AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  


Partagez | 
 

 Le meilleur moyen de réaliser l’impossible est de croire que c’est possible. ϟ Alaska

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 

avatar
« Abby-Gaelle James »
IDENTITY CARD

Féminin
→ PAPIERS : 47



MessageSujet: Le meilleur moyen de réaliser l’impossible est de croire que c’est possible. ϟ Alaska   Mer 10 Aoû - 10:26

friends or no friends? No... because I want to know


Ce matin, je me levais avec beaucoup de difficultés. Enfin, c’est plutôt mon portable qui était en mode vibreur qui me réveilla en tombant de la table basse. Quand j’ouvris les yeux, j’observais les alentours pour me situer… Le salon ? J’avais dormi sur le canapé ? Bizarre. Donc je me redressais mais, tout bougeait autour de moi. J’avais un mal de crâne affreux et, je dus attendre une bonne minutes avant de poser le pied par terre. Est-ce qu’il s’était passé hier soir ? Et cette nuit ? Avec toutes les conneries que je prenais, ma mémoire me jouait des tours ! Bref, je marchais jusqu’à la cuisine pour me servir un bol de lait quand je découvris un morceau de papier accroché au frigo. « Parti tôt, sorry. J. » J ? C’était qui ça ? J’haussais les épaules en jetant le post-it à la poubelle. A force, je ne me posais plus aucunes questions. C’était un quotidien. Je pris mon portable entre les doigts et tapais quelques messages avant de me rappeler que… Et merde.

Finalement, j’échangeais mon bol de lait contre une bonne cigarette. En trente secondes j’étais prête, maquillée, coiffée -si l’on peut dire cela ainsi- et habillée d’une simple tunique. Direction la bibliothèque. Pourquoi ? Parce que j’avais un stupide exposé universitaire à faire pour le lendemain. Le pire, c’est que ce n’était pas pour moi, je n’allais plus à l’université depuis des années, c’était pour une amie. Je savais qu’un jour, je regretterais ma générosité ! En fait, je la regrettais très souvent. Maintenant que j’avais donné ma parole, je n’avais plus le choix. Dix minutes de marche et j’étais arrivée à destination. « Mademoiselle, on ne fume pas dans les lieux publics. » J’avais à peine posé le pied dans la bibliothèque qu’on arrivait déjà à me prendre la tête pour des conneries. Je trouve que cette lois est vraiment nulle. Ne pas fumer dans les lieux publics, n’importe quoi, tout le monde fume maintenant. Dans d’autres circonstances, j’aurais fait demi-tour mais aujourd’hui, je n’avais pas le choix donc, je me contentais d’un : « Fait chier ! » La première fois que j’entrais dans cet endroit et, j’avais déjà droit à des regards noirs pleine de méfiances. Comme si j’avais voler quelque chose ici ! « Excusez-moi ? » Elle se pencha en avant, l‘oreille tendue et attendait que je répète mon injure. Je levais les yeux au ciel en soupirant puis, retirais ma cigarette de la bouche. « Non rien, je l’éteins tout de suite. » La poisse jusqu’au bout. Je me mis alors à chercher dans les rayons un livre susceptible de m’intéresser et, quand j’en trouvais enfin un, il était tout en haut d’une étagère. Si ma petite taille me jouait elle aussi des tours, je n’avais pas fini. Je jetais un coup d’œil autour de moi avant se grimper sur les étages tel un koala sur une branche d’arbre. Qu’est-ce qu’on ferait pas pour les amis !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité

« Invité »
IDENTITY CARD




MessageSujet: Re: Le meilleur moyen de réaliser l’impossible est de croire que c’est possible. ϟ Alaska   Jeu 11 Aoû - 7:02


Abby-Gaelle & Alaska ♥

    J'ouvris les yeux et passais une main sur mon ventre. Je me redressais, en me frottant les yeux et regardais autour de moi. Je venais de sentir comme des petits coups à l'intérieur de mon ventre. Un des bébés, ou même les deux je n'en savais rien, venait de bouger. J'étirais mes jambes et mes bras, faisant craquer mon dos et les laissais retomber sur le tissu sous moi. Je gémis et refermais mes yeux. J'avais dû m'endormir sur le canapé hier soir, après m'être enfilée deux pots de glaces, comme tous les soirs, en ce moment. Je sortis du canapé et reposais une main sur mon ventre, avant de ressentir un nouveau léger petit coup contre ma paume, sous ma peau. Je retirais mes doigts et regardais mon estomac, les yeux écarquillés. Wow. La gynécologue m'avait dit que le premier coup me surprendrait, mais c'était carrément bizarre en fait. Il y avait vraiment quelque chose de vivant là-dessous, deux petits êtres qui étaient en train de grandir. Je fermais les yeux et un léger sourire étira mes lèvres. Je sentis les larmes monter à mes yeux et les ravalais. Mon coeur se serra douloureusement et je ravalais la bile qui montait dans ma gorge J'aurais aimé que Thomas soit là pour les sentir. J'aurais aimé qu'il mette ses mains à côté des miennes et qu'il sente leurs premiers coups avec moi. Je passais mes doigts dans mes cheveux et en me dirigeant vers la salle de bain, je soupirais, laissant une larme rouler sur ma joue.
    Je refermais la porte de la salle de bain et poussais la panière de linges sales qui débordait. Je détestais ce ventre entre mes hanches. Il prenait beaucoup trop de places et je n'arrivais à presque plus rien faire. Ou alors, je galérais comme c'est pas permis. Je soufflais et arrivais, enfin, devant la machine à laver. Je la chargeais au maximum et la fis démarrer, avant d'abandonner et de retourner m'allonger dans mon lit. Je n'avais de courage pour rien aujourd'hui et j'étais vraiment à bout. Je retirais mon tee-shirt, me débarrassais de mon short et m'endormis, en sous-vêtements, sur ma couette.

    Vers dix heures et demi, et après m'être rhabillée, je partis dans la cuisine, à la recherche de quoi manger. Je fouillais dans mes placards et prenais tout ce que je trouvais. Je retournais renfiler mes vêtements, et partis me recoiffer et me maquiller légèrement. Je cherchais mon sac dans ma chambre et pris la pile de livres, qui attendait sur mon bureau et que je devais rendre aujourd'hui. Au lieu d'acheter des livres sur la grossesse, je les empruntais et les ramenais après les avoir lu. Je cherchais le livre sur les prénoms et réussis à mettre la main dessus. Depuis que Liam m'avait demandé si j'avais une idée de leurs prénoms, je cherchais. Pour le moment, je n'avais rien trouvé, à part un prénom pour un petit garçon. Julian. Le deuxième prénom de Thomas. Je ne sais pas s'il sera là, ou non et je voulais qu'au moins un des enfants ait un rapport avec lui. Peut-être que les petits ne le verront jamais, peut-être qu'il rentrera dans leurs vies, quand il verra que j'arrive à les gérer, tous les deux, sans lui. Je baillais et descendis dans le métro. Je n'avais pas le courage d'y aller à pied, ou de prendre le bus. Pourtant, je détestais le métro. Encore plus, depuis qu'une petite fille m'avait insulté à l'intérieur. Selon elle, j'avais mangé trop de churros et j'étais devenue grosse. Si ça avait pût être ça.

    Je poussais la porte de la bibliothèque en baillant. Je rendis ma pile de livres et demandais, si par hasard, il ne cherchait pas à embaucher, pour quelque temps, mais elle nia. Je soupirais et partis, la remerciant quand même. Je commençais à tourner dans les rayons, cherchant des livres pour l'année qui allait arriver. Je ne rentrerais pas à la fac, à la rentrée. Je ne pense pas supporter toute une journée de cours, même si on était assis la plupart du temps. De toute manière, je ne pourrais plus toucher la table à un moment donné. Je me débattis et une veille dame me proposa son aide. Je la remerciais d'un léger sourire et lui indiquais la tête où j'étais. Elle posa mes livres sur ma table et je ressentis un autre petit coup. Je sursautais et souris, doucement. C'était vraiment étrange comme sensation. Je glissais une main sur mon ventre et la vieille femme me regarda bizarrement. Je lui souris avant de retourner dans les rayons, chercher les livres dont j'avais besoin. Je tombais sur un rayon et me penchais en arrière en voyant une jeune fille escalader les étagères. Un sourire étira mes lèvres et je secouais la tête de gauche à droite. Plaçant les deux livres devant moi, je m'avançais silencieusement vers elle. Non loin d'elle, je vis le petit escabeau qui servait à attraper les livres en hauteur. Je le poussais de mon pied, ne voulant pas me baisser. De toute manière, je ne voyais plus mes pieds, donc bon. Je le poussais jusqu'à elle et m'arrêtais, légèrement sur sa droite. Je m'appuyais contre le mur que formait les livres à côté de moi, et croisai mes bras sur ma poitrine, appuyant mon livre dessus.

    Alaska Tu devrais faire gaffe à pas te retrouver le cul par terre. J'dis pas que t'es grosse, parce que franchement, j'ai rien à dire là-dessus, mais j'te rattraperais pas. Essaie avec ça. J'pense que ça sera largement plus pratique !

    Je poussais le petite escabeau sous ses pieds et me reculais légèrement. J'espérais juste qu'elle ne se casserait pas la gueule, sinon elle était sacrément mal foutu. Mes gestes devenaient de plus en plus limités avec mon ventre, qui en plus de ça, continuait à grossir et à prendre de la place. Mes doigts glissèrent rapidement dessus et je souris en repensant au léger mouvement que j'avais senti le matin même. Ce petit mouvement qui m'avait même réveillé. J'espérais pouvoir le sentir à nouveau, mais apparemment ils ne voulaient pas rebouger. Peut-être que j'avais rêvé de ces mouvements.
Revenir en haut Aller en bas
 

Le meilleur moyen de réaliser l’impossible est de croire que c’est possible. ϟ Alaska

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Remember That Day :: || Les arrondissements de Buenos Aires || :: Retiro; :: La bibliothèque-