans les cages pour la nuit. Je réitère les mêmes gestes pour les girafes et les fauves. Tout ça m’aura pris plus de deux heures et il fait nuit maintenant, pas froid et c’est plus qu’agréable. Je retourne aux vestiaires, troque ma tenue d’employé du Zoo pour mon bermuda kaki et un T-shirt col V beige. Ma sacoche en bandoulière et je repars pour mon appart. Le trajet n’est pas long et c’est tant mieux parce qu’il faut que je prenne mon petit bonheur, mon rayon de soleil dans la nuit : ma dose. Mais pas de rail, en général je ne le fais pas tout seul, ce soir c’est pilon !

Une fois dans mon canapé, douche prise, télé allumée, lumière tamisée, je peux enfin rouler tranquillement. Je sors mon petit bonheur de sa boite, et je commence à l’effriter. Je prend mon temps pour savourer l’odeur qui s’en dégage. Je fais attention à ne pas faire de boulettes puis, je lèche une partie de la clope afin de dégager le tabac et de garder une souris. Je mélange et pose dans une feuille. Avec un bout de carton je fais un « toncar » et je roule, parfait, il à la forme d’un cône. Je le porte à ma bouche et je l’allume. La flamme illumine mon visage un instant, mais durant cet instant je suis bien, je ne pense pas à Lily qui me manque atrocement.

Malheureusement les joints ne sont pas éternels et du coup je me mets à bader dans mon canap’. Ca ne va pas, faut que j’aille prendre l’air un peu, ça ne me fera pas de mal. Je prend donc ma sacoche & me met en quête d’un bar sympa, je sais qu’il y en a un à Retiro bien sympa & mon choix s’arrête donc sur ce bar en question.
Je ne met que peux de temps y aller, le métro s’arrêtant pratiquement devant j’y arrive en un quart d’heure. Je pousse la porte et une lumière tamisée s’abat sur moi. La chaleur est suffocante mais elle fait partie du lieu, alors on s’y habitue vite. Je me pose à une table ou il se trouvait déjà une petite bandes de mec. Pas le genre de groupe qui fait suer tout le monde, qui gueule & qui est bourré jusqu’au plus profond, non ceux-là sont calmes, rigolent tranquillement, donc je suis soulagé, ils ne me prendront pas la tête ce soir.

Je commande une bière, une Duff pour changer tient ! Et pendant que j’attend la commande, voici Arnaud qui arrive, heureux comme jamais, même si ce type à toujours la banane. Lorsqu’il aperçoit Aaron, il le hèle et lui fait des grands signes de bras. Arnaud travaille au Zoo avec Aaron et c’est bien l’un des seules personnes que j’apprécie. Il s’assoie à ma table et je sens quelque chose de louche, de très louche même ! J’ai l’impression que l’on m’observe et ce depuis que je suis arrivé mais je ne sais d’où ca vient ….
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MessageSujet: Re: Ressemblance et Méprisance | LALASKAAAAAA   Lun 24 Oct - 11:49


© tumblr;

J'ai un problème avec la logique. Je n'ai jamais compris comment on pouvait dire une chose et son contraire. Jurer qu'on aime quelqu'un et le blesser, avoir un ami et l'oublier, se dire de la même famille et s'ignorer comme des étrangers, affirmer qu'on croit en Dieu et agir comme s'il n'existait pas, se prendre pour un héros quand on se comporte comme un salaud.

La porte de l'appartement claque. Petit appartement en plein Buenos Aires. Affreusement bruyant. Affreusement vide. À côté, ma vie d'avant était un conte de fée. Mon corps glisse contre le panneau de bois et mes fesses touchent le carrelage. Un frisson parcourt mon corps. Ma tête bascule vers l'arrière et mes yeux se ferment. Ils auraient dut avoir deux ans et demi. À quoi est-ce que ma vie aurait ressemblée ? Nevaeh m'aurait-elle embauchée ? Est-ce que j'aurais eu le cran de continuer mes études, tout en m'occupant des bébés ? Et eux ? Comment est-ce qu'ils auraient été ? J'avais appris qu'il y aurait dût y avoir une petite fille et un petit garçon. Un petit lui, et une petite moi. Je réprime un sanglot et mord mon poing. J'avais tout perdu, il y a deux ans. Mon meilleur ami, des enfants qui auraient dût naître, l'amour. Je n'avais jamais eu grand chose, mais là, je n'avais clairement plus rien. Avec difficulté, je me relevais. Mon dos me faisait souffrir depuis l'accident. Rien de bien grave selon les médecins. Ça ne m'handicaperait pas pour la suite. Juste, j'allais souffrir. Putain de voiture. J'étais devenue partiellement sourde ce jour-là. Je n'entendais plus rien du côté gauche. « Vous resterez sourde de ce côté pour le restant de vos jours, mademoiselle Stones. L'opération n'est pas faisable, et ça ne changerait rien. » Les mots du médecin français tournait encore en boucle en tête. Je revoyais encore son visage quand il m'a annoncé la perte des bébés, et ma surdité. Ils avaient eut raison. Tous. Les bébés allaient me tuer. Ils avaient faillit me faire mourir. Si je n'avais pas voulu manger à cette heure-là, si j'étais descendue quelques secondes plus tard, ils seraient là et je ne serais pas sourde. Mais la vie était faite ainsi. Les cartes étaient tombées pour qu'ils meurent. Un mal pour un bien. J'étais trop jeune, à cette époque, pour devenir maman. Je l'étais encore, à n'en pas douter. Je ne voulais même plus retomber amoureuse. Il me faudrait un genre de bouton on/off des sentiments. Il faudrait ça pour des millions de gens.

Les cheveux encore humides, je ressors de ma chambre, habillée pour ce soir. Je n'ai pratiquement rien à faire au bar. Le pratiquement, consistant à pousser la chansonnette, histoire de gagner un petit peu d'argent et d'arrondir les fins de mois. Qu'aurais-je fait si les bébés étaient arrivés ? J'étais vraiment en train de manquer d'argent. Ce que j'avais gagné à Londres, était en train de s'envoler tout doucement dans mes études. L'argent que Adam et Maria m'avaient légué à leurs morts c'était déjà envolé pour payer mes études en France. J'étais en train de me retrouver, doucement mais sûrement, sur la paille. Je laissais un soupir m'échapper et attrapais l'étui de ma guitare. Sans réellement me presser, je descendis vers la rame de métro la plus proche. J'avais un écouteur dans mon oreille droite, l'autre étant simplement passé par-dessus la gauche et je n'entendais rien. Je n'entendais plus les gens qui parlaient autour de moi. Je n'entendais plus les enfants qui criaient. Une larme solitaire roula le long de ma joue et je l'essuyais. Je m'étais jurée que plus jamais une seule larme ne coulerait. Je me raclais la gorge et descendis. Lentement, me faisant bousculer par quelques personnes trop pressées, je remontais vers la lumière, et d'un pas tranquille, je me dirigeais vers le bar, où j'étais sensée jouer ce soir.

Plus tard, dans la soirée, j'avais bouché. Les hommes ont commencé à venir m'importuner en trop grand nombre, et détestant toujours autant ça, j'étais partie. Ma guitare sous le bras, j'avais repris le métro et j'étais allée la déposer à la maison. L'heure qu'il était, je m'en fichais. Je marchais dans les rues, sans but. J'entendais des cris, des voitures qui passaient, des coups de klaxons, mais ils disparaissaient tous rapidement. La vie vivait. Tournant sur ma droite, je poussais les portes d'un bar, que j'avais déjà fréquenté par le passé. Là où j'avais revu Enjoyce. Je me dirigeais vers le bar et après un sourire au serveur, qui devait sûrement commencé à me connaître, et quelques banalités échangées à la va-vite, je commandais une boisson sans alcool. C'était lui qui m'avait servi la première fois que j'avais posé les pieds dans ce bar. Au départ, je m'étais méfiée de lui, comme de n'importe quel autre homme. Puis, il avait sut me calmer et me donner confiance en lui. Alors, j'avais commencé à lui parler et on avait sympathisé, sans jamais aller plus loin. Il avait été le seul à savoir que je partais vivre quelque temps à Paris. Il m'apporta ma boisson et je me retournais vers la salle, scannant la foule des yeux. Au fond de moi, je crois qu'il y avait toujours ce maigre espoir que Thomas revienne en ville. Malgré les deux ans qui étaient passées, malgré ce qu'il m'avait dit, quand il avait su pour ma grossesse, je l'aimais toujours. Je me moquais toujours de ces filles qui disaient aimer l'homme qui leur avait fait du mal. Mais, à présent, je faisais partie de cette catégorie. Sauf qu'à la seule différence, c'est que lui avait faillit me donner deux enfants et que je les avais porté pendant six mois. Malgré que je sois perdue dans mes pensées, et mes souvenirs, mes yeux accrochèrent une chevelure qui ressemblait à la sienne. Je plissais les yeux et fronçais le nez, tout en vidant mon verre. Sur son visage, dans son attitude, je cherchais quelque chose qui me dirait que c'était Thomas. Je vidais mon verre d'une traitre et sautais de mon perchoir. Je m'avançais vers le groupe qu'il avait rejoint, sans jamais le lâcher des yeux. Je contournais la table, me dirigeant vers les toilettes. Merde ! Qu'est-ce qu'il foutait là ? Je poussais précipitamment la porte et m'appuyais derrière celle-ci. Le peu d'alcool que j'avais dans le sang était en train de me monter à la tête. Je soufflais et au ressortis au même moment qu'une autre fille. Je retrouvais le jeune homme et m'avançais vers lui, presque trop sûre de moi. Je tapotais son épaule doucement, tout en l'appelant.

Alaska » Thomas ?

Je haussais un sourcil et fixai le jeune homme. Pour moi, il était clair que c'était lui. Mais il m'avait dit qu'il quittait Buenos Aires, et qu'il ne reviendrait pas. Est-ce qu'il était revenu, simplement pour savoir si j'avais accouché ou non ? Mes yeux glissèrent à peine quelques secondes sur mon ventre à nouveau plat. Je déglutis et relevais le visage, fixant le sien. Mes yeux se plongèrent dans les siens et j'essayais de comprendre. Si ce n'était pas Thomas, qui était ce type qui lui ressemblait comme deux gouttes d'eau ? Je passais une main dans mes cheveux et soupirais.

Alaska » C'est quoi cette putain de connerie ?

J'étais sûre à quatre-vingt-dix-neuf pour cent que c'était Thomas. Mais il y avait quelque chose dans son attitude qui me laissait assez réticente. Pourtant, c'était lui. Sans que je sache réellement pourquoi, ni comment, ma main s'abattit sur sa joue et le bruit résonna à peine dans mon oreille droite. Je sentis les larmes baigner mes yeux et je déglutis. Je serrais les dents et lâchais un simple « connard », étouffé par les gens autour de nous.

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MessageSujet: Re: Ressemblance et Méprisance | LALASKAAAAAA   Lun 24 Oct - 23:47

    Le bar est un endroit vraiment sympathique, je dois avouer que je prend plaisir à aller dans ce genre de lieux. L'ambiance est chaleureuse et j'ai l'impression de revenir en arrière et je suis tellement sûr que Lily aurait adoré cet endroit, je l'imagine à mes côtés en train de se moquer de la tête de tel mec qui n'a plus les yeux en face des trous, ah, je me souviens de ses expressions à la noix et très imagées ... Comme elle me manque. Mais je sais que là où elle est, elle ne souffre plus, elle est libérée de cette putain de maladie et elle me regarde, elle voit comment je suis & je me dis au fond qu'elle ne doit pas être fière de voir son frère en transe lorsqu'il n'a pas son rail ou son pétard. J'ai honte mais c'est une situation irréversible, enfin de mon point de vue et surtout pour le moment. D'après moi, le seul moyen que j'ai de revenir à situation saine et stable, c'est la cure de désintoxication, même si je refuse catégoriquement d'y aller. Conséquence de toute cette réflexion : je suis dans un bar et je bois avec plaisir en papotant avec un ami.

    Mais comme je l'ai précisé, je sens comme une pression sur moi, je ne sais d'où ça vient mais c'est lourd de sentiment, plutôt haineux d'ailleurs. Je regarde autour de moi mais rien, juste une jeune femme - qui a un joli corps d'ailleurs - passé à côté de nous pour aller aux toilettes. Alors d'où cela vient-il ? Le barman ? Non il est trop occupé à parlé avec une jolie blonde à la poitrine démesurément avantageuse. La petite chanteuse aux yeux de biche ? Non elle est absorbée dans sa chanson & son regard porte du côté de la sortie de secours ... L'homme complètement ivre à la table d'en face ? Son regard est juste ... vide. Non ce n'est pas tous ces gens mais alors qui ?
    Si j'avais imaginé que la responsable - parce que oui c'est une femme - se manifesterai de la sorte, je serai parti immédiatement !

    Je sens que quelqu'un me tape sur l'épaule pour m'interpeler, je me retourne et j'entends le prénom " Thomas ". Je ne réagis pas, je ne sais pas qui est ce Thomas mais moi c'est Aaron, sans rire j'ai une tête à m'appeler Thomas ? - xDDD oui je sais xD-


    AARON : Je vous demande pardon ?



    La jeune a du prendre un verre de trop. Et puis je la reconnais, c'est celle qui est parti aux toilettes ! C'est donc elle qui me regardait depuis tout ce temps ! Je pense qu'elle est vraiment pompette à voir la façon dont ses yeux me fixent. Elle n'est pas très net .... Mais bordel ce qu'elle est jolie


    LAJEUNEFILLETOUTEJOLIE :C'est quoi cette putain de connerie ?



    Et avant que je n'a put rétorquer quoi que ce soit, sa jolie main vient s'abattre sur ma joue, cette fille venait de me gifler et de me traiter de connard ! Je ne sais pas pour qui elle se prend mais je déteste ce qu'elle vient de faire. Ca me met dans une rage .... Bordel de merde faut que je sorte et faut que j'aille me fumer une clope à défaut d'un bon gros pétard.
    Je la regarde droit dans les yeux comme pour lui montrer que ce qu'elle vient de faire aurait put signer son arret de mort, je me lève, la bouscule en sortant & je me met à marcher. Il ne faut que je la revoie sinon je sens que je pourrais être très dangereux, pour elle en tout cas.
    C'est quoi son problème à elle ?

    Tout en marchant & m'encrassant les poumons, je repense à la scène qui vient de se passer. Elle avait l'air d'être tout sauf normal, je l'ai vu dans ses yeux, cette fille est complètement perdue au point de me confondre avec un certain Thomas qui n'avait pas du être des plus tendres avec elle .... Et je repense à ma soeur. Qu'est ce qu'elle dirait si elle voyait ça ? Si elle sentait la haine qui m'a parcourue l'espace d'une seconde, a-t-elle vu mon poing se serrer lorsque la baffe ma touché ? J'ai honte, je ne suis pas connard bordel ! Il faut que je retourne au bar pour la voir & m'excuser & surtout essayer de comprendre ce qu'il s'est passé. Mais bordel qu'est ce qui m'arrive ?! Je lève la tête en direction du ciel et lui parle :


    AARON : Tu as une trop grande influence sur moi Lily ...


    A mon retour au bar, une surprise m'y attendais : elle n'était plus là.




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MessageSujet: Re: Ressemblance et Méprisance | LALASKAAAAAA   Mer 26 Oct - 14:27




    Malgré l'ambiance chaleureuse de l'intérieur, je ne sens rien. Il y a un comme un courant d'air frais, qui souffle en discontinue sur mon être, qui me glace de l'intérieur. Je soupire. Je n'ai rien avalé en alcool, depuis le début de la soirée. Ou peut-être un verre. Je ne sais plus trop, mais j'ai tellement eu l'habitude de boire, que ça ne me fait rien. Il n'y a plus cette brûlure de l'alcool qui coule le long de ma gorge. Il n'y a plus ce moment où on sent le liquide couler dans nos veines. L'ivresse n'est plus. Alors, je tourne aux cocktails sans alcools. Et pourtant, ce soir, il y a ce type. Cet homme, que je fixe depuis un long moment et qui lui ressemble. Comme une illusion, comme un mirage. Sauf qu'il reste là et qu'il parle avec d'autres hommes. Je descends de mon tabouret et m'approche, pour le regarder. Savoir si c'est réellement Thomas, ou non. Ils se ressemblent tellement, mais il y a ce petit quelque chose qui m'effraie chez lui. Je passe devant leur table, et me dirige vers les toilettes. Derrière la porte, j'en profite pour reprendre mes esprits. Ça ne peut pas être lui, il est partit. Mais il a très bien put revenir à Buenos Aires. Je ferme les yeux et m'appuie contre la porte. Je suis complètement perdue. Et pourtant, je m'apprête à faire ce qui pourra s'apparenter à une des pires connerie de ma vie.
    Je ressors des toilettes et me dirige vers le jeune homme. Je tapote son épaule, l'appelant par ce que je pense être son prénom. Il se relève et me regarde comme si j'étais folle. Ou comme si j'avais bu, que sais-je ! Je fronce les sourcils et plonge mes yeux dans les siens. Sans rien comprendre, ma main rentre en contact avec sa joue et je commence à l'engueuler. Pourtant, son attitude change et la mienne aussi. Je reconnais cette lueur dans ces pupilles. Je déglutis et mes yeux accrochent les siens et je ne scille pas. Malgré la dureté de son regard, malgré la peur qui noue mon estomac, je reste stoïque. Je vois son poing qui se sert. Vas-y, frappe-moi ! T'attends que ça. Je me relèverai, j'en ai tellement eu l'habitude. Je mords mes lèvres, pour m'empêcher de lui cracher ses quatre vérités au visage. Il passe et me bouscule. Je marmonne un « connard » entre mes dents serrées et pivote, pour retourner vers le bar. Noyer mon chagrin dans l'alcool ? J'ai jamais été capable de le faire. Je demande un verre de coca au barmaid, qui me sourit doucement. De mon côté, je rumine. Quelque chose me pousse à croire que c'est Thomas. Quelque chose me dit que c'est lui, mais qu'en même temps, je me trompe complètement. Est-ce qu'il aurait osé me lever le main dessus ? Il sait que j'ai été battu petite, mais il avait déjà faillis le faire, une fois. Je ferme les yeux et tente de reprendre ma respiration. Je pince l'arête de mon nez et inspire pour essayer de me calmer. Un mec s'approche de moi, et se glisse à mes côtés. Je ne tourne même pas la tête vers lui, ne lui accordant pas un seul regard. Je ne l'entend pas. Je sais qu'il est là, mais je ne l'entend pas. Le bruit derrière nous couvre le son de sa voix. Avec ma faible audition, j'ignore tout le contenu de son discours. Je soupire et quand je le sens tapoter mon épaule, je me tourne face à lui. Ses sourcils sont froncés et il me fixe. Je secoue la tête de gauche à droite et il semble comprendre. Mes épaules s'affaissent. Le type se lève et vient se positionner à ma droite. Je tourne légèrement mon visage vers lui et l'écoute. Ce n'est pas Thomas. Lui c'est Aaron et non Thomas. Mes yeux se ferment. Ils sont tellement pareils. Je sens les larmes qui montent au bord de mes yeux. Aaron, comme mon meilleur ami. Je rentre dans une rage sans égal. Le con ! Je me relève d'un seul mouvement et, me relevant, mon regard se ballade dans la pièce. Je me dirige vers la table, où il était précédemment et où il est toujours. A-t-il bougé, je n'en sais foutrement rien. J'arrive derrière lui, et, l'attrapant par les épaules, je l'oblige à se relever et à me faire face. Ma main repart s'écraser directement sur sa joue. Les gouttes d'eau sont au bord de mes yeux. Je suis à deux doigts de craquer et de me mettre à hurler dans ce foutu bar.

    Alaska » J'te déteste ! Tu n'es vraiment qu'un con ! Pourquoi t'as pris son nom, hein ? Pourquoi ? Tu voulais pas être père, si j'me rappelle bien ! Rassure-toi, j'ai eu un accident à Paris et les bébés sont morts ! Tous les deux ! Est-ce que t'es vraiment obligé de prendre le prénom d'Aaron, espèce de crétin ? J'le crois pas que t'es fais un truc comme ça ! Si t'avais peur de savoir si t'étais devenue père ou non, t'aurais pu demander à n'importe qui dans cette putain de ville !

    Les larmes dévalent mes joues à présent. Je crache tout ce que j'ai sur le cœur. Tant pis si ce n'est pas Thomas. Il lui ressemble. J'attrape un verre dans ma main droite, et sans réfléchir, je l'envoie contre un mur. Je balance tout un tas d'injures à l'encontre de celui que je prends pour mon ancien petit-ami. Tant pis pour les conséquences. Je sens les regards des autres personnes autour de nous, et les bras du barmaid qui me ceinture à la taille. Je me débats, plus de peur qu'autre chose, mais j'entends sa voix, qui s'accorde avec celle -ô combien apaisante- de Thomas « Calme-toi, Alaska. Shhhht ». Il est là. Juste là, quelque part, et ça me suffit. J'ai juste besoin de ça et de rien d'autre. Je plonge un regard embué de larmes dans les yeux de celui que j'ai pris pour Thomas, et je m'excuse, silencieusement. Il n'est pas lui et il ne le sera pas.

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MessageSujet: Re: Ressemblance et Méprisance | LALASKAAAAAA   Mer 16 Nov - 4:36

    Je suis revenu tout de même dans ce bar, même si ma joue me crie que ce n'est pas une bonne idée et que je devrais aller prendre soin d'elle avec un petit glaçon, j'y retourne tout de même ... pour rien. Elle n'est plus là, super. Je retourne m'assoir à ma place et reprend mon verre de bière que je n'avais pas terminé. Et il est parti où Arnaud ? Merde tant pis. Si j'aurais su ce qui allait se passer dans les quelques secondes qui vont suivre, je ne serai pas revenu & j'aurais écouté ma joue.

    Je sens des mains se poser sur mes épaules, elles me forcent à me relever. Je leur obéit et je retourne pour me retrouver nez à cheveux avec la fille de tout à l'heure et le must : elle n'est pas venue seule, une amie qui apparemment lui est chère l'accompagne : une bonne baffe sur ma deuxième joue. Et comme si ce n'était pas suffisent elle se met à me gueuler dessus des choses complètement insensées :


    LAFILLEDEBORDANTE :J'te déteste ! Tu n'es vraiment qu'un con ! Pourquoi t'as pris son nom, hein ? Pourquoi ? Tu voulais pas être père, si j'me rappelle bien ! Rassure-toi, j'ai eu un accident à Paris et les bébés sont morts ! Tous les deux ! Est-ce que t'es vraiment obligé de prendre le prénom d'Aaron, espèce de crétin ? J'le crois pas que t'es fais un truc comme ça ! Si t'avais peur de savoir si t'étais devenue père ou non, t'aurais pu demander à n'importe qui dans cette putain de ville !


    Je sais pas quoi dire. J'avais juste raison sur le fait qu'elle n'est pas bien. Si ce qu'elle dit est vrai, elle a perdu ses bébés, c'est horrible. Voyant qu'elle prend mon verre de bière, l'obligeant à rencontrer le mur, le barman vient la retenir par la taille et l'éloigne de moi. Et je ne bouge pas, comme un grand dadet je reste à la regarder me fusiller du regard, l'air incrédule et je comprend qu'il faut que je l'aide. Alors qu'elle murmure quelque chose que je ne comprend pas, je la prend dans mes bras, l'arrachant de ceux du barman, je passe un bras sous ses aisselles, mon deuxième sous ses genoux, supportant son maigre poids et je sors du bar. Elle ne dit rien de tout le trajet, elle reste simplement contre moi. Cela fait longtemps que je n'ai pas eu de contact avec une fille autrement que pour coucher avec. Je décide de ne pas prendre le métro, je préfère marcher, comme ça, nous sommes tranquilles, à cette heure tardive, il n'y a pas grand monde dans les rues. Je vais la ramener chez moi, lui donner quelque chose à manger & lui laisser mon lit, les cratères sous ses yeux montrent clairement un sommeil casi inexistant ou tout du moins agité, peut être le fait de dormir en dehors d'un endroit qui lui rappelle de mauvais souvenirs l'aidera à se reposer. Je la regarde, je ne sais pas si elle dort, mais elle ne bouge pas et se laisse faire. Elle est tout de même jolie cette fille.

    Nous arrivons enfin chez moi. Je monte les escaliers et ouvre la porte. Je la pose sur mon lit.


    AARON : Tu as raison, j'aurais peut être du demander à mes parents de m'appeler autrement si on m'aurait dit qu'un jour je te rencontrerai ... Tu devrais dormir, tu m'as l'air sur les nerfs ...



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MessageSujet: Re: Ressemblance et Méprisance | LALASKAAAAAA   Mer 30 Nov - 5:42




    Les bras du barmaid autour de ma taille, se resserrant toujours un peu plus, pour me retenir et m'empêcher de lui sauter dessus, m'effraie. Je tente de me débattre, plus de peur qu'autre chose, mais il me rassure. Les larmes dévalent mes joues, sans que je ne puisse rien faire et je m'excuse auprès de celui que j'ai prit pour Thomas. Pourtant, alors que l'homme derrière moi me tenait toujours par la taille, je le vois s'approcher et relève le visage vers lui, me sentant soudainement, toute petite. Je me tends légèrement, attendant de voir une claque ou un coup partir. Pourtant, il me soulève du sol, m'arrachant au bras du barmaid. Je tente de sortir de son étreinte, plus de peur, que de rage, mais il me tient bien. Mon coeur bat une chamade tout ce qu'il y a de plus désordonnée et je déglutis plusieurs fois. Silencieusement, je pris pour qu'il ne m'arrive rien. Le passé me suffit. Quand il sort du bar, je me calme. Mon corps se détend, et j'ai peur de peser trop lourd pour lui. Mais, cette peur disparaît vite. Il est beaucoup plus grand que moi, il a probablement beaucoup plus de force que moi et surtout, je ne pèse pratiquement plus rien, grignotant plus que mangeant réellement. Je laisse ma tête retomber contre son torse et soupire, gardant les yeux ouverts. Il marche dans la rue, et, rapidement, nous arrivons devant un immeuble. Sans hésiter, il nous monte jusqu'à ce que je devine être son appartement. Passant les pièces, une par une, mes yeux ne s'attardent sur rien. Il rentre dans sa chambre, et à nouveau, je me débats, essayant de fuir son étreinte. Je pousse une faible plainte, mais il me pose sur son lit, et se relève presque immédiatement. Je m'assois et relève le visage vers lui. Il me dit de dormir. Idiote, je hoche la tête. Je sais parfaitement que le sommeil ne viendra pas. Pourtant, je retire mon jean, gardant simplement mon grand tee-shirt et me glisse sous les couvertures. J'étouffe une plainte quand je me retrouve allongée sur le dos et ferme les yeux.

    Les images affluent presque aussitôt. Le mac revient hanter mes cauchemars. La douleur s'insinue dans mon corps, me traverse comme le vent trop frais de l'hiver traverserait nos vêtements, rompant la chaleur. Je gémis, les yeux clos et roule sur le côté, agrippant l'oreiller entre mes doigts. L'odeur n'est pas la mienne et mon ventre se tord de peur et de douleur. Sous la couverture, je sens mes membres qui se mettent à trembler. Et puis, une voiture arrive. Elle me fonce dessus et je la voir au dernier moment. Elle percute mon corps et m'envoie au sol. Autour de moi, des hurlements, du sang, du noir. Je rouvre les yeux et me redresse d'un seul coup, ma respiration devenue folle. Instinctivement, ma main se pose sur mon ventre creux. Les larmes dévalent aussitôt mes joues, et je pleure, silencieusement. La douleur est là. Ma gorge se noue. Je remonte mes genoux et pose mes coudes dessus, ma tête entre mes mains, essayant de me calmer. Au bout de ce qui me semble d'interminables minutes, je repousse les couvertures et sors du lit. Je me dirige vers le salon, essayant de sécher les larmes qui ont coulé sur mes joues. J'avance à tâtons, sans trop savoir où, mais me dirige vers la seule source de lumière de l'appartement. Avant de rentrer dans la pièce, où il y a Aaron, je m'arrête. Je ne sais pas s'il me voit ou non. Je m'appuie contre le mur et passe mes doigts dans mes cheveux, avant de prendre une profonde inspiration. S'il avait voulu me faire du mal, il l'aurait déjà fait depuis longtemps. Je me racle la gorge, pour lui signaler ma présence. Je vois sa tête se tourner dans ma direction et commence à tortiller mes doigts. Je mords ma lèvre inférieur et désigne le couloir derrière moi.

    Alaska » J'ai … j'peux pas dormir … j'y arrive plus.

    La triste réalité était telle que même les choses les plus simples relevaient du divin, pour moi. Dormir m'était devenu impossible, du moins, pas sans tout un tas de somnifères. Malheureusement, il arrivait même que ceux-ci ne servent plus à rien. Je décroisais mes bras et m'avançais d'un pas hésitant dans le petit salon, un nœud au fond de mon ventre. Ce nœud au fond de mon ventre. Je déglutis et me dirigeais d'un pas hésitant vers le canapé. Mes mains tremblaient et j'essayais de les en empêcher. Je m'installais à sa gauche et ramenais mes genoux contre mon corps. C'était comme faire un retour en arrière. Un pas en avant, dix en arrière. Sauf que depuis mon retour de Paris, je cumulais les pas en arrière. Je passais mes mains dans mes cheveux, tournant légèrement mon visage vers lui, prête à m'excuser.

    Alaska » J'suis désolée pour … pour ça. J't'ai confondu avec … mon ex et, j'en sais rien. On c'est quitté en mauvais terme, j'étais enceinte de lui, et j'avais un meilleur ami qui s'appelait Aaron. J'sais pas c'qui va pas dans ma tête … j'ai dû tout mélanger et … et j'en sais rien …

    Je fermais les yeux et lâchai un soupir. Le bout de mes doigts étaient froids. J'enroulais mes bras autour de mes jambes et laissais ma tête retomber entre. Je me repliais encore un peu plus sur moi et étouffais un bâillement entre mes genoux. Dire que je n'étais pas fatiguée était un euphémisme, mais, je ne pouvais plus dormir. J'entends un bruit étouffé sur ma gauche et je tourne ma tête, dans la bonne direction, mes sourcils froncés. Malgré mon handicap, certains réflexes de la rue ne partiraient jamais. Mes yeux balayent l'appartement du jeune homme et je reprends ma place initiale, mon menton sur mes genoux. Mes yeux se fixent sur le mur face à moi. Mon cœur bat douloureusement dans ma poitrine. Mon sang coule difficilement dans mes veines. Mes yeux se remplissent de larme, mais aucune ne vient. Je suis vivante, en quelque sorte.

    Alaska »T'as déjà eu cette impression de vouloir préférer la mort à la vie ? Cette envie de préférer en finir plutôt que de continuer à mener un combat que tu sais perdu d'avance ?

    Pivotant ma tête sur le côté, je scrute son profil. Je sens mon cœur se serrer douloureusement dans ma poitrine. Il ressemble à Thomas. Peut-être un peu trop. Cette ressemblance me déstabilise un peu trop et je suis obligée de déglutir pour m'empêcher de pleurer. C'est dur, ça fait mal, mais j'y arrive. Je me redresse légèrement, mon dos me faisant trop souffrir. Me déplaçant doucement, je m'assis de manière à lui faire plus ou moins face. Je croise mes jambes sous mes fesses et laisse mon regard vagabonder dans toute la pièce, sans vraiment savoir quoi faire. Mes doigts jouent avec un fil dépassant de mon tee-shirt. Mes yeux se reposent sur le jeune homme et malgré moi, je souris. Un léger sourire qui étire mes lèvres, mais qui, je le sais, n'atteint pas mes yeux.

    Alaska » Au fait, j'm'appelle Alaska. Comme l'état tout froid. C'est ptêtre pour ça que j'ai vécu toutes ces merdes. Après tout, à prénom particulier, histoire particulière.

    Mes yeux se baissent sur mes jambes, toujours repliées contre moi. Thomas avait tord, sur toute la ligne. Les psys avaient tous tord. Ce n'était que des vagues mensongères sensées me réconforter. Ce n'était que des illusions pour me faire croire que tout n'était pas perdu. Juste du vent pour me faire croire que demain sera plus beau. Mon corps entier est marqué au fer rouge par mon passé. Mon corps entier me rappellera chaque jours, chaque heures, chaque minutes, chaque secondes, que j'ai été maltraité, battu, violé et que j'ai été une incapable. Incapable de faire attention à deux petits êtres. Incapable de faire attention à la vie. Mes yeux se posèrent sur mes poignets et mes sourcils se froncèrent quand je remarquais les traces laissées par les lames. Deux fois. J'avais déjà essayé de me suicider deux fois et, à présent, je m'en foutais. Mon ongle gratta une des légères boursouflures et je soupirais, relâchant l'air contenu dans mes poumons.

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MessageSujet: Re: Ressemblance et Méprisance | LALASKAAAAAA   Lun 5 Déc - 5:10

    Je la laisse dans la chambre, seule avec pour compagnie mon oreiller ainsi que ma couette. Je ne sais depuis combien de temps elle n’a pas dormi, mais à croire les valises qu’elle a sous les yeux, cela doit faire bien trop longtemps pour un corps si fragile. Je ne ferme pas la porte derrière moi et je vais m’installer dans le canapé devant le genre de film pourrit qui passe en général à deux heures du matin. Mais je regarde l’écran sans vraiment le voir, j’entends sans vraiment écouter, je pense surtout à cette fille que j’ai introduit volontairement dans ma vie. Qu’est ce qui m’a pris ? Ce n’est pas moi ça, je ne suis pas du genre à m’apitoyer sur le sort d’autres personnes que moi-même, alors pourquoi elle ? A vrai dire je n’en ai pas la moindre idée, mais j’ai ressenti quelque chose lorsqu’elle ma giflée, mis à part une colère d’outre-tombe … Ca m’a dérangé et du coup ça me travaille. Je ne sais pas comment réagir avec cette fille qui dort dans mon lit en ce moment. Je sens un manque, je sais de quoi il s’agit mais je veux lutter, je ne veux pas passer pour un drogué face à elle … Même si elle n’est pas là ? … Non je dois résister, heureusement, avant que je ne continue à me persuader de ne pas prendre une dose, un petit raclement de gorge m’oblige à en sortir. C’est la fille bizarre qui est dans l’entrée du salon, en petite culotte et long T-shirt. Elle joue avec ses doigts comme si elle était gênée, comme si elle avait fait une bêtise. Elle désigne d’un coup de tête vers l’arrière le couloir & me dit qu’elle n’arrive pas à dormir, ou plus précisément qu’elle ne peut plus. C’est bizarre tout de même. Après sa déclaration, elle s’avance prudemment dans mon salon, je reste stoïque, je ne bouge pas, simplement, je la suis du regard et elle vient s’assoir à mes cotés, toute recroquevillée sur elle-même. Elle tourne son visage vers moi, touchant ses cheveux à la manière de quelqu’un qui a quelque chose d’embarrassant à vous dire …

    ALASKA : J'suis désolée pour … pour ça. J't'ai confondu avec … mon ex et, j'en sais rien. On c'est quitté en mauvais terme, j'étais enceinte de lui, et j'avais un meilleur ami qui s'appelait Aaron. J'sais pas c'qui va pas dans ma tête … j'ai dû tout mélanger et … et j'en sais rien …

    AARON : A ce que je vois tu ne sais pas grand-chose … Mais bon, ça à l’air de te tracasser alors je te pardonne.

    Je lui lance un beau sourire afin de la mettre à l’aise. Mais pourquoi je réagis comme ça ? Pourquoi je cherche à la mettre à l’aise ? D’habitude, les filles qui viennent chez moi, dans mon lit n’ont pas besoin d’être mise à l’aise, elles le sont déjà rien que dans le bar ou je les rencontre. La fille s’installe dans le canapé d’une façon particulière, comme si elle avait peur, qu’elle l’utilisait comme barrière, contre moi. Puis elle me parle, les yeux dans le vide.

    ALASKA : T'as déjà eu cette impression de vouloir préférer la mort à la vie ? Cette envie de préférer en finir plutôt que de continuer à mener un combat que tu sais perdu d'avance ?

    Ce qu’elle dit me frappe. Car c’est exactement ce que j’ai ressenti lorsque Lily est décédée. Lorsqu’elle est tombée malade, je lui ai juré que je resterai son chevalier, tout de suite, un instant de ma vie me revient, c’est la discussion que j’ai eu une fois avec mon psychologue, j’étais jeune, pas plus de 10 ans …

    « SPYCHOLOGUE : Ta petite sœur Léa a une maladie, tu sais ce que c’est la leucémie ?
    AARON : Maman m’a expliqué qu’il s’agit d’une maladie du sang, c’est bien ça docteur ?
    SPYCHOLOGUE : C’est exactement ça mon garçon, je vois que tu es très intelligent et que ta maman t’a bien expliqué les choses ! Enfaite, ça s’appelle un cancer, mais ta sœur à de la chance, parce qu’il a été décelé très tôt et les médecins vont pouvoir la guérir ! Mais tu vas devoir faire attention, les médicaments sont forts, et il faudra que tu sois là pour la soutenir !
    AARON : Je serai là, je serai même plus ! Je serai un peu comme son fidèle chevalier !
    SPYCHOLOGUE : C’est ça mon garçon, un fidèle chevalier ! »

    Lorsque j’y repense, j’étais tellement sûre que si j’étais un excellent chevalier avec elle, la maladie la quittera & nous serions toujours ensemble. Malheureusement, les rêves de gosses ne sont jamais que des rêves, & Lily est partie, la maladie à eu le dessus et j’ai senti mon monde s’écrouler avec elle. A ce moment là, j’ai voulu la suivre, en finir avec la vie, j’avais perdu mon combat.

    AARON : Oui j’ai déjà eu cette impression, sauf que moi, j’ai perdu mon combat.

    Lorsque les mots résonnent dans ma tête, à nouveau cette vive douleur se fait ressentir. J’ai perdu mon combat, à quoi bon continuer à vivre ? La fille bizarre se tourne vers moi, je peux maintenant voir très clairement son visage. Derrière toutes ses marques, elle à un joli minois. Elle à un regard perçant, extrêmement expressif, j’aime bien la regarder. Mais il y a des traces sur elle qui ne trompent pas : les cernes qui ornent ses yeux sont aussi violettes qu’un cocard, ses lèvres sont sèches, ses joues creusées, mais son sourire reste pour moi resplendissant. & enfin elle me donne son nom : Alaska.

    AARON : C’est un prénom magnifique.

    Et je suis sincère ! Je trouve vraiment que ce prénom lui va à ravir, pas pour la dureté de ce pays, mais bien pour les mystères qu’il recèle, pour la vérité de son histoire, de son peuple. Vraiment, c’est un magnifique prénom.
    Mais alors que je pense au froid mais splendide pays, je sens tout à coup un manque, un horrible manque. Mes mains se mettent à trembler, j’ai des sueurs, mes yeux se troublent, bref je suis en manque. Le problème c’est que lorsque je suis en manque, je ne suis pas très … courtois. J’ai du faire beaucoup d’effort pour ne pas y penser pendant qu’Alaska me parlait mais maintenant c’est trop dur il me faut ma dose.

    Je me lève subitement, vire tout ce qu’il y a sur la table basse, envoie voler les magazines dans l’espoir que ma dose soit là, en dessous quelque part … Mais rien de rien. Je me met à paniquer, je vais dans la cuisine d’un pas le plus lent possible pour me calmer mais toujours rien. Je ne trouve rien.

    AARON : BORDEL !!! OU ELLE EST ?!
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MessageSujet: Re: Ressemblance et Méprisance | LALASKAAAAAA   Mar 20 Déc - 12:30




    Assise sur le canapé, je regarde mon ventre, par dessus mon tee-shirt. Ce même corps qui a abrité la vie pendant six mois, avant de la perdre. Ce même corps, toujours vivant, pourrissant de l'intérieur. Quand je bredouille des excuses, qu'il accepte, je détourne le regard à son sourire. Un soupir sort de mes lèvres et mes yeux se ferment. Inconsciemment, je me protège de lui. Si les petits m'avaient redonné une certaine force, depuis leurs morts, tout c'était envolé. Un pas en avant, dix en arrière. Je vérifiais à nouveau l'adage. J'étais incapable d'avancer et de refaire entièrement ma vie. J'étais incapable d'oublier et d'avancer. Incapable. J'en ignorais totalement la raison. J'aurais aimé vivre dans une bulle, hors du temps, hors du monde. Hors de ce monde, là. Un endroit où, ni la peur, ni la douleur n'auraient leur place. Un endroit où, tous les problèmes resteraient à l'extérieur et où on pourrait simplement être, sans vivre.

    Alaska » J'étais enceinte de six mois, quand ils sont … disparus. Tout l'monde me disait d'avorter, de ne pas les garder. Mais j'étais conne et j'étais persuadée que les garder ferait revenir le père. Ça a marché. Sauf que quand il a apprit, il a préféré partir. Quand les petits sont partis, la psy qui me suivait à ce moment là, m'a dit que c'était le mieux qui pouvait m'arriver. Selon elle, j'étais trop instable psychologiquement pour m'occuper de deux enfants. J'étais trop jeune, pas de diplômes en poche, aucune formation. Il me restait de l'argent, mais c'était pas suffisant. Elle me consolait en me disant que c'était ce qu'il y avait de mieux, qu'au moins ils ne seraient pas malheureux. Je sais pas c'qu'il y a de pire. Reconnaître qu'ils avaient tous raison, que je courais à ma perte, que j'allais jamais m'en sortir. Me dire que finalement, le fait qu'ils soient morts soit quelque chose de bien. J'me suis attachée à eux, mais j'les connaîtrais jamais réellement.

    Pourquoi venais-je de lui déballer ma vie, comme ça ? Je redressais la tête, la secouant de gauche à droite, et essuyais les larmes qui avaient roulé sur mes joues. Les gens autour de moi, avaient eu raison. Je n'aurais jamais pu faire une bonne mère. Un nouveau soupir s'échappa et mes yeux se rouvrirent. Je pivotais légèrement ma tête vers Aaron et observais son profil, cachée derrière mes cheveux, sans réellement le voir, toute fois. Au-delà de la fatigue physique qu'il y avait, celle morale était pire que tout. C'était comme penser sans jamais laisser à son cerveau le temps de réfléchir. Depuis mon accident, je voyais la vie qui défilait devant mes yeux, sans que je ne puisse interagir avec elle. J'étais lasse de tout ça. De ses combats que j'avais mené, sans succès. De ses déroulements et de ses aléas qui avait tout construit, détruit, reconstruit. En posant ma question, je n'avais pas réellement réfléchit à ce que je disais. J'étais hors de mon corps, hors de moi-même. J'étais ailleurs. Pourtant, ses mots résonnèrent dans ma tête. Comme une chanson trop entendu, comme l'écho de paroles trop souvent entendues. Je bougeais ma tête sur le côté et le fixais. Sans gêne. Je me redresse et m'assois, de manière à lui faire face, abandonnant ma position.

    Alaska » T'es encore en vie, t'as gagné d'une certaine manière. Même si c'est dur et que ça fait mal.

    Je hausse les épaules, un léger sourire étirant mes lèvres. J'étends mes jambes endoloris. Je lève mes bras au-dessus de ma tête et étire mon dos, trop douloureux. Je l'entends craquer et laisse mes mains retomber face à moi. Commençant à jouer avec un fil dépassant de mon haut, je lui livre mon prénom. Et un léger sourire illumine partiellement mon visage. Polly et Peter avaient dû trop boire quand ils ont choisi mon prénom. Je relève à peine les yeux vers lui et ramène mes genoux contre ma poitrine, posant mon menton au sommet.

    Alaska » C'est bien la seule chose de magnifique chez moi. J'ai complètement foiré ma vie et on ne peut pas dire qu'elle soit vraiment très belle ...

    Je serre mes doigts sur mes jambes, y laissant leurs traces. Les sanglots compriment ma poitrine et j'ai mal. Terriblement mal. Je tourne la tête vers Aaron pour lui poser une question, quand je vois ses mains trembler. Je referme ma bouche et fronce les sourcils, des questions plein la tête. Avec méfiance, je relève les yeux vers son visage et me fige. Je me redresse rapidement, et, tel un petit animal prisonnier de son prédateur, je pars me réfugier au fond du canapé. Mes dents commencent à claquer. Au moment où il se relève subitement, envoyant toutes ses affaires au sol, un petit cri de surprise franchit mes lèvres. Je me ratatine sur moi-même et tente de contrôler la crise de larmes qui menace. J'essaye de me calmer, de reprendre le dessus sur la peur qui me broie le ventre. Et j'y arrive. Avec raideur, je me relève et enjambe les magazines au sol. Silencieuse, je le suis, jusque dans sa cuisine. Je tente de rattraper sa main, de le tirer vers moi, de l'empêcher de se détruire, mais sa voix s'élève. Claquant l'air comme un fouet. Mon coeur se comprime. J'ai envie de hurler, tellement j'ai mal. Mais rien. Le silence. Je recule, les larmes brouillant ma vue, le coeur au bord des lèvres.

    Alaska » Arrête … par pitié, arrête …

    Je m'éloigne le plus possible de lui. Mon dos heurte le mur derrière moi. Mes membres tremblent. Je sens les larmes qui dévalent mes joues. Rien ne pourra les arrêter. Mes dents s'entrechoquent et je serre la mâchoire. Avec force. Mes yeux le suivent, avec crainte, attendant le moindre coup. Mes jambes lâchent et je me retrouve assise par terre. Par réflexe, je ferme les yeux et me repli sur moi-même tentant, vainement, de contenir ma peur. Il n'y a qu'une chose qui le calmera, et je le sais. J'ai déjà ressenti le manque. Plusieurs fois. Pendant des mois. Un gémissement sort de ma gorge quand les souvenirs affluent. Mes jambes se tendent. Mes bras se raidissent. Mes yeux me brûlent des larmes trop contenues. Mon coeur bat douloureusement dans ma cage thoracique. J'ai mal.

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MessageSujet: Re: Ressemblance et Méprisance | LALASKAAAAAA   Mer 21 Déc - 0:30

Lorsqu’ Alaska me raconte son histoire, ça me fait bizarre, normalement je devrais m’en foutre, c’est pas comme si c’était important pour moi, après tout je ne la connais pas, elle m’a giflé, elle bizarre … Mais je ne sais pas comment expliquer ce que je ressent, sa douleur est tellement grande, j’ai l’impression qu’elle peut comprendre la douleur qui me torture, comprendre la douleur qu’occasionne la perte d’un être cher n’est pas à la portée de tout le monde. Je souris à son histoire, ce n’est peut être pas bien, mais c’est comme ça que je veux réagir, elle mérite un sourire, pour une fois. Je ne réponds pas à son monologue, mais je lui dis que j’ai à la différence, perdu mon combat, ma raison de vivre. Lorsqu’elle me dit que je suis encore en vie & que en soit je n’ai pas tout à fait perdu, je lui souris, dévoilant mes dents blanches, légèrement pointues et passe une main dans mes cheveux déjà remonté. Elle n’a pas tout à fait tord, je peux toujours vivre pour Lily, en pensant à elle je fais perdurer son esprit, sa vie, sa trace sur notre planète.

ALASKA : C'est bien la seule chose de magnifique chez moi. J'ai complètement foiré ma vie et on ne peut pas dire qu'elle soit vraiment très belle ...


Je ressens un élan d’affection pour cette jeune femme, mais en même temps je ressens autre chose, impossible pour le moment de l’identifié, mais ça croit en intensité, j’en ai de plus en plus envie. J’ai envie de lui dire que je vais faire en sorte de redonner toute sa beauté à sa vie, pour qu’elle n’ait jamais peur, jamais mal, où tous les bébés ne meurent jamais, son monde parfait. Mais je ne dit rien, je ne la connais pas cette fille, pourquoi d’ailleurs j’ai des élans de gentillesse ? Ca ne me ressemble pas. La seule fille qui a tout mon respect est Lily, ma défunte sœur, d’habitude, les femmes ne sont que des objets de sexe pour moi rien de plus, je n’ai aucun respect pour les femmes je l’avoue, aucune ne peut arriver à la cheville de Lily, c’est pour ça qu’elles ne méritent pas mon respect. De plus, le fait qu’elle se laisse traiter comme des chiennes ne fait qu’augmenter mon aversion pour elles. Mais cette fille que j’ai devant n’est pas comme toutes ses autres, peut être qu’elle vaut mieux ? Et ça expliquerai pourquoi je me comporte de la sorte avec elle, pourquoi est ce que je suis gentil.

Mes mains tremblent, signe que le manque est là présent & qu’il est en train de me faire perdre mes moyens. Les cernes autour de mes yeux étaient déjà présentes mais vu qu’il est 4 heures du matin, ce n’est pas choquant, en revanche mes mains …Alaska allait me dire quelque chose lorsqu’elle fixe mes mains. Sa réaction me blesse, je la vois qui s’éloigne de moi comme si j’étais un monstre, & en soit elle n’a pas tord, je suis un monstre abrutit par le manque de ma came. Sa réaction me met hors de moi & j’explose. Je cherche ma putain de came & je ne la trouve pas. Je vais dans la cuisine fouille tous les tiroirs sans délicatesse, je sens la main d’Alaska mais la rejette et je me mets à hurler :

AARON : BORDEL !!! OU ELLE EST ?!

Choquée, elle recule loin de moi, pour se protéger de l’homme que je suis, & encore une fois je ressens une vive douleur au fond de moi, la voir ainsi … J’ai l’impression que je lui donne envie de vomir, je l’entends qui prie, non qui me supplie d’arrêter, de me calmer mais je n’y arrive pas, j’en ai tellement besoin. Mais sont de plus en plus moite, j’angoisse de ne pas la trouver lorsqu’enfin je tombe enfin sur le petit pochon. Je souris, passe une main moite sur mon front qui commençait à suer légèrement. Je referme délicatement le tiroir qui contenait mon trésor, je pose le pochon sur le bar de ma cuisine & je me retourne, ce que je vois me fige.

Alaska est assise par terre, vu la position c’est ses jambes qui ont flanchées, surement par la peur, ses dents claquent, ses cheveux sont devant son visage mais je devine qu’elle pleure à grosse larme vu son dos qui est secoué par ses sanglots. Je la regarde, & j’ai honte. Je lui ai fait peur, cette fille à peur de moi, je ne veux pas. Si Lily voyait ça, elle aurait eu peur elle aussi, parce que je ne suis pas comme ça, je ne suis pas un monstre bordel !
Je lâche ma came & me dirige vers Alaska qui est toujours pétrifiée par terre. Plus je m’approche & plus j’entends son cœur qui bat à une vitesse anormalement élevée, je me maudis de lui avoir infligé ça. Je me mets à hauteur de son visage, devant elle et je passe ma main entre le rideau de ses cheveux & je les déplace en les coinçant derrière son oreille.

AARON : Excuse moi Alaska, pardon.
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