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 Moi je rêve que passe le mauvais temps. || {Annà.

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MessageSujet: Moi je rêve que passe le mauvais temps. || {Annà.   Moi je rêve que passe le mauvais temps. || {Annà. EmptyDim 15 Mai - 7:04

Moi je rêve que passe le mauvais temps. || {Annà. 792452GeorgieBann5
L'horloge tourne mais son coeur se suicide.
Annàbeth & Alaska ♥

    Je fixais le plafond depuis combien de temps déjà ? Une heure ? Deux heures ? Plus ? Je n'en savais rien. Plus rien n'avait d'importance de toute manière. Il n'était plus là alors qu'est-ce qui avait de l'importance aujourd'hui ? Une énième larme roula sur ma joue et je la laissais tomber. À quoi bon l'arrêter ? Je roulais sur le côté et une violente nausée tordit mon ventre à cet instant précis. Je courus à travers l'appartement et ouvris la porte de la salle de bain, l'envoyant claquer contre le mur. J'atteignis les toilettes à la vitesse de la lumière et tout mon repas de la veille se retrouva au fond de la cuvette. Je tirais la chasse d'eau et me laissais tomber par terre. Je restais assisse au sol, un petit moment et m'appuyais contre le mur, en soufflant. La fraîcheur me faisait un bien fou. Depuis quelques jours déjà, je vomissais souvent mes repas, pour ne pas dire presque tous. Certaines odeurs me dégoûtaient et j'avais mal à la poitrine. Je me relevais doucement, m'accrochant un peu partout pour ne pas m'effondrer au sol et me regardais dans la glace. Mes cheveux étaient collés à mon front, mon teint était encore plus pâle que d'habitude, comme si c'était possible ! Et mes yeux étaient soulignés par des cernes. Tout ça à cause de mes conneries. Je retiens un nouveau de larmes et me passais de l'eau sur mon visage et me brossais les dents, calculant mentalement quand mes règles devaient arriver. Je laissais tomber rapidement, les maths de bonne heure, c'est pas pour moi ! Je finis mon brossage de dents et ressortis de la salle de bain. Je saluais Rose, dans la cuisine et lui demandais de ne faire aucun commentaire sur ma tête. J'avais une sale gueule et je le savais. Je mangeais normalement ce matin, comme tout les autres jours. Certaines choses étaient vraiment incompréhensible. Là où la nourriture aurait dut me dégoûter, je mangeais de bon cœur. Je secouais la tête et finis mon repas. Je retournais dans la salle de bain, prendre une douche et me préparer pour passer une matinée à la fac. J'avais une dernière épreuve aujourd'hui et je n'avais aucune envie d'y aller. Je n'avais plus envie de rien faire, de toute manière, à part m'enfoncer sous ma couette et déprimer. Je soupirais et enfilais une jupe, un chemisier blanc et passais des ballerines. Je relevais mes cheveux en queue de cheval et attrapais mes affaires pour partir en cours.

    J'ignorais pourquoi j'avais enfilé cette maudite jupe, mais je n'étais pas à l'aise. J'avais encore certaines marques sur mes jambes que j'essayais de cacher le plus possible, avec des pantalons. Et là en l'occurrence, se promener les jambes à l'air n'est pas la meilleure solution pour ne pas montrer mes blessures. Enfin, tant pis. Je saluais les rares personnes qui osaient me parler et rejoignis Gaby, devant la salle. Elle me saluait, décrétant elle aussi que j'avais une sale gueule, ce matin. Sans rire, je lui dis que je me sentais mal et elle revêtit son costume de détective. En attendant que les épreuves commencent, on s'installa dans un coin, tranquille. Au diable les dernières révisions ! Elle commença à me poser tout un tas de questions, auxquels j'essayais d'y répondre avec le plus de franchise et le plus vite possible. On avait encore pas mal de temps avant de passer toutes les deux, et c'était parfait. Sauf que je n'aimais pas du tout la tête qu'elle faisait au fur et à mesure de mes réponses. Je rentrais dans la salle et passais mon oral à peu près correctement. J'avais mal au ventre et j'avais d'autres soucis en tête pour me préoccuper de mes examens. À la fin de la matinée, me libérant ainsi totalement des cours, jusqu'à la rentrée, Gaby m'attrapa le poignet, m'entraînant à l'écart dans un coin sombre. Je me laissais trimbaler, n'opposant aucune résistance. Je ne voulais qu'une seule et unique chose, rentrer à la maison et déprimer sous ma couette devant un film à l'eau de rose, histoire d'avoir une bonne raison de pleurer. Je ris devant son air en lui demandant si j'avais une maladie grave et incurable. Le plus sérieusement du monde, elle me regarda et me dit que j'étais peut-être enceinte. J'arrêtais tout mouvement et la regardais comme si elle venait de m'annoncer qu'elle avait vu un martien. C'était pas possible. Pas maintenant, pas en ce moment. Je passais une main sur mon front et soufflais. Je n'étais pas prête du tout à être maman et Thomas partit, il était exclut que j'élève ce bébé, seule. Je sentis les larmes me monter aux yeux, mais je ne pus les retenir et elles roulèrent sur mes joues. Je tournais la tête vers l'extérieur. Comment j'allais faire ? Je n'avais même pas vingt ans, j'avais été violé, je n'avais jamais eu de parents, je venais de les rencontrer il y a peu, je n'avais aucun instinct avec les petits, et le seul qui aurait m'aider, venait de me quitter. Comment j'allais lui annoncer qu'il était papa ?Qu'est-ce que j'allais faire ? Gaby pressa mon épaule, dans un geste réconfortant, me dit de faire une prise de sang et un test de grossesse et elle rentra chez elle, après m'avoir prise dans ses bras. Je séchais mes larmes et réfléchis en rentrant à la maison. Je ne savais pas quoi faire. Il était hors de question que j'abandonne ce bébé, tout simplement parce que j'avais vu les ravages que ça pouvait faire et je ne voulais qu'il connaisse ça. Je ne pouvais pas le garder, Thomas ne serait pas là pour m'aider, je ne voulais pas lui cacher l'existence de son enfant et je refusais de le tuer. Et puis étais-je réellement enceinte ? Si ça se trouve c'était autre chose, mais les symptômes se rapprochaient peut-être de ceux d'une grossesse. Je soupirais, ne croyant pas un traite mot de ce que je disais. Surprise, je constatais que j'étais arrivée en bas de l'immeuble.

    Je refermais la porte derrière moi et me laissais tomber contre cette dernière. Un bébé … Je ne pouvais pas. J'attrapais mon téléphone et composais le numéro de l'hôpital. Je laissais le téléphone sonner jusqu'à ce qu'on réponde, et en entendant la voix de la femme à l'autre bout, je raccrochais. Je n'aurais jamais la force de faire ça. Je soupirais et ma tête tapa sur la porte, mes yeux se fermèrent. J'étais perdue, complètement larguée et je ne savais pas quoi faire, vers qui me tourner. Je réfléchissais à toute vitesse. Je ne pense qu'on ait besoin de m'expliquer comment on fait un bébé, mais ce que je ne comprenais pas c'était comment ça avait pu arriver. Je retirais mes ballerines et croisais les jambes. J'étais persuadée qu'on c'était toujours protégé, à chaque rapport aussi peu soit-il. Et puis, je ne pouvais pas être enceinte, point barre. Je soupirais et cherchais une solution dans l'appartement, quand je vis un petit papier dépasser de mon sac à main. Je tendis le bras et l'attrapais. Le numéro de ma soeur. Mais oui, bien sûr ! Sa mère serait m'aider. Elle m'avait bien abandonné et elle avait mit au monde deux filles. Je tapais rapidement le numéro et attendis qu'elle réponde. J'essayais de lui expliquer la situation, sans pour autant tout lui dire. J'avais besoin qu'on me dise quoi faire, même si Gaby m'avait dit de faire un test de grossesse. Je lui demandais si elle pouvait venir, maintenant à mon appartement avec Polly. Je ne précisais rien d'autre et elle me dit que c'était bon. Je raccrochais et me relevais, lentement. Je n'avais pas envie de courir au toilettes, continuer de vomir la moitié de mes repas. Surtout que je n'avais rien manger d'autre depuis ce matin.

    Je balançais mes affaires de cours dans un coin du salon, décrétant que je m'en occuperais plus tard et laissais mon sac dans l'entrée, par terre. J'attrapais mes ballerines et les rangeais dans ma chambre. Je ramassais des vêtements qui trainaient un peu partout et fis tourner une machine. Il était pratiquement une heure et demi, quand je m'assis sur le canapé, un sandwich rapidement avalé. J'étais en train de somnoler à moitié quand la sonnette à retentit, me réveillant totalement. Je me suis levée, un peu trop vite d'ailleurs, puisque la nausée est montée rapidement, mais je me suis quand même dirigée vers la source du bruit. Je savais qu'elles étaient derrière. J'ai déverrouillé la porte et à peine ais-je vu son visage, que je suis tombée dans ses bras, mon corps secoués de violents sanglots.

    Alaska Maman …

    Elle me serra contre elle, m'obligeant à reculer pour me faire rentrer dans l'appartement. Je ne savais pas si Annà était là, mais quand j'ouvris légèrement les yeux, je la vis me regarder. J'ouvris mon bras et elle vient contre moi. Je pleurais dans les bras de celle qui m'avais mise au monde dix-neuf ans plutôt, je venais de l'appeler maman. Polly me consolait, essayant de faire cesser la crise de larmes impressionnante. J'avais dû mal à respirer tellement mes sanglots m'étouffaient, mais je pleurais et j'étais encore debout, donc c'est que ça devait aller. On resta longtemps dans l'entrée et quand je fus totalement calme, elle se recula, prenant mon visage entre ses paumes. Elle me fixa de ses yeux bleus, comme ceux d'Annà et je hoquetais plusieurs fois.

    Polly Alaska … Qu'est-ce qu'il se passe ?
    Alaska Je … je sais pas … J'ai … vomir.

    Je m'arrachais littéralement de son étreinte et courus aux toilettes, vomir. Je pleurais en même temps et j'avais plus l'impression de m'étouffer qu'autre chose. Elle était derrière moi, m'ayant suivit et elle tenait mes cheveux, alors que je me vidais carrément. Je tirais la chasse d'eau, me relevais, passais de l'eau sur mon visage et me brossais les dents. Une fois tout fait, je me laissais tomber par terre et relevais mes genoux contre ma poitrine, passant mes bras autour. Gaby avait raison. J'avais une semaine de retard dans mes règles, je vomissais, mangeais et dormais, encore plus que d'habitude. Mes humeurs jouaient au yo-yo. Je soupirais et relevais les yeux vers Polly. Elle semblait avoir comprit et passa sa main sur mon front. Je secouais la tête de gauche à droite et lâchais dans un souffle à peine audible, comme une vérité, comme pour confirmer tout ces dires. Pour me rendre compte que j'étais probablement enceinte, que j'allais peut-être devenir maman et que Thomas deviendrait peut-être papa.

    Alaska Je suis enceinte … C'est ça, hein ?

    Elle hocha simplement la tête, me disant que le mieux était de faire un test de grossesse, mais qu'au vue de ma tête et tout ça, les chances que ce la se confirme était plus proche de cent que de zéro. Je sentis les larmes rouler sur mes joues et hoquetais, avant de plonger ma tête dans mes genoux. Qu'est-ce que j'allais faire ? Comment j'allais élever ce bébé ? On ne peut pas s'improviser mère et la seule chose que j'avais connu dans ma propre enfance, c'était les coups. Je resserrais ma prise sur mes genoux et les larmes roulèrent toujours sur mes joues. On passa une main réconfortante dans mon dos et je relevais la tête, pour regarder Polly. Elle était agenouillée face à moi, les larmes aux yeux. Elle m'attira contre elle, embrassant mon crâne. Je posais ma tête sur son épaule, en soupirant. L'étreinte d'une mère, ce que je n'avais jamais connu.

    Polly Je pense que tu attends un bébé, mais … tu devrais faire un test. On va descendre à la pharmacie, toutes les trois ou si tu veux rester là Annà, et on va l'acheter. Tu vas le faire et on avisera pour la suite, ok ?

    Je hochais la tête, incapable de faire autre chose. On resta un long moment toutes les deux comme ça. Mes larmes c'étaient calmées et j'étais plus en train de comater sur son épaule, qu'autre chose. Polly me berçait doucement et par moment, je sentais quelque chose mouiller mes cheveux. J'en déduisis qu'elle était en train de pleurer. Je soufflais et me relevais, l'entraînant avec moi, prête à savoir la vérité.
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Annàbeth M. Preston
« Annàbeth M. Preston »
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MessageSujet: Re: Moi je rêve que passe le mauvais temps. || {Annà.   Moi je rêve que passe le mauvais temps. || {Annà. EmptyVen 20 Mai - 9:27

Moi je rêve que passe le mauvais temps. || {Annà. Tumblr_lgf7uth1HF1qa4qypo1_500
ALASKA ET ANNABETH

Je levais la tête, toute chiffonnée. Mes yeux semblaient collés et laissaient passer des minces rayons de lumière. Ça faisait un boum boum incessant dans ma tête et je me demandai ce que pouvais bien faire ma mère. En fait elle toquais simplement à ma porte, mais pour moi tout les bruits étaient exacerbés quand je me réveillait, soit ma mère frappait trois coup sur ma porte et j'avais l'impression d'être à une boume . Je relevais la tête et entendis vaguement ma génitrice me dire de sortir de mon lit. Reniflant un grand coup je sortais de mon lit un peu brusquement. Mauvaise idée. J’eus le tournis avant d'être prise par une quinte de toux. STOP. Je reniflais ? J'avais le tournis ? une quinte de Toux ? c'est quoi ce bazar. Je jetais un coup d’œil à mon miroir et j'eu une grimace, j'étais pâle, j'avais des cernes, bon j'avais la grippe ou autre maladie bien pesante. Je sortais de ma chambre et je croisais ma mère qui s'extasia sur ma mauvaise mine et mi poussa de force dans mon lit en soupirant que j'allais devoir louper l'école. Youpi. Nan sérieux, youpi, j'étais contente, en plus aujourd'hui j'avais un contrôle en math, donc ça m'arrangeais. Me coulant bien profondément au fond de mon lit en ramenant ma couette jusque sous mon menton. J'étais si bien installée que je me suis rendormie en un instant.

Je fis des rêve bizarres ou Alaska apparaissait chevauchant une autruche, ou alors Pâris venait me voir, il était coiffé et ressemblait à ken, en m'appelant babi. Je me réveillait quand l'autruche D'Aly venait me voit que je l'embrasse, c'était trop perturbant même pour moi. M'étirant et me mouchant je regardais mon réveil, et bah, j'avais bien dormi moi, il était midi passé. je me levais en grognant car j'avais faim quand je remarquais mon portable, qui n'attendais que moi, posé là, sur ma jolie coiffeuse de fifille. Je l'allumais tout en descendant les escalier biscornu de la maison. Maison qui était très silencieuse, mis à part David bowie à fond la caisse provenant de la cuisine, ma mère quoi. Mon portable vibra soudain et j'en fus tellement surprise que je loupais la dernière marche te que je tombais les fesses les premières sur le sol. Je ne recevais jamais de message alors avoir des appels, je vous dit pas. Je regardais les yeux ronds mon portable quand ma mère déboula dans le vestibule le visage ouvert de farine. je décrochais. C'était Alaska, elle voulait que l'on vienne, avec maman chez elle, elle avait un problème, elle fut assez vague et donna très peu de détail. Je fus inquiète, je m'inquiétais toujours pour elle, des fois j'avais l'impression que les rôles changeaient j'étais l'ainée et elle la cadette, enfin bref. Nous nous mirent d’accord et je raccrochais, chouette j'allais voir ma sœur. Restait plus qu'a convaincre ma mère de me laisser y aller. Ce fut assez facile, mais elle m'obligea à porter une écharpe et un manteau, en mai ! Mais j'avais une bonne grippe et en plus j’étais tombée malade parce que j'étais partie, à six heures du matin, en débardeur, sans gilet, dieu m'a punie, comme dirais mon père.


Ma mère nous conduisit à l'appartement d'Alaska en tapotant sur le volant, elle était inquiète et même carrément stressée. Je lui posais avec douceur une main sur l'épaule, mais en réalité j'étais fin stressée moi aussi. Alaska m'avait paru si, comment dire, je sais pas bizarre. Qu'est ce qui avait bien put lui arriver ? Elle se gara dans un douloureux crissement de pneus et sortit en se rongeant convulsivement les ongles. Je sortis âpres elle et je lui pris la main qu'elle se mangeait pour qu'elle arrête.Une fois face a la porte d'Alaska, ouverte car elle nous avait ouvert, je fus choquée par sa pâleur et ses grandes cernes. Elle était malade de toute évidence e ce n'étais une petite grippe comme la mienne. Elle sauta sur ma mère et al serra fort en l'appelant '' maman ''. C'était bien la première fois qu'elle l'appelait maman et je crois que ma mère en fut aussi touchée que moi. Puis elles se mirent toutes les deux à pleurer et moi j'était là à ne savoir que faire avec une folle envie de renifler parce que j'avais oublier mes mouchoirs à la maison. mais je n'oserais pas, c'était gênant, soit j'attendis. Quand Alaska s'arracha de l'étreinte ce fut pour aller vomir dans les toilettes. Nous la suivîmes en courant, nom de dieu si elle se mettait à vomir j'allais faire de même d'un instant à l'autre. Je me détournais quand ma mère lui tint les cheveux, j'étais pas dégoutée mais pas bien. Ma mère lui caressa les joues et une fois qu'elle ut fini Alaska demanda, d'une petite voix de petite fille si elle était enceinte. J'en restais la bouche ouverte. Elle n'avais déjà pas eut beaucoup de chance, mais là ça s'enchainait sur elle. Si elle était enceinte ... je n'osait même pas y penser.

Maman hocha doucement la tête, l'air grave. Et moi, comme une crétine j'ouvrais le yeux aussi grand que la bouche. Ce n'est pas que je trouvais bizarre que ma sœur eut des rapports sexuels, non ça je m'en doutais, mais bon, ça fait toujours bizarre. Ma mère s'agenouilla doucement au prés d'Alaska et lui caressa les cheveux, avant de lui embrasser le crane. je croisais alors le regard de ma sœur et j'eus un sourire, mais je ne savais pas si c'était bien le moment de lui sourire, enfin bref. Ma mère cassa le silence qui s'était installé ;

'' - Je pense que tu attends un bébé, mais … tu devrais faire un test. On va descendre à la pharmacie, toutes les trois ou si tu veux rester là Annà, et on va l'acheter. Tu vas le faire et on avisera pour la suite, ok ? ''


je me levais et proposais d'y aller seule, comme cela elles pourraient parler seules à seule, moi j'étais mal à l'aise te ça me ferait du bien de prendre un peu l'air. je me précipitais dehors et courais à la première pharmacie, celle au coin de la rue. J'entrais, beuh, je n'aimais pas les pharmacies. La pharmacienne eut un faux sourire et je lui répondit avec un sourire-grimace. Je m'approchais et lui demandais, comprenant soudain comme c'était gênant de demander ça, elle allait croire que moi j'étais enceinte.

'' - Euh bonjour, je voudrais ... voudrais un testdegrossesesivousplaitmadame. ''


J'avais tout dit très vite et j'eus tout de même droit au regard réprobateur de la pharmacienne et de tout les clients, génial. Elle me le tendis en pinçant les lèvres et en fronçant les sourcils. je l'attrapais, la tête baissée, le yeux rouges de honte. je n'irais jamais plus acheter un teste de grossesse, même pour moi, c'était trop gênant. je payait et me précipitais hors de la boutique mais j'eus tout de même le temps d'entendre '' les jeunes d'aujourd'hui ... ''
je déboulais chez ma sœur et je découvrais Alaska et ma mère enlacées, elles n'avaient pas bougé, toujours au même endroit. Je tendis la boite à Alaska et je lui expliquait vivement comment faire :

'' - Tu le sort, tu, hm, pisse dessus. Tu regarde la petite fenêtre, si y'a un trait bleu c'est que t'a rien, si y'a deux traits rose tu est vraiment ... enceinte. Voila. ''



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MessageSujet: Re: Moi je rêve que passe le mauvais temps. || {Annà.   Moi je rêve que passe le mauvais temps. || {Annà. EmptySam 21 Mai - 12:15

Moi je rêve que passe le mauvais temps. || {Annà. 792452GeorgieBann5
L'horloge tourne mais son coeur se suicide.
Annàbeth & Alaska ♥

    Elles étaient venues. Toutes les deux. Je me sentais tellement faible. Comme un petit pois. J'avais l'impression de n'être rien du tout. Poppy m'a serré contre elle, avant que je ne parte en courant vomir. Elles m'ont toutes les deux suivis et ma soeur est restée à l'extérieur, probablement mal à l'aise. Quand sa mère m'a prise dans ses bras, elle m'a sourit. J'ai tendus la main vers elle, et elle est venue. J'ai serré ses doigts dans les miens, avec une force que je ne connaissais pas. Poppy m'a lentement bercé contre elle, embrassant mon crâne et caressant mes cheveux. Elle m'a dit quoi faire et à peine eut-elle finit sa phrase, que ma petite soeur se relevait et partait acheter une test de grossesse. J'ai fermé mes yeux avec puissance et ma mère m'a encore plus rapproché d'elle. J'ai passé mes bras autour d'elle, m'accrochant désespérément. Elle m'a demandé si c'était l'homme qu'ils avaient l'autre fois et j'ai hoché la tête, sentant de nouvelles larmes perler au coin de mes yeux. Elle m'a dit ensuite qu'il avait l'air gentil et amoureux et la seule chose que j'ai pus rajouter, c'est que c'était le cas.

    Annà est revenue rapidement et d'un côté je l'en remerciais, mais de l'autre je mourais de peur. Je n'avais pas envie de savoir. Elle m'a tendu la petite boite en m'expliquant comment faire, et par pudeur, elles sont sorties toutes les deux. Poppy a eut énormément de mal à me décrocher d'elle, mais elle a réussit. Je me suis relevée, mes jambes complètement engourdie et doucement, j'ai uriné sur le petit bâtonnet. Mon cœur battait à mille à l'heure. J'ai tiré la chasse et je suis ressortie de la pièce, pas bien du tout. Je passais dans ma chambre me changer et enfiler mon pyjama. Un short et un de ses tee-shirt. Je retournais vers ma famille et elles m'attendaient dans le salon. La tension était palpable et presque trop dur à supporter pour moi.. Mais les signes étaient tellement évidents que ça m'aurait surpris que le test soit négatif, en fait. Je me laissais tomber sur mon canapé et posais ma tête sur l'épaule d'Annà. J'aurais voulu que Thomas soit là et qu'on le découvre en même temps. Alors, j'imaginais sa chaleur autour de moi et son odeur qui m'apaisait tellement. Je fermais les yeux et attendis que les trois minutes passent. Poppy me sortit de mon demi sommeil en disant que ça faisait trois minutes. J'attrapais le bâtonnet et le regardais. Deux barres … Il y avait deux barres, dessus. Je fermais les yeux et passais une main sur mon front, perdue. Qu'est-ce qu'Annà avait dit déjà ?

    Alaska Deux barres. Deux barres, ça veut dire quoi ? Putain, mais ça veut dire quoi ?!

    C'est ma petite soeur qui me répondit et mon monde s'effondra. Je refusais cette vérité. Je ne pouvais pas être enceinte. Je remis le teste dans la petite boite et me tassais encore plus dans le canapé. Thomas n'était plus là et merde, je portais son bébé. Je passais une main sur mon ventre et fermais les yeux. Je sentis les larmes rouler sur mes joues. Je remontais mes genoux contre ma poitrine et commençais à me balancer d'avant en arrière, comme il y a quelques mois. Pourquoi maintenant ? Pourquoi aujourd'hui, alors qu'il m'avait quitté. Je continuais mon mouvement d'avant en arrière et cherchais mon téléphone, les larmes aux yeux. Je le trouvais sur la table basse du salon et m'avançais à quatre pattes vers lui. Instinctivement et presque par mécanisme, je composais son numéro. Même s'il m'avait quitté, je l'aimais toujours et je voulais qu'il sache que je portais son enfant. Je portais mon téléphone à mon oreille, priant pour qu'il me réponde. Longtemps, j'entendis le bip dans mon oreille, puis il cessa enfin. J'ouvris la bouche pour parler, pensant qu'il avait décroché, mais non. Je venais de tomber sur sa messagerie. Sans attendre plus longtemps, je raccrochais et fixais mon écran. Est-ce que je devais appeler l'hôpital ou non ? Thomas ne décrochait pas, je ne voulais pas de ce bébé maintenant et je refusais de l'élever sans la présence de son père à mes côtés. Je relevais les yeux vers Annà et Poppy qui me fixait. J'étais au debout près de la table basse, complètement perdue. D'un côté ce bébé n'était pas prévu et comme Thomas m'avait quitté, il n'en voudrait probablement pas. Mais de l'autre, il avait été conçu alors qu'on s'aimait, donc il avait sa place en quelque sorte. Mais je n'étais pas prête, pas du tout prête. Je portais mon téléphone à mon oreille, quand Poppy me l'arracha des mains.

    Polly Mais qu'est-ce que tu fais ?

    Je ne répondis pas et cherchais une autre solution. Ce n'est pas parce qu'elle me retire ce putain de téléphone que je n'allais pas me faire avorter. Je baladais mes yeux dans l'appartement et cherchais le téléphone de Rose. Il devait forcément traîner quelque part. J'espérais juste qu'elle ne soit pas partie avec … Apparemment, oui. Je lâchais un putain entre mes dents et tapais dans le mur, face à moi. Il y eut un petit cri derrière moi, mais je ne m'en occupais pas. Je récupérais mon sac à main, et enfilais mes chaussures, prête à aller à l'hôpital me faire retirer ce bébé qui poussait. Sauf que Poppy ne l'entendait pas de cette oreille. Elle m'attrapa par le poignet, m'obligeant à revenir dans le salon. J'entendis ma porte se verrouiller et je grognais, croisant mes bras sur ma poitrine. La mère d'Annà revient dans la même pièce que moi et on se jaugea du regard un long moment.

    Polly Tu avais l'intention d'avorter, peut-être ?
    Alaska Exactement !
    Polly Pourquoi ?
    Alaska Parce que.
    Polly Appelle au moins le père pour le prévenir. Je me doute bien qu'il n'est pas arrivé là par l'opération du saint esprit, ce bébé.

    Aussitôt, je sentis mon visage se décomposer et les larmes me montèrent aux yeux. Je baissais les bras, et ma tête tomba en avant. Je sentis une perle d'eau rouler sur ma joue et je l'essuyais avec ma manche. Le père m'a quitté parce que j'ai tenté de me suicider. Je tournais la tête vers la fenêtre, évitant le regard de celle qui m'a porté pendant neuf mois.

    Alaska Ça va pas être possible. Il m'a quitté quand j'ai … je … il est partit il y a quelques semaines, quand j'ai essayé d'en finir. Pour la deuxième fois et il répond pas au téléphone.
    Polly QUOI ?!

    Je fermais les yeux, honteuse. Oui, j'avais tenté d'en finir avec la vie. Oui j'avais voulu le faire. On avait presque réussit, mais on nous a retrouvé avant. Sûrement un voisin, je n'en savais rien. Je relevais le visage vers ma mère et je la vis pleurer. Pourquoi, je ne sais pas. Au lieu de me prendre dans ses bras, elle me colla une claque magistrale. Je hoquetais et essayais de retenir mes larmes. Sous le coup, je titubais légèrement. Je ne reportai pas mon regard sur elle, par honte. Poppy ne savait pas que j'avais été battu et c'était mieux ainsi. Je me laissais tomber au sol, comme si je n'étais rien et je n'étais plus rien à part une petite chose insignifiante. Je portais une main à mon ventre, n'arrivant pas à réaliser ce qui était en train de m'arriver. J'aurais dus être heureuse, on aurait dût faire une fête et tout le monde aurait été joyeux et nous aurait félicité. Mais Thomas était partit … Je sentis les larmes rouler sur mes joues et murmurais d'une voix à peine audible, et pour la première fois en dix-neuf ans.

    Alaska Aidez-moi, par pitié … Aidez-moi …

    Je relevais le visage, fixant tour à tour Poppy et Annà. J'avais besoin de leurs aides à toutes les deux, pour m'en sortir avec cet enfant. Je tendis mon bras vers mon téléphone et recommençais à recomposer le numéro de Thomas, encore et encore, tombant à chaque fois sur son répondeur. Les larmes ruisselaient sur mes joues et à bout de nerfs, je balançais mon mobile à travers l'appartement, plus énervée que jamais.
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