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 Le temps passe, l'amitié s'efface, mais elle refait toujours surface. ☼ Alaska chérie ♥

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« Charlie E. Reckless »
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→ NOMS COMPLETS : Charlie, Elwynn Reckless
→ SITUATION : En couple, ou célibataire. C'est complexe.
→ PAPIERS : 1831
→ BOULOT : Fleuriste, anciennement, Avocate au barreau de Buenos Aires.
→ J'AIME : Ma famille, le piano, le chant ...
→ J'AIME PAS : La vie, l'injustice, le terrorisme, ...



MessageSujet: Le temps passe, l'amitié s'efface, mais elle refait toujours surface. ☼ Alaska chérie ♥   Lun 8 Aoû - 6:44





    Le temps passe, l'amitié s'efface, mais elle refait toujours surface.
    Alaska & Charlie

    Comme tous les matins depuis ce fichu attentat, ce putain d'attentat, c'est les yeux cernés comme jamais que Charlie sortait de sa chambre. Chambre plongée dans l'obscurité, beaucoup plus sombre qu'à l'ordinaire. Depuis l'explosion des deux bombes c'est à peine si elle arrivait à fermer un oeil la nuit. C'était trop dur pour elle, quand elle fermait les yeux, elle les voyait. Les images, les souvenirs défilaient comme un vieux film. Sensation horrible, difficile à vivre. La culpabilité rongeait Charlie de l'intérieur. Elle c'était peu à peu renfermée sur elle-même, vivant dans le passé, elle avait ressorti de vieilles photos, des films qu'elle avait tourné avec Adriel durant leurs adolescences communes. Et tant d'autres choses qui lui rappelaient son frère et son cousin. Chez elle, elle étouffait, il y avait trop de visites, trop de coup de téléphone, trop de condoléances. Du coup, Charlie passait le plus clair de son temps dehors, à vagabonder en ville, sans aucun but, ni aucune destination. Simplement, pour éviter ces compassions et regards tendres. Elle errait tel un chien sauvage, abandonné et lâché en plein nature. Livrée à elle-même. Comme si rien n'avait d'importance, comme si le monde avait cessé de tourner. Oui, pour elle tout avait prit fin lors de l'explosion, la vie ne rimait plus à rien, il y avait eu trop de mort, pour qu'un jour, les habitants de Buenos Aires se relèvent de cette épreuve.

    La jeune femme ne réfléchissait pas, elle marchait sans arriver à déchiffrer les noms des rues, sans prêter attention aux passants, ni aux endroits qu'elle traversait, le regard ailleurs, on aurait pût croire qu'elle était en train de réfléchir, de penser. Mais rien de tout ça, elle avait l'esprit vide, rien n'arrivait à la sortir de cette mort intérieure. Tout sonnait dans le vide. Même la musique, qui d'ordinaire, ravivait la flamme n'avait aucun effet, elle sortait des écouteurs, se diffusant dans les oreilles de Charlie sans qu'elle ne s'en rende compte, sans même qu'elle y prête attention. C'était le vide, le gouffre, une étrange sensation de planer au-dessus de tout. La gare, c'est sans même comprendre qu'elle était arrivée là, qu'elle continua à errer. Marchant, le long du quai, seule, tout était étrangement désert, pas un chat, pas un bruit. Elle s'installa, regardant les rails en fer, des bribes de souvenirs, vinrent frapper son esprit, Andrew, Tom, Adriel et elle. Leurs enfances, leurs jeux, leurs rires ! Non, elle ne voyait pas tout à ce moment-là, elle voyait une chose, un de leur jeu, inspirait de leur dessin animé préféré. Les Aristochats. Là, à cet instant précis, la jeune femme eu un moment de lucidité, le premier depuis qu'elle s'était levée et certainement le dernier de sa journée. Ils se faisaient de plus en plus rares, parfois même inexistants pendant plusieurs jours. Elle attrapa son ipod-nano couleur rouge, qui gisait dans sa poche parmi un paquet de cigarette, puisqu'elle avait recommencé à fumer après cet horrible évènement, son téléphone portable toujours éteint, un ticket de bus, depuis qu'elle avait quitté sa chambre. Elle chercha parmi ces nombreuses musiques avant de faire un choix. La playlist du film en route, elle ne pût s'empêcher de descendre de son perchoir, se mettant sur les rails, elle arrivait à entendre leur voix, leurs rires ! Comme s'ils étaient encore de ce monde, comme s'ils étaient là, à ses côtés.

    « Je veux être devant !! » La petite fille à la chevelure couleur châtain, trépignait, quelque chose ne lui plaisait pas. Elle était accompagnée de trois garçons deux plus vieux qu'elle et un autre qui devait avoir environ le même âge qu'elle. Ils avaient l'air proches, très proches, mais quelque chose dérangeait l'enfant, elle était contrariée. Cela ce lisait sur son visage comme on aurait pu lire dans un livre ouvert. « Non Charlie, toi tu vas derrière, à la place des wagons ! » Elle jeta un regard plein de rancoeur à son frère ainé. Comme elle était la plus jeune, son frère en abusait un peu, mais cela n'empêchait pas qu'il l'aimait énormément, mais vous connaissez les relations frère et soeur, on se chamaille, on se cherche, mais au final on s'aime. « Mais, Mais, je suis pas un wagon !! Je veux être la locomotive !! » « Et pourquoi ça ? » Lui demanda son deuxième frère, amusé par la situation. « Parce que ... je suis une dame, voilà pourquoi !! » Charlie croisa ses bras contre elle, le regard triste. Andrew et Tom riaient aux éclats, Adriel la regardait d'un air légèrement moqueur, mais attendri. « Je veux bien être le dernier wagon, prends ma place, mais s'il te plait je veux que tu souri ! » « Merci Adriel !! » Elle le prit dans ses bras et l'embrassa avant de se placer en troisième position. « Tchou, Tchou !! » Les voilà qui étaient en route.

    Charlie était sur les rails, marchant en équilibre, les bras bien écartés pour ne pas vaciller, elle chantait « Tout le monde veut devenir un chat ». Parsemant des « Tchou, Tchou !! » en plein milieu des paroles. Elle était comme possédée, entrainée par une force inconnue, quelque chose qui faisait que la jeune femme était incontrôlable, déconnectée de toute réalité. Oui, elle se croyait réellement il y a une dizaine d'années ... à Los Angeles, sur la voie ferré désinfectée, hors service qui se trouvait à quelques mètres de chez eux. Lieu, totalement anodins, légèrement sinistre et angoissant pour certains, mais pour d'autre un véritable terrain de jeu géant, grandeur nature. Quoi de mieux pour jouer au petit-train, que de véritable rails ? Rien, n'aurait pût leur convenir mieux que ce lieu. Ils venaient souvent, peut-être un peu trop, mais les parents Reckless ne faisaient rien pour les en empêcher, sachant qu'ils ne courraient aucun danger là-bas et qu'ils vivaient surement des moments inoubliables tous ensemble. Car, eux aussi avaient eu une enfance et ils savaient à quel point, il était important qu'ils aient un lieu à eux, qui soit l'endroit de tout leurs souvenirs. Jamais la mère de Charlie, n'aurait voulu voir ses enfants séparés, ni qu'Adriel quitte la maison. Elle le considérait comme son propre fils et non pour son neveu. Mais, bien entendu il y a une fin à tout, Adriel est partie, Charlie ne supportait pas son absence, elle a donc décidé de le rejoindre, c'était les aléas de la vie. Il fallait bien qu'un jour, les enfants quittent le cocon familial, mais elle aurait préféré qu'ils ne partent pas si loin. L'Argentine n'était pas la porte tout à côté ... Mais, si là-bas était leur bonheur, alors elle les laisserait partir. C'Est-ce qu'elle avait fait et maintenant elle aussi s'en voulait, tout comme Charlie, parce qu'elle avait perdu, deux de ses enfants et qu'elle avait l'horrible sensation d'avoir également perdue son unique fille, qui n'était plus elle-même depuis leurs morts, cela ajoutait à son chagrin, une angoisse incontrôlable. Car, elle s'imaginait le pire et malheureusement la jeune femme ne voulait pas qu'elle soit à ses côtés pour affronter cette douloureuse épreuve.

    Coupée de toute réalité, Charlie ne faisait attention à l'environnement qui l'entourait. La musique se diffusant dans ses tympans, l'empêchait d'entendre le moindre bruit, le moindre cri. Elle était hors de portée, rien ne pouvait la ramener sur terre, car oui on peut le dire, elle était partie loin, très loin, surement sur une autre planète à ce moment-là. Peut-être que cela lui faisait du bien intérieurement, mais cela ne pouvait que la faire sombrer encore plus bas, de vivre dans le passé de cette manière. C'était malsain, ça ne pouvait qu'aggraver son état de plus en plus dépressif, il fallait qu'elle se réveille, qu'elle prenne conscience, mais rien, rien ne pouvait lui faire ouvrir les yeux, c'était fini, elle ne croyait plus en rien, pas même en l'amour, parce qu'après les révélations de Micael, comment pourrait-elle continuer à y croire ? Ces aveux avaient eu l'effet du lame planté en plein coeur, elle en saignait encore. Charlie l'aimait à nouveau et malgré ses craintes elle avait voulu y croire, accepter de leur laisser une seconde chance et puis voilà qu'il avait un bébé, une ex avec qui il avait recouché. C'était le coup de massue, ce qu'elle croyait qui pouvait la sauver, n'était en fait que mirage et l'avait non pas sauvée, mais enfoncée un peu plus.

    Alors que la jeune femme se tenait toujours sur les rails, coupée du monde, un train apparut à l'horizon, mais malheureusement, Charlie lui faisait dos et ne pouvait donc le voir, sa musique, l'empêchait de l'entendre, elle continua donc à occuper les rails, sans réfléchir. Mais, le train continuait de s'approcher, c'était surement la fin, elle ne le savait pas, mais sa vie était en danger, comme si la mort la guettait. Au fond, mourir était peut-être la solution. Elle retrouverait certainement Adriel et Tom. Désormais, seulement quelques mettres séparaient l'engin mécanique de la jeune femme, lorsqu'elle sentit les rails vibrer sous ses pieds, elle se retourna et fit face à l'énorme tas de ferraille qui se tenait derrière elle depuis plusieurs minutes. Elle écarquilla les yeux, mais resta figée sur place, comme si elle ne sentait pas le danger. C'était étrange, mais elle n'arrivait pas à réaliser, que ce train fonctionnait, qu'elle allait se faire écraser, qu'elle allait y passer. La jeune femme ne bougea pas, restant là face à la mort.
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MessageSujet: Re: Le temps passe, l'amitié s'efface, mais elle refait toujours surface. ☼ Alaska chérie ♥   Lun 8 Aoû - 9:24


Charlie & Alaska ♥

    Le soleil caressa mes cuisses dénudées et je gémis, cachant mon visage sous mon oreiller. J'avais tellement chaud, mais mon corps me semblait si froid. Je n'avais qu'un tee-shirt, un des rares dans lesquels je rentrais encore, à dix-sept semaines de grossesse. Je roulais sur le dos et ouvris lentement les yeux. Ma tête se tourna vers mon réveil et je soufflai. Il était déjà neuf heures. Mon ventre gargouilla et j'éclatais de rire. Au moins, ils ne perdaient pas le nord tous les deux. Je me tirai du lit avec difficulté, et j'avais franchement du mal à voir où étaient mes pieds. Je passais par la case salle de bain, me passais de l'eau froide sur le visage et relevais mes cheveux, avant de partir vers la cuisine en baillant. Je me préparais un chocolat chaud et ouvris mon frigo, cherchant de quoi manger. J'avais envie d'une tranche de jambon, mais en plus de ne pas en avoir, ce n'était pas tellement l'heure. Je me relevais en râlant et refermais la porte du frigo. Je récupérais mon bol et le bus, lentement. Moi qui détestait le chocolat d'ordinaire, j'en mangeais pratiquement tous les jours en ce moment. Je passais une main sur mon ventre et soupirais. Mes yeux se fermèrent quelques secondes et je soupirais, gardant mes larmes. Thomas n'était pas là, il ne serait même pas là pendant tout le temps où durera ma grossesse, et j'ignore s'il m'aiderait après, avec les bébés. Mais en même temps, j'avais l'impression qu'il était juste à côté de moi. Pourtant ce n'était pas le cas. Je rouvris les yeux et passais mes doigts sur mes joues, récoltant quelques larmes. Je posais mon bol vide dans l'évier et fouillais mes placard, à la recherche de quelque chose à manger.

    Vers dix heures, je quittais mon appartement et descendis dans la rue, marchant lentement. J'avais l'impression de prendre de la place. Les gens se retournaient sur moi, me dévisageaient et j'avais envie de leur hurler dessus. Au pire, je mettrais ça sur le compte des hormones. Je marchais, sans vraiment savoir où aller, errant plus que me promenant. Je croisais mes bras sur ma poitrine et continuais d'avancer, mon regard baissé sur mon ventre arrondi. S'ils n'étaient pas là, Thomas serait là. S'ils n'étaient pas là, je serais probablement morte, vidée de mon sang. J'étais trop jeune pour devenir maman, Thomas ne voulait pas devenir père. Peut-être que je pourrais les confier à quelqu'un, qui les élèvera et les aimera ? Je secouais la tête de gauche à droite, une boule logée dans ma gorge. Je haletais quelques secondes sous le poids des remords. Finalement, c'était de les avoir gardé qui me bouffait. Je m'arrêtais et m'appuyais contre un mur, à côté de moi. Un homme ralentit et s'avança, me demandant si j'allais bien. Je lui demandais simplement de l'eau, en bus quelques gorgées et après l'avoir rassuré, je repris ma route, seule. Je sortis de la ville, sans m'en rendre compte et me dirigeais vers l'extérieur, suivant les rails du chemin de fer à une bonne distance de sécurité. Là, je respirais mieux. L'impression de suffoquer entre quatre murs venait de partir. J'étais dehors et non plus enfermé dans cette ville. Buenos Aires était en train de me conduire à ma perte. Moi qui pensait trouver la paix en venant ici, ça n'avait pas été le cas. À présent, je voulais partir et j'étais prête à quitter la ville argentine pour retourner à Londres, du moment que je ne voyais ces gens et tous ces endroits, qui me ramenaient, de près ou de loin, à des souvenirs. Mes pas me portèrent au gré de leurs envies. Il n'y avait rien ni personne autour de moi. Rien à part le silence. Ma grossesse me coupait du monde, c'est du moins, l'impression que j'avais. Je voyais de moins en moins des gens, ne sortant presque plus. Je ne voulais même pas me morfondre sur l'abandon de Thomas, ni sur la coupure de Rose. Même si ce n'était pas réellement une coupure. J'avais revu Liam, après un coup de tête du destin. Miles restait introuvable et j'avais cruellement besoin de lui, en ce moment même. Je n'avais aucunes nouvelles de Charlie, ma meilleure amie, depuis la dernière fois. Je passais une main sur mon front et relevais la tête. Une silhouette se dessina sur l'horizon face à moi. Je plissais les yeux et m'arrêtais, pensant la reconnaître.

    Alaska CHARLIE ?!

    Ma voix fut porter par le vent et elle disparut. La jeune femme ne se retourna pas et ne semblait même pas m'avoir vu ou entendu. Peut-être que je me trompais, simplement. Ça ne devait pas être elle. Je soufflais et m'arrêtais sur le bord de la voix, me laissant tomber sur le sol. Que pouvais-je faire ? Elle était de l'autre côté, et, j'avais tellement marché que mes jambes me faisaient mal. Je les étendis devant moi et me laissais tomber dans l'herbe, mon regard fixé sur le ciel bleu et dégagé de cette journée d'août. Je respirais l'air frais, sans jamais lâcher l'étendu azur devant moi des yeux. Au loin, j'entendis le bruit d'un train arrivant à toute vitesse et je me redressais. La brune, que je supposais être Charlie, continuait d'avancer sans se rendre compte de quoi que soit. Je me relevais, et fixais la scène qui se déroulait devant moi. Elle continuait de marcher, parlant toujours seule. Je déglutis et enfin elle s'arrêta. Mes pas me portèrent d'eux même vers elle et je poussais un hurlement quand je vis la proximité du train. Sans réfléchir, je commençais à courir, aussi vite que possible. Nom de dieu, pourquoi ne bougeait-elle pas ? Je hurlais son prénom, ayant reconnu ma meilleure amie, voulant la sortir de sa léthargie. Mais rien. C'était comme si je n'existais pas. Arrivée à côté d'elle, je l'attirais par la main vers moi et elle tomba au sol. L'appel d'air du train me secoua et je me retrouvais assise dans l'herbe, à ses côtés. Je lâchais un juron et tournais la tête vers Charlie. Je me redressais et me laissais tomber sur mes genoux face à elle. Je tirais sur ses écouteurs et les laissais s'échouer derrière moi, en la regardant méchamment. Les larmes venaient de remplir mes yeux. Avait-elle perdu la tête ? Ne tenait-elle plus à la vie pour en finir de cette façon ?

    Alaska Mais est-ce que tu es devenue folle ? Te balader sur des rails encore en service, où des trains peuvent passer n'importe quand, des écouteurs dans les oreilles ! J'le crois pas ! Me dis pas que tu cherchais à en finir, parce que j'te jure que j't'attache à ces foutus rails moi-même !

    Je repris ma respiration, la regardant le plus durement possible dans les yeux. J'avais eu peur pour elle. Malgré les mois qui venaient de séparer, malgré nos disputes à presque toutes nos rencontres, elle restait ma meilleure amie et quand je l'avais vu sur ces rails, figée, un train fonçant sur elle, j'avais eu peur. Sans réfléchir, je passais mes bras autour de son cou et la serrais contre moi, sentant les larmes monter aux bords des mes paupières. Ma Charlie ...
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« Charlie E. Reckless »
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MessageSujet: Re: Le temps passe, l'amitié s'efface, mais elle refait toujours surface. ☼ Alaska chérie ♥   Jeu 11 Aoû - 1:32





    Le temps passe, l'amitié s'efface, mais elle refait toujours surface.
    Alaska & Charlie

    Charlie n'allait pas bien, ça personne ne pouvait le nier, elle s'était peu à peu refermée sur elle-même, elle était de plus en plus solitaire, refusant le moindre contact avec qui que ce soit, elle voulait juste qu'on l'oublie, qu'on la laisse dépérir. Qu'elle puisse faire ce que bon lui semble. La jeune femme ne supportait plus toute la compassion que ses proches ne cessaient de lui apporter, elle voulait qu'on lui foute la paix, c'était si compliqué à comprendre ? Bien entendu, ils faisaient ça pour son bien, mais parfois, ce n'est pas ce qu'il faudrait faire. Certaines personnes l'avaient très bien compris et ça depuis bien longtemps avant même l'attentat, elle avait perdu le contact avec sa meilleure amie, elle n'avait aucune nouvelle de Nathaniel, au fond tant mieux. Parce qu'elle aurait finie par les envoyer valser, comme elle l'avait fait avec sa mère, comme avec Micael, mais lui, c'était pas pareil, il l'avait mérité, bien cherché même. Depuis l'attentat, elle ne cessait de parcourir Buenos Aires, en long en large et en travers, passant ses journées à marcher sans aucun objectif, juste pour tenter d'oublier, en vain. Aujourd'hui, sa route l'avait mené à la gare, mais encore une fois, elle était déconnectée de toute réalité, complètement à l'ouest. Les moments de lucidité ce faisaient de plus en plus rare. Charlie s'était replongé dans le passé, dans ses souvenirs d'enfance et n'avait pu s'empêcher, comme si elle avait été poussée par une force inconnue de faire ce qu'elle faisait lorsqu'elle vivait à Los-Angeles avec Adriel et ses deux frères, jouer au petit train. Jouer aux Aristochats.

    Ses écouteurs l'empêchait d'entendre le moindre bruit et ses yeux étaient obnubilés par les rails en fer sur lesquels elle marchait en équilibre, elle continuait sa course, sans même se rendre contre du danger qui s'approchait d'elle à grande vitesse, c'est au dernier moment qu'elle se retourna se retrouvant face à face avec un train, un véritable train, mais elle fût incapable de faire le moindre mouvement, elle était face à la mort, mais elle ne semblait pas se rendre compte qu'elle était en danger, qu'elle allait se faire écraser comme une crêpe. Elle sentie une pression sur sa main, quelqu'un essayait de la tirer de ses fichus rails, elle s'écroula au sol, sentant l'air provoqué par le passage du train fouetter son visage, elle venait de risquer sa vie et elle ne s'en était pas même rendu compte. Elle regarda les wagons défiler sous ses yeux, le regard toujours aussi vide. La personne qui l'avait sauvé se mit face à elle et Charlie fut choquée de voir Alaska devant elle. Son Alaska. Sa meilleure amie. C'était bien elle.

    La jeune femme lui enleva ses écouteurs, lui jetant un regard froid. Charlie vit les larmes envahirent les yeux de sa meilleure amie et sentit bientôt les larmes prendre possession des siens. « Mais est-ce que tu es devenue folle ? » Folle non, ce n'était pas vraiment le mot, Charlie essuia d'un revers de la main, une larme qui coulait le long de sa joue. « Te balader sur des rails encore en service, où des trains peuvent passer n'importe quand, des écouteurs dans les oreilles ! » Elle avait entièrement raison, c'était un comportement irresponsable, mais Charlie ne se rendait plus compte de ce qu'elle faisait. Elle se sentait mal, elle tremblait de tous ses membres. Le contre choc peut-être. N'arrivant même pas à prononcer un seul mot. « J'le crois pas ! Me dis pas que tu cherchais à en finir, parce que j'te jure que j't'attache à ces foutus rails moi-même !! » Charlie sentie Alaska l'attirer vers elle et la serrer dans ses bras, elle ne se défila pas et l'entoura à son tour de ses bras. Quelques instants plus tard, après avoir reprit quelque peu ses esprits, elle s'écarta de la jeune femme. « Je sais pas de ce que je faisais là, j'étais perdue dans mes pensées, j'ai pas réfléchie. » Elle posa ses mains sur sa tête, sentant le sang cogner contre ses tempes. Elle ne se souvenait pas du pourquoi elle était là, elle ne se souvenait pas avoir quitté la maison. Elle souvenait juste avoir entendu Adriel et Tom. Les larmes coulèrent le long de ses joues en continu, elle devenait folle. Elle n'osait même pas regarder son amie droit dans les yeux, tellement elle avait honte de ce qu'elle était devenue. Non, elle n'avait pas voulu en finir, mais si c'était à refaire, elle se jetterait sous le train. « Je, non ... c'était pas ça. Mais, ... ça aurait pût être une bonne solution. » Elle plongea son regard dans celui d'Alaska, avant de s'excuser. « Je te demande pardon Alaska, je voulais pas. Je te jure, mais ils étaient là, je les ai entendus. Je deviens folle.»

    Elle baissa son regard pour ne pas affronter un regard interrogateur de la jeune femme qui était prévisible et s'arrêta sur son ventre, elle ferma les yeux à plusieurs reprises croyant avoir à nouveau une hallucination. Peu à peu, elle croyait vraiment qu'elle était en train de perdre la tête, devenir folle, givrée. Avec bon nombre d'hésitations, elle approcha sa main du ventre rond d'Alaska, pour finalement la poser et se rendre compte que cela était bien réel. « Tu ... Tu attends un bébé ? » Question bête, mais Charlie était déboussolée, elle était sa meilleure amie et elle n'était même pas au courant. Leur relation était compliquée et la jeune femme s'en était toujours voulue de ne pas faire d'effort pour apaiser les tensions, mais là, la culpabilité était encore plus grande, parce qu'elle n'avait pas été là, pour le début de sa grossesse, alors qu'elle aurait dû. Alaska allait être maman, ... c'était une bonne nouvelle ça.

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MessageSujet: Re: Le temps passe, l'amitié s'efface, mais elle refait toujours surface. ☼ Alaska chérie ♥   Lun 15 Aoû - 9:22


Charlie & Alaska ♥

    Depuis que Thomas avait apprit ma grossesse, donc, sa futur paternité, je cherchais à m'éloigner le plus possible de cette ville. J'avais l'impression d'étouffer. J'étais comme retenue prisonnière entre des murs invisibles dans toute la ville. À la maison, je tournais en rond et j'étais souvent à deux doigts de me taper la tête contre les murs. Dans la rue, je revoyais le visage de Thomas quand il avait apprit ma grossesse. Une boule obstruait ma gorge et les larmes montaient de plus en plus souvent. Peut-être était-ce simplement mes hormones de grossesse qui me jouaient des tours, ou alors tout ça me rendait réellement triste. Je ne savais pas et j'étais totalement perdue. J'avais donc tout simplement fuis la ville et j'étais partie assez loin. Je n'en pouvais plus de toute ça. J'avais juste besoin de partir quelque temps, mais d'un autre côté, je devais économiser le plus possible pour l'arriver des deux bébés.

    J'avançais depuis un bon moment, longeant les rails en silence. Je profitais simplement du silence et de cet espèce de sensation de liberté. J'étais bien et je n'avais plus du tout l'impression d'étouffer et j'étais bien. Au loin, je remarquais une silhouette et après avoir plissé les yeux et avoir reconnu Charlie, ma meilleure amie, je l'appelais. Sauf qu'elle ne m'entendit pas du tout et continua de marcher, alors qu'un train approchait, à grande vitesse. Heureusement, je n'étais pas loin d'elle et accélérais. Courir en étant enceinte, n'était pas la chose la plus intelligente, mais là, il y avait urgence. J'attrapais Charlie in extremis par la main et la tirais à moi le plus fort possible. L'appel d'air nous bouscula et on tomba toutes les deux au sol, ma meilleure amie devant et dos à moi. J'essayais d'amortir ma chute le plus possible, mais c'était inutile. Je poussais un grognement et ma main se glissa sur mon ventre, essayant de savoir si les bébés allaient bien. Ils ne bougeaient pas encore, donc je ne savais pas. J'étais déjà à deux chutes et j'avais peur pour la suite. J'espérais juste qu'il n'y aurais aucune complication et que j'arriverais à les mettre au monde tous les deux. Encore la première chute n'était pas si importante que ça, puisqu'ils étaient encore quasiment inexistants, mais celle-ci était un peu plus importante, même si elle était moins violente. On regarda les wagons défiler devant nos yeux, et quand ils eurent finis de tous passer, je me glissais devant ma meilleure amie. Je passais mes mains sur ses joues et l'engueulais à moitié. J'avais eu tellement peur de la perdre et de la voir mourir sous mes yeux. Sauf qu'elle était là, face à moi et ses yeux se remplissaient d'eau, comme les miens. Je tentais de réfréner mes larmes, mais les siennes glissaient sur ses joues. Elle tremblait de tous ses membres et je l'attirais dans mes bras, la serrant contre moi. Je faisais attention à ce qu'elle ne touche pas mon ventre rond et elle ne remarqua rien. Après avoir reprit ses esprits, elle s'éloigna à nouveau et me regarda, répondant à mes questions. Elle prit sa tête entre ses mains et détourna son regard du mien. Je remarquais ses larmes qui coulaient toujours en continu sur ses joues.

    Alaska Hey ! Pleure pas, Charlie. S'il te plaît ...

    Je retirais ses mains de sa tête et l'approchais de moi à nouveau, repassant mes bras autour de son corps. Ses larmes mouillaient mon haut et je sentais mes propres pleurs monter à mes yeux. Je reniflais et passais une main sous mes yeux, tentant de retenir l'eau dans mes paupières. Je me reculais légèrement et essuyais ses jours trempés d'eau. Je repris ma place contre elle et la serrai avec encore plus de forces. Ma tête se posa sur la sienne et je recommençais à la bercer. Je fermais les yeux avec force et la berçais doucement, caressant ses cheveux dans un geste apaisant. Ma meilleure amie se recula quand elle fut calmée et je lui demandais si elle avait voulut en finir. Mon cœur se serra à ses mots et mon regard se durcit, malgré moi. Elle s'excusa de suite et me dit qu'elle avait entendu des voix. Je fronçais les sourcils et la regardai se dérober à mon regard. Je penchai ma tête sur le côté, essayant de croiser son regard. Qu'est-ce qu'elle racontait ?

    Alaska Qui était là, Charlie ? Qui as-tu entendu ? Je ne dirais pas que tu es folle, mais oui, c'est un peu de la folie de faire ça … Tu m'as fais peur !

    Je grimaçais avant d'éclater légèrement de rire, même si la situation ne s'y prêtait pas tellement. Je dégageai les quelques mèches qui tombaient sur son visage et essayai de comprendre. Je vis sa main se tendre et elle toucha mon ventre rond avec sa main. Je fermai les yeux et baissai la tête, honteuse. Je ne lui avais rien dis sur ma grossesse et elle n'était pas au courant. Je craignais un peu sa réaction parce que je lui avais caché ça. Je mordis ma lèvre, attendant qu'elle me demande quoi que soit. Je relevais la tête vers elle, plongeant mes yeux dans les siens.

    Alaska Je … Non. Enfin oui, mais … j'attends des jumeaux.

    Je passais mes doigts dans mes cheveux, en soupirant. Je me laissai tomber sur les fesses et détournais le regard. Si notre relation n'était pas si complexe, Charlie aurait été au courant. Mais depuis la dernière fois, depuis ma première tentative de suicide, on ne c'était pas reparlé, ni rien. Je n'avais pas eu de ses nouvelles et oui, ça m'emmerdait. J'avais besoin de ma meilleure amie. Encore plus maintenant. Notre relation était tellement complexe et je ne faisais rien pour arranger cette situation. Pourtant, ce n'était pas l'envie qui me manquait, mais je n'arrivais pas à changer cette relation. Pourtant, je le voulais plus que tout. Je soufflais et tournais à nouveau la tête vers elle pour la regarder dans les yeux, attendant anxieusement sa réaction.
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MessageSujet: Re: Le temps passe, l'amitié s'efface, mais elle refait toujours surface. ☼ Alaska chérie ♥   Lun 15 Aoû - 22:16





    Le temps passe, l'amitié s'efface, mais elle refait toujours surface.
    Alaska & Charlie

    Charlie pleurait, affalée dans l'herbe, non loin et face aux rails de la voie ferrée, qu'elle occupait encore il y a quelques instants, restant pétrifiée sur place, en regardant un train qui avancait droit sur elle. La jeune femme avait risqué sa vie et elle ne s'en rendait compte que maintenant, au moment ou sa meilleure amie, lui demandait si elle était folle. Ce fut comme un déclic, elle comprit alors, qu'elle était restée là, face à la mort, sans ciller d'un cil. Elle prenait enfin conscience qu'elle touchait le fond, qu'elle était au bord du gouffre, prête à tomber définitivement et qu'elle ne pourrait bientôt, plus se relever. Le choc de la chute, avait été brutal mais nécessaire pour lui sauver la vie. Alaska avait bien fait, c'était un ange. Malgré toute leurs disputes et leurs mois de silence elle avait quand même sauvé sa vie. C'était peut-être un tournant pour toutes les deux, enfin la réconciliation. C'était à espérer. « Hey ! Pleure pas, Charlie. S'il te plaît ... » D'un geste prudent, Alaska vint attraper les mains de la jeune femme pour les écarter de sa tête. Elle fût donc obligée de regarder sa meilleure amie dans les yeux, mais elle continuait de pleurer, elle aurait tellement voulu arrêter, mais elle ne contrôlait plus rien. Elle acquiesça d'un signe de tête la requête d'Alaska, tout en continuant de pleurer, malgré qu'elle tente de retenir ses larmes, en vain.

    Une nouvelle fois, Alaska prit la jeune femme dans ses bras, cela faisait réellement du bien à Charlie qui depuis maintenant une éternité se sentait seule, elle l'avait cherché certes, mais peut-être que si elle avait accepté d'être entourée elle n'en serait pas là. M'enfin, il était trop tard pour regretter maintenant, ce qui est fait, est fait. La jeune femme faisait tout pour calmer les pleurs et les tremblements de Charlie, la berçant en caressant d'un geste tendre ses cheveux, par moment elle s'écartait d'elle pour essuyer les joues de la jeune femme mouillait par les pleurs qu'elle déversait depuis tout à l'heure. Quand Charlie avoua qu'elle avait entendu des voix, enfin, pas n'importe lesquelles, les leurs, Alaska tenta de croiser son regard qui la fuyait depuis quelques minutes. « Qui était là, Charlie ? Qui as-tu entendu ? Je ne dirais pas que tu es folle, mais oui, c'est un peu de la folie de faire ça ... Tu m'as fais peur ! » Charlie la regarda un instant, la voyant grimacer, elle ne comprenait pas et c'était tout à fait normal. Et puis, Alaska laissa échapper un petit rire, c'était assez étrange vu la situation, mais bon, c'est souvent comme ça, on ne se sent pas très bien et on rigole pour pas montrer que ça ne va pas, qu'il y a un problème. Charlie se mit à lui répondre, pendant qu'elle replaçait quelques mèches de cheveux qui lui tombaient sur le visage. « Tom & Adriel ... » Elle essuya d'elle-même une larme qui coulait sur sa joue. « Je suis désolée, je voulais pas. » Charlie osa enfin croiser le regard de sa meilleure amie. « C'était tellement étrange, ça semblait tellement vrai. » Elle laissa s'échapper un soupire, elle déraillait complètement, ça devenait vraiment grave. Il fallait vraiment qu'elle aille consulter, parce que s'était inquiétant tout de même, fin, risquer sa vie sans même s'en rendre compte, c'est déjà grave, mais entendre des voix c'était encore plus inquiétant, elle ne s'appelle pas Jeanne D'Arc, bordel.

    Dans tout ce stresse Charlie n'avait même pas remarqué, le ventre bien rond d'Alaska, alors, elle posa sa main sur son ventre pour vérifier que cela était bien réel et que ce n'était pas une nouvelle fois une hallucination. La jeune femme sembla gênait par le geste de la demoiselle, qui la vit fermer les yeux et baisser la tête. Comment pouvait-elle ne pas être au courant ? Charlie se sentait mal, elle n'avait pas été là pour elle, elle l'avait mit à l'écart de sa vie et maintenant, elle s'en voulait, parce qu'elle n'aurait pas dû, elle aurait dû être là pour partager sa grossesse, pour faire des achats pour le bébé, tout ce que fait d'ordinaire, une future maman avec sa meilleure amie. Mais non, tout ça pour des broutilles, qu'elle n'avait pas sût accepter, elles avaient perdu tout contact, conne décision, faut l'avouer. « Je ... Non. Enfin oui, mais ... J'attends des jumeaux. » Elle avait l'air d'appréhender la réaction de la jeune femme, parce qu'elle soupirait, passait ses doigts dans ses cheveux et aussi parce qu'à son tour c'était elle qui fuyait le regard de Charlie, ce comportement était équivoque de son appréhension. Pourtant, pour Charlie, il n'y avait pas de quoi, elle était heureuse pour elle, attendre un bébé cela devait être tellement merveilleux, bien que long. Et puis là, c'était pas un, mais deux, c'était quand même exceptionnel. « Wouah, Félicitation ma chérie ! Je suis contente pour toi !! » Elle afficha un léger sourire. « Ce sont deux garçons ? » Elle aurait aimé tout savoir tout de suite, qui était le père, comment elle allait les appeler, de quelle couleur serait peinte leur chambre, si elle leur avait acheté des doudous, ce qu'elle voulait comme cadeaux de naissances ! Tout elle voulait tout savoir. Elle voulait rattraper le temps perdu. Pendant ce temps, elle pensait moins à ce qui venait de se passer et cela apaisait ses pleurs.


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MessageSujet: Re: Le temps passe, l'amitié s'efface, mais elle refait toujours surface. ☼ Alaska chérie ♥   Jeu 25 Aoû - 3:37


Charlie & Alaska ♥

    Elle était là, à côté de moi, étant sûrement en train de réaliser qu'elle avait fait face à la mort, sans ciller. Je fermais les yeux et ravalais mes larmes. Charlie était en train de toucher le fond. Elle m'affirmait qu'elle n'avait pas voulut se suicider, mais quelque chose clochait dans ses paroles. J'entendais Charlie pleurer et j'essayais de me contrôler, lui demandant, inutilement, de ne pas pleurer. Je retirais prudemment ses mains de devant son visage, et elle hocha la tête, continuant à laisser les pleurs rouler sur ses joues. Je la repris dans mes bras, la serrant aussi fort que possible. Malgré les mois de silences et notre dernière entrevue, qui c'était soldée par une dispute, j'étais là et je le serais toujours. Je m'en voulais tellement de toute cette histoire. C'était en partie de ma faute, parce que je n'arrivais pas à supporter les copains de Charlie. Mais à part Thomas et Miles, je n'y arrivais pas. Je la berçais doucement, sentant mes joues se mouiller d'eau, elles aussi. Je me reculais quand ma meilleure amie commença à se calmer et me reculais, lentement, pour la questionner. Elle fuyait mon regard, mais je ne lâchais rien et essayais de capturer ses yeux. Ce que je réussis à faire. Je lui demandai ce qui l'avait poussé à vouloir se suicider et, malgré moi, je grimaçais avant de rire. Toute cette histoire me brassait et j'avais la sensation que mes hormones commençaient à foutre le bordel. Alors elle me répondit, replaçant des mèches de cheveux. Adriel et Tom … Je fronçais les sourcils et passais mes mains sur sa joue, quand je la vis essuyer ses larmes. J'essayais de faire un lien entre Charlie et ses deux types, mais rien ne me revenait. Rose m'avait parlé une fois d'un Adriel, mais j'espérais que c'était pas lui. Quant à ce Tom … J'ignorais qui il représentait pour Charlie, mais j'espérais que ce n'était pas quelqu'un de proche. Je voulus pousser mon interrogatoire plus loin, mais quelque chose me disait de fermer ma gueule et de la laisser me raconter, d'elle-même. Ses yeux croisaient rapidement les miens et elle soupira. Je penchais ma tête sur le côté, décalant ses cheveux. Mes mains étaient toujours posées sur ses joues, au cas où de nouvelles larmes viendraient.

    Alaska Qu'est-ce qui c'est passé exactement ? Tu les as entendus et ils t'ont dit de te jeter sous un train, ou quoi ?

    Je remontais mon nez et grimaçais. J'espérais que ce n'était pas ça, sinon Charlie était vraiment mal partit et je ne donnais pas cher de sa peau. Pourvu qu'elle ne vire pas schizo ! Je fronçais les sourcils et plongeais mon regard dans celui de ma meilleure amie. Je l'entendis soupirer et mes yeux dérivèrent autour de moi, fixant des points invisibles dans l'herbe. J'essayais de me remettre les idées en place, mais tout parlait en l'air. La jeune femme posa sa main sur mon ventre rond et je pivotais ma tête vers elle, pour la regarder. J'avais honte … J'aurais aimé lui annoncer différemment tout ça. J'aurais tellement aimé qu'elle soit quand Thomas m'avait quitté, quand j'avais appris cette grossesse, qu'elle soit avec moi dans ces moments-là. À part quelques personnes ici, je n'avais rien d'autre. Et à cause de nos conneries, on c'était éloigné l'une de l'autre, jusqu'à perdre définitivement contact. Jusqu'à aujourd'hui. J'avais tellement honte de ça. Elle me questionna sur les bébés, et je souris légèrement. Quand je lui appris que j'attends des jumeaux, elle me félicita et me demanda si c'était deux garçons. Je redressais la tête et me laissais tomber sur les fesses, commençant à avoir mal aux jambes. Je plongeais mes yeux dans les siens, trouvant complètement idiot la vague de panique qui m'avais submergée à peine quelques secondes plus tôt. Elle avait plutôt l'air de bien prendre la chose et Charlie a été la seule à me féliciter et à ne pas me réprimander, à me dire que je foutais ma vie en l'air, et tout ça. Quelque part, ça me faisait chaud au cœur.

    Alaska Hmm, merci. En fait, tu es la première personne à me féliciter pour ça. J'en sais foutrement rien. J'crois que c'est encore trop tôt pour le savoir et de toute manière, elle voyait mal. Puis j'ai pas tellement envie de le savoir, comme le père est pas là et tout … J'sais pas, mais j'ai pas envie de m'avancer sur des prénoms si ça lui plaît pas, ou une connerie dans ce genre, tu vois ?

    Je glissais mes doigts sur mon ventre, le regard rivé dessus. Je ne savais pas encore comment gérer tout ça. J'ignorais si Thomas serait là un jour, ou non et ça, ça me foutait la trouille. C'était malheureux à dire, mais j'aurais préféré que ces deux bébés ne soient pas là, aujourd'hui. Je ne savais même pas comment j'allais faire, pour gérer tout ça. Je passais mes doigts dans mes cheveux et retirais ma main de mon ventre. Et Charlie ? Elle avait l'air d'aller tellement mal. Entendre des voix, c'était pas normal. Pas normal du tout. Ne pas bouger et regarder un train arriver face à soi, c'était pas normal non plus. Je me rapprochais de ma meilleure amie et la serrais une nouvelle fois dans mes bras, fixant un point imaginaire derrière elle. Je prenais lentement conscience que j'avais faillis la perdre. Je la resserrais un peu plus fort contre moi, pressant mes paupières l'une contre l'autre, et me reculais rouvrant mes yeux pour la regarder. Mes sourcils se froncèrent et je gardais mes mains sur ses épaules. Je soutiens son regard quelque instants, avant de tourner la tête à ma droite. Je fermais les yeux et pris une profonde inspiration. Je reposais mes yeux sur elle, les plongeant dans les siens.

    Alaska Dis, Charlie … T'es pas en train de virer schizophrène, hein ? Rassure-moi …

    Je mordis ma lèvre, devant mon idiotie. Évidemment que non ! Ce n'était pas parce qu'elle avait entendu des voix, qu'elle devenait folle. Je repassais mes doigts dans mes cheveux et soupirais, baissant la tête. Charlie n'avait pas l'air d'aller bien et j'étais en train d'enfoncer le clou, encore un peu plus. J'avais envie de pleurer de ma connerie. Je reniflais discrètement et ravalais mes larmes.
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« Charlie E. Reckless »
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→ NOMS COMPLETS : Charlie, Elwynn Reckless
→ SITUATION : En couple, ou célibataire. C'est complexe.
→ PAPIERS : 1831
→ BOULOT : Fleuriste, anciennement, Avocate au barreau de Buenos Aires.
→ J'AIME : Ma famille, le piano, le chant ...
→ J'AIME PAS : La vie, l'injustice, le terrorisme, ...



MessageSujet: Re: Le temps passe, l'amitié s'efface, mais elle refait toujours surface. ☼ Alaska chérie ♥   Jeu 8 Sep - 21:38





    Le temps passe, l'amitié s'efface, mais elle refait toujours surface.
    Alaska & Charlie

    Ce qui est le plus dur lorsque l'on touche le fond, c'est de s'en rendre compte. D'admettre que l'on est au plus bas, Charlie ne s'en était pas rendu compte, tout comme elle ne s'était pas aperçue qu'elle allait mourir quand elle avait fait face à cet imposant train. Heureusement qu'Alaska était toujours là au bon moment, heureusement qu'elle était là, tout simplement. Elle était adorable, elle avait les gestes qu'il fallait et au bon moment. La jeune femme complètement perdue, essayer de retrouver ses esprits, de se calmer, sans grande réussite, mais au moins, elle essayait, parce qu'on lui avait demandé et parce qu'il le fallait. Alaska ne lâchait pas Charlie, gardant ses mains sur ses joues, cherchant sans cesse à croiser son regard, la jeune femme aurait voulu éviter de la regarder droit dans les yeux, mais elle ne lui laissait pas vraiment le choix. Elle avait évoqué Adriel et Tom, pour expliquer son absence, sa prise de risque inutile. « Qu'est-ce qui s'est passé exactement ? Tu les as entendus et ils t'ont dit de te jeter sous un train, ou quoi ? » Charlie baissa les yeux, bien sûr que non. Ce n'était pas ça, loin de là. Mais comprendrait-elle la vérité ? Elle n'en était pas sûre, elle hésitait donc à lui dire ce qu'il s'était réellement passé. C'était déchirant pour Charlie de parler d'eux deux, car leur absence était encore beaucoup trop dur à supporter. « Je ... j'ai eu l'impression d'être retournée à Los Angeles il y a des années, j'ai vraiment cru que ... qu'ils étaient là, comme avant. Je sais pas, j'ai été portée par quelque chose, le souvenir peut-être. Ca paraissait tellement, tellement vrai. »

    Tout ça la dépassait ça se lisait sur son visage, elle ne comprenait pas un mot, c'était tellement étrange, fou. Mais ce qui était étrange pour Charlie ce n'était pas ce qui venait de lui arriver ou du moins ce à quoi elle avait échappé mais plutôt sa meilleure amie, enfin disons plutôt son ventre. Il faut dire qu'il n'était plus vraiment le même, pas très discret non plus. Cela était vraiment difficile à réaliser, se dire qu'Alaska aurait pu mettre au monde un bébé, sans même qu'elle ne soit au courant. La jeune femme avait l'air plutôt gênée, honteuse même et ça, Charlie avait du mal à le comprendre. En même tant, comprenait-elle quelque chose en ce moment ? Ce n'était pas sûr. Charlie n'acceptait pas ce que leur relation était devenue, par le passé Alaska l'aurait mise au courant aussi vite que possible et maintenant, elles ne voyaient même plus. Pour Charlie, avoir un enfant était un cadeau de ciel, alors évidemment elle félicita la jeune femme. « Hmm, merci. En fait, tu es la première personne à me féliciter pour ça. »

    Charlie pencha légèrement la tête, Charlie était étonnée, enfin, Alaska n'avait pas l'air d'en être à son premier mois de grossesse, alors c'était assez invraisemblable pour la demoiselle, qui ne concevait pas le moins du monde une grossesse comme une erreur ou quoique ce soit d'autre. Qu'avait fait les autres ? Ils lui avaient fait la morale peut-être, c'était très probable, mais de quel droit ? C'était sa vie après tout. « J'en sais foutrement rien. J'crois que c'est encore trop tôt pour le savoir et de toute manière, elle voyait mal. Puis j'ai pas tellement envie de le savoir, comme le père est pas là et tout ... J'sais pas, mais j'ai pas envie de m'avancer sur des prénoms si ça lui plaît pas, ou une connerie dans ce genre, tu vois ? » Charlie acquiesça d'un signe de tête, c'était compréhensible. « Je comprends très bien. Tu sais que je suis là, si tu as besoin de quoi que ce soit ? » Alaska n'avait pas l'air bien, elle caressait son ventre tout en ne cessant de passer sa main dans ses cheveux. Comme si tout ça l'angoissait. Elle attrapa la main de la jeune femme, la serrant dans la sienne, ce qu'elle lui avait dit, l'inquiétait. « Alaska ? Pourquoi tu dis ça ? Thomas n'est pas ... là ? » Ca ne pouvait être personne d'autre, l'idée ne viendrait même à Charlie de penser à quelqu'un d'autre pour être le père de ces deux enfants. Pour elle c'était une évidence.

    Cela faisait une éternité que Charlie n'avait pas été si proche de quelqu'un, elle qui refusait depuis la mort de deux de ses proches la moindre conversation, le moindre geste de compassion, ne rejetait pas Alaska. Malgré tout ce temps et toutes ces disputes futiles, c'était comme-ci ... comme avant. La jeune femme retenait ses larmes, fixant son regard à l'horizon. La présence de sa meilleure amie à ses côtés lui était bénéfique. « Dis, Charlie ... T'es pas en train de virer schizophrène, hein ? Rassure-moi ... » Alaska avait prit une grande inspiration avant de lui poser cette question. Charlie la regarda avec un drôle d'air, ne comprenant pas vraiment ce que la schizophrénie venait faire dans la conversation, mais elle ne releva pas ce détail futile. Elle détourna son regard, essayant de réfléchir à quoi réfléchir, elle n'avait jamais pensé devenir schizophrène, mais elle n'était plus sûre de rien et du coup, elle était un peu perdue face à cette question quelque peu déroutante. Elle plongea sa main, dans la poche de son gilet, attrapant très rapidement son paquet de cigarette, des philips morris. Elle en sortie une du paquet avant de poser son regard sur le ventre rond d'Alaska, elle releva alors la tête. Ce n'était pas forcément recommandé de fumer devant une femme enceinte, elle n'en savait rien, mais cela pouvait être nocif. « Je peux ? » Elle se mordit la lèvre inférieure, cherchant toujours quoi répondre à la question de la jeune femme. « Je ... non. Je ne pense pas ... Enfin, je sais pas. On ne sait jamais n'est-ce pas ? »

    HS: Je suis vraiment désolé pour le retard et pour cette horrible catastrophe

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MessageSujet: Re: Le temps passe, l'amitié s'efface, mais elle refait toujours surface. ☼ Alaska chérie ♥   

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Le temps passe, l'amitié s'efface, mais elle refait toujours surface. ☼ Alaska chérie ♥

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