AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  


Partagez | 
 

 J'aime j'aime tes yeux.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 

avatar
« Liam Bailey »
IDENTITY CARD

Masculin
→ NOMS COMPLETS : Liam Bailey
→ SITUATION : En couple
→ PAPIERS : 392
→ BOULOT : Etudiant en chimie
→ J'AIME : Vanille.



MessageSujet: J'aime j'aime tes yeux.   Dim 18 Sep - 3:24

Spoiler:
 
 

    Lorsqu'il émergea de son sommeil, sans même ouvrir les yeux il savait qu'il faisait déjà jour depuis un moment. Les rayons du soleil filtraient à travers les fins rideaux pendus à la fenêtre jusqu'à aller réchauffer la peau de son torse. Les yeux toujours clos, il tendit la main sur le côté pour toucher sa petite amie, mais ne rencontra que du vide. Le blond poussa un soupir, comme chaque matin depuis plus d'un mois lorsqu'il se rendait compte qu'elle se trouvait non pas à ses côtés dans le lit mais à plus de dix mille kilomètres de distance, sur un autre continent. Les premiers temps, il pouvait consoler sa déception solitaire du matin en enfonçant son nez dans l'oreiller de la blonde pour s'enivrer de son odeur. Seulement, les odeurs des gens ne sont pas éternelles, et à force de dormir avec ce coussin et de le serrer dans ses bras, il ne sentait plus rien qui ressemblait à Vanille. Encore deux jours. Deux petits jours avant son retour à Buenos Aires pour sa rentrée universitaire. Liam avait repris les cours depuis une semaine déjà. Il s'étira quelques secondes puis se redressa et quitta son lit pour aller se préparer.

    Une demi-heure plus tard, il était dans le subte, le métro argentin, en direction du campus de l'université. En face de lui, un homme gardait à ses pieds un sac de courses dans lequel se tenait son chihuahua visiblement perturbé par le mouvement et la foule autour de lui. A côté de l'homme, une jeune femme d'une vingtaine d'années buvait son café dans une tasse, sans prêter attention à l'agitation qui régnait autour d'elle dans le wagon. Liam quitta le métro quelques dizaines de secondes plus tard, comme de nombreux autres étudiants. Il monta les marches qui conduisaient à la sortie et donc à l'air libre, et retrouva plusieurs de ses camarades de cours devant le bâtiment. Parlant à toute vitesse en espagnol pour se raconter leurs week-ends, les six jeunes se dirigèrent à pied vers l'amphithéâtre où attendait déjà le professeur qui allait leur bourrer le crâne pour les quatre prochaines heures. Ils s'installèrent au milieu des autres étudiants, et soudain Liam réalisa que c'était dans cette salle que ses études supérieures avaient commencé quatre ans et une semaine plus tôt. A ce moment là, il commençait à peine à apprécier le fait d'être considéré comme majeur en Argentine, et donc d'être libéré de toute obligation concernant une quelconque famille d'accueil. Le pied.
    Maintenant, il habitait avec sa petite amie, préparait sa spécialisation de chimie des solutions, et n'avait plus rien à voir avec l'adolescent timide et renfermé qu'il était auparavant.
    Trois heures trente plus tard, le professeur d'atomistique décida qu'il avait visiblement assez traumatisé ses élèves pour la journée. La compréhension de Liam avait pris fin au bout de dix minutes de cours, et il s'était contenté de prendre des notes sans essayer d'aller plus loin. Quand ils quittèrent la pièce, son amie Lola lui proposa une sorte de cours de rattrapage, puisqu'il n'avait rien compris et qu'il lui avait expliqué le cours d'atomistique de la semaine passée. Le blond accepta de bon cœur. Ils passèrent dans une rue du centre-ville pour s'acheter des sandwichs, et marchèrent jusqu'à l'appartement de Liam et Vanille. Il ouvrit la porte de l'appartement, et ils s'installèrent sur la table du salon, la seule assez grande pour pouvoir étaler les feuilles de cours de plus d'une personne. Une fois que le jeune homme eut compris la base du cours, ils passèrent une heure de plus à préparer le prochain TD et faire des exercices. Puis, Lola dut partir pour aller s'occuper de sa fille. Même si l'université avait ouvert une crèche pour les étudiants qui en avaient besoin, la jeune femme avait préféré choisir une garderie indépendante, histoire de parvenir vraiment à séparer vie privée et études.

    Une fois qu'elle eut quitté l'appartement, Liam rassembla toutes les feuilles posées sur la table et se dirigea vers sa chambre pour aller les ranger au milieu des milliers d'autres qui peuplaient sa chambre, qui servait surtout de bureau maintenant qu'il dormait avec Vanille. Il était en train d'ouvrir un classeur lorsqu'il entendit la porte de l'appartement s'ouvrir à nouveau. Il tendit l'oreille, Lola devait avoir oublié ses clés, ou quelque chose du genre qui l'ait poussée à revenir.
     
    - Liam ?
     
    Le blond se figea alors qu'il entendait la voix de Vanille venant de l'autre bout de l'appartement. Elle n'était pas censée rentrer avant encore quarante-huit heures, il avait dû l'imaginer, probablement une sorte d'hallucination auditive à cause du fait qu'il ne l'avait pas vue depuis plus d'un mois. Se laissant le bénéfice du doute, il repoussa sa chaise avant de se lever et de se diriger vers l'entrée. Il avait l'habitude d'essayer de marcher sans faire trop de bruits pour les voisins du dessous, mais là il n'en avait clairement rien à taper, et sa démarche se rapprochait de celle du kangourou excité. Lorsqu'il aperçut la masse de cheveux blonds ébouriffés de celle qu'il attendait depuis plusieurs semaines, un immense sourire se fixa sur ses lèvres. Il se précipita vers elle, attrapa son visage entre ses deux mains, et l'embrassa avec toute la passion qu'il avait emmagasinée depuis cinq semaines.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité

« Invité »
IDENTITY CARD




MessageSujet: Re: J'aime j'aime tes yeux.   Sam 24 Sep - 10:26

(c) tumblr, fuck yeah sam&quinn.


why don't you open your eyes she's here. I love you, you want to tell her. Use your patience, fight for the silence. I'm waiting for you and said I miss you I need you.
pas de craintes, ai confiance, elle est pour toi un sixième sens.


    Mardi matin, 8h, aéroport de Londres.


    « Merci d’être venue Santana… »

    « Roh, arrête, c’est tout à fait normal. Comme si je n’allais pas venir au mariage de mon frère. Après au moins dix mois d’absence. C’était normal que j’accepte. Par amour, par envie. Même si je t’en aurais voulu et… »
    « Arrête de parler, tu vas me faire pleurer ! Viens dans mes bras et c’est tout ! »

    Je serrai mon frère dans mes bras comme si ma vie en dépendait. Je n’allais plus le revoir avant de long mois. Il m’avait manqué. Terriblement manqué. Et jamais je n’aurais pensé que j’allais le revoir, je m’étais doucement faite à l’idée que nous n’allons plus jamais nous revoir. L’éloignement, le décalage horaire. Le fait qu’il ne savait même pas où j’étais partie. Qu’il n’avait ni mon adresse ni mon numéro de fixe. Je savais que j’avais bien fait de garder le même numéro de portable. Je m’étais accrochée pendant dix mois à cette seule solution. Et comme on dit, l’espoir fait vivre.

    « Je t’aime Adam. »

    « Moi aussi petite sœur. N’oublies pas, reviens quand tu veux, avec ton chéri. Passes lui le bonjour de ma part parle lui de moi hein. »

    « T’en fais pas chou. Tout ça sera fait. Toi penses à dire au revoir au frère de Max de ma part. il dormait encore comme un sac quand on est partit et il m’a bien aidé cette dernière semaine. »

    Il sourit et me caressa les cheveux.
    « Pas de soucis ça sera transmit. Je l’harcèlerai pour qu’il parle de toi à son amoureux aussi. On dirait que c’est ton double masculin. »

    J’ai ri comme une idiote, mais les propos de mon frère n’étaient pas faux. Le frère de Maxwell, Sidney me ressemblait beaucoup au niveau du caractère et de la vision de l’amour. Non pas que j’étais amoureuse de lui, pas du tout. Seul Liam compte pour moi. Et de toute manière ; Sidney est gay lui aussi et il a un amoureux qui est partit à l’armée pendant un mois. J’ai passé un mois et demi avec une communauté de gays et j’ai trouvé ça pas mal du tout.

    « J’espère que ta surprise fera plaisir à ton Liam ! »

    « J’espère aussi ! Rentrer deux jours avant c’est pas mal non ? »

    « Pas mal du tout même ! Bon…. Faut que t’aille dire au revoir à Max maintenant… »

    Et je m’exécutai. Maxwell me faisait penser à un gros ours en peluche. Je l’adorais. Lui aussi me manquerait. Pas autant que mon frère ce qui était normal, mais pas loin derrière.

    « Bon, alors c’est vraiment l’heure des adieux maintenant.. Vous allez tous me manquer, mais de l’autre côté j’ai hâte de retrouver Liam. Tellement hâte ! »

    « On te comprends Blondie ! Allez, appelle nous quand tu arrives à Buenos Aires ! »


    C’était vraiment fini désormais. J’avais passé plus d’un mois dans mon pays et je ne l’avais même pas vu passer ce mois. Retrouver mon frère avait été merveilleux, le quitter était une autre affaire. En passant le portique de la salle d’embarquement je me suis retournée une dernière fois, et j’ai vu ses yeux briller. Il n’allait pas tarder à pleurer. Et moi j’allais faire la même chose.

    Les passagers du vol BA56788 embarquement immédiat.
    Voilà, les vacances étaient terminées, j’allais retrouver mon petit train train quotidien, ma routine. Mon appartement, mon envie de jouer du djembé à trois heures du matin, l’odeur de Liam, les bras de Liam, sa tête au réveil, tout.


    Aéroport de Buenos Aires, lendemain matin, 10h.


    Je n’ai jamais su combien de temps j’ai passé dans cette avion, mais je peux vous garantir que c’était très long. Ah, Buenos Aires, je dois avouer que cette ville m’a manqué malgré tout. Et pas uniquement la ville. Les gens qui la peuplent également. Et une personne toute particulière. Est-ce utile de rappeler son prénom ? Je ne pense pas. Il n’y a pas que cette personne, il y en a beaucoup d’autres. Nate. Dont je n’ai d’ailleurs plus de nouvelles… Et beaucoup d’autres. Je me sentais bien. J’avais hâte de voir la tête de Liam lorsqu’il me verra. Je lui avais dit que je rentrais seulement une semaine plus tard. Mais en voyant que l’absence était de plus en plus difficile à supporter mon frère m’a proposé de rentrer plus tôt. Chose que je n’aurais jamais osé demander puisque je n’avais pas envie de lui faire de peine…
    Les bagages mettaient toujours des lustres à arriver que ce soit dans n’importe quels aéroports du monde. Notre valise était toujours la dernière sur le tapis roulant. Personnellement, ça me blasait.
    Onze heures, je sors enfin de l’aéroport. Je dois patienter encore toute une après-midi. Je voulais rentrer juste après Liam. Pour le surprendre. Sauf que je n’avais pas pensé qu’il aurait un nouvel emploi du temps… tant pis, je viendrais pour dix huit heures. Il sera forcément là à cette heure-ci, disposé à me revoir. En attendant, je trouverais de quoi m’occuper. Je serais bien allée déposer ma valise dans l’appart’, mais j’ai peur de le croiser et de faire foirer tout mon plan. Et c’est à cet instant qu’un éclair de génie parcouru mon cerveau. J’allais déposer la valise dans la « pseudo-cave » qui est attribué à mon appartement. Je crois que je ne l’ai jamais ouverte et j’ai peur de penser à ce que je pourrais trouver à l’intérieur, mais je préférais ça que de devoir me trimballer ma grosse valise et mon sac de voyage toute l’après midi. Maintenant, le tout c’était de ne pas me faire repérer par qui que ce soit que je connaisse. Je priais intérieurement pour que Liam n’ait pas l’idée de rentrer manger à l’appartement entre midi. D’habitude il ne le faisait pas, mais ça faisait un mois que je n’avais pas pu surveiller ses faits et gestes, enfin.. non, je ne le surveillais pas, mais, bon je me comprends…


    Quartier résidentiel de la Recoleta, Buenos Aires, 12h23.


    J’avais oublié que c’était le bordel pour se déplacer en voiture (taxi) à Buenos Aires en fin de matinée. Non pas qu’à Oxford et Londres c’était plus simple. C’était totalement différent. C’était simplement le fait que je m’étais déplacé à pied en bus ou en métro pendant un mois. Je ne savais plus exactement ce qu’était d’attendre dans les bouchons. Et je pense que j’aurais préféré ne pas avoir à m’en souvenir. Passons.

    J’ai marché le long de la rue jusqu'à l’entrée de l’immeuble. J’ai bataillé cinq minutes pour retrouver mes clefs que je n’avais pas sorties depuis plus d’un mois. J’en avais oublié la forme et la couleur.
    Lorsque j’ai passé la porte d’entrée du hall un frisson parcourue mon dos. Ça faisait du bien de retourner à la maison malgré tout… OH ! D’ailleurs, je devrais appeler mon frère. Ça attendra que je dépose mes bagages, tant pis.

    J’avais eu bien raison, la cave était un peu… « glauque » mais elle ferra l’affaire. Il n’y avait pas de rats, ni de toiles d’araignées suspectes. Pas d’insecte répugnants, juste un peu de poussière et très peu de lumière. C’était ça plus le fait qu’elle soit très très petite qui l’a rendait glauque en fait.
    Allez, maintenant je devais appeler mon frère et trouver une occupation. Adam ne décrocha pas. Je ne savais absolument pas quelle heure il pouvait être à Londres, j’étais complètement chamboulée intérieurement au niveau des heures. D’ailleurs ça m’étonnait que je ne sente pas encore les effets du décalage horaire. J’avais beau avoir dormi dans l’avion je savais qu’ils n’allaient pas tarder à pointer le bout de leur nez. J’ai donc laissé un message vocal à mon adorable frère et je me suis dirigé vers l’entrée du métro pour aller dans le centre ville. J’avais déjà ma petite idée sur l’endroit dans lequel je passerai mon après midi. La bibliothèque et la fnac. (ouaisjesaispassiy’enaenArgentinemaisçapassecrème.) Il fallait que je remette à jour mes playlist. Oh, je devais aussi aller me racheter des médiators, je pense que j’aurais de quoi m’occuper….


    Retiro, Buenos Aires, 17h21.


    J’ai ouvert mon porte monnaie et rangé les mediators que je venais d’acheter à l’intérieur. Direction Recoleta maintenant. J’avais hâte, terriblement hâte.

    Arrivé devant l’immeuble j’ai respiré un grand coup. Je suis allée récupérer mes valises et je suis monté jusqu'au troisième étage. Le cœur battant. Arrivé à la moitié des escaliers menant au troisième étage, j’ai croisé une fille. Inutile de savoir d’où elle venait. Je venais d’entendre la porte se fermer. Elle m’avait superbement snober. J’ai écarquillé les yeux. Pour qui elle se prenait ? On peut dire « bonsoir » si on croise quelqu’un quand un même escalier non ? Encore plus si on sortait de l’appartement de la personne que l’on croisait. Je me suis planté devant la porte. J’ai soupiré un long moment et je suis rentrée. Je bouillais à l’intérieur, qu’est ce que cette nana foutait là sérieusement ? Une nana hautaine, le genre de meuf que je ne pouvais pas voir du tout du tout !

    Calme Vanille, calmeeeee.
    Je devais profiter de l’instant présent, je me prendrais la tête à propos de cette nana juste après les retrouvailles, c’est tout !
    J’ai ouvert la porte j’ai posé mes bagages j’ai refermé la porte et j’ai appelé Liam. En faisant tout mon possible pour ne pas transmettre la colère qui avait bouillit quelques secondes plus tôt.

    « Liam ? »


    L’appartement était silencieux, jusqu'à ce que j’entende un bruit de chaise qui se lève et que j’entende des pas pressé dans le couloir. Je suis volontairement restée planté au beau milieu du séjour. Et quand j’ai vu la tête blonde débouler en face de moi mon cœur s’est mit à accélérer brusquement. Bizarrement, je ne pensais plus du tout à la nana croisé dans l’escalier, même si je savais que j’en parlerai forcément. Je n’avais aucunes envies de gâcher ce moment. Celui que j’attendais depuis plus de quatre semaines maintenant. J’ai vu son sourire et j’ai souri aussi. De toutes mes dents. Il a couru vers moi. J’ai pas vraiment compris ce qui m’arrivait. Je l’ai serré dans mes bras de toutes mes forces. J’ai répondu à son baiser, avec passion. Toute la passion que je n’avais pas transmit pendant un mois. J’ai senti une larme mouiller mes cils. Et j’ai serré Liam encore plus fort dans mes bras. A regret, j’ai rompu le baiser et j’ai placé mes mains sur les joues du blond pour le forcer à me regarder. J’ai scruté ses yeux comme si c’était la première fois que je les croisais, silencieusement. Je me suis rapproché de son oreille et j’ai chuchoté :

    « Tu m’as tellement manqué. »

    Et je suis allée me perdre dans son cou pour m’enivrer de son odeur et y déposer un baiser.

Revenir en haut Aller en bas

avatar
« Liam Bailey »
IDENTITY CARD

Masculin
→ NOMS COMPLETS : Liam Bailey
→ SITUATION : En couple
→ PAPIERS : 392
→ BOULOT : Etudiant en chimie
→ J'AIME : Vanille.



MessageSujet: Re: J'aime j'aime tes yeux.   Sam 1 Oct - 8:52






    Sentir enfin la douceur de ses lèvres, l'odeur enivrante de sa peau, ses cheveux longs qui lui chatouillaient les épaules quand elle se blottissait tout contre lui, le souffle brûlant de la blonde qui traçait un chemin dans son cou, passer une main dans le bas de son dos et frissonner, comme s'ils ne s'étaient jamais quittés. Tout ça lui avait tellement, tellement manqué.

    Et là, c'était comme si la Terre entière avait enfin recommencé sa révolution, comme si les étoiles reprenaient lentement leur chemin dans l'espace, comme si les pièces du puzzle revenaient enfin à leur place après cinq semaines de désarroi et d'absence. Alors qu'elle tenait son visage entre ses deux mains froides, il plongea dans son regard noir, aussi sombre que la nuit, et aperçut une larme qui coulait sur sa joue pâle. Le blond était incapable de dire pourquoi elle pleurait. L'émotion de revenir ? Le contrecoup du voyage et du décalage horaire ? Il regarda la perle salée avancer lentement sur sa peau, puis l'essuya rapidement du pouce, et serra Vanille contre lui, encore et encore, en caressant ses cheveux. Puis, il plongea son visage dans le cou de la blonde, et lui murmura, comme s'ils étaient seuls au monde :

    - Je t'aime. Ça me brûle vraiment de l'intérieur, si tu savais comme je t'aime...

    Ça n'était pas la première fois qu'il l'exprimait à haute voix. Il le pensait depuis le début, et ne se retenait pas de le lui dire quotidiennement, mais il avait accumulé une quantité d'amour si énorme qu'il aurait pu le lui clamer toute la soirée, toute la nuit, et plus encore. Toutes les choses plus ou moins importantes qu'il avait prévues pour le reste de la journée et les deux jours suivants avaient complètement disparu de son esprit. Faire les courses. Passer à l'administration de la fac. Téléphoner à la banque. Rendre son DVD à Pedro. Vérifier ses mails. Travailler son cours de ce matin. Tout avait disparu au profit du retour de sa petite amie. La liste précédente avait été remplacée par une succession interminable de « Embrasser Vanille. Aller au parc avec Vanille. Faire sourire Vanille. Caresser les cheveux blonds de Vanille. Regarder Vanille dormir. Épouser Vanille ? Aimer Vanille. Vivre avec Vanille. ». Comme si tout était possible. Un nouveau sens à la vie.

    Après un autre baiser sur ses lèvres, Liam attrapa sa main et l'entraîna dans le salon en sautillant presque, avec la joie enfantine du gamin qu'il était au fond de lui. Ils s'assirent sur le canapé un peu défraichi, et l'attira vers lui, l'enserrant entre ses bras. La seule chose qui comptait était qu'elle était maintenant de retour. Tout recommençait, l'ordre normal des choses.

    - Raconte moi tout. Ton frère, comment il est ? Et son mari ? Les autres invités étaient cools ? Yavait du monde ? T'as pris des photos ? T'es rentrée plus tôt à cause de quoi ? Le vol était pas trop long ? Tu as mis quelle robe finalement ?

    Son frère. Elle avait mis du temps à lui parler de sa famille, malgré leur vie quotidienne passée ensemble. Vanille avait tellement extrapolé sur ce frère disparu, elle s'était passé tellement de scénarios dans sa tête, surtout avant de partir. Lui se contentait alors d'écouter en silence, en espérant que leurs retrouvailles ne la décevraient pas, que son frère n'était pas devenu un ignoble connard qui ne l'avait invitée que par intérêt, elle en aurait eu le cœur brisé. Mais si elle était resté si longtemps, ça n'avait pas pu mal se passer.
    La description du mari, c'était par simple curiosité.
    Celle des autres invités, par jalousie, et parce qu'il aurait aimé y être sans oser se l'avouer.
    Les photos, pour partager le quotidien du dernier mois de Vanille par procuration.
    Et enfin, la robe. Ça avait été un dilemme interminable pour la choisir, il se revoyait encore dans le magasin.


    Flashback.

    Il était assis près des cabines, comme un autre homme d'une quarantaine d'années qui devait attendre que sa femme se change. Il lui adressa un petit sourire désabusé qui lui signifiait sa compassion aux après-midi de shopping forcé. Puis il tourna la tête en entendant Vanille qui tirait le rideau de sa cabine pour l'ouvrir.

    - Celle là est mieux ? Ou la rouge ? Peut être la blanche ? Yaura pas de mariée, j'pourrais porter du blanc sans que ça soit choquant...
    - Elles sont toutes belles sur toi, Van.
    - Youhou, tu m'es d'un immense secours.
    - Tu sais, ça fait plus d'une heure que tu hésites sur les trois mêmes robes sans vraiment avancer. On pourrait prendre les trois, tu choisiras à la maison, et on rapportera celles qui vont pas avant que tu partes ?


    Il se retenait de lui dire qu'elle pourrait même porter un sac en jute avec des trous pour la tête et les bras, et être la plus belle fille de la fête. Elle était sublime peut importe la robe qu'elle essayait, même si celle ci avait l'air sans forme ou d'une couleur ignoble sur le cintre. La blonde s'était finalement rangée à son choix, ou plutôt à son non-choix. Ils étaient rentrés, et elle avait fini par rapporter la robe violette quatre jours plus tard, et elle était partie avec les deux autres dans sa valise puisque Liam était incapable de trancher pour elle.

    Fin du flashback.

    Il ressemblait officiellement à ces types totalement gagas de leur copine, il en faisait partie sans aucun doute. Elle lui aurait demandé d'aller lui chercher un lama rose du Népal, il aurait foncé à l'aéroport sans hésitation. Son esprit tournait invariablement en boucle sur la même bande. « Je l'aime, je l'aime, je l'aime ». Espèce de vieux romantique.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
ADMIN ϟ ❝come on skinny love just last the year.❞

avatar
« Vanille-Cheerbone Caspian »
IDENTITY CARD

Féminin
→ NOMS COMPLETS : Santana Vanille-Cheerbone Kalliste-Rose Caspian
→ SITUATION : en couple et très heureuse.
→ PAPIERS : 4509
→ BOULOT : étudiante. mais ne va pas tarder à réaliser son rêve.
→ J'AIME : Liam. Liam. Liam. La musique, l'écriture, l'Angleterre et l'Italie
→ J'AIME PAS : Les grogniasses, les machos, ta soeur peut-être et puis le pape allez.



MessageSujet: Re: J'aime j'aime tes yeux.   Mar 25 Oct - 3:38

(c) tumblr, fuck yeah sam&quinn.


heaven can wait we're only watching the skies. hoping for the best but expecting the worst. are you gonna drop the bomb or not?
but i love you more than everything in the world.

    Les papillons dans le ventre, j’avais oublié quel effet ça faisait. Cette sensation indescriptible lorsqu’on se trouve dans les bras de la personne qu’on aime. Ou lorsqu’on pense à elle, lorsqu’on rêve d’elle, lorsqu’on s’imagine près d’elle. C’était juste magique. Même si quelques secondes plus tôt j’aurais pu lui hurler dessus. C’était fort l’amour. C’était plus fort de jour en jour. Ce mois d’absence n’a en réalité fait qu’augmenter mon amour pour Liam. J’ai stocké tellement d’amour que j’en exploserai. Je sentais comme des pincements dans mon ventre. Ça faisait à la fois mal et à la fois du bien. L’amour c’était un mélange de sensations étranges. Ça se ressentait dans toutes les parcelles de notre corps. Dans toutes nos cellules. Ça résonnait comme les dernières notes d’une guitare une nuit d’automne. Ça s’entrechoquait dans tout notre corps pour revenir comme un boomerang et effleurer le cœur. Aimer c’était un mal pour un bien. Moi j’aimais à m’en rendre malade. Je l’aimais Liam, a en pleurer tellement mon amour était fort. Y’a pas que du bon dans l’amour, y’a beaucoup de sacrifices, beaucoup de mal. Mais on aime tellement qu’on oublie ça et qu’on retient que le meilleur. C’était ça le but réel de l’amour. J’avais mal au ventre, je frissonnais, je pleurais. J’aimais. Je devais probablement avoir des cernes à cause du décalage et du fait que je n’ai pas beaucoup dormi dans l’avion, trop pressée d’atterrir et de me savoir dans la même ville que Liam. Je devais avoir une tête de déterré. Les yeux rougis et les traits encore un peu tiré à cause de l’autre pétasse qui était descendue d’une manière qui m'insupportait. Mais à vrai dire, j’en avais clairement rien à foutre. Je le voyais sourire et je respirais son parfum. C’était tout ce qui m’importait. Juste le voir, le toucher, savoir qu’il était réel et que ce n’était pas l’œuvre de mon imagination. Je m’accrochais à lui comme si ma vie en dépendait. C’était ça aussi être amoureux. Accepter de dépendre de l’autre. Je l’avais accepté. Tant qu’on nous laissait juste suffisamment de liberté. Le temps aurait pu s’arrêter maintenant je ne l’aurais même pas remarqué. Je serais resté là, les yeux rouges et cernés, les cheveux ébouriffés et mes lèvres posées sur celles de Liam. Je n’aurais même pas remarqué que la vie autour de nous se serait arrêtée. Pour certain rester trop longtemps avec une personne menait au désastre, à la perte, à la saturation ou à la lassitude. Pour moi ça n’avait rien à voir. J’avais besoin de passer du temps avec l’être aimé. J’avais besoin de sentir sa présence. J’avais besoin de sentir ses bras sur ma taille. Ça peut sembler anodin mais moi ça me rendait heureuse. Peut-être que la distance jouait également. Peut-être que je pensais ça seulement à cause du choc. Le choc entre la réalité et le rêve. A trop rêver de la personne qu’on aime on subit un choc émotionnel en la retrouvant par la suite. Mais après tout, cela ne pouvait être que bénéfique. Comme participer à la préservation d’un couple.

    Je ne sais pas combien de temps nous sommes restés ainsi silencieusement. Le temps me semblait une éternité. Mon horloge biologique s’était mise en pause. J’avais le cerveau rempli et tout ramolli par son parfum. Le seul que je pouvais reconnaître à des kilomètres, même en ne l’ayant pas senti pendant un mois et une semaine. Et je souriais. La larme avait disparu, il l’avait retiré. C’était une larme de joie. Une larme de bonheur. Je m’étais perdue dans ses yeux bleus. Et je me voyais à l’intérieur. Non, je nous voyais à l’intérieur. Je voyais notre avenir.

    Lorsqu’il m’a dit qu’il m’aimait, j’ai souri. J’ai passé ma main derrière sa nuque et je me suis rapprochée de son visage pour lui répondre.

    « Je t’aime aussi. Tellement fort. »


    Ses lèvres étaient tellement douces. J’avais aussi oublié la sensation que j’éprouvais lorsqu’elles entraient en contact avec les miennes. J’avais beau en rêver ou l’imaginer, jamais je n’avais retrouvé cette sensation. C’était toujours mieux en vrai de toute manière. N’importe quelle jeune femme s’en rendait compte le jour ou elle partageait pour la première un moment comme celui-ci. C’était toujours mieux que nos espérances.
    Il m’emmena dans le salon. Je ne lâchais pas sa main, je la tenais comme si elle allait s’enfuir d’une seconde à l’autre. J’observai Liam sautiller de joie comme un enfant. Et ça m’avais fait sourire.
    Arrivés sur le canapé je ne le lâchais plus. Je me suis blottie dans ses bras et je n’ai plus bougé. Tout semblait si beau si parfait..

    … Jusqu’au moment où lorsqu’il me posa une succession de questions, il posa celle qui me rappela pourquoi j’étais rouge de rage quelques minutes auparavant. J’ai doucement soupiré pour tenter de ne pas gâcher ce moment et pour répondre calmement à ses questions. Heureusement que la première question avait la capacité de me détendre puisqu’elle parlait de mon frère…

    « Mon frère ? Il est juste génial, je te l’avais déjà dit. Il a juste un peu changé mais notre relation est toujours aussi fusionnelle. Et son « mari » c’est un gros nounours. Je l’adore. Je pense d’ailleurs que tu ne tarderas pas à les rencontrer parce que j’ai tellement parlé de toi à mon frère qu’il veut te voir. Y’avait pas trop de monde, parce que bon.. c’était un pacs quoi. Y’avait la famille de Maxwell, le « mari » de mon frère. Quelques collègues et amis de mon frère et de Maxwell. Personne de ma famille à moi et quelques personnes que je ne connaissais pas, je crois que c’était des amis de la famille de Max’. J’ai pris pas mal de photos oui, tu me connais. J’ai mis la robe rouge ! Mon frère m’a dit qu’elle avait un petit quelque chose en plus de l’autre lorsque je la portais. J’ai eu l’impression que le vol était interminable tant j’étais pressée de rentrer. »

    Voilà qui était fait. J’avais contenu ma « haine ». J’avais parlé comme je parlais toujours. Maintenant il me restait à traiter LE sujet qui fâche.

    « J’ai.. Volontairement laissé de côté la question « T'es rentrée plus tôt à cause de quoi ? » parce que je ne voulais ne pas éclater en plein milieu de mon récit. Mais, alors déjà. Pourquoi cette question ? T’aurais bien aimé revoir la mystérieuse et malpolie inconnue qui est descendue quelques secondes avant que je rentre demain ? C’est une chance que je ne sois pas venue deux minutes plus tôt. J’aurais vraiment très mal supporté de la voir dans tes bras. Déjà que j’ai failli éclater lorsque je t’ai vu mais que, grâce à l’émotion et à l’amour fort, tellement fort que je te porte j’ai oublié. Non, je n’ai pas oublié, j’ai pensé à autre chose. A toi et moi. Et cette question m’a tout fait revenir à l’esprit. Son air hautain en me fixant, l’absence de paroles. Ça m’a fait tout bizarre. Tu sais que je suis capable de me faire des tas de films. J’voudrais juste une réponse, c’est qui cette nana ? Quelqu’un que t’as trouvé pour te tenir compagnie pendant un mois ? Soit honnête. J’vais être honnête et répondre à ta question moi. Je suis rentrée plus tôt parce que je ne supportais plus du tout ton absence. Mon frère, son mari et le frère de son mari n’arrivaient plus à me faire sourire et ils m’ont dit de repartir avant que je me mettre à déprimer. J’ai prit le premier billet d’avion et je suis venue plus tôt. Pour te faire la surprise. »

    J’ai soupiré et je me suis redressée. J’avais les yeux mouillés, encore une fois. Qu’est ce que j’étais sentimentale en ce moment. J’ai reniflé et je suis partie dans la cuisine me chercher à boire. Voilà j’avais tout fait foirer. Enfin non, pas moi. C’était l’autre connasse qui venait de détruire ma journée. Et peut-être même plus…

______________________


(c) PRETTY YOUNG THING & Morphine.

forever young
si tu as peur du sommeil et que passe le temps, si tu aimes l'automne vermeille, merveille rouge sang, si tu as peur de la foule mais supporte les gens, si tes idéaux s'écroulent le soir de tes 20 ans. mais si tout ne se déroule jamais comme dans tes plans, si tu n'es qu'une pierre qui roule, roule mon enfant.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

« Contenu sponsorisé »
IDENTITY CARD




MessageSujet: Re: J'aime j'aime tes yeux.   

Revenir en haut Aller en bas
 

J'aime j'aime tes yeux.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Remember That Day :: || Les résidences de Buenos Aires || :: Recoleta; :: CASPIAN'S-