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 oh baby I was born this way NEVAEH&EVERLYNN

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« Everlynn C. Marquez »
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→ NOMS COMPLETS : everlynn claudia marquez.
→ SITUATION : amoureuse transi. :arrow:
→ PAPIERS : 2282
→ BOULOT : au chomage...
→ J'AIME : JAIME.
→ J'AIME PAS : les vers de terre.



MessageSujet: oh baby I was born this way NEVAEH&EVERLYNN   Ven 24 Juin - 2:27





you and me keep on staring at the road, like we don’t know where to go,
step back, let me take control
Je fixais d'un air distrait ma montre autour de mon poignet : seize heure cinquante-sept. Un maternellement régulier m'empêchais la concertation avec mes pensées. Mes pas sur le pavé résonnaient dans ma tête, comme un marteau sur du béton, comme la sonnerie d'un clocher à midi, comme des sabots sur le sable mouillé... Mes pas résonnaient tel les foulées d'Impérial. Ça me manquais. Ça me manquais d'avoir perdu ce bonheur quotidien. J'avais du mal à me dire que j'avais du tout laisser tomber à cause d'une seule chose, d'une seule et unique erreur... Tim, l'équitation, le bébé... Et pourtant, je n'arrivais pas à me prêter à penser que Jaime était une erreur.
Une bourrasque ébouriffa mes cheveux, brouillant ma vue de quelques mèches folles. D'un geste lassé, je portais ma main à mon front et glissais mes doigts dans ces derniers, les forçant à dégager mon visage. Mon pouce et mon index se refermèrent d'un délicatesse exagérée autour de l'élastique négligemment glissé autour de mon poignet. J'entortillais ce dernier dans mes mèches et je soufflais bruyamment en laissant retomber mes bras le long de mon corps. Et maintenant ?
Je relevais la tête, d'une moue boudeuse et dans un effort que j'aurais volontiers nommé innée, m'attaquais à la tâche de savoir ou étais-je, exactement ? Je reconnus directement le grand boulevard menant à la plage. C'est ici que je venais enfant acheter une glace à l'uns des nombreux stands installés pour la saison dite chaude, avec Tim. Mes jambes se sont remisent en marchent toutes seules, comme si tout mon corps était appelé par l'océan, comme si je n'avais rien d'autre à quoi m'accrocher, hormis un vieux souvenir heureux.
J'arrivais à la plage. Le temps du jour était plutôt broussailleux, de grandes rafales de vent provoquées par l'océan me secouait légèrement, mais malgré ce temps plutôt triste, il fessait relativement lourd. Je plissais les yeux et constatais qu'autour de moi, la plage était aussi déserte que j'avais de désir qu'elle le soit. Pour la première fois de la journée, mes lèvres s'étirèrent d'un vrai sourire franc. Je retirais mes baskets en toile précipitamment et laissais jouer le sable entre mes orteils un instant.
Je tournais la tête à gauche et à droite. À droite, où se trouvais la partie de la ville la plus importante, des enfants jouaient près de l'eau, fessant la avec course l'écume glissant sur le sable, un homme lançait un frisbee à son chien, un couple se promenait étreint l'un à l'autre. J'irais donc à gauche.
Je me mis en route, mes pieds s'enfonçant dans le sable au fil de mon avancée. Le temps défilait sans qu'il n'y paraisse et ce n'est qu'au moment où je me retournais pour regarder les traces que je laissais dans le sable que je pus constater qu'il n'y avait plus personne derrière moi, de loin ou de près. Je me laissais écrouler dans le sable, les yeux clos et je balançais ma tête en arrière, les jambes allongées devant moi. C'était un moment parfait, je voulais en profiter un maximum avant de retourner dans le tourbillon malsain de mon quotidien. Les bourrasques s'étaient transformées en une légère brise caressant mon visage. Je me mordis la lèvre inférieur, l'instant était parfait, mais... il me manquait un petit quelque chose pour compléter mon bonheur d'un instant. Je pliais les jambes et me recroquevillais sur mes genoux. Devant mes yeux, l'Atlantique m'appelais, insistant, utopique. Je me levais d'un bond, c'était fou, mais c'est ce que je voulais maintenant.
J'attrapais fermement les deux coins de mon sweat que je passais par-dessus ma tête, puis je rejouais la même manoeuvre et enlevais mon tee-shirt délave d'un temps. Ma queue de cheval improvisée n'était après ça plus vraiment d'utilités, j'attrapais l'élastique, le tirais de mes cheveux en grimaçant et le lançais sur le petit tas constitué de mes vêtements et de mes chaussures. Ces derniers retombèrent souplement sur mes épaules et je fus secouée d'un frisson. Il fessait quand même froid aujourd'hui. Je m'arrêtais une seconde, peut être n'était-ce pas une si bonne idée que ça...
Je m'approchais timidement de l'eau et y glissait un orteil dedans. Je relevais la tête et regardais à nouveau autour de moi, toujours personne. Et puis, un petit rouleau d'eau recouvrit mes pieds jusqu'aux chevilles. Je fis un bon en arrière, jurais, puis rigolais. Je fis demi-tour et repartis en direction de mon petit foutoir. Je glissais ma main dans ma poche et sortais mon téléphone. Je l'éteignis et glissais alors la main dans l'unes de mes poches arrières, rien. L'autre. J'en sortis perplexe un petit morceau de papier. Je le dépliais soigneusement avant de comprendre que c'était un billet. Vu son état, il devait être passé lui aussi dans la dernière machine... Je sourcillais puis glissais le tout dans mon tee-shirt par terre. Je déboutonnais mon jean et le laissait glisser sur mes hanches. Je laissais tomber à son tour le dit-pantalon avec le reste de mes vêtements. Il ne me restais que sur moi mes sous-vêtements. Je marchais d'un pas décidé vers l'eau et y glissais à nouveau les pieds, cette fois sans aprioris. Je fis encore un pas, puis deux, et je me figeais. L'eau était vraiment froide, je grimaçais en serrant les poids, elle ne devait pas dépasser les quinze degrés. Je sortais un mollet de l'eau et le secouait dans l'air. Dans cette position, je n'allais pas tenir longtemps. Mon autre mollet commençait à me picoter, comme si les millions de petites aiguille s'y attaquais. L'eau froide. Je rentrais à nouveau ma jambe gauche dans l'eau et me mis à gigoter sur place, comme pour réchauffer la petite partie de mon corps se trouvant dans l'eau.
Au bout de quelques instants, la gène était beaucoup moins présente. Je me sentais vraiment ridicule, à mettre autant de temps à entrer dans l'eau... Enfin je m'en fichais un peu, j'étais seule, et c'est tout ce que je voulais. J'avançais encore, réunissant tout le courage qu'il me fut donner jusqu'alors. Un gémissement sortis de ma bouche quand j'en fus arrivée au ventre. J'avançais tout doucement, quand mon pied se posait sur quelque chose de dur et glissant, un caillou surement. Je n'eus pas le temps de calculer la chose que je me retrouvais à sautiller sur l'autre pied afin d'éviter de tomber et arrière. Malheureusement, la lenteur des gestes que provoquait l'eau me fis échouer. Une seconde après, je me retrouvais la tête complétement dans l'eau. J'ouvris les yeux par automatisme, avant de les refermer aussitôt, le sel me piquait. Le sel me piquait de partout, il semblait s'attaquer à mon visage comme un catcheur s'attaquait à son premier rival : avec entrain. Je ressortis la tête de l'eau en respirant bruyamment et repris mon équilibre sur mes deux jambes. Je crachais plusieurs fois en me frottant les yeux. Je sentais le sel dans mon nez, je détestais ça. L'eau avait arrêtée d'être froide, mon corps s'y était habitué. Je rouvris doucement les paupières, mes yeux ne me piquaient plus. Un peu énervée, je regardais l'eau mouvoir autour de ma taille. Je me tournais vers l'horizon et marchait encore afin de m'enfoncer dans l'eau, bientôt, je n'avais plus pied et me mis à nager.
Cet endroit de la plage était un peu reculé et il n'y avait pas de bouées. Mes sous-vêtements me collaient au corps, heureusement qu'aujourd'hui, mon dévolu s'était jeté sur un ensemble mauve plutôt que blanc, sait-on jamais, cela aurait été plutôt gênant, c'est le cas de le dire. Je me bouchais le nez et remis la tête sous l'eau, ça piquait déjà moins. Quand je ressortis, j'étais tournée vers la plage, j'aperçue quelqu'un au loin. Je jurais dans ma tête et plissais les yeux, en essaillant de voir un qui la tête de la dite personne. Je restais comme ça figée dans l'eau, battant faiblement des jambes pour rester à la surface. L'intrus se figeais et me regarda un instant aussi, puis se remis en marche vers moi. Je fis mine de pas le ou la voir en imitant quelques brases. Au fur et à mesure que la personne se rapprochait, je devinais une femme. C'était au moins ça, je n'aurais pas à sortir de l'eau sous le regard pervers d'un de ces paumés qui traînaient sur la plage et partout ailleurs d'ailleurs. J'aperçue mon petit tas d'affaire sur la plage, je me rapprochais de la rive tout en restant assez loin pour que tout mon corps hormis ma tête reste dans l'eau. J'étais partagée entre un sentiment de honte et d'amusement. Je jetais un léger coup d'œil à la personne qui s'approchait encore, me fixant toujours. Je détournais rapidement la tête, comme prise en flag. Puis, je replongeais encore la tête dans l'eau, cette fois sans me boucher le nez, cette fois encore plus longtemps que la fois précédente, je ressortis précipitamment de l'eau, reprenant in extremis une goulée d'air tel un chien souffrant le martyr. Sympathique.
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MessageSujet: Re: oh baby I was born this way NEVAEH&EVERLYNN   Mer 29 Juin - 5:38


Parce que dans toutes princesses, il y a un petit cochon qui s’y cache !

- Mademoiselle Oxburry, vous devriez aller vous aérer un peu l’esprit, elle dort de toute manière vous reviendrez plus tard ou demain… Pensez un peu à votre santé…

Dit l’infirmière tout en me regardant avec son éternel sourire médical figé sur ses lèvres qui avait le don de m’agacer plus qu’autre chose. Oui, j’étais à l’hôpital, pour ma petite fille née prématurément. Leanne était venue au monde voilà deux semaines maintenant. Elle est venue au monde avec deux mois d’avance, parce que je n’avais pas su la garder plus longtemps… Le stress et la peur avait provoqué l’accouchement et je n’avais pas réagi au traitement de choc des médecins pour arrêter le début d’accouchement. Alors elle était déjà là, survivant dans un monde impitoyable qu’elle connait bien trop tôt. Un tuyau dans le nez pour l’aider à respirer, la petite brunette dormait à poings fermés, et elle semblait si paisible. On lui avait enlevé le tube qu’elle avait dans la gorge voilà quelques heures, parce que son médecin avait estimé qu’elle respirait très bien toute seule. Prochain objectif, retirer la sonde gastrique qui la nourrissait pour que je puisse enfin la nourrir moi. C’était tellement dur de la voir seulement à travers cette vitre… Le nombre de fois que je l’avais tenue dans mes bras ces deux dernières semaines se comptaient sur les doigts, mais je préférais la voir là plutôt que dans un cimetière… L’accouchement était bien un épisode que je préférais oublier. Je regardais ma puce derrière la vitre pendant encore quelques secondes puis lâcha un soupir de capitulation. Je devais m’aérer l’esprit avec tous ses évènements.
Alors je mis un pieds dehors, autre pour faire un aller-retour à la maison afin de prendre une douche et me changer. Non, je devais me balader un peu, histoire de me détendre et de penser à autre chose qu’à Leanne et à cet attentat qui hantait encore mon esprit. Santa fe était en bonne partie dévastée, mais d’autres quartiers de la ville avaient été touchés. Les deux bombes dans le métros avaient été tellement fortes que le souffle avait détruit beaucoup d’immeubles par les tremblements de la terre. Je crois que ce jour restera un des pires jamais vécu dans ma vie… Mais c’était comme ça, fallait avancer et arrêter de s’apitoyer sur son sort. Le plus important restait pour moi la santé de ma fille. Elle devait aller bien et s’en sortir. Les médecins étaient très optimistes, elle grandissait très bien, reprenait des courbes normales pour son âge et puis si tout allait bien, elle rentrait avec nous dans deux semaines. Tout devait bien se passer, j’avais eu ma dose d’horreur pour l’année là. Alors je marchais, laissant mes pas me guider vers une destination qui m’était encore inconnue. Une part de mystère ne faisait pas de mal… Pensive, je errais dans les rues de la ville qui était vide de monde. La peur prenait encore aux tripes et peu de gens osaient sortir de chez eux. Je n’avais plus peur. Après tout, ça servait à quoi de craindre l’inconnu à par se créer des phobies et de se séquestrer chez soi ? A prévenir, peut être, mais à quoi bon. Ce qui doit arriver arrive. Et je ne voulais plus calculer ma vie, je voulais vivre au jour le jour et arrêter d’être dicter par les autres. J’agirais en mon âme et conscience. C’était peut être égoïste mais je voulais agir pour moi-même et personne d’autre à l’avenir. Penser à mon bonheur avant celui des autres.
J’arrivais enfin à la plage. C’était un endroit paisible, qui permettait de se retrouver seul avec soi-même par le calme et le silence. Surtout à cette heure, les familles commençaient à rentrer chez eux pour laisser place aux joggeurs et leur chien, ou même au vieux papis qui faisaient leur petite sortie avant le souper. Je regardais les vagues s’éclater contre les rochers de la bute un peu plus loin, l’écume se faire ravaler par les vagues naissantes. Le sable roulaient sous mes pieds nus. Mes tongs à la main, je voulais profiter de cet instant de sérénité, où pendant quelques minutes, je songeait à un bonheur qui se voulait inaccessible, mais qui semblait palpable. Qu’est-ce que le bonheur, au fond ? Quelque chose qu’on cherchait, qu’on essayait d’atteindre, mais essayer de l’avoir n’est-il pas justement le faire fuir ? Le bonheur était faite de petites choses simples… Comme se gratter quand ça démange, comme tuer cette foutue mouche qui nous embête depuis des heures, comme voir le regard d’un homme heureux. Ca, c’était le bonheur. Un état d’esprit que j’avais oublié depuis trop longtemps. J’essayais de courir après le bonheur depuis des années, depuis la mort de Jayden, en vain. Je voulais l’atteindre, mais je songeais qu’au matériel, je songeais qu’aux choses compliquées, et pas aux petits trucs qui faisaient sourire, réellement. Comme mettre les orteils dans l’eau. Oui bon, ça on verra plus tard, parce que l’eau et moi, nous étions des ennemies pures et dures, surtout quand il s’agissait de l’océan. Plus je marchais, et plus le manque de monde se faisait ressentir. Il n’y avait plus tellement de gens, voire quasiment plus personne, sauf une femme dans l’eau. Elle devait être glacée aujourd’hui, vu le vent qui soufflait ! Bon, nous n’étions pas non plus dans le pôle nord, loin de là, mais c’était une journée assez froide, et elle se baignait… Après, chacun son délire ! Mais je fronçais les yeux, afin de mieux distinguer la personne. Oui, c’était bel et bien une femme… Et je me rapprochais doucement, afin de tremper mes pieds dans l’eau. Et c’est alors que je reconnus cette personne. Elle n’était pas loin de moi, et facilement identifiable par sa nage « chien qui se noie » quand elle sortait la tête de l’eau. Un grand sourire se dessinait sur mon visage. Voilà LA personne qui allait me changer les idées :

« EVERLYNN MARQUEEEEEZ ! HEEEEEYYY ! », criais-je en mettant mes mains autour de ma bouche, comme pour porter le son plus loin avant de faire des grands signes des bras pour porter son attention sur moi : « BUBUUUUUULLE ! »

Dis-je en riant tandis qu’elle relevait la tête. Bubulle ? En référence aux nombreuses bouteilles de champagne que nous avions siffler à nous deux, cachés dans les placards ou dans les toilettes. Et une seule suffisait pour qu’on soit raide bourrée… Ce qu’on pouvait rire en colonie ! Le vent soufflait légèrement, soulevant mes cheveux et ma chemisette, et un sourire se dessinait sur mon visage en voyant Everlynn. Oui, ça faisait du bien de la voir ici. Je savais qu’un coup de fil suffirait pour qu’elle vienne à mon secours, on était comme cul et chemise, toujours fourré ensemble à l’époque, et même encore maintenant on essayait de toujours se voir, au maximum. Je l’avais appelé, il y a deux semaines pour lui annoncer la naissance de Leanne. Après tout, c’était Tatie Lynn, elle se devait de savoir… Je remontais un peu mon jean ample –bien trop grand vu la perte de poids que j’avais eu en deus semaines- pour m’avancer un peu plus dans l’eau avant de dire :

« Tu es cinglée de te baigner alors qu’elle est si froide… En sous-vêtements… En sous-vêtements ?! Mais tu es folle ?! »

M’écriais-je en pouffant légèrement de rire face à sa tenue. Elle était folle. Je l’aimais.
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MessageSujet: Re: oh baby I was born this way NEVAEH&EVERLYNN   Sam 23 Juil - 4:40

« EVERLYNN MARQUEEEEEZ ! HEEEEEYYY ! »
Je me figeais, oubliant de battre les jambes, m'enfonçais dans l'eau et but la tasse. Cette personne connaissait mon nom, maintenant.. Je me frottais les yeux, comme pour enlever l'eau qui m'empêchais de bien voir, plissant le front, je m'attelais à la tache de scruter le visage de... Nevaeh. C'était Nevaeh !
« BUBUUUUUULLE ! »
J'éclairais de rire et but une fois encore la tasse. Le gout du sel dans ma bouche était tout simplement dégueulasse. Je remontais bien en surface et toussais quelque fois, délogeais le sel qui brulait dans ma gorge. C'était bien elle, il n'y avait que elle pour hurler ca. Je repris mes esprits et me mis à nager vers elle. Je commençais à fatiguer, à barboter dans l'eau comme ca depuis je ne sait combien de temps, alors je décidais de faire la planche sur le dos un instant, histoire de reprendre mon souffle un instant. Mauvaise idée. J'en pris conscience quand une vague recouvrit mon visage. J'alletais, secouais la tête. Nevaeh se tenait au bord de l'eau, un grand sourire sur le visage, je fis de même et esquissant un mouvement de main en l'air. Et puis, j'eus une idée débile, le genre vraiment débile qui ne fais que rire que vous. J'aspirais une grande goulée d'air et descendis en pic vers le fond de l'eau. Deux mètres plus bas, je sentis le sable heurter mes mains. Je battais des jambes en suivant la course des profondeurs vers la plage. Je fermais les yeux mais avançais, j'avais trop peur de les ouvrir, j'aurais eu les yeux en feu. Quand je n'eus vraiment plus d'air, je sortais enfin de l'eau, me retrouvant à quelques mètres seulement de Nevaeh. Je savais qu'elle détestais ca, quand je disparaissais dans l'eau un certains temps. J'éclatais de rire en reculais, portant la main à mon visage pour éviter ses éclaboussures. Je me calmais et la fixais, sourire au lèvres, que c'était bon de la revoir. Et puis je la vis faire de même.
« Tu es cinglée de te baigner alors qu’elle est si froide… En sous-vêtements… En sous-vêtements ?! Mais tu es folle ?! »
Je souris en me mordant la lèvres.
« Hé bien écoute, c'était ca ou sans rien. Hum... ca dois être ca, je suis folle. »
Je levais le menton et plaçais mes mains en entonnoir autour de ma bouche.
« HÉ TOUT LE MONDE, JE SUIS FOLLEEEEEEE ! »
Je rigolais encore avant de porter mon regard sur son ventre. Nev avait accouchée, ca y est ! C'était quand même un choc, j'aurais finis par m'habituer à son bidon grossissant... et non.
« Putain Nev, tu suis quoi comme régime ? Vite vite, donne le moi ! »
Je sortis encore plus de l'eau, jusqu'à me retrouver à son niveau. Je frissonnais, le vent léchait mon corps, les goutes d'eau se glaçaient sur mon corps. Je secouais tout mon corps un coup avais de m'approcher encore plus d'elle et de la prendre des mes bras. Je posais ma joue sur son épaule, et lui glissant à l'oreille que j'étais heureuse de la revoir enfin. Je collais ensuite mes lèvres sur sa joue avant de m'écarter d'elle. Même si ca n'avais pas été mon but à l'origine, Nevaeh se retrouvais quelque peu mouillé, c'est le cas de le dire... J'esquissais une moue désolé et reculais en trottinant, sourire aux lèvres, afin d'éviter ses représailles, quand je sentis sous la plante de mon pied quelque chose de piquant et d'extrêmement désagréable. Je tombais en arrière à la renverse et but encore une fois la tasse. Dis donc, ca n'arrêtais pas... Je grimaçais, j'avais du marcher sur un gros coquillage tranchant. Je sortais de l'eau en hurlant et en jurant, je me rendis compte que je n'avais plus pied. En quelques brases acharnées, je retrouvais la terre ferme si réconfortante. Je marchais jusqu'à Nevaeh et m'écroulais par terre à son coté. L'écume atteignait mon bassin, je jouais avec le sable mouillé. Puis je relevais la tête, la brunette se tenais debout, à me regarder elle aussi. Je besais le regard.
« J'adore ta culotte Nev. »
Je passais la langue sur ma lèvre supérieur, la regardant fixement, un air amusé. Comme chaque fois que je comptais lui proposer un truc que j'appelais moi même " insolite ". Amen.
« Nev ? Ça te dis pas un bain de minuit à pas minuit ? »
Je relevais la tête, repliais les jambes sous moi et m'assis dessus, la fixant toujours, un air en même temps de défi et de supplier sur le visage.
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MessageSujet: Re: oh baby I was born this way NEVAEH&EVERLYNN   Dim 24 Juil - 7:28

Nous deux, c’était une grande histoire. Une belle histoire qui durait depuis l’enfance. Nos pères se connaissaient très bien et faisaient souvent des brunchs ensembles, ou même de grandes réceptions. Et nous ? Et bien nous, nous étions gardés par une nounou totalement stupide et on prenait un malin plaisir à la faire tourner en bourrique avec Tim, son frère. Ever et moi, c’était toute une histoire qui me remontait le moral dès que j’y repensais. Une véritable amitié, celle qui, malgré les frontières, la distance et le manque de nouvelle a perduré. Je la regardais nager avec un sourire amusé. Everlynn avait ce côté maladroit qui me faisait tellement marrer. Je la regardais avancer, tandis que le vent soufflait doucement, faisant danser mes cheveux. Je n’ai jamais apprit à nager. Quand j’étais petite, j’ai un vu un petit garçon se noyer dans la mer irlandaise. C’était tellement impressionnant que jamais je n’ai voulu apprendre à nager à mon tour. Mon père avait pourtant tout essayé. De me montrer à quel point c’était important, que c’était facile, mais non, rien à faire. Je flippais. Dès que je n’avais plus pied, je paniquais. Alors dans un sens, voir Ever nager dans la mer malgré les vagues me fascinais, alors que c’était totalement normal. On avait l’impression par moment qu’elle était un petit chien qui barbotait dans l’eau, qui tentait de remonter à la surface. Puis elle disparut sous l’eau. Je fronçais les sourcils, alors que les vagues caressaient doucement mes pieds nus. Où était-elle ? Avait-elle était avalé par dieu sait quoi ? C’était-elle noyée ?! « Ever… ? », demandais-je doucement, comme si elle pouvais m’entendre. C’était complètement stupide, mais bon… Je marchais un peu plus dans l’eau, sentant mes chevilles se mouiller. En la voyantsortit la tête de l’eau, non loin de moi, je l’éclaboussais avec mon pied, avec léger rire s’envolant dans les airs avant de secouer doucement la tête :

« T’es vraiment con ! Tu m’as fait peur !», dis-je avant de commenter sa tenue. Elle était en sous-vêtement quand même… Bon, il n’y avait personne pour la mater en même temps. Et puis elle n’était pas comme moi, aussi pudique et réservée. Folle, oui. Et elle me le prouva de nouveau en criant haut et fort qu’elle était cinglée. Je ne pus m’empêcher de rire, une fois de plus, et secoua doucement la tête avec un air amusé : « Arrête shhht ! Tu vas ramener la planète entière ! », comme si dire sht allait servir à quelque chose. Surtout que quand on était toutes les deux, automatiquement, on devenait complètement cinglé à sortir que des conneries. Mon régime ? Je fronçais les sourcils avant d’esquisser un petit sourire. Oui, j’avais très vite perdu le peu de kilos que j’avais pris : « Cressins le matin, salade le midi, chocolat suisse le quatre heure et plat bien gras le soir. C’est magique ! Non en vrai ça marche pas. Ca serait trop beau. Et puis on deviendrait tous des bombonnes et tu flotterais plus pour faire la planche. »

Dis-je avec un sourire en coin. Un peu de taquinerie ne faisait pas de mal après tout… Et voilà qu’elle me prit dans ses bras, glaçant tout mon corps par la fraicheur de sa peau du à l’eau de la mer. J’affichais une petite moue amusé, sentant les gouttelettes sur ma peau. Une bise sur sa joue et un grand sourire pour lui répondre. Ca faisait un moment qu’on ne s’était pas vu. Et à chaque fois, on se croisait par hasard. Mais pourtant, on avait toujours été proche, quasiment jamais de dispute. Et on parlait rarement de choses très sérieuses qui dépriment, on essayait surtout d’être là l’une pour l’autre, sans prise de tête… Et voilà qu’elle perdit l’équilibre et qu’elle chuta, ce qui me fit éclater de rire. La voir nager comme elle le faisait renforça mon fou rire, et je ne pus m’empêcher de secouer la tête de gauche à droite, avec un air désespéré mais amusé sur le visage. Ever dans toute sa splendeur :

« Tu as vraiment 2 pieds gauches, espèce d’handicapée ! », dis-je entre deux rire, baissant la tête vers elle pour la regarder. Et voilà qu’elle fît une remarque à laquelle je ne m’attendais pas, et je ne pu m’empêcher d’être gêner tout en riant : « Merci… ! C’est du channel ! Et je tiens à dire que ton ensemble est très sexy… »

Dis-je avec un sourire en coin. Après tout, elle se baignait avec, dur de ne pas remarquer. Voilà le genre de choses qui me fallait pour me remonter le moral. La débilité d’Everlynn. Je levais un sourcil quand à la suite. Un bain de minuit ? A même pas minuit ? Je regardais autour de nous, il n’y avait quasiment personne. Et puis la nuit tombait bien, d’ici peu, il n’y aurait plus de soleil pour nous éclairer… Mais je n’osais pas. J’avais réellement du mal à me mettre nu devant les gens, une véritable phobie totalement absurde, comme celle de l’eau après tout mais non, c’était plus fort que moi… Mais pourtant… Après un silence de quelques secondes, la fixant sans expression, j’affichais un petit sourire, le regard pétillant avant de dire :

« Allez. Mais on va pas loin ! On reste où j’ai pied hein ! »

J’enlevais ma robe par le haut, avant de la jeter sur le sable sec. Je me retrouvais dans mon ensemble noir et rouge, sentant le vent fouetter mon corps quasiment nu. Déjà là, je me sentais à poil. Je m’avançais dans l’eau, frissonnant par le contact du froid qui se sentait sur mes mollets puis je lâchais, dans un léger rire :

« J4enlèverais dans la flotte, hors de question que tu me mates, tu serais jalouse ! »

On devait avoir l’air maligne, elle comme moi, en sous-vêtement dans la flotte assez froide.
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MessageSujet: Re: oh baby I was born this way NEVAEH&EVERLYNN   Ven 29 Juil - 8:55

« Arrête shhht ! Tu vas ramener la planète entière ! »
« La planète entière ? Nooon, je ne veux pas qu'ils me voient comme ca, ya que toi qui y a le droit. »


Lançais-je, un sourcil arqué, le sourire en coin. De mon souvenir, Nevaeh était effectivement la seule et unique fille à me voir dans mon pus simple appareil. Chanceuse va. La seule aussi avec qui je pouvais partir totalement en vrille dans me soucier des apparences, c'était mon échappatoire, mon distributeur de bonheur.
[...]

« Allez. Mais on va pas loin ! On reste où j’ai pied hein ! »

J'écarquillais les yeux, étonnée que sa réponse positive soit si rapide à venir. Si seulement j'avais su que ca serai aussi simple, je n’aurais pas élaborée dans ma tête tout un tas de stratégie pour essayer coute que coute de la convaincre. Je souris de toutes mes dents à Nev, inclinais la tête de haut en bas, tel un fidele soldat. Je me retournais genoux contre sol et poussais sur mes bras pour me relever, tel un gosse de deux ans apprenant à marcher. Nevaeh enlevais sa robe, la laissait tomber un peu plus loin derrière nous, sur le sable. Je claquais mes deux paumes les unes contre les autres en la regardant entrer dans l’eau. Je ne me fis pas prier et la suivi aussitôt, la rattrapant dans l’eau en courant, à coup de grands battements de jambes, l’éclaboussant au passage. J’arrêtais quand je l’entendis ronchonner et lui tirais la langue.

« Chochotteeee. J’ai même pas mise trente secondes à rentrer ! »

J’eus la sensation que le mot « mensonge » venait de se tatouer sur mon front. De toute manière, demoiselle Oxburry me connaissait assez pour savoir que j’essayais de la rouler dans la farine. Si elle était chochotte ? Hé bien moi je serais.. houla.. il faudrait inventer un mot encore plus extrême pour ca. Je souriais, j’avais juste envie de rigoler, de passer un bon moment d’insouciance avec Nevaeh. Je me mis à marcher à coté d’elle, à son rythme, jusqu’à ce que tout notre corps jusqu’au cou soit engloutis par les eaux troubles de cette fin d’après-midi. Je me retournais vers elle, sur la pointe des pieds, l’eau mangeant mon menton. J’avais tendance à être petite, je n’y pouvais rien… Et puis comme disait Coluche, la bonne taille est quand les pieds touchaient le sol. Je touchais le sol, pour l’instant… Un léger rire s’échappait de mes lèvres alors que je portais mes mains derrière mon dos et laissais couler mon soutiens gorge le long de mes bras. Je retirais dans la foulée mon bas et tentais le bras vers le ciel, mes sous vêtements fièrement dans la main. Je me mordais la lèvre inférieure en souriant, fixant le visage de Nevaeh.

« Alors ? »

Je rigolais quand je la vit brandir elle aussi ses dessous. Je battais des jambes pour me rapprocher de quelques centimètres de la plage, afin de pouvoir poser entièrement mes pieds sur la sable au fond de l’eau.

« Nev, ca te rappelle pas des souvenirs.. ? »

Je pressais la main, ne sachant que faire de mes bouts de tissus. Je tournais la tête vers la plage, ou j’aperçue la robe de Nev par terre, et encore plus loin, mon tas à moi. Je me retournais vers mon amie, lui proposant de lui libérer les mains à elle aussi. Puis je partis encore une fois vers la plage, laissant la brune derrière moi je temps d’un cours instant. Mes yeux scrutaient frénétiquement la plage, sans que je n’ai à leur dicter l’action, par automate. Mes épaules sortirent de l’eau, puis mon buste, puis mon ventre. Arriver au nombril, la robe de Nev inerte sur la plage n’étais plus très loin. Je tendis mon bras derrière moi et avec le plus de force possible lançais le binôme de sous vêtements en direction de la plage. Ils atterrirent dans un bruit lourd et mouillé à quelques mètres du centre de ma cible. Je me félicitais intérieurement, c’était mieux que rien. Je relevais la tête et sursautais. Non, ce n’étais pas possible… Là bas, au loin, un homme marchait sur la plage, dans notre direction. Je ne savais pas s’il m’avais vu, mais mon sang ne fit qu’un tour. Par automatisme, je portais les mains devant ma poitrine, puis me retournais précipitamment vers le large. Je me mise à courir vers Nevaeh, épicentre de la tornade d’éclaboussure que je provoquais. Discret ? Vous avez dis discret ? Arrivée à son niveau, j’articulais comme je pouvais, essayer de respirer en même temps.

« Là-bas… y’a… y’a un mec. »

Complètement paniquée, je réalisais tout de même le coté drôle de la situation. Il arrivait vers nous, la tête vers l’océan, je posais une main sur l’épaule de Nevaeh en glissant un « vite », avant de plonger la tête sous l’eau. Je ressortis à peine quelques secondes plus tard, respirais un coup avant de rentrer le visage dans l’eau jusqu’au dessus du nez, je fixais l’intrus, puis mon amie, en mode sous marin. Et puis il approchait encore, ca commençais vraiment à être chaud… Je ne savais pas s’il nous avait déjà repérées, mais tout ce que je savais, ce que je ne le voulais pas. Je plongeais encore une fois la tête sous l’eau, espérant que Nevaeh fasse de même.
Un instant plus tard, quand je pu à nouveau emplir mes poumons d’air, je me rendis compte que l’homme marchait toujours, mais que maintenant il nous avait dépassées. Je laissais échapper un « ouf » avant de me retourner vers Nev et de sourire. Ca y est, nous étions enfin seules, prêtes à tout… Les choses sérieuses pouvaient réellement commencer.

« AAAAHHH ! Tu n'as pas sentit ? Un truc gluant m'a frôlé le popotin ! »

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MessageSujet: Re: oh baby I was born this way NEVAEH&EVERLYNN   Ven 29 Juil - 12:47

Imaginez la, en sous-vêtement en train de se baigner. Il y a de quoi la prendre pour une cinglée mine de rien ! Mais il suffisait de la connaitre comme moi je la connaissais, complètement cinglée avec un sacré grain communicatif en plus de ça. C’était ma Ever, ma bubulle, celle qui redonne le sourire sans chercher à comprendre pourquoi ça ne va pas. Que moi qui est le droit ? Je ris légèrement en l’écoutant et secoua la tête de gauche à droite avec un sourire amusé :

« Ouais c’est vrai, je suis une privilégiée de fou moi… J’ai pu voir ton petit cul et tes abricots. », lançais avec un air coquin avant de pouffer de rire. N’importe quoi. Même si c’était vrai… Vous n’imaginez même pas la quantité d’âneries qu’on avait pu faire ensemble pendant nos étés de colonies de vacances pendant notre enfance. Notamment un bain de minuit, sauf qu’il était réellement minuit, qu’on avait une bouteille d’alcool dans le nez et qu’on se cachait avec des roseaux des moniteurs et qu’on se prenait pour des poissons… Bref, très glorieux tout ça, et ce n’est qu’un détail : « Moi et personne d’autre hein ? »

Dis-je d’un air suspicieux, plissant les yeux par la même occasion pour donner plus d’effet à mon air soit-disant accusateur. Parfois, quand on nous voyait, on pourrait presque croire qu’on était lesbienne. Notre façon de parler, notre humour bien à nous, et pourtant, c’était de l’amitié pure et dure, et j’étais bien plus intéressé par son frangin que par Everlynn. Son frangin… Bref. C’est fou comme elle arrivait à me trainer dans ses bêtises en moins de deux secondes. Me mettre à poil, alors qu’il faisait encore jour. Totalement improbable pour les gens qui me connaissaient et pourtant, je comptais bien le faire. L’eau était froide, bien trop froide pour moi. Et pourtant, en Angleterre et même en Irlande l’eau était loin d’être chaude mais je me les caillais quand même. Je grimaçais quand elle m’envoyait de l’eau et lui en jetais dessus, même si elle était déjà trempée :

« Geeenre ! Même pas je te crois ! Ton nez s’allonge pinocchio ! Rooh putain elle est gelée sans mémé en string ! C’est de la triche, toi tu es habituée à la température de la flotte. »

Dis-je en lui tirant la langue. Le plus dur restait le ventre. C’était tellement froid que j’avais des frissons qui me parcourraient le corps. Et enfin, j’arrivais au niveau de la poitrine, puis du menton. Je commençais légèrement à stresser par le niveau de l’eau, mais je touchais le sol avec la pointe des pieds des pieds, c’était déjà ça. Grosse froussarde oui, surtout pauvre fille de 22 ans qui ne savait pas nager. Elle enleva son soutif, et je grimaçais en la voyant le sortir de l’eau, tout en manquant de rigoler. Alors je pris une grande respiration et je l’enlevais à mon tour avant de lui tendre. Les bras croisés au niveau de ma poitrine, je riais légèrement, gênée, mais en même temps amusé par la situation grotesque. Des souvenirs ?

« Et pas qu’un… Tu te rappelles quand on a parié qu’on pouvait monter en culotte dans un arbre sans se faire mal ? Ou qu’on s’est sifflé une bouteille de champagne avant de se jeter nue dans la piscine de jardin de chez moi ? » Dis-je avec un sourire amusé : « On est des exhibitionnistes en vrai. »

Dis-je avec un air coquin sur le visage avant de rire tandis qu’elle prenait mes sous-vêtements pour les jeter sur le rebord de la plage. Je l’attendais sur le large, n’osant même pas bouger du fait d’être nu. Après, je ne pouvais pas le nier, c’était très agréable de n’avoir aucun vêtement dans l’eau. Ca donnait une certaine liberté assez sympathique, ça me faisait bien marrer. Je regardais Everlynn faire avec un sourire en coin, tout en restant statique. Pas pratique pour le froid, je peux vous le dire. Alors je sautillais sur place pour tenter de me réchauffer au maximum, tout en gardant les bras croisés sur ma poitrine. Pour une fois, je m’estimais heureuse d’avoir des petites mandarines, plus facile à cacher ! Je regardais ailleurs, perdue dans mes pensées quand Everlynn revint comme un bœuf, disant quelque chose que je ne compris pas. Elle m’enfonça la tête dans l’eau, subitement, et je battais des bras signe de ma détresse. Je ressortis la tête de l’eau, m’étouffant, allant pour lui crier dessus mais la voyant sous l’eau, je tournais la tête et vis l’homme qui s’approchait. Je poussais un petit cri avant de plonger la tête sous l’eau, nez bouché, yeux pire que fermés, attendant dans une apnée incertaine. Je détestais avoir la tête sous l’eau, j’avais l’impression de crever. Je restais sous l’eau encore et encore manquant de m’étouffer puis sortit de l’eau un peu avant Everlynn, reprenant mon souffle comme un chien après avoir couru des heures. Et elle poussa un cri. Je fis un bond, écarquillant les yeux avant de dire :

« Arrête hein ! Arrête Ever y’a rien qui t’as touché le cul, y’a pas de bestiole ! attends attends. », je fis le tour de la jeune femme, toujours un bras cachant ma poitrine alors qu’elle était cachée sous l’eau puis je regardais les fesses d’ever avec un sourire amusé : « Tu… Tu as une algue collée au cul. C’est très charmant. T’es sexy comme ça très chère. »

Dis-je avec un sourire en coin tout en revenant en face d’elle. Je marchais dans l’eau, m’approchant d’une ligne de rochers qui délimitait la plage tout en faisant signe à Ever de me suivre. On avait l’air fine toutes les deux.

« Ever… Faut que je te parle de quelqu’un, j’ai besoin d’en parler à quelqu’un et je ne vois que toi pour le faire… »

Dis-je avec une petite moue contrariée. Oui, je devais lui parler, même si on était à poil, même si on se les gelait, je savais qu’elle m’écouterait et me conseillerait peut être comme il le faudrait…
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