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 Regarde moi...Mon souvenir est flou et le présent reste vague (Alaskalalala)

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« Fiona S. Sanchez »
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Féminin
→ NOMS COMPLETS : Fiona Solenne Sanchez
→ SITUATION : En amour avec le plus fantastique !!
→ PAPIERS : 751
→ BOULOT : Chanteuse
→ J'AIME : La vie, la musique, mon chien et les romans d'amour
→ J'AIME PAS : Les crétins, mon passé, la mort, les rats



MessageSujet: Regarde moi...Mon souvenir est flou et le présent reste vague (Alaskalalala)   Mar 16 Aoû - 17:57




J'errais depuis trop longtemps en cette matinée trop fraîche, mais la possibilité de retourner à la maison ne me disait rien. Là-bas, les souvenirs de mon frère semblait encore trop frais pour n'être que des souvenirs. J'avais une frousse terrible de me retrouver face à moi-même puisque c'est temps-ci je n'étais pas totalement en paix avec mon être. Il y avait tant de choses qui me trottait dans la tête, tant d'amitié qui semblait battre de l'aile et sans parler de l'amour qui dans mon cas était une chose torturante tragique et qui semblait pour fois avoir une fin heureuse, mais j'en doutais tout de même. Il me semblait donc impossible d''être dans cet appartement trop petit et ou l'échos de nos rires, larmes, amours, gloires et défaites, résonnaient toujours sur les murs sales. J'en étais presque à dormir sous les ponts pour ne pas retourner là-bas. Dormir auprès de Jack aurait été une solution très envisageable si la tempête Sera était disparue, mais malheureusement, elle nous surveillait de loin de son regard inquisiteur me faisait sentir petite, minable et ridicule.

Je marchais comme un robot, tâchant de ne plus penser, car cela me faisait souffrir. Respirer me brûlait les poumons, le soleil les yeux et la vie en général, le coeur. Je me sentais petite dans ce monde trop grand pour moi et dehors, les cheveux dans le vent, ma petitesse devant l'ampleur du monde qui m'entourait me faisait rapetisser jusqu'à n'être plus rien. À l'abandon dans une ville qui était toujours hantée par la peur des derniers évènements, j'essayais tant bien que mal de trouver un endroit qui n'était pas imprégné de douleur et de souffrance.

J'avais l'impression morbide que la ville mourait à petit feu. Les gens avaient le regard triste, beaucoup pleurait et il m'était difficile de ne pas succomber à leur mélancolie. Heureusement, je trouvai un endroit qui fut souvenir d'heureux moment. Un petit coin de verdure ou les arbres veillaient sur moi de leur grande branche, comme des mères vivant dans les cieux. Un endroit qui ne semblait pas avoir été touché par le malheur ou du moins qui s'en tirait d'une meilleure manière. Un endroit le soleil était plus lumineux, le ciel plus bleu et les gens plus heureux. C'était bien des choses pour un simple parc, mais la douceur des fleurs fragiles et des abeilles paresseuses semblaient me dire qu'il n'y avait rien de mieux au monde. Enfin, je me sentais un peu moins oppressée, capable de respirer et...Mais mon souffles se coupa de nouveau lorsque je vis au bout du chemin de pavé un visage trop connu.

Ma tendre et perdue amie. Les derniers évènements nous avaient éloignés à un point tel que je n'avais plus de nouvelles depuis un moment, mais je me suis faite un sang d'encre pour toi parce que je t'adore toujours et que je suis encore là. Alaska.... J'aurais aimé que tu comprennes pour que nous chemin croisent toujours la même route, mais tu n'as pas écouté et tes ailes fragiles finiront tôt au tard par se briser.

Voilà ce que j'aurais voulu lui crier et de ce fait courir vers elle, la prendre dans mes bras et lui dire qu'elle me manquait, mais j'étais trop fière et surtout trop orgueilleuse pour cela. Je restais assise sur un banc regardant le vide en fredonnant une vieille chanson. Je résistais tant bien que mal rongeant mes ongles et tachant de rien voir.

Je devais partir sinon j'allais la prendre dans mes bras. Je passai à côté d'elle et lui dit tout bas, d'une voix presque inaudible.

Bonjour Alaska.

Mais à une certaine distance je m'arrêtai sans me retourner, mais n'était pas capable de faire un pas de plus. Figée, j'attendais.
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MessageSujet: Re: Regarde moi...Mon souvenir est flou et le présent reste vague (Alaskalalala)   Jeu 25 Aoû - 13:28



    La même impression de les sentir bouger revient ce matin là. Mais aujourd'hui ça n'allait pas. J'avais été heureuse la première fois, de sentir cette vie sous ma peau. Mais pas maintenant. J'étais fatiguée. Cette grossesse m'épuisait, je devais m'occuper de tout avant l'arrivé des petits et j'avais passé tout ce temps enfermé chez moi. Mon voisin, un vieux type qui devait avoir la soixantaine, bien dans sa tête, qui était déjà grand-père était venu m'aider, avec sa femme. En fait, ils m'aidaient tous les deux à leur manière. Elle, elle venait passer du temps en ma compagnie. On discutait de tout et n'importe quoi et des fois, elle m'emmenait me promener. Mais j'étais fatiguée. Sans comprendre pourquoi. Et lui, il faisait tous les petits travaux dans l'appartement. J'avais remplacé la chambre de Rose pour qu'elle devienne celle des enfants. J'avais simplement acheté le mobilier, pas encore les vêtements. Je devais voir avec Poppy si elle avait gardé les vêtements d'Annà. Ou même les miens. Il m'avait monté tous les meubles et m'avait tout placé avec une patience d'or. Je les avais remercié, leur promettant de leur présenter les petits à leur arrivé. Je sautais hors de mon lit et partis m'habiller et manger. Oui, il était encore tôt pour préparer l'arrivée des enfants, mais j'étais seule sur ce coup-là, donc je prévoyais avant d'être une énorme balaie qui ne pourra plus bouger.

    Je claquais la porte de mon appartement, énervée. Il n'y avait aucune raison à ça, j'étais juste sur les nerfs. Je prenais le chemin d'un éléphant en sur-poids, je n'aimais définitivement plus ce ventre. Si pendant un temps j'avais accepté les enfants, aujourd'hui je ne pouvais plus. Tout ça prenait trop d'ampleur. J'étais trop jeune. Je n'étais qu'une étudiante misérable, à la vie merdique. Je soupirais et m'appuyais contre un mur, sentant les larmes monter au bord de mes yeux. Hormones à la con ! Ça aussi ça commençait à me courir sur le haricot ! Je passais une main dans mes cheveux et poussais la porte de l'immeuble, avant de me glisser au milieu des gens. Je relus une dernière fois l'adresse sur le petit papier et le fourrais au fond de mon sac, sortant mes écouteurs au passage. Je râlais après les gens qui me bousculaient et me retournais sur ceux qui osaient l'ouvrir pour les fusiller du regard. Je marchais assez lentement, mais réussis quand même à arriver essoufflé devant leur maison. Normalement, j'aurais dû grandir dans ce coin de rue. J'aurais dû faire ma vie d'ado dans cette maison et pas chez un fou furieux. J'aurais dû. Mais ça ne c'était pas passé comme ça. Aujourd'hui, il était trop tard pour réparer le passé, mais on pouvait changer le futur. C'est peut-être pour cette raison que mes doigts trouvèrent la sonnette de la maison de mes parents.

    Deux heures étaient passées. Annà n'était pas là. Elle était partit je ne sais trop où, et heureusement. Ça avait gueulé, évidemment. Poppy et Peter savaient que j'étais enceinte et que le père de mes enfants c'était barré. Mais ils ignoraient que j'attendais des jumeaux. Alors me voir me pointer, de bon matin chez eux, un ventre bien rond, ça les avait choqué. Et ça avait gueulé. Je m'en étais ramassée plein la tronche. On m'avait dit que je serais une mauvaise mère, que je ne pourrais pas les éduquer convenablement, que j'allais manquer de tout et que je serais dans la merde. Je leur avais dis ce que je comptais faire. Poppy avait secoué la tête, défaitiste. Alors j'étais ressortie en larmes de chez eux. Ils avaient tous raison, au fond. Je n'étais rien, je n'avais personne. Les assistantes sociales m'attendaient toutes au tournant et au moindre faux pas, je perdrais la garde de mes enfants. Je ne replongeais pas. Juste que je réalisais maintenant dans quoi je m'étais lancé, inconsciemment. Peut-être que le fait que Thomas refuse cette paternité y était pour quelque chose. Ou peut-être pas. Je soupirais et lâchais un grognement avant de me diriger vers le pars, essuyant mes larmes de rage sur mes joues. Je pris la direction du parc et rentrais. Je scannais la foule et croisais une tête que je connaissais que trop bien. Fiona … je soupirais et essuyais les dernières traces de mes larmes sur mes joues. Je commençais à marcher tranquillement, voulant trouver un coin tranquille, loin de toute cette agitation, pour me reposer. Je passais devant mon ancienne amie, qui m'interpella. Je m'arrêtais et baissais la tête. Je m'en voulais de lui avoir dis toutes ces choses. Elle avait tellement raison sur certains points, que ça me faisait mal. Je n'étais bonne qu'à faire le vide autour de moi avec mes conneries. J'avais faillis perdre Charlie, je m'éloignais de Fiona, alors qu'elle comptait pour moi. Je passais mes doigts dans mes cheveux, ne sachant trop quoi dire. Ni quoi faire. Mon énervement de tout à l'heure venait de disparaître, comme par enchantement. Je soupirais encore une fois et tournais la tête vers elle. Elle était dos à moi et semblait attendre. Mais quoi ? Des excuses, une réponse, un signe ?

    Alaska Fiona …

    Je voulais la rattraper, m'excuser pour tout ça. Lui dire qu'elle avait raison et que j'avais eu tord. Sur tous les points. Il était partit, définitivement. Je ne croyais pas au fait qu'il reviendrait quand les bébés seront là. Je croyais pas du tout au fait qu'il allait venir et qu'on les élèverait ensemble. Je n'y croyais pas. Fiona avait raison, sur toute la ligne. J'étais peut-être une lâche, mais Thomas n'était pas mal dans son genre aussi. Je ne demandais rien d'autre que la certitude qu'il pourrait m'aider à assurer avec les bébés. Mais non. Il ne voulait pas devenir père. Jamais. Je passais une main dans mes cheveux emmêlés, et me retournais pour lui faire face. D'une certaine manière.

    Alaska T'avais raison … Depuis le début … J'suis désolée !

    Ma voix était devenue rauque à cause des larmes qui menaçaient de sortir à tout moment. J'avais envie de disparaître sous terre. De m'enterrer vivante et de me laisser mourir doucement. Je plongeais mon visage dans mes mains, sentant les larmes rouler sur mes joues. J'essayais de respirer et de me calmer en même temps, mais je n'arrivais pas à grand chose, à part créer un horrible mélange de petits halètements et avoir la sensation de m'étouffer. J'étais plus que pathétique.
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MessageSujet: Re: Regarde moi...Mon souvenir est flou et le présent reste vague (Alaskalalala)   Sam 3 Sep - 16:00

Je restais, là, les membres crispés par une angoisse qui grandissait à chaque seconde. Je ne savais pas quoi faire. Devais-je avancer, me tourner vers Alaska et par le fait même capituler, faiblir sous le pois de notre amitié. Je me sentais lâche, terriblement lâche de ne pas courir pour la prendre dans mes bras. Quoi dire, quoi faire....Une incertitude et une angoisse profonde me tordait les entrailles. Que faire devant la situation qui venait à moi. Que dire à une amie qu'on a déjà perdue et qui semble toujours aussi loin. Une amitié qui m'avait semblé ne pas résister à toutes ces histoires et au grand malheur d'Alaska. Me trompais-je, étions nous capable de passer par-dessus ces histoires. De cette manière, elle pourrait se reposer sur moi, se détendre enfin ou du moins partager les angoisses qui la tenaient la tête basse et le cœur gros. De mon côté, je retrouverais mon amie qui m'avait tant manquée et mon existence plutôt chaotique, requerrait cette amitié étrange. Malgré tout je n'osais avancer, faire le premier pas et avouer ma faiblesse, car malgré les derniers évènements, je l'adorais tout autant et j'étais toujours prête à faire mer et monde pour lui rendre la vie plus facile, car dieu sait qu'elle ne l'avait pas eu une vie paisible ma Alaska et elle méritait plus que quiconque de souffler un peu. Même si je l'adorais et que je ne lui en tenais guère rigueur, mon orgueil me criait de rester là ou pire encore, de partir sans me retourner. De lui prouver que je n'étais pas du genre, au premier gentil regard, à devenir douce et gentille. Ahhh la confusion entre ma tête et mon coeur chamboulait tout mon petit corps le faisant frissonner de déraison.

Je restais toujours de dos, mais concédai une parole qui se voulait mi-hostille, mi-amicale.

Bonjour....Alaska.

Au moment où j'allais partir, bien décidée elle prononça le mot magique, une phrase qui fit couler quelques larmes sur mes joues pâles.. Était-ce de la tristesse ou de la joie ? Je ne saurais guère le dire, mais en deux temps trois mouvements je me retournai pour regarder la jeune brunette dans les yeux. Si seulement elle savait ô combien j'aurais voulu ne pas avoir raison. Si seulement je n'avais pas eu raison et que Thomas ait pris ses responsabilités et que tout aille bien dans le meilleur des mondes,,,Pourquoi le sors s'acharnait-il sur ceux qui étaient déjà affaibli par les épreuves du temps alors que d'autre, fort et puissant malmenait ces malheureux.

Ne dis rien....Je sais Aly...Je comprends, ce n'est pas grave ma chérie voyons..Je suis là maintenant...

Je la pris dans mes bras tâchant d'oublier tout ce qui nous avait séparé. Au diable le passé, ce qui comptait maintenant c'était le présent et ce présent c'était Alaska, le ventre rond et les yeux tristes, qui avait besoin de moi et moi qui avais besoin d'elle. Nous supporter dans ce monde un peu fou, souvent sans sens. Si j'avais pu mainte fois dire le ''je te l'avais dit'', je m'abstins sachant la douleur déjà assez vive.

Quoi qu'il arrive, je suis là Alaska je ne te laisserais jamais tomber ma chérie. Je t'offre même un service de baby sitter gratuit quand tu voudras souffler...Sans blague, tu peux compter sur moi

Je regardais le ventre de mon amie me disant que ces deux petits êtres avait de la chance d'avoir Alaska même si elle en doutait. Il n'aurait peut-être pas de père, mais une maman, qui j'en étais sûr, ferait tout pour eux. Penser à ses petits êtres innocents me faisait penser à mes neveux qui n'étaient plus là maintenant. Je les avais élevés ses enfants, depuis mes 16 ans, j'en prenais soin comme une mère et voilà qu'ils me les enlevaient. C'était leurs parents, ils avaient le droit, mais tout de même....De drôle de parents qui ne s'étaient jamais levés la nuit et qui n'était même pas là lors de leur premier pas. Je rageais seulement à y penser. Me lever chaque nuit, les aimer, les chérir, ça ne comptait pas ? Alors qu'est ce qui comptait...Le sang...si ce n'était que le sang Thomas aurait dû se tenir aux côtés d'Aly alors qu'il n'y était pas. L'amour ....La dévotion voilà ce qui comptait et ma jeune amie en était remplie.

Je sais que tu as peur et que tu ne me crois pas lorsque je te dis que tu seras une mère géniale Alaska, mais je t'en prie, crois le pour eux.

Ils auraient besoin d'elle plus que tout au monde. Ne pas avoir de parent lorsqu'on en a besoin et la chose la plus terrible et j'en avais fait l'expérience. Eux, mes propres parents nous advient abandonné, nous prenant pour de la graine de racaille...Notre lien de sang ne semblait plus compter....À cette époque rien n'avait compté ni le lien maternel, ni l'amour qu'il me portait et jusqu'à leur mort, je leurs en avait voulus. J'avais la conviction qu'Alaska était différente, je voulais qu'elle soit ainsi.. C'était pourquoi je serais toujours là, si elle n'avait pas l'aide de Thomas, elle pourrait compter sur moi et eux aussi. Je lui promettais dans ce sourire, dans cette présence qu'importe où je me trouvais, ce que je faisais et avec qui, lorsqu'elle aurait besoin de moi, lorsqu'ils auraient besoinde moi je serais là. C'était la moindre des choses que de lui offrir une épaule sur qui se reposer.

Cette séparation m'avait confronté à mon ennuie. Dieu sait comment je m'étais inquiétée de savoir si elle souffrait ou si elle se sentait seule sans pourtant l'appeler ou prendre des nouvelles. De cette manière, je n'avais rien sus, rien compris, mais surtout je n'avais pas pus être là et n'eut été de cette rencontre, je ne l'aurais peut-être jamais appris ses terribles nouvelles. Une chose était certaine, l'ennuie avait été omniprésente dans mon existence et j'étais plus qu'heureuse de retrouver mon amie quoi qu'un peu honteuse de n'avoir pas été là.

Tu m'as manquée tu sais.
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