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 Un café...Un accident...La ligne est mince. (Vanille Caspian)

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« Fiona S. Sanchez »
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→ NOMS COMPLETS : Fiona Solenne Sanchez
→ SITUATION : En amour avec le plus fantastique !!
→ PAPIERS : 751
→ BOULOT : Chanteuse
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→ J'AIME PAS : Les crétins, mon passé, la mort, les rats



MessageSujet: Un café...Un accident...La ligne est mince. (Vanille Caspian)   Lun 8 Aoû - 18:13





La nuit capricieuse ne semblait pas vouloir laisser place au calme matin. La lune jalouse, ne laissait aucun rayon de soleil traverser le ciel étoilé et devant cette dispute solaire, je marchai d'un pas tranquille et serin dans les rues de la ville. Je n'avais pas peur, l'habitude provoquait chez moi une sorte d'insouciance téméraire. Un café à la main, je chassais les cernes qui voulaient se poser au creux de mes paupières et regarda la lune la recherche d'une réponse quelconque. À quoi ? Si seulement je l'avais sus, ma vie en aurait été beaucoup moins complexe. Passer la nuit dans un bar crasseux n'est certainement pas la meilleure de garder la tête froide. Mon esprit s'embrouillait à force de côtoyer la fumée de cigarette et les vapeurs d'alcool. Ma voix aussi capricieuse, s'entêtait à ne pas vouloir pousser les notes et n'être pas à son top lorsque je chantais dans des endroits pareils, mais avais-je vraiment le choix ? Bien sûr retourner à Brodway aurait été le meilleur choix pour ma voix, mais pas pour mon coeur...Trop sentimentale peut-être et pas suffisamment carriériste, je préférais suivre la voix de l'amour plutôt que celle de la raison. J'entendais déjà ma mère d'outre tombe ainsi que mes tantes de vieilles féministes endurcies qui me traitaient de lâche et de sotte et cela me faisait bien sourire.

En attendant, je continuerai à chanter dans la fumée de cigarette et ce j'en ai bien l'impression pour un long moment. À chaque nuit, je passerai devant ce lampadaire, cette poubelle et cet immeuble défraîchi par les durs années. Toujours un café à la main, chantonnant de vieille chanson et rêvant d'un stage plus....Lumineux. Les talon de mes chaussures claquaient délicatement sur le pavé, ma robe beaucoup trop courte collait telle une seconde peau et mes yeux malgré la fatigue restait toujours brillants. La perspective d'une marche encore longue me rendait bougon. Je n'étais pas d'humeur à me taper encore plusieurs kilomètres de marche pour rentrer dans un appartement chaud, petit, humide et dont la présence de mon défunts frangin continuait d'hanter les murs. J'en avais aussi assez de faire chaque jour le même trajet, de chanter les mêmes chansons et de parler au même vieux pervers. Changement, voilà ce dont j'avais besoin dans ma vie. Voilà ce que mon ancienne carrière m'apportait et que je devais trouver ailleurs maintenant.

C'était peut-être un peu fou, mais une étrange idée me passa par la tête. En fait, ça n'avait aucun sens, c,était dangereux, mais je m'en foutais, je voulais seulement me dérober à cette routine engourdissante.

La rue était calme quasi déserte, personne ne viendrait me déranger à cette heure. Je m'assis donc dans le milieu de celle-ci et alluma une clope, mon café à la main et la tête vers les étoiles. Dieux sait que je me sentais mieux, comme si un pois immense se dérobait à moi. Un pois qui touche la majorité des gens et qui peut parfois briser des vies, un pois qui dans le langage commun s'appelle routine. C'était un de ces mots qui me terrorisaient en me renvoyant l'image d'un vieux couple triste et morne faisant les mêmes erreurs jour après jour, seconde après seconde et ce depuis des décennies. Moi, je ne me soustrairais pas à cette immonde concept et c'était le pourquoi de cette petite pause café en plein milieu de la voie automobile. Heureuse comme une enfant, je me mis à chantonner:


♪Though we've got to say good-bye ♪
For the summer
Darling, I promise you this
I'll send you all my love
Everyday in a letter
♪Sealed with a kiss♪

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« Vanille-Cheerbone Caspian »
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MessageSujet: Re: Un café...Un accident...La ligne est mince. (Vanille Caspian)   Mar 18 Oct - 7:28

June72


    Insomnies. Encore une. Une parmi tant d’autres. J’ai toujours eu des soucis pour dormir. Depuis l’âge de douze ans environ. Je me retourne dans mon lit, encore et encore. Il est trois heures du matin. Liam dort. Il à l’air paisible et calme, confiant. Je l’avais retrouvé après un mois d’absence. Un mois passé en Angleterre pour assister au « mariage » gay de mon frère que je n’avais pas revu depuis un an passé. Les Retrouvailles sont toujours les plus beaux moments dans un couple. Ils créent un choc mêlé aux souvenirs, au manque et à la réalité. Un mélange de trois sensations différentes qui ont beaucoup de mal à cohabiter ensemble. Je ferme les yeux et j’y repense. Son sourire, son odeur, rien n’avait changé. Même si j’avais pensé le contraire, rien n’avait changé entre nous. C’était même mieux. Je pense que l’absence nous a permis de faire le point. De nous rendre compte de la chance que nous avions d’être à deux. Ce n’était pas donné à tout le monde, et j’étais bien placé pour étudier le sujet. Je me retourne dans le lit, place ma tête sous le coussin. Fais le vide dans mon esprit et tente de dormir.

    J’ai somnolé pendant une heure environ. Mais ce n’était pas du repos. C’était un demi-sommeil. Le moindre bruit me faisait sursauter. Je savais ce que je devais faire pour tenter de dormir. Mais lorsque je me tournais vers Liam et que je le voyais dormir d’une façon adorable, je n’arrivais pas à m’imaginer le réveiller à coup de djembé, de guitare ou de piano. Oui, il fallait que je m’occupe les mains, que je joue d’un instrument ou bien que j’écrive. Mais là je ressentais plus le besoin de chanter ou de jouer.

    Je me suis levée, j’ai allumé la petite lumière de ma lampe de chevet et j’ai ouvert mon armoire. J’ai attrapé le premier jean et le premier pull qui trainait et je me suis dirigée vers la salle de bain.
    Je suis ressortie une fois habillée je suis allée chercher ma guitare et quelques partitions dans ma chambre en essayant de ne pas réveiller l’amour de ma vie. J’ai déposé ma guitare pour ranger mes partitions et compositions dans ma housse de guitare puis je suis retournée dans la chambre pour éteindre la lumière. J’ai fermé la porte et embarqué la guitare que je venais de glisser dans la housse. J’ai enfilé une petite veste et j’ai laissé un mot à Liam pour lui dire de ne pas s’inquiéter si je n’étais pas là à son réveil.

    Direction la Plaza Serrano pour aller jouer de la guitare contre un arbre et sentir le vent frais d’une nuit de septembre caresser mes joues et mes cheveux. J’ai toujours aimé cette place, même si aux yeux du monde, enfin, de la population argentine en principal, cette place est totalement banale... Il faut croire que je suis différente et que je trouve de l’intérêt qui semble vraisemblablement invisible aux yeux des autres.
    D’une démarche paisible, j’ai rejoint les arrondissements de Buenos Aires, je n’étais pas pressé. Ce n’était pas comme si je m’ennuyais à essayer de m’endormir sans succès. Je marchais, j’étais donc en activité physique intense. (grosse blague.)

    Arrivée devant la place, j’ai cherché du regard un gros arbre situé à la pénombre. Juste assez éclairé pour que je puisse voir où je mettais les doigts sur le manche de ma guitare.
    J’ai placé mes doigts sur le manche de bois poli. Et j’ai commencé à gratter. C’était une de mes compositions récentes. Elle datait du mois dernier. Lorsque je luttais contre l’ennui les journées où mon frère travaillait. J’ai fermé les yeux et j’ai commencé à chanter. Ma chanson parlait d’amour. Pour une jeune femme de mon âge, c’était banal. Mais ce n’était pas un amour comme un autre. C’était un amour guérisseur. Un amour révolutionnaire. Un amour sauveur. Grâce à cet amour j’ai eu droit à goûter ce que ça faisait d’être à nouveau aimé pour la personne qu’on était réellement. Aimée pour ses défauts et ses qualités. J’ai eu le droit de goûter au bonheur véritable. A la vie de couple, aux prises de têtes, aux fous rires. J’avais oublié avant ce que c’était tout ça. J’en gardais qu’un amer souvenir au travers de la gorge. J’avais mal lorsque j’y repensais. Le pire était que la personne avec qui j’avais partagé tout ça n’était plus. C’était ça le pire, qu’elle avait été effacée de la surface du Globe. Qu’elle avait été effacée au beau milieu d’une page d’un livre. Qu’elle était tombée comme ça, sans raison. Sans arguments. Cette chanson elle parlait d’un ancien amour, et d’un amour retrouvé. Non pas que l’amour retrouvé je l’aimais simplement parce qu’il me faisait penser à l’amour perdu. Ça n’avait totalement rien à voir. L’amour retrouvé je l’aimais pour ce qu’il était lui-même et je n’avais pas d’espoir qu’il soit une réincarnation de l’amour perdu. J’avais beau « croire » en ces théories. De ce côté je n’y croyais absolument pas. J’aimais Liam pour le Liam Bailey qu’il était. Pour le jeune blond étudiant en chimie. Pour le petit garçon au passé triste. Je l’aimais pour sa personne entière et pas pour un fantôme qui lui ressemblait. J’aimais toujours le fantôme. Mais je savais qu’il désirait plus que tout à ce que je sois heureuse et que je (re)fasse ma vie.

    J’étais inspirée. La musique m’avait toujours inspiré, elle m’avait toujours permis de m’évader. D’exprimer mes sentiments ou mon état d’esprit dans la paix. Un monde sans musique pour un musicien c’est la pire chose à laquelle il puisse s’attendre. C’était comme retirer l’écriture pour les écrivains et la peinture pour le peintre. Ça ferrait un grand vide inexplicable.

    Les notes de guitare brisaient le silence de la nuit. Parfois on entendait une voiture au loin et même parfois des rires de personnes ayant consommés un peu trop d’alcool. Mais je savais que personne ne viendrait ici, je l’ai dit plus tôt, la Plaza Serrano n’intéressait pas les autres. J’étais tranquille. Seule face à ma passion. Passion dont je voulais vivre. Et dont, d’après mon frère, je n’allais pas tardé à vivre. Lorsqu’il m’avait entendu jouer un soir et le jour de son « mariage » il n’en croyait pas ses yeux. D’après lui j’avais énormément progressé et évolué aussi depuis la dernière fois qu’il m’avait entendu, soit un peu plus d’un an. C’est vrai que musicalement on pouvait en faire des choses en un an, mais de là à me dire que c’était merveilleux, parfait, digne de grands artistes comme les Beatles, Led Zeppelin, Santana, Hendrix et en un peu plus jeunes (rien qu’un peu ouioui) The Fray et Coldplay. C’était impossible. Il voulait que je tente. Mais quelque chose me freinait, la peur. Peur de me faire remballer comme une grosse merde. Une simple débutante ou encore une simple jeune qui croit un peu trop en soi comme tous les autres et qui se fait recaler parce que ce n’est pas assez original. D’après Adam, mon frère, ce que je fais est original parce que je chante avec mon cœur, je les dans mes tripes, dans toutes les parcelles de mon corps, que c’est inscrit dans mon ADN et que je chante avant tout pour me libérer.

    L’éclat de ma voix résonnait encore dans l’air, accompagnant les dernières notes de ma guitare. J’ai fermé les yeux et j’ai poussé un soupir. Comme ça faisait du bien.
    Après cinq minutes d’inactivité, j’ai décidé de me remettre en route. Il devait être six heures. Il faisait toujours nuit. Bien que l’horizon commençait très doucement à virer à l’orange.
    Je marchais dans les rues calmes de Buenos Aires, il n’y avait pas un bruit. Seul mes pas résonnaient. Je décidai d’allumer une cigarette. Je n’en avais pas touché une seule depuis un mois. J’aurais bien aimé ne plus en retoucher de ma vie, mais j’avais toujours l’excuse du « je fume très rarement, c’est pas une cigarette par mois qui va me tuer.» Le pire, c’est que c’était exactement ça. Je fumais une ou deux cigarette en soirée et depuis deux mois, je ne sortais plus vraiment.

    Lorsque j’atteignis les vieux quartiers de Buenos Aires, j’entendis quelqu’un fredonner.je devais avouer que cette personne avait une belle voix. Les paroles de cette chanson me disaient même quelque chose. Mais je n’arrivais pas à me souvenir du titre ni même de la personne qui chantait cette chanson. C’était comme un gros blanc dans mon esprit. Je continuais malgré tout d’avancer, ma guitare sur mon dos. Plus je marchais, plus le son était proche. Les vieux quartiers n’étaient pas vraiment éclairés. Un petit lampadaire qui éclairait pas grand-chose tous les 100 mètres. C’était vraiment à croire que c’était dans cette partie de la ville que les argentins voulaient faire des économies. Au fur et à mesure j’avais l’impression que la personne marchait à mes côtés tellement je distinguais parfaitement les paroles. J’ai aperçu une ombre au loin. C’était comme si cette personne était bourré et qu’elle ne savait pas où elle mettait les pieds. C’était de cette personne que provenait la musique.

    Et… si j’avais pu imaginer ça. J’ai senti mon bras percuter cette ombre quelques minutes après, moi qui m’étais exprès décalé pour la laisser passer. Son sac est tombé quelques millièmes de seconde après. Et je me suis baisé pour l’aider à le ramasser. C’est alors que j’ai reconnu cette personne.

    « Fiona ? Mais.. oh. Je suis désolée. Laisse-moi ramasser. »


    Fiona, c’était une fille avec qui j’avais déjà parlé il y a maintenant un bon moment, j’étais d’ailleurs étonnée de me souvenir de son prénom. Ça me faisait bizarre de la revoir.. après.. trois mois au moins ? Et j’étais heureuse de voir qu’elle n’avait pas l’air bourré mais qu’elle était sobre.

    « Qu’est ce que tu fais ici ? Tu vas bien ? »


______________________


(c) PRETTY YOUNG THING & Morphine.

forever young
si tu as peur du sommeil et que passe le temps, si tu aimes l'automne vermeille, merveille rouge sang, si tu as peur de la foule mais supporte les gens, si tes idéaux s'écroulent le soir de tes 20 ans. mais si tout ne se déroule jamais comme dans tes plans, si tu n'es qu'une pierre qui roule, roule mon enfant.
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→ SITUATION : En amour avec le plus fantastique !!
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MessageSujet: Re: Un café...Un accident...La ligne est mince. (Vanille Caspian)   Jeu 20 Oct - 3:42

Définition:
Le hasard exprime un manque de cause à effet d'un événement
.


D'un sens le hasard nous pousse à faire ce qu'on n'ose pas. Il est la seule forme d'action ''céleste'' qui est possible de décrire, mais avec une impression dérangeante de n'avoir jamais les bon mots pour le faire. Ce hasard peut être d'une cruauté sans borne puis ensuite d'une bonté suspecte. On oubli facilement ce qu'il a fait pour nous en s'appropriant ces pouvoirs mystiques, mais en cette nuit propice aux jeux des Dieux, je ne pouvais que lui remettre tous les honneurs de cette rencontre tardive. Si j'avais pensé à une telle heure rencontrer une connaissance dans cette compromettante position, j'aurais probablement pensé à une explication pour mon comportement, mais à l'instant précis ou le contact brutale de nos deux peau vint me sortir de ma rêverie je doutais des raisons même de ma présence sur le sol. .

Le mon sac à main, comme dans tous les bons films Hollywoodiens, tomba sur le sol et son contenue entier se déversa sur le pavé humide. Heureusement, rien de gênant s'y retrouvait, seulement quelques cigarettes, des clés, un portable et la photo de mes neveux. Lorsque l'inconnue m'aborda, je ne l'avais toujours pas remarqué qui elle était, encore trop gêner par cette accident, j'avais jusque là, gardé mes yeux endormis sur le sol ayant peur de la personne que j'allais rencontrer.

Bonsoir mademoiselle Caspian..Mais voyons ne t'excuse pas, c'est moi qui n'avais rien à faire au milieu de la rue. !!!

Je ne pouvais m'empêcher d'imaginer la pauvre fille que je n'avais rencontré que quelques fois, me trouver là, sur le sol, se disant probablement que j'étais bonne pour l'enfermement. Peut-être était-ce la solution à tous mes malheurs qui sait ?.. Mais le problème de la réponse restait toujours là et ne sachant pas du tout quoi répondre je ne dis rien durant un long moment tâchant de trouver une réponse réaliste, mais rien ne collait à la situation et je n'avais donc rien d'autre à faire que de dire la vérité...Encore une fois, c'était la meilleure solution... (Je ressemble à ma mère quand je dis ça...)


Je sais pas trop...j'en avais seulement marre de passer toujours ici...À chaque soir je prend ce chemin et je fais la même chose..J'avais besoin de changer...sinon je vas finir par pourrir d'ennuis dans cette ville. J'ai peut-être trouvé un moyen peu orthodoxe, mais c'est divertissant...

Puis-je lui jeta un regard amusé et tapota le sol à côté de moi.

Il y a une place si tu veux te joindre à moi...Personne ne passe ici à cette heure...du moins sauf toi et quelques voyous...

Ce quartier qui le jour contenait plus de touriste que d'habitant devenait plus dangereux la nuit, car ceux venant des endroits miséreux partaient à la chasse des touristes et des fortunées des vieux quartiers, espérant trouver quelques proies intéressantes.

Qu'est ce qu'un jolie blonde fait ici la nuit... les gros méchant sortent à cette heure...

Enfant, alors que je ne faisais que passer ici rêvant de vivre dans ces belles maisons coloniales.. Alors que dans mon cas, je survivais dans un immeuble ou s'entassait une vingtaine de famille proche d'ici et pourtant la différence de monde faisait croire à deux planètes différentes. Cette endroit si différent de ces rues, avait été toute ma vie, le berceau de mon enfance, de mes premières expériences d'adultes et de mes erreurs. Ce fut le commencement de la vie de mes ancêtres, le cœur même de la famille Sanchez se retrouve là et son sang coule dans tous les arbres, dans toutes les fontaines et dans tous les sourires du père de famille au sans-abris. C'est là-bas que toutes les femmes de ma famille ont élevé leurs enfants, qu'elles ont perdues leurs maris dans les bras d'une autre ou dans le creux d'un canon, qu'elles ont rêvé à une avenir meilleur pour les femmes qui suivirent...C'est dans ces rues que j'ai trouvé l'amour et que je l'ai perdue. C'est ici, mais pourtant si loin de mon chez moi de ces lieux qui m'ont protégé contre les intempérie de la vie, mais plutôt parmi les gens qui ont pris des photos de l'accident et dans un quartier qui n'est pas mien, que j'ai perdu mes parents.

Alors qu'ici la vie et douce, d'ou je viens la loi du plus fort prend place.

Ici, j'ai appris à être et non à subir, j'ai compris que jamais la vie ne serais douce avec les gens de mon ''espèce''. Ceux que les gens de bonnes familles appel la racaille. Là-bas, les enfants sont laissé pour compte dans un facteur de pauvreté prédominant. Des enfants qui apprirent à devenir adultes ou à grandir sans l'aide de personne. Comme dans Sa majesté des mouches, nous survivions en dehors des règles établies par les adultes puisqu'elle ne nous convenaient pas. Comment expliquer à une petite fille que voler c'est mal alors que celle-ci le fait pour nourrir sa petite sœur de trois ans et aider sa mère qui malgré 3 boulots, n'arrive pas à joindre les deux bouts. C'était la réalité de mon enfance, ma réalité présentement et contrairement à beaucoup de personne vivant à Buenos Aires, je n'avais pas peur de marcher ici, car étant l'une des ''leurs'' je savais ou ils se cachaient pour attraper les touristes et je savais surtout qu'à cette heure, les méchants aussi dormaient. Et que de toute manière, ce n'était pas par méchanceté, mais plutôt nécessité qu'ils le faisaient.

Je regardais ma compagne lui souriant calmement ressassant une tonnes d'image dans ma tête et espérant qu'elle vienne me rejoindre, car la nuit est un moment à partagé et non pour rester seule. J'avais besoin de quelqu'un près de moi et même si je la connaissais à peine, ça compagnie me restait plus qu'agréable.


Je te jure que c'est chouette, en plus le ciel est rempli d'étoiles.


Merci le hasard...


hj: dsl c'est pas géniale ^^ outch
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MessageSujet: Re: Un café...Un accident...La ligne est mince. (Vanille Caspian)   

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