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 ❝ And I don't want the world to see me, cause I don't think that they'd understand.. ❞

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« Jaime V. Cardozo »
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Masculin
→ NOMS COMPLETS : JAIME VALENTINO CARDOZO
→ SITUATION : célibataire, plus pour longtemps..
→ PAPIERS : 2167
→ BOULOT : underco
→ J'AIME : EVERLYNN
→ J'AIME PAS : PAPA



MessageSujet: ❝ And I don't want the world to see me, cause I don't think that they'd understand.. ❞   Sam 9 Juil - 2:00




I just want you to know who I am

    Ce fut sous la douce mélodie monotone de mon réveil qui affichais dix heures et demi que je me retira de sous mes draps pour affronter à nouveau une journée de glandage intensif. Aucun plan pour aujourd'hui, comme d'habitude. Je fis mon lit avec peu d'énergie et attrapa des vêtements qui jonchaient le sol dans l'intention de les enfiler après une bonne douche froide. Et c'est ce que je fis, car je ressortis de ma petite salle de bain vêtue d'un simple tee-shirt, de mon jean et des mes converses ramassés à même le sol quelques instants plus tôt.
    Que faire de cette journée? Ne rien faire, ou alors profiter du soleil – chose plutôt rare en hiver- telle était mes propositions pour cette journée. Je décida de sortir prendre l'air. Enfin, en vérité, je sortais dans l'espoir de croiser Everlynn... Voilà quelques jours que nous nous étions « rencontrés » dans Buenos Aires, et elle me manquait. Enfin, c'est vrai que j'ai réussi à tenir plus longtemps sans sa charmante compagnie, seulement maintenant que je l'ai retrouvé, j'aurai aimé ne plus la lâcher. Malheureusement, il y a souvent des obstacles dans la vie. Quel est notre obstacle, à nous? Aucune idée. Nous n'avons pas repris contactes depuis ces retrouvailles, ce qui commençait à m'inquiéter. L'air frais me fera du bien, et me calmera comme il le faut. Il faut dire que je suis un peu sur les nerfs en ce moment. Bref, je suis sûre que vous n'en avez rien à foutre.
    Une fois un pied mit dehors, j'eus le plaisir de pouvoir apercevoir un charmant soleil qui trônait au-dessus des immeubles. Toute fois, cette magnifique vue qui s'offrait à moi fut gâcher par le son répétitif de klaxon. Un, deux, trois, (…) encore et encore, ça ne s'arrêtait plus. Que s'était-il passé, pour que cette ville, d'habitude calme et sereine, devienne tout d'un coup bruyante? Lorsque mon regard se posa tout autour de moi, je compris légèrement mieux, même si ça semblait vague. À première vue, un accident. Quel genre? Je ne sais pas. Oui, je sais rien, je suis vraiment un gros geek qui n'est au courant de rien. Et pourtant, je sortais plus que d'habitude désormais. Une fois par jour, si ce n'est plus. Peu à peu, je reprend le goût de sortir, de croiser des Argentins, ou pas d'ailleurs. Peu à peu, j'ai l'impression de revivre.
    J'ai comme l'impression de ressentir un sentiment de survie, comme si je me suis relevé après m'être pris une balle. J'ai l'impression d'être à nouveau moi, le Jaime Cardozo heureux – ou du moins, celui qui croyais l'être. J'espère que maintenant, j'apprendrai de mes erreurs et ne referait pas le con. Mais ça, c'est le futur, savoir ce que je ferai avec mon coeur, le coeur d'Everlynn, notre histoire d'amour. Et pour le moment, nous sommes bel et bien dans le présent, et c'est ce pourquoi je m'apprête à vivre ma vie.
    C'est avec une pêche d'enfer – que je ne me connaissais pas- que j'entama mon petit parcours. Je slaloma entre les passants, longea des avenues, pris différentes rues, respira l'air frais, pendant une bonne heure, ce qui me procura un énorme bien. Je ne pensais à rien, ma tête était vide. J'avais l'impression de voler, de flâner. Et pourtant, mes pieds étaient bien au sol. Pourquoi ce bien être soudain? C'est sans doute l'effet Everlynn, l'effet amour qui fait effet (c'est le cas de le dire) sur moi. Et bizarrement, j'aime cette sensation, voilà longtemps que je l'attendais.
    Finalement, je ressentis le besoin de me reposer et me jeta sur un banc vide. Une tignasse brune passa sous mes yeux; plutôt rapidement. Je ne sais pas comment, mais je la reconnus immédiatement. Mes yeux la suivirent du regard, croyant qu'elle ne faisait que passer. Mais non, la demoiselle s'affala sur une chaise d'un bar sympathique de Buenos Aires, avant se souffler péniblement. Je la contempla de longs instants, me rappelant notre dernière rencontre, encore fraiche de quelques semaines. D'où j'étais je pouvais tout voir, et je voyais très bien que ça n'allait pas. Ça avait l'air d'être pire que d'habitude. Je me retourna les neurones pour me demander ce qui pouvait lui arriver, puis je percuta. Enfin non, je ne sais pas. Juste un flache. Où était passé Thomas? Ça faisait un moment que je ne lui avais pas parlé, ou même croisé. Je ressentis le besoin d'aller la voir, lui parler, et qui sait même, de la réconforter. J'éprouvais une sorte de pitié pour elle.. chose qui ne m'étais jamais arrivé – ce sentiment envers elle, je veux dire. Mais bien sûr, ça ne sera pas facile, pas avec son salle caractère. Je doute même que je puisse m'approcher d'elle. Mais, je tenta le tout pour le tout. Après tout, (ça fait beaucoup de tout hein!) qui ne tente rien n'a rien, pas vrai?
    Je me dirigea donc vers sa direction. Elle était dos à moi et m'avait donc sentis venir. Sans même lui demander la permission je m'assis en face d'elle, un air sérieux collé à mon visage. Elle n'avait pas bonne mine. Je pense chaque personne qu'elle avait croisé s'en étais aperçu ; elle n'allait pas bien. Que pouvait-il lui arriver? Je ne pense pas qu'elle se confie à moi, mais il fallait tout de même que je tente, je n'allais pas la laisser aussi mal ici. Après tout, même si je ne l'apprécie pas – ou je me dis, pour je ne sais quel raison – voir des gens dans le côté « sombre » de la vie, ça ne fais jamais vraiment plaisir. Alors quand on peut aider, on essaye tout ce qui est en nos pouvoir pour qu'ils acceptent ces mains qu'on leurs tends pour qu'ils se relèvent. C'est sûrement cliché ce que je viens de dire, mais c'était bel et bien ce que je pensais à cet instant même.
    Je sortis de mes rêveries lorsque j'aperçus qu'elle ouvrait la bouche, sans doute pour rembarrer directe. Je la coupa brusquement et me tourmenta l'esprit pour savoir les mots qu'il fallait utilisés. Seulement, moi et la rapidité, ça fait bel et bien deux. Vous vous souvenez la fois où j'ai été rapide? Vite fait bien fait, mes fesses...
    « Euh.. je... tu vas bien? » demandai-je après de nombreuses hésitations.
    Je suis con, collez-moi cette étiquettes sur le front, tout de suite. Et voilà, c'est foutu. Jaime Cardozo, apprêtes-toi à recevoir un gros bon vent de la part de mademoiselle Alaska!

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MessageSujet: Re: ❝ And I don't want the world to see me, cause I don't think that they'd understand.. ❞   Dim 17 Juil - 3:05


Jaime & Alaska ♥

    À huit heures, j'étais déjà debout, j'avais mangé et j'étais habillée. Je rangeais l'appartement avant de me mettre à tourner en rond. J'avais l'impression de ressembler à une énorme chose et pas à une femme enceinte. Je n'avais aucune idée de quoi faire, d'où aller, chez qui aller tuer un peu de temps. Je m'installais devant la télé, zappant sur plusieurs sans m'arrêter sur une seule chaîne. Il n'y avait rien. J'aurais pus aller à la plage, mais non. Je devenais de plus en plus blanche, je dormais moins bien la nuit, mes cauchemars revenant avec force. J'étais crevée et je savais que ça faisait du mal aux bébés, mais qu'est-ce que je pouvais y faire ? Je n'allais quand même pas prendre des somnifères et risquer de les mettre en danger ? Puis l'absence de Thomas était plus que pesante. J'étais à treize semaines et toujours aucun putain de signe de sa part. Je râlais avant de me relever. J'enfilais une paire de sandales, remontais mes cheveux en queue de cheval sur le dessus de ma tête, attrapais mon sac à main et sortis.
    J'arrivais dans la rue assez rapidement et je regrettais aussitôt. Il y avait trop de bruit et trop de monde maintenant. Enfin, tant pis. Je devais sortir avant de virer définitivement folle dans mon petit appartement. Je ne savais pas quoi faire. J'avais deux chambres, c'était largement suffisant pour les deux petits et pour moi, mais peut-être que quand Rose aurait finit son voyage, elle rentrera à la maison et voudra reprendre sa chambre. Si je lui dis que ce n'est pas possible, parce que j'en aurais besoin pour loger les bébés elle l'accepterais, j'imagine, mais pas moi. J'avais besoin d'elle. J'avançais dans la rue bruyante, laissant mon regard se promener sur les décombres des attentats. La vie reprenait son cours, lentement. Je soupirais et me dirigeais dans la vague humaine, évitant de cogner dans les gens. Certains me rattrapaient par le bras, me demandaient si j'allais bien, j'acquiesçais et continuais ma route. Mes pas me guidèrent vers les magasins et je regardais les vitrines autour de moi. J'allais mettre un temps fou à retrouver mon poids d'avant. Déjà que là je me trouve grosse, qu'est-ce que ça sera dans trois mois ? Je soupire et reprends ma route, regardant avec un peu plus d'attention les vitrines des magasins pour bébés. Il allait falloir que je mette de l'argent de côté pour acheter le mobilier nécessaire, que je leur achète des vêtements, et tout ce qui me sera nécessaire pour leurs premières semaines. Quant à savoir si j'allais les nourrir au biberon ou les allaiter, le choix étaient déjà fait. Je voulais réduire au maximum les dépenses pour les mois à venir, donc j'allais les allaiter. Ça ne m'enchantait de me foutre à moitié à poil quelque soit le lieu, mais je préférais ça, plutôt que de me retrouver à la rue, les bébés dans une famille d'accueil.

    Je tournais depuis déjà un bon moment dans la rue, regardant les boutiques, faisant des calculs approximatifs de mes futurs dépenses, quand je vis un café au bout de la rue. Je commençais à avoir soif et faim. Je me dépêchais de partir vers le bar, passant au milieu des gens. Je réussis à obtenir une table à l'extérieur et m'installais, dos à la ville. Je soupirais et passais mes doigts dans mes cheveux, fermant les yeux. J'entendis quelqu'un approcher de ma table et j'allais ouvrir le bouche, pour lui demander de partir, quand la chaise face à moi se tira. Je rouvris les yeux et tombais sur Jaime. J'allais le rembarrer immédiatement. On ne s'aimait pas tous les deux, on le savait, on avait fait des efforts pour Thomas, maintenant ce n'était plus la peine. Au moment où j'ouvris la bouche, mes yeux lançant des éclairs, il me coupa l'herbe sous les pieds, me laissant assez surprise. Je le regardais surprise, sans vraiment comprendre ce qui venait de se passer. Il m'avait coupé dans mon élan et autant dire que j'avais perdu ma langue d'un seul coup. Je haussais un sourcils et me penchais en avant, appuyant mes coudes sur la table. Je plongeais mes yeux dans les siens. Un léger sourire moqueur étira mes lèvres.

    Alaska Est-ce que j'ai une tête à aller bien ? Franchement Cardozo ?

    Je me redressais, dardant mes prunelles vertes sur lui. Je me laissais tomber en arrière, mon dos s'appuyant contre le dossier de ma chaise. Est-ce que la question se posait ? Non, je n'allais pas bien. Toutes les personnes que j'avais croisé, toutes celles qui avaient remarqué mon ventre rond me l'avait demandé. Je leur avais dis à chaque fois que j'allais bien. Or mon teint plus que pâle, les cernes qui ornaient mon visage et mes joues creusent disaient tout le contraire. Bien sûr que rien n'allait. Thomas n'était pas encore revenu en ville, je me faisais de plus en plus de soucis pour l'avenir des bébés, je n'avais absolument rien pour me rattraper financièrement. Ma colocataire c'était barrée en France et j'étais seule, à payer plein pot le loyer d'un appartement, que je n'étais même pas sûre de pouvoir garder. Je soupirais et passais une main dans mes cheveux, détournant mon regard. J'observais les gens qui marchaient sans plus m'occuper de Jaime. Je posais mes mains sur mon ventre et un léger sourire étira mes lèvres. Un serveur arriva nous demandant ce que nous voulions boire. Je demandais un jus de fraise et une part de tarte au citron. Je n'écoutais absolument pas ce que commanda Jaime, si encore il prit quelque chose.

    Alaska Tu as des nouvelles de Thomas ?

    Sans jamais relâcher mon attention sur les passants, je lui demandais des nouvelles de son meilleur ami. Il allait peut-être le seul à pouvoir me dire où il était. Ce qu'il faisait, je m'en fichais un peu, mais au moins que je sache où il était, s'il avait l'intention de revenir en ville. Je ne voulais tout simplement pas que Thomas ignore ce qui se passait et encore moins qu'il ne connaisse pas ses enfants. Je détournais mon regard de la rue en voyant un couple passer juste devant le bar où nous étions. Je regardais Jaime attendant une réponse, que j'espérais positive.
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MessageSujet: Re: ❝ And I don't want the world to see me, cause I don't think that they'd understand.. ❞   Jeu 25 Aoû - 6:20




I just want you to know who I am

    Alaska et Thomas. Thomas et Alaska. Ces noms trottinaient dans ma tête. Ce couple n'a rien d'un couple parfait, loin de l'un. Ils sont l'opposé l'un de l'autre. Mais les opposés s'attirent, n'est-ce pas? Bien que je en leurs trouve pas grand chose en commun, j'admirai beaucoup ce couple. En secret, certes, mais je l'admirai tout de même. Je ne sais pas vraiment pourquoi, mais je trouvai ce couple adorable. Leur amour était vrai, fort. Un brin comme l'amour que j'éprouve pour Everlynn.
    Mais ils étaient aussi la preuve que bien que nous ayons notre âme sœur en notre possession, à quelques centimètres de nous, tout peut également aller mal. Un passé douloureux. Des secrets mystérieux. Comme quoi, dans la vie, il n'y a pas que l'amour qui compte. Même après avoir son cœur remplit d'amour, la vie peut vous jouer un mauvais tour.
    Mais, pourquoi blâmons-on la vie? La vie n'a rien à voir avec les crasses qui peut vous arriver. Les humains sont les fautifs. Nous sommes en partie coupable des conneries de nos vies. Nous nous entretuons. Nous nous réduisons à néant. La vie n'y est pour rien. C'est nous, et juste nous. Les êtres humains ont le don de se gâcher leurs vies entre eux. C'est triste et minable. C'est l'humanité.

    Alaska ♣ Est-ce que j'ai une tête à aller bien ? Franchement Cardozo ?
    Voulait-elle me provoquer? Je faisais l'énorme effort d'être gentil avec elle, de me préoccuper d'elle, et elle n'en faisait qu'a sa tête. Têtue comme une mule, je n'ai pas l'impression que cette jeune femme n'accepte souvent l'aide des autres, les mains des autres. Alors voilà, elle voulait faire sa grande et se démerder toute seule? Et bien je m'apprêtai alors à la laisser dans sa merde, quel qu'elle soit.
    Je demeura tout de même silencieux, interdit de tout mouvement. J'aurai tout donner pour avoir de l'aide de la part de quelqu'un lorsque je n'allai pas bien. Lorsque je me sentais seul et délaisse par ma propre famille. N'avait-elle aucun sentiment? Ou alors, l'unique sentiment qui l'habite est la fierté – du peu qu'il lui reste. Jamais je ne comprendrai cette jeune fille, et jamais plus je n'essayerai dans savoir plus sur son cas. C'est juste Alaska. Alaska Stones. En couple – toujours?- avec mon meilleur ami, Thomas. Point. Rien de plus.
    Quelqu'un arriva à nos côtés, tandis que continuai de fixer la jeune femme. Soudain, cette personne prit la parole et je me rendis compte que c'était le serveur. Il nous demanda notre commande, et je déclina poliment l'offre de boire quelque chose. Je n'avais pas soif. Ni faim. La seule chose qui me rongeait était le mystère que cachait en elle Alaska. Que pouvait-il lui arriver? Après de nombreux instants de contemplation, je me rendis compte qu'elle ne me prêtai aucune attention. Elle regardait le vide, comme si je n'étais pas là, assis en face d'elle, à se préoccuper pour elle. C'était exaspérant, de se faire ignorer. Mais j'en avais pris l'habitude. En même temps avec Alaska, elle distribue les vents! Jamais je ne pourrai le décrypter. Et je commençai sérieusement à me demander si Thomas y été arrivé.
    Alors que je m'apprêtai à quitter l'endroit, c'est à dire à abandonner ma mission, ma bonne action du jour, Alaska prit soudainement la parole, ce qui ne manqua pas de me faire sursauter. Non, ce bout de femme ne m'effraie pas, soyez-en sûrs. Elle m'étonna juste. Elle m'étonne de jours en jours, en réalité. Ce qui fais d'elle une femme encore plus mystérieuse plus les jours avance.
    Alaska ♣ Tu as des nouvelles de Thomas ?
    Je me crispa violemment, et je me rassis d'un bon sur ma chaise. Normalement, c'était à moi de poser cette question. Et c'était ce que j'aurai fais, si madame m'avait répondue plus gentiment. Elle aurait pu prendre en considération le fait que je sois venu la voir, lui demander si ça allait, alors que, je le rappelle, je suis censé ne pas l'apprécier – voir, la détester. La situation devenait de plus en plus bizarre, et je commençai à croire que tout était entrain de me glisser des mains. Je ne contrôlai plus rien désormais – comme si j'avais déjà contrôlé quelque chose! C'était à mon tour de répondre maintenant, et son regard lourd de curiosité me mis plus nerveux que je ne l'étais avant. Je ne pouvais pas lui mentir. Mais la vérité pourrait la blesser. Si elle-même, sa petite amie, n'avait pas de nouvelle de lui, et moi, son meilleur ami pareille, il y a de quoi s'inquiéter. Peu-être une urgence. Ou peu-être une fuite. Des milliers de scénarios sur la disparition de Thomas virent me brouiller la tête, et ce fut le serveur, accompagné de la commande, qui me réveilla. C'était à mon tour de répondre, maintenant. Désormais j'étais le transmetteur, comme dans une conversation normale. Seulement, les conversations normales que j'avais avec Alaska sont rares, très rares.
    J'espérai que tu m'informes sur son cas, grimaçai-je.
    Au moins, comme ça, tout était bien clair ; aucun de nous deux - élément assez important de la vie de Thomas - n'était au courant de ce que fabriquait en ce moment le jeune homme. Bien évidement, elle, elle savait pourquoi. Pas moi. Ce qui m'agaçait. Bien sûr, c'est normal, après tout, c'est sa petite-amie, mais je dois quand même être au courant de la vie de mon meilleur ami. Alors j'allai tout de même essayé de m'informer, par le biais de sa copine qui ne insupportait plus tellement comme le jour notre rencontre et ceux qui précédait. je commençais même à l'apprécier.
    Je me redressa, et je me risqua à regarder la belle demoiselle dans les yeux. Je m'avança, tout en posant les coudes sur la table. A ce moment-même, je n'avais rien à faire des conséquences et des remarques qu'Alaska pourrait me faire suite à ma question - ou plutôt remarque. Je voulais juste savoir ce qui était arrivé à mon meilleur ami. Et peu importe comment, mais j'allais le savoir, d'une manière ou d'une autre.
    Il est partit, n'est-ce pas? demandai-je en plantant mon regarde verdâtre dans ses pupilles.
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MessageSujet: Re: ❝ And I don't want the world to see me, cause I don't think that they'd understand.. ❞   Mer 31 Aoû - 9:30


Jaime & Alaska ♥

    Jaime. Personnage masculin que je n'arrivais toujours pas à cerner. Il était le meilleur ami de Thomas, j'étais la petite amie de Thomas. C'était la seule chose qui nous reliait. Maintenant qu'il avait quitté Buenos Aires, nous n'avions plus grand chose en commun. J'avais essayé de faire des efforts pour l'accepter, mais je n'y arrivais pas. Certes, je n'avais jamais réellement essayé, mais les rares fois où j'avais voulu être ami avec lui, quelque chose dans son attitude me rappelait trop Londres et son bordel. Aussi, dès qu'il s'assit face à moi, je démarrais au quart de tour et quand il me demanda si j'allais bien, je ne pus m'empêcher de lui répondre froidement. Comme si je ne voulais qu'une chose, le faire partir le plus vite possible. Pourtant, je tenais peut-être une chance de savoir où Thomas avait disparu. Au moment où mes mots franchir le seuil de mes lèvres, je me rendis compte de la connerie que j'étais en train de faire. Jaime était son meilleur ami, peut-être savait-il quelque chose. S'il ne savait pas où il logeait, au moins me dire comment il allait. Je le vis se lever, prêt à partir et je tournais la tête. Peut-être que c'était la juste continuité des choses. J'allais aussi bien que possible, j'étais blanche comme un cadavre, et, même si quelques semaines plus tôt, je disais accepter les bébés, aujourd'hui, je sentais plus cette grossesse comme un fardeau. Je soupirais et fermais les yeux. Quitte à abattre mes dernières cartes … Je demandais à Jaime s'il avait des nouvelles de Thomas. Au même moment, je tournais le visage vers lui pour le voir se raidir clairement. J'avais espéré, l'espace de quelques secondes, qu'il me dise qu'il allait bien, mais apparemment, lui aussi ignorait tout. Je grognais des insultes à son encontre et fermais les yeux, passant une main dans mes cheveux. Il se rassit sur sa chaise et je détournais une nouvelle fois le regard, et tournais à peine la tête vers le serveur pour lui dire quoi m'apporter. Jaime refusa quoi que soit et mes yeux se reposèrent sur les gens dans la rue. Je restais quelques minutes à les fixer, en silence. Thomas était partit et personne n'était capable de me dire où il était. Puis, pourquoi est-ce que je cherchais absolument à le retrouver ? Pour lui annoncer ma grossesse ? Ou simplement pour qu'il me dise qu'il allait bien. Non, il était majeure et n'était pas obligé de rendre des comptes à toutes ses exs. Définitivement pas. Je reportais mon attention sur son meilleur ami et maugréai, à voix basse.

    Alaska ♣️ Et bah, on est pas dans la merde …

    Je soufflais et passais une main dans mes cheveux bruns. Je laissais ma tête retomber en arrière et choisis d'abandonner la partie. Si même les amis les plus proches de Thomas n'étaient pas au courant de son départ, il n'y avait plus aucune chance pour que je sache où il était. Dans le pire des cas, il apprendrait sa paternité à son retour. Et si les bébés naissaient et que leur père soit toujours absent, j'essayerais de me débrouiller du mieux que je le pouvais. Je poussais un nouveau soupir et me redressais. J'attrapais la cuillère posée sur le coin de l'assiette et découpai un bout de la tarte, avant de le manger. Je lorgnais sur mon verre de fraise et grimaçais. Je ne pense pas que le mélange fraise/citron soit des plus appréciable. Puis il y avait de grande chance que Jaime me prenne pour une folle. Je clignais des paupières, et, le mouvement que vit le meilleur de mon ex petit-ami, attira mon regard. Je plongeais mes yeux dans les siens, l'observant se rapprocher, tout en continuant à manger. Je fronçais les sourcils et cherchais depuis quand. En fait, je ne savais pas s'il avait réellement quitté la ville ou non. Peut-être était-il simplement partit dans un autre appartement, un peu plus loin dans Buenos Aires. Est-ce que le jour même de notre rupture, il était partit ? Ou était-il resté quelques jours, voir quelques semaines, de plus en ville ? Je n'en savais strictement rien. Et cette simple constatation me fit mal. Je reposais ma cuillère sur le bord de mon assiette et me penchais, moi aussi, en avant.

    Alaska ♣️ Je sais plus quand c'était … Il a quitté la ville du jour au lendemain, promettant de revenir quand j'irais mieux et que j'arrêterais mes conneries … J'crois qu'il est partit au mois d'avril, mais je sais plus ...

    Je me redressais une nouvelle fois et repris ma cuillère, reprenant des parts de ma tarte au citron. Je raclais le plus de gâteau possible et finis par tout lâcher, pour prendre la croute entre mes doigts et la manger. Moi qui d'ordinaire n'était pas friande de ça, là, ça me faisait envie, tout simplement. Je l'engloutis plus que je ne mangeai le tour du reste de ma tarte, mais aucune importance. Ça finit au même endroit de toute manière. Je tirais sur la petite serviette sous l'assiette et m'essuyais les doigts. Je reposais le papier à mes côtés et un léger coup de vent, le fit voler un peu plus loin. J'étouffais un juron entre mes lèvres et lançai un regard d'excuse à Jaime. Je repoussais ma chaise et me levais, baissant la tête. Je rattrapais la feuille fuyante et reviens m'assoir face au jeune homme. Je la gardais dans ma main et soupirais, avant de relever les yeux vers le jeune homme, ancrant mes pupilles dans les siennes.

    Alaska ♣️ J'suis désolée pour tout à l'heure … Je sais que j'ai pas été très aimable, mais disons que … qu'en ce moment, je contrôle pas grand chose et … bref, désolée.

    J'attrapais mon verre de sirop de fraise et en bus quelques gorgées, avant de le reposer en silence sur la table. Je soupirais et me laissais tomber contre le dos de ma chaise derrière moi. Mes mains se posèrent sur mon ventre et je détournais le regard, laissant mes yeux vagabonder dans la rue, regardant les visages autour de nous. J'avais été une garce à l'attaquer directement après son arrivée, mais je n'avais pas envie de parler, ni de voir des visages connus, aujourd'hui. Tout était tellement sans dessus-dessous, que je n'avais qu'une envie, m'enfermer à double tour dans ma chambre et ne plus jamais en ressortir. De plus, mes humeurs commençaient à jouer au yo-yo et ça, ça ne me plaisait définitivement pas !

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❝ And I don't want the world to see me, cause I don't think that they'd understand.. ❞

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