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 ARLCMS ϟ Être canon et chaude c'est tout un métier. Heureusement, j'm'en sors plutôt bien. [T]

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MessageSujet: ARLCMS ϟ Être canon et chaude c'est tout un métier. Heureusement, j'm'en sors plutôt bien. [T]   Sam 30 Avr - 10:15




Alaska Riley Loan Caroline Meadow Stones
« Wha­te­ver you do will be in­si­gni­fi­cant, but it is very im­por­tant that you do it. @ Gandhi.

    who are you ϟ



    « Moi, j'ai du caractère et toi, je t'emmerde. »

    Alaska. Jeune fille brune au passé tumultueux. De son ancienne vie, elle garde de grosse séquelle psychologique. Aly a été violé pendant deux ans et elle a été battu durant toute son enfance. Elle se méfie énormément des autres, à présent. Elle cherche à connaître la personne parfaitement pour être totalement sûre qu'elle pourra lui accorder sa confiance. Par rapport à avant, où elle pardonnait très facilement les gens, aujourd'hui, elle est devenue rancunière au possible. Si on la perd, c'est définitif. Son pardon est très dur à avoir. Aly a toujours été impulsive et même si elle c'est calmée pendant son premier séjour à Buenos Aires, aujourd'hui, elle a vraiment changé et tout est redevenu comme avant. Elle ne se soumet plus et n'a plus peur de dire ce qu'elle pense, même si ça blesse la personne. Avec les gens qu'elle ne supporte pas, la jeune femme est une vrai garce. Elle est méchante, vulgaire et insolente. En fait, Aly est devenue sauvage dès l'instant où elle a perdu les bébés. Malgré tout, elle reste cette fille calme, qui ne cherche pas avoir des ennuis avec n'importe qui, n'importe quand. Elle est plutôt adepte du « tu m'cherches, tu m'trouves ». En fait, Aly est lunatique. Elle peut être cette fille calme, agréable, charmante, ou cette véritable garce sans pitié, méchante et rancunière.

    Aly a souvent le regard perdu dans le vide. Elle est dans son monde, dans sa bulle et elle se demande ce que serait sa vie maintenant, si cette voiture ne l'avait pas percuté. La jeune femme essaie de savoir ce qu'elle aurait fait avec deux enfants sur les bras, comme elle serait aujourd'hui, à qui ils ressembleraient le plus. La jeune femme a un tempérament de feu, mais elle est aussi froide que la glace. Quand ça ne va pas, elle se transforme en iceberg ambulant et gare à vous dans ces moments-là. Elle connaît ses limites, elle sait quand elle ne doit pas parler aux gens, sinon elle devient invivable et elle reste cloîtrée chez elle dans ses moments là, impossible à faire sortir.

    Mais malgré tout ça, malgré son caractère volcanique et explosif, Alaska a toujours été très douce, très calme et débordante de vie. Assez étrange quand on sait qu'elle a vécu plusieurs période à vide, quand on sait qu'elle a essayé de se suicider à plusieurs reprises. Mais aujourd'hui, elle profite de la vie. La jeune brune est une personne réfléchie et intelligente. Le fait qu'elle est vécu dans la rue, ne change rien. Elle a apprit très jeune à s'occuper d'elle-même, à comprendre seule. Alors même si choisir de garder deux enfants à dix-neuf ans, est une preuve d'immaturité, elle aurait été prête à tout pour les rendre heureux.

    Finalement, Alaska est assez spéciale comme fille. Elle peut être sacrément froide, méchante, violente, sûre d'elle, sarcastique, affreusement vulgaire pour des gens qui ne la connaissent pas réellement. Tandis qu'elle reste cette fille d'antan, calme, tendre, intelligente, souriante, fidèle, romantique. Elle se démerde avec ses deux côtés de personnalités, mais elle n'est pas schizophrène.

    « To be or not to be ? »

    Alaska a un passé très lourd et pendant deux ans, elle n'a pas hésité une seule fois à boire et à se droguer pour oublier. À la limite de l'overdose, elle a souvent faillit y rester parce qu'elle ne supportait plus cette douleur, parce que sa vie n'était plus rien à ses yeux. Elle buvait et se droguait à outrance pour être dans un état tellement second, qu'elle aurait put dormir, ça aurait été pareil pour elle. Mais elle tenait toujours debout. Plusieurs fois, les filles qui bossaient avec elle, l'ont obligé à vomir. Pourquoi ? Parce qu'elles ne voulaient pas la voir mourir, elles ne voulaient que la jeune anglaise finissent derrière une poubelle, alors elles la sauvaient. La jeune femme fumait quelques fois. Assez rarement, n'aimant pas spécialement ça. Sauf que depuis un certains mois de janvier, alors qu'elle croisait Jaime sur le port et après quelques paroles aimables, les deux jeunes gens sont montés sur un toit et ont fumé. Elle en a reprit l'habitude, mais avec l'annonce de sa grossesse, elle a été obligé d'arrêter et aujourd'hui, elle ne fume plus. Alaska garde de grandes et importantes séquelles physiques. Pas de tatouages, ni de piercings. Depuis qu'elle est passée dans le bordel de Londres, elle ne supporte plus les aiguilles. Elle n'a pas eu une enfance, ni une vie très facile. Son corps est marqué par des traces de coups à plusieurs endroits. Elle a une fine cicatrice sur son avant-bras. Cette dernière part de son épaule et descends jusqu'entre ses doigts, mais elle est tellement fine que plus le temps passe, plus elle l'oublie et ne la voit plus. Son ventre et ses jambes contiennent eux aussi des traces de coups qui ne partiront malheureusement plus. Mais, la pire cicatrice qu'elle a est celle dans son dos. Trois longues marques, qui le barre complètement sont inscrites ici. Elle ne sait plus vraiment d'où cela vient, la seule chose dont elle se rappelle c'est de la souffrance et de la violence avec laquelle ces coups lui ont été infligé. La jeune demoiselle nourrit néanmoins plusieurs rêves et elle espère les réaliser, un jour. Elle aimerait faire le tour du monde avec un simple sac à dos et un appareil photo, puisqu'elle est passionnée par ça. Une chose qu'elle aimerait aussi, mais qu'Aly cachera toujours au plus profond de son être, serait d'adopter une petite fille ou un petit garçon, qui comme elle, n'a plus de famille. Elle aimerait lui offrir ce qu'elle n'a jamais eut dans son enfance à elle, de l'amour. Pendant son escapade à Paris, Alaska a tout laissé tomber. Elle a arrêté d'aller à la fac et a prit des cours par correspondance. D'abord à cause de sa grossesse et ensuite par ce qu'elle n'arrivait plus à sortir de chez elle. La jeune femme se noyait complètement dans son travail pour oublier. Elle a commencé à jouer de la guitare et petit à petit, elle a prit goût à ça. Elle a aimé ça et aujourd'hui, Aly continue d'en jouer. Ce que l'on peut noter aussi chez la jeune femme, est que depuis son accident, elle entend mal du côté gauche. Elle n'est pas sourde, mais son audition a énormément baissé, à cause du choc de l'accident et si on murmure quelque chose dans son oreille gauche, elle n'entendra rien.

    « La vrai beauté n'est pas forcément celle que l'on voit. »

    Alaska n'est pas une bombe sexuelle, mais elle n'est pas non plus laide comme un laideron. La petite -oui c'est le cas de le dire, puisque la jeune demoiselle a eut des problèmes de croissance et ne mesure qu'un petit mètre soixante-cinq- anglaise ne père trois fois rien. Cinquante-cinq kilos. Elle peut manger autant qu'elle veut, les kilos en trop sont très rares. Elle a de longs cheveux bruns qui ondulent jusqu'au bas de son dos, en de larges anglaises. Au soleil, ses cheveux ont tendance à avoir des reflets roux. Chose assez impressionnante pour une personne vivant à Buenos aires, Alaska a la peau très blanche. Elle arrive à devenir un peu plus mate de peau, mais les coups de soleil sont très rares, pour elle. Ses grands yeux verts, légèrement tirés vers l'arrière, changent de couleurs au file du temps. Avec du soleil, ils sont verts. Avec de la pluie et des nuages, ils deviennent gris. Alaska a deux longues jambes très fines. Tout comme tout le reste de son corps. Elle a une démarche assez féline et délicate, un peu comme un chat. Peut-être est-ce dut aux deux années de danse qu'elle a derrière elle. L'anglaise a un corps très avantageux et elle est belle, sauf qu'elle se néglige un peu. Même si elle commence à reprendre goût à la vie lentement, elle met très peu de robe ou de jupe, d'ailleurs, elle risque de ne plus jamais en porter par peur que les gens voient ses jambes. Le plus souvent elle a les très simple, mais néanmoins super confortables jeans-tee-shirt-converses. Parfois, la jeune demoiselle troque ses ses chaussures contre des ballerines ou une paire de sandales quand le temps devient trop chaud. Mais, sa tenue préférée reste l'indémodable pyjama. Ne suivant que très peu la mode et ne s'y intéressant pas plus que ça, elle s'en fiche un peu de tout ce monde là. Parfois, et en ce moment elle le fait de plus en plus, sans elle-même comprendre ; la demoiselle se maquille. Pas façon pot de peinture, seulement un petit peu de crayons verts ou de mascara. Parfois les deux. De temps à autre, elle met du far à paupières, mais ses séances maquillages s'arrêtent là. Malgré son absence, rien n'a réellement changé dans son style vestimentaire, si ce n'est qu'elle se maquille un peu plus souvent qu'avant. Aly refuse toujours de porter des jupes ou des robes, mais elle accepte les gens. Ils voient ses jambes et les marques dessus ? Très bien. À présent, l'anglaise s'en moque. Elle a gardé une manie, celle de passer sa main dans ses cheveux quand quelque chose l'embête. Dans ces situations, elle croise aussi ses bras sur sa poitrine. Quand un objet ou autre chose ne lui convient pas, elle fronce son nez et ses sourcils.



    a star is born ϟ


    Un jour j'irai à New-York avec toi
    Toutes les nuits déconner
    Et voir aucun film en entier, ça va d'soi
    Avoir la vie partagée, tailladée
    Bercés par le ronron de l'air conditionné
    Dormir dans un hôtel délatté
    Traîner du côté gay et voir leurs corps se serrer
    Voir leurs cœurs se vider et saigner
    Oui, saigner

    [Refrain]
    un jour, j'irai là-bas
    un jour, chat, un autre rat
    voir si le cœur de la ville bat en toi
    et tu m'emmèneras
    emmène-moi

    Un jour j'aurai New-York au bout des doigts
    On y jouera, tu verras
    Dans les clubs il fait noir, mais il ne fait pas froid
    il ne fait pas froid si t'y crois
    Et j'y crois !
    Les flaques de peinture sur les murs ont parfois
    La couleur des sons que tu bois
    Et puis c'est tellement grand que vite on oubliera
    Que nulle part c'est chez moi, chez toi
    Chez nous quoi !

    [Refrain]
    Emmène-moi, mène-moi (2x)

    Toucher à ci, toucher à ça
    Voir si le cœur de la ville bat en moi
    Et tu m'emmèneras !
    Emmène moi !


    what you look like ϟ



UN ANIMAL ϟ Un oiseau. Tout simplement parce qu'il peut voler et voir énormément de choses.
UN OBJET ϟ Un livre. Ou un truc utiles
UNE SAISON ϟ L'hiver on se les pèle, l'été on crève de chaud, l'automne il fait pas assez froid, et le printemps il fait pas assez chaud. Le printemps, donc.
UN PLAT ϟ Des spaghettis.
UN LIVRE ϟ D'abord, ce serait des livres. Ensuite, il y en aurait définitivement trop à citer.
UNE H. DE LA JOURNÉE ϟ Minuit, l'heure du crime.

UN PAYS ϟ l'Australie
UN PARFUM ϟ Celui d'une maman
UN ÉLÉMENT ϟ Le feu
UNE FLEUR ϟ Une tulipe
UNE CHANSON ϟ Total eclipse of the heart - Bonnie Tyler
UN SENTIMENT ϟ Le bonheur.

    FILMS OU DESSINS ANIMÉES ? Films
    LÈVE TÔT OU GRASSE MAT' ? Grasse mat'
    FILLES OU GARÇONS ? Hermaphrodite ?
    LIVRES OU BD ? Livres
    ROCK OU CLASSIQUE ? Rock
    TV OU ORDINATEUR ? Ordinateur.
    MONTAGNE OU MER ? La mer, avec une montagne derrière.
    VENISE OU LOS ANGELES? Les deux.


    and, what about you ϟ


    PSEUDO/PRÉNOM ϟ Mademoiselle
    AGE ϟ 999 999 999 999 ans. Pas un seul cheveux blancs, ni une seules rides. J'ai l'allure d'une jeunette de seize ans . Ca fait rêver, hein ?
    PRÉSENCE ϟ Je viens quand JE veux. Soit 24/24 & 7/7
    TON GROUPE ϟ Nothing left to loose
    TON PERSO C'EST ϟ Alaska est inventée de toute pièce (heureusement, bordel ! Arrow
    COMMENT AS-TU DÉCOUVERT LE FORUM ϟ Par magie
    QU'EN PENSES TU ϟ J'pense pas, moi Arrow
    CRÉDITS ϟ ici c'est tumblr pour la ban & :Midnight Poison:. pour l’icône.
    CODE DU RÈGLEMENT ϟ Et si j'veux pas ?
    JE SUIS PAS TROP CHIANTE CA VA? ϟ Je note, le "dire non (a)" de la codeuse ou de la remplisse de fiche & juste pour vous emmerdez, je dirais que vous me faites toujours chier, mais j'vous aimes donc ça va .
    EXEMPLE DE RP ϟ
    Spoiler:
     

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MessageSujet: Re: ARLCMS ϟ Être canon et chaude c'est tout un métier. Heureusement, j'm'en sors plutôt bien. [T]   Sam 30 Avr - 10:15


crédit (c) imteamkstew
Il était une fois ...

« Peter … »
« Non, Poppy ! Laisse-là, devant la porte. »
« Mais c'est notre fille, notre bébé ! On ne peut pas faire ça ! On va s'en sortir ... »
« Pas cette fois, Polly. Laisse-là, elle sera malheureuse avec nous. »
« Mais, Peter ... »
« S'il te plaît, c'est aussi dur pour moi que pour toi. Mais regarde la. Qu'est-ce que tu vois ? »
« Mais c'est notre fille, notre bébé ! On ne peut pas faire ça ! On va s'en sortir ... »
« Pas cette fois, Polly. »
« S'il te plaît ... »
« Polly ... »
« Non, Peter, non ! Je ne peux pas ! Regarde, c'est notre bébé. Par pitié. »
« Arrête, c'est aussi dur pour moi que pour toi, mais elle ne sera jamais heureuse … »
« Tu n'en sais rien ! »
« Alors c'est ça ? Tu es égoïste au point de vouloir priver ta propre fille d'une vie heureuse ? On ne pourra pas subvenir à ses besoins et tu le sais ! Soit elle est heureuse avec un autre, soit elle est malheureuse avec nous. »

L'homme, grand et jeune ne laissa pas le temps de répondre à la femme l'accompagnant, et il leva son bras pour sonner. Polly regarda sa petite fille une dernière fois. Alertée par le bruit, Alaska venait d'ouvrir ses yeux verts et fixait sa maman, pour encore quelques secondes. Un dernier baiser, une dernière larme, une dernière étreinte et la jeune mère déposa son enfant sur les marches d'un orphelinat à Londres. La lumière au-dessus de leurs têtes s'alluma, et Peter, le père, laissa une enveloppe sur le ventre de sa fille. Son nom, son prénom, sa date et son lieu de naissance. Peu avant que la porte ne s'ouvre sur la directrice, ils partirent se cacher derrière un muret. Ils voulaient la voir jusqu'au dernier moment, jusqu'à la dernière seconde. Enfin, le rue s'éclaira et une vieille dame apparût dans l'entrée. En échangeant un regard, Peter et Polly doutèrent. Qui était-elle ? C'était-ils trompés ? Pourtant, non. Elle se baissa et ramassa l'enfant aux yeux verts. Alaska avait toujours ses paupières ouvertes et elle ne semblait pas vouloir se rendormir. Madame Jacobs, la vieille directrice de l'orphelinat, vit une lettre plus bas. Elle tenait le bébé contre elle, en la berçant tendrement dans l'espoir de la rendormir. Elle se pencha et ramassa la petite enveloppe au sol, contenant un simple morceau de papier. Elle lé déchira et lut à voix haute, faisant tourner les yeux de l'enfant dans ses bras vers elle.

« Alaska Riley Loan Caroline Meadow Stones. Londres le premier janvier dix-neuf cent quatre-vingt douze. »

En entendant un sanglot, madame Jacobs releva la tête et chercha l'origine du pleur, mais elle ne vit jamais rien. Elle scruta la pénombre, mais Polly et Peter étaient déjà loin. Un peu comme si elle avait imaginé ce sanglot. Celui d'une mère qui venait de perdre son premier bébé …
Alaska commença à chouiner et à s'agiter dans ses bras, alors, haussant les épaules, elle se retourna et ferma la porte sur l'ancienne vie du petit enfant dans ses bras, et en ouvrit une autre, beaucoup moins belle. En silence, elle fit le chemin inverse, traversant les couloirs, éteignant les lampes, vérifiant que tout le monde dormait encore profondément et elle partit vers sa chambre. Sauf qu'au dernier moment, elle se ravisa. Elle n'avait plus l'âge de s'occuper d'une petite fille de trois mois, et surtout elle n'avait plus la force de le faire, plus à son âge. Elle regarda sous la porte et un faible rayon de lumière passait par là. Doucement, elle ouvrit la porte et sur le lit, une jeune fille blonde aux traits fin et délicats étaient assise, en train de jouer de la guitare. En voyant le directrice rentrer dans sa chambre, elle fronça les sourcils et reposa sa guitare. Elle pensait avoir réveillé quelqu'un, mais dans ses bras, un bébé. La vieille Jacobs rentra dans la chambre et s'avança vers le lit de la jeune blondinette. Elle s'assit dessus et releva ses yeux marron vers elle.

« Clémence ? Je ne te dérange pas ? »
« Non. Je … j'ai réveillé un petit ? »
« Ne t'inquiète pas de ça, tout le monde dort profondément. »
« Oh ! Tant mieux, alors. Qui c'est ? »
« Alaska. Elle était devant la porte de l'orphelinat, on vient sûrement de l'abandonner et je voulais la prendre avec moi cette nuit, mais je ne pourrais pas me réveiller si elle pleure trop. Est-ce que ça te dérangerait de prendre soin d'elle cette nuit ? Demain, je la mettrais avec les autres. »
« Heu … Ouais. Mais je vais pas beaucoup dormir »
« Ça n'a pas l'air de la déranger. »
« Je sais pas m'occuper d'un bébé ... »
« Je te demande juste de veiller sur elle cette nuit. Demain, je la changerais de chambre et tu sais qu'au moindre soucis, tu viens m'appeler ? Aide-moi un peu, ma grande. »

D'une main tremblante, Clémence déposa sa guitare au sol et aida la directrice à coucher le bébé dans son lit. Elle s'allongea à ses côtés et attrapa son livre, pour lire. Clémence n'était plus à une nuit blanche prêt. Elle ne dormait presque jamais la nuit, détestant les cauchemars qui venaient la voir. Certes, certains soirs elle s'assoupissait, mais finissait toujours par se réveiller et par aller prendre des somnifères. Elle soupira et examina le visage endormit de l'enfant. Madame Jacobs la salua une dernière fois et lui dit qu'elle était là au moindre soucis avec la petite. Clémence hocha la tête et toute la nuit, elle surveilla Alaska. La consolant quand elle se réveillait en pleurant, peut-être suite à un cauchemars.

Le soleil traversait les rideaux et la jeune blonde entendit un petit gazouillis à ses côtés. Elle se releva et regarda les murs de sa chambre, sans comprendre. Ses yeux se posèrent sur sa guitare, qui était dehors, chose inhabituelle. Elle avait appartenu à son père, un grand musicien mort dans l'incendie qui a ravagé l'hôtel où il séjournait, quand elle avait trois ans. Son frère, sa mère et son père était mort. Elle n'avait plus de famille. Alors elle avait atterrit ici, passant de familles en familles, soixante au total, mais elle finissait toujours par rentrer à la maison. Clémence avait un sale caractère et les gens ne la supportaient plus au bout de quelques semaines, voir quelques mois. Dans trois ans, elle aura dix-huit ans, elle sera majeure et qui voudrait s'encombrer d'une ado de quinze ans ? Elle soupira et se retourna vers le petit bébé, déjà réveillée. Elle sourit quand elle vit Alaska faire des bulles. Lentement, Clémence sortit du lit et récupérant la petite puce, elle sortit de sa chambre. Rapidement, elle gagnait le salon, où tout le monde prenait son petit-déjeuner. Elle s'installa en bout de table, sous les chuchotements et les regards de travers. Madame Jacobs amena le biberon d'Alaska, qui le prit dans ses mains et commença à boire. Clémence lui tenait sa pitance quand même, et elle la regardait boire. Madame Jacobs tira une chaise et s'installa à côté de la jolie blonde.

« Ça a été cette nuit, Clémence ? »
« Elle a un peu pleuré au début, mais après ça allait. Elle est pas chiante du tout. »

Elle hocha la tête et sourit, en caressant la joue de la petite fille. Le bébé ne termina pas son biberon et elle se rendormit tout de suite. Autour d'elles, les autres enfants commençaient à se lever et à bouger dans tous les sens, cherchant des grands pour jouer avec eux, pour faire les méchants ou les ogres. Personne ne se souciaient de la petite fille qui venait à peine d'arriver. Clémence avala un verre de lait et remonta dans sa chambre. Normalement, ils n'avaient pas le droit de rester dans les chambres, mais personne ne lui disait quelque chose. La blonde était muré dans un espèce de silence et elle parlait rarement. On la prenait pour une folle, pour une attardée. Or, elle souffrait simplement. Ses parents lui manquaient, et elle refusait quiconque essayait de l'adopter. Puis cette petite Alaska, lui rappelait sa petite soeur, celle que sa maman attendait. Elle sentit une larme rouler sur sa joue et l'essuya rapidement. Clémence était faible et elle le savait. On toqua à sa porte, et elle reposa son livre, se redressant. La directrice rentra dans la chambre et regarda la demoiselle.

« J'ai préparé un lit pour Alaska, avec les autres. Tu l'emmènes ? »
« J'peux pas la garder avec moi, s'il vous plaît … ? »
« Vous n'êtes pas de la même famille. » « Et alors ? Mary et Nathan dorme bien, ensemble ! »
« Ils sont inséparables et tu le sais. »
« Mais merde ! J'crois que j'ai besoin de cette gamine ! J'me suis attachée à elle, en une nuit ! Je sais c'est rapide, mais elle me rappelle cette soeur que j'aurais jamais. S'il vous plaît ... »

Jacobs souffla et finit par acquiser. Clémence hocha la tête, sa manière à elle de dire merci. La vieille se releva et embrassa le front de l'adolescente et de la petite endormie. Elle ressortit de la pièce en soupirant, alors que quelques accords de guitare s'élevait déjà de la chambre qu'elle venait à peine de quitter.
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MessageSujet: Re: ARLCMS ϟ Être canon et chaude c'est tout un métier. Heureusement, j'm'en sors plutôt bien. [T]   Sam 30 Avr - 10:16


crédit (c) imteamkstew
... la fin d'une vie.

Trois ans plus tard.


Alaska a passé trois ans dans cet orphelinat, sans que personne ne vienne l'adopter. Ce n'est pas qu'elle n'était pas agréable ou quoi que ce soit, c'est simplement que Clémence, qui avait arrêté d'être placée à cause de son âge, veillait à ce que la petite brune ne soit pas adoptée. Du moins, jusqu'à son départ. Elle soupira en passant une main dans ses cheveux. Comment en quelques jours tout avait put basculer ainsi ? Il y a encore un mois, Alaska courait partout, Clémence derrière elle, jouant au chat et aujourd'hui, elles étaient l'une en face de l'autre, les maigres affaires de la petite brune derrière elle, en essayant de contrôler ses larmes, alors que les pleurs d'Aly roulaient sur ses joues, silencieux. Elle posa ses deux mains à plat contre ses joues de bébés et plongea son regard dans les émeraudes de la petite, laissant un léger sourire étirer ses lèvres malgré son chagrin.

« Écoute-moi Aly. Tu fais attention, d'accord ? Quoi qu'il arrive avec ce type, tu fais attention. J'le sens pas du tout, j'aime pas la manière dont il te regarder et les autres. Tiens. C'est un collier. C'est ma maman qui me l'a donné. Quand tu iras mal et que tu te sentiras seule, tu le serrerais contre ton cœur, de toute tes forces et ce sera comme si je te faisais un câlin … Je t'aime ma petite Alaska. »
« T'aime Clémenze ... »

La jolie blonde relâcha la petite brune et elle essuya ses joues remplis de larmes. Elle détacha son pendentif, un petit cœur, qu'elle noua autour du cou d'Alaska. Les deux filles se regardèrent dans les yeux et avec difficulté, l'aînée retient ses larmes. Elle c'était attachée à ce petit bout qui n'allait presque jamais vers les autres et c'était dure, pour toutes les deux. Même si Alaska ne comprenait pas ce qui se passait, cet homme lui faisait peur. Elle serra sa petite main dans les cheveux de Clémence, entortillant ses doigts dedans. Avec aisance, la jeune femme souleva la petite fille qui se blottit contre elle. La blonde fit de large cercle dans le dos d'Alaska pour tenter d'apaiser ce flot de larmes qu'elle sentait contre son cou. Elle tenait la valise de sa petite protégée dans une main et l'enfant dans l'autre. En passant devant la porte d'entrée, Clémence s'arrêta. Et si elle sortait maintenant et qu'elle emmenait la gamine avec elle, très loin ? Pendant quelques minutes, elle considéra cette idée. Elle pourrait toujours se trouver un travail pour la nourrir, elle arrêterait les cours et deviendrait serveuse dans un bar, prenant s'il le fallait un troisième job. Elle sursauta en voyant la porte s'ouvrir face à elle. Hier soir, elle avait put parler avec le nouveau tuteur d'Aly et ses yeux lui faisait peur. Il y avait quelque chose de barbare dans ses prunelles, qu'elle connaissait trop bien. Un éclat sauvage. Elle déglutit en relevant son menton. Elle n'avait pas peur de lui. Elle allait empêcher la petite de partir. Elle lâcha la petite valise au sol et se redressa. Son dos commençait à la faire souffrir et de vieux souvenirs remontaient. Elle se revoyait, elle aussi, se faire battre. La jeune fille n'était pas sûre de ça, mais les attitudes du type face à elle, le trahissait légèrement. Elle soupira et commença à décoller les doigts d'Alaska de ses cheveux. Madame Jacobs resta en arrière, sans jamais intervenir. En entendant le nouveau tuteur de la plus petite bouger, elle lui lança un regard noir. Il n'avait pas à intervenir, même s'il trouvait cela trop long. Elles étaient toujours fourrées ensemble, elles avaient besoin de temps. Cela étonna même la vieille dame que Clémence ne soit pas partit, Aly dans ses bras. Elle tenta un léger sourire en direction de la plus vieille et son cœur se serra en voyant son visage. Finalement c'était peut-être une mauvaise idée cette nouvelle adoption … Elle secoua la tête et sursauta en entendant un cri. Elle releva les yeux en voyant Clémence au sol et Alaska qui s'accrochait à son jeans. Les deux filles pleurait et Jacobs se dirigea vers la blonde. Elle l'aida à se libérer de l'emprise de la plus petite et Daniel la récupéra dans ses bras, la serrant plus que nécessaire. Le visage d'Alaska était aussi rouge qu'une tomate et elle avait l'impression que d'un moment à l'autre, elle allait s'étouffer tellement elle pleurait. La vieille directrice attrapa le visage de Clémence et la cale contre elle en la berçant, doucement. La blondinette s'accrochait désespérément à son chemisier, pour s'empêcher de partir derrière elle. Daniel récupéra la valise et sans un regard, sous les hurlements d'Alaska, sous leurs larmes, il tourna les talons et sortis, après un hochement de tête en direction des deux femmes à terre.

Pendant une heure madame Jacob berça Clémence sans relâche. Elle ne pensait pas que cela si durement, elle n'aurait pas imaginé un seul instant que ça leur ferait si mal. Pourtant, elle savait que les deux filles tenaient à l'autre, mais elle n'imaginait pas à ce point là. Pour elle, c'était seulement le même amour qu'il pouvait y avoir entre deux soeurs. Pas quelque chose d'aussi puissant. Comme si un lien secret les unissait et les aidait à tenir à l'orphelinat. D'un seul coup, l'adolescente se releva, comme si le feu lui brûlait les fesses et elle regarda Jacobs. Son visage était encore rouge de ses larmes, ses cheveux partaient dans tous les sens. Elle essuya les dernières larmes qui perlèrent sur ses joues, avant de plonger ses yeux dans ceux de la directrice. Son cœur se serra encore plus.

« Madame Jacobs, pitié ! Rattrapez le et appelez la police ! Cet homme est fou, il va la battre ! J'ai déjà vu des regards comme ça … pitié rattrapez le ... »
« Arrête de dire des bêtises Clémence ! Il ne lui fera rien. Pourquoi l'aurait-il adopté sinon ? Vas dans ta chambre te calmer un peu. Alaska sera très bien traitée, j'en suis sûre. »

Étonnement Clémence avait parlé d'une voix égale, tentant de contrôler ses sanglots, chose qu'elle avait plutôt bien réussi. Elle passa ses manches sur ses joues, avant de tourner le dos et de fermer sa porte de chambre, sur madame Jacobs. De toute manière, elle avait bientôt dix-huit ans. Dès qu'elle serait majeure et dans une situation suffisamment confortable, elle prendrait Alaska sous son aile. Elle collera un procès au cul de l'autre, demandant la garde de la petite.

Aujourd'hui, ce n'était pas la voix de Clémence qui réveilla Alaska. Mais celle bourru de Daniel. À force d'avoir hurler et s'être débattue, comme si elle avait le diable au corps, la petite fille c'était endormie à bout de force. Elle rouvrit brutalement ses yeux et regarda autour d'elle, perdue. Le quartier où elle était ne ressemblait à rien. Il n'y avait personne et rare était les personnes qui passaient par là. Il était plutôt mal fréquenté et ça effraya l'enfant. Elle essaya de sortir de la voiture, mais ne pouvait pas bouger à cause de la ceinture de sécurité. Daniel souffla, la détacha et la jeta au sol. Sous la force et la vitesse de son mouvement, Alaska tomba au sol et étrangla un sanglot dans sa gorge. Daniel soupira et leva les yeux au ciel, en l'attrapant sous le bras, la remettant debout. Elle essuya ses joues trempées et leva le nez vers son tuteur, qui disparaissait déjà dans l'immeuble, sa petite valise à la main. Elle récupéra son doudou tombé au sol pendant sa chute, et lui courus derrière, aussi vite que ses petits pas le lui permettaient. Alaska trottina derrière son tuteur et arriver un étage en-dessous du sien, elle croisa un autre petit garçon. Elle qui pensait être la seule enfant dans cette immeuble, se trompait lourdement. Elle s'avança vers lui, sa petite main tendue en avant comme le lui avait Clémence et lui sourit derrière sa tétine.

« Zalut. Ze m'appelle Alazka. »
« ALASKA ! VIENS ICI TOUT D'SUITE ! »

Les deux enfants blêmirent d'un seul coup et le petit garçon partit en courant chez lui, alors qu'Aly continuait son chemin, toujours en trottinant pour rattraper son retard, ses deux couettes battant au rythme de ses pas. Arrivée à la porte, elle rentra sans se soucier de quoi que soit et jeta un coup d'oeil derrière elle, croisant le regard embué de larmes de l'autre enfant. Elle fronça ses petits sourcils et serra son doudou contre elle, inconsciente du danger dans lequel elle venait de se fourrer, à seulement trois ans.
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MessageSujet: Re: ARLCMS ϟ Être canon et chaude c'est tout un métier. Heureusement, j'm'en sors plutôt bien. [T]   Sam 30 Avr - 10:16


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Je meurs déjà. Tous les jours, chaque seconde je m’en approche.

Onze ans plus tard.


    « ALASKA ! »

    Le cri fendit l'air. Alaska sentit les poils de sa nuque se hérisser et elle se jeta sous son lit. Sous la rapidité de son geste, la petite brune envoya voler ses livres. Quand il hurlait comme ça, la porte à peine passée, ce n'était jamais bon pour elle. Elle ferma les yeux, couchée sur son flanc droit, malgré la coupure qu'elle avait. Aaron, son voisin l'avait soigné, avant de bander la plaie, mais elle avait mal. Elle ne savait plus trop comment Daniel l'avait blessé, mais la seule chose dont elle était certaine était que ça la faisait souffrir, même quelques jours après. La petit brune de quatorze ans souffla plusieurs fois, les larmes au bord des yeux. La boule dans sa gorge grossissait de secondes en secondes, à chaque fois que les pas de son tuteur se rapprochait de sa chambre. Elle aurait presque pût ne pas être malheureuse, seulement Daniel la battait. Tous les jours, ou presque. Alaska n'avait que deux amis. Aaron et Vanille. Son voisin et une fille rencontrée à l'école. L'adolescente se rappelait encore de la première fois qu'elle a parlé avec son voisin. Elle se rappelle encore.

    **

    La pluie tombait sur Londres. Un jour comme un autre. La petite fille de cinq ans se dépêchait de rentrer chez elle. Alaska avait peur de Daniel, et même quand elle faisait tout ce qu'il lui demandait, qu'elle nettoyait la maison, malgré son jeune âge, rangeait les maigres affaires qu'elle possédait, il trouvait toujours un seul petit quelque chose pour se mettre à la frapper. Ce jour-là, il pleuvait. Comme à chaque fois, la petite avait prévu un short, trop grand pour elle, ainsi qu'un tee-shirt avant de rentrer dans l'appartement. Encore dans la rue, elle retira ses chaussures et ses chaussettes, avant de les cacher dans son sac. Ça sèchera plus tard. Elle poussa les portes trop lourdes pour ses petites forces et son estomac gargouilla. Elle n'avait pas d'argent et n'avait pas mangé à midi. Daniel n'avait pas payé la cantine et on lui avait refusé l'accès. L'enfant ignorait comment lui dire ça. Son tuteur détestait payer pour elle, et normalement, le centre aurait dût prendre la moitié de ses frais en charge, mais non. Avec difficulté, elle atteignit la boite aux lettres et l'ouvrit. Alaska lança sa petite main sur la pile de courrier et tira dessus pour tout faire tomber à ses pieds. La gamine se baissa et récupéra les enveloppes, qu'elle glissa dans son sac à dos. Frissonnante, elle croisa ses bras sur sa poitrine et s'avança lentement vers les escaliers. En bas de ces derniers, un petit garçon brun d'une dizaine d'années, semblait attendre quelqu'un. C'était son voisin. Aly l'avait vu à son arrivée ici, elle c'était présentée comme Clémence lui avait apprit à le faire, avant que Daniel ne se mette à lui hurler dessus pour la faire venir. Et aujourd'hui, il était là. Alaska passa devant lui, sans se retourner. Elle devait se dépêcher d'arriver chez elle avant Daniel. Elle devait ranger la maison et faire sécher ses affaires avec le sèche-cheveux. C'était dangereux et normalement, elle n'aurait pas eut le droit d'y toucher. Mais sa vie n'était pas normale. Une main encercla son poignet et la retient. L'enfant secoua son bras, tentant vainement de se libérer. Elle c'est retournée, l'a regardé de haut en bas et sentant la pression de ses doigts se défaire, elle en a profité pour reculer et grimper dans les escaliers.

    « Attends ! »
    « Laisse-moi, papa m'attend. »
    « C'est pas ton père ! »
    « Si ! Et puis tu es qui ? »
    « Aaron. Et de toute manière « ton père » est occupé avec ma mère, alors on a le temps. »
    « Ils font un jeu ? »
    « Ouais, c'est ça. Allez viens. »

    Aaron a saisit la petite main trempée d'Aly dans la sienne et l'a tiré dans les escaliers. Il avait vu les bleus sur ses bras, sur ses épaules. Il ne se faisait pas tellement d'illusion. Alaska était probablement blessée ailleurs. La gamine poussa la grande porte avec ses petites forces et le petit garçon l'entraîna dans la salle de bain. Alaska trempait tout sur son passage, mais au fond était-ce important ? Même si elle nettoyait après, Daniel la frapperait quand même. Puis ce n'était pas de sa faute s'il pleuvait aujourd'hui. Aaron l'obligea à s'assoir sur le bord de la baignoire et à retirer son tee-shirt. Elle frissonna en sentant l'air frais sur sa peau humide. Elle avait froid. Doucement, Aaron appliqua du désinfectant sur ses blessures, les nettoyant avec applications. Par moment, la petite fille tressautait, mais pas une seule fois elle n'a versé une larme. Elle avait mal mais se taisait. Parce que quand on pleure, les coups deviennent plus forts.

    **

    L'adolescente de quatorze ans resserra sa prise sur ses genoux et empêcha un gémissement de terreur de franchir ses lèvres. C'était son lot quotidien. Chaque jours qui passaient, elle devait se cacher et attendre en espérant qu'il se calme. Parfois, ça marchait. D'autre fois, non. Soit les coups étaient plus forts, soit ils n'existaient pas. Plusieurs elle avait songé à partir et à aller au foyer, demander à Clémence de l'aider et de la prendre avec elle, mais Alaska savait qu'on ne la croirait pas, même si son corps était la preuve vivant de sa maltraitance. Elle était légèrement en sous-poids, des ecchymoses coloraient sa peau blafarde, des cernes noires barraient son visage. Elle souffla discrètement. Devant ses yeux remplit de larmes, les pieds de Daniel bougeait dans sa chambre, lançant des insultes à son encontre. Elle pensa à sa rencontre avec Vanille.

    **

    Malgré qu'il ne veuille pas qu'Alaska se fasse des amis, la petite avait enfreint cette règle. Pourrait-il seulement savoir qu'elle jouait avec une autre fillette dans la cour ? Qu'elle était sa seule et unique amie ? C'était impossible. Alors Aly avait commencé à sympathiser avec Vanille. Au début, ce n'était trois fois rien, puis au fil des jours, leur amitié a grandit. Quand la petite brune retrouvait son amie, elle était elle-même. Évidemment, elle l'empêchait de venir chez elle, déclinant toujours avec une excuse quelconque. Ou alors, elles allaient chez Vanille. Aly avait peur que Daniel tombe sur son amie et la batte, elle aussi. Pendant quelques heures, elle était une enfant comme les autres. La seule amie d'Alaska voyais bien les traces de coups de la petite, mais celle-ci trouvait toujours une excuse valable, qui expliquait ceci ou cela. Une amitié secrète, mais tellement forte. Daniel n'aurait pas existé, Aly aurait dormit chez Vanille, elle l'aurait écouté parler pendant des heures de choses qu'elle ne connaissait pas encore, elle serait venue chez elle. Elles auraient toutes les deux jouées avec des poupées, comme toutes les petites filles.

    **

    Le lit sous lequel était caché Alaska bougea. Elle posa ses mains sur sa bouche, pour s'empêcher de hurler de terreur. Elle sentit un poids dans le bas de son dos et retient ses larmes. Elle ignorait ce que c'était et ne pouvait pas bouger pour voir. Elle mordit son poing avec tellement de violence et de force, qu'un liquide rouge s'écoula dans sa bouche et sur le plancher. Ses dents laissèrent une marque sanguinolente et elle contrôla sa respiration, le plus bas possible. Daniel ne devait pas la voir. Elle allait avoir mal, elle le savait. Même de sous sa cachette, Aly sentait les effluves d'alcool que son tuteur dégageait. Elle soupira et ferma les yeux, attendant qu'il parte. Malgré la douleur qu'elle commençait à sentir, elle savait que ce n'était rien comparé à ce qui l'attendrait si elle sortait de là. Sauf que d'un seul coup, son lit vola dans la pièce et elle hurla sous la surprise. Une main l'attrapa par les cheveux et les larmes noyèrent ses yeux. Elle tenta de sortir de cette emprise sur son corps, mais ne réussit à rien. Elle envoya ses pieds dans tous les sens, hurlant tout comme Daniel. Pour la première fois de sa vie, elle paniquait. Il n'était pas comme d'habitude. Il était différent. Son tuteur sentait beaucoup trop l'alcool et sa prise était trop ferme. D'un seul coup, elle vola contre un mur. Sa respiration se bloqua, du sang tâcha son tee-shirt à plusieurs endroits et elle déplia ses doigts rougies par le sang. Ses plaies c'étaient rouvertes, malgré les points posés. Aaron l'avait trainé à l'hôpital, l'obligeant à voir un médecin qui l'avait recousu. Daniel s'approcha d'elle et dans un dernier espoir, elle se mit à ramper, passant sous ses jambes. Elle tenta de se remettre debout, préférant fuir ce lieu que continuer à se faire frapper n'importe où. Pourtant, il attrapa ses chevilles et la tira en arrière, l'empêchant de s'échapper. Elle hurla et un pied s'écrasa dans son ventre, lui coupant à nouveau la respiration. Elle avait mal. Partout. Alaska essaya de se débattre, de le griffer, de le morde, de le frapper en retour, mais Daniel était comme fou et ces coups tombaient en rafale sur elle, l'empêchant de faire le moindre geste. Dans un dernier espoir, Aly protégea son visage et lentement, elle sombra.
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MessageSujet: Re: ARLCMS ϟ Être canon et chaude c'est tout un métier. Heureusement, j'm'en sors plutôt bien. [T]   Sam 30 Avr - 10:16


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Mais, une nouvelle chance ...

Quatre mois plus tard.


Toujours à Londres, toujours la même ville. Les même maux, les même tords. Alaska tord encore. Elle a abandonné son combat contre Daniel, espérant du plus fort qu'elle le pouvait que ces coups seraient les derniers. Mais son corps la brûle. Dehors, elle entend des voix, mais elle n'en reconnaît qu'une seule. La sienne. Il est là et explique tout au policier. Tout ce qu'il sait. Il la battait. Elle a quatorze ans et est à deux doigts entre la vie et la mort. Elle dort. Artificiellement, mais elle se repose. C'est pour son bien. Sauf que l'ado n'ira jamais bien. Onze ans d'une vie fichu en l'air, comment les rattraper ? Comment vivre avec ça ? Personne ne le sait. Il y a un mois, Alaska fêtait ses quinze ans. Elle est toujours dans le coma et ne semble pas vouloir se réveiller. En fait, elle est bien là. Personne ne la tabasse. Personne ne lui hurle dessus. Elle a juste mal. Mais elle supporte. Comme toujours. Aaron est là et veille. Il surveille l'électrocardiogramme. Il bat. Tant que son cœur bat, tout va. Le temps passe, il file. Il ne s'arrête pas, ne ralentit pas. Madame Jacobs est passée voir Alaska. Clémence est venue aussi. Elle lui a longtemps parlé, s'excusant de la faire souffrir ainsi. Elle savait la petite blonde, dans quoi sa toute petite protégée partait. Mais elle n'a rien fait. Aujourd'hui, Clémence est mère de famille. Elle a trouvé un homme qui veille sur elle, sur eux et qui ne les frappe pas, qui ne les violente pas. Mais c'est Aaron qui revient toujours. Le procès est passé. Daniel est en prison et n'est pas près d'en sortir. Aaron, devenu un homme, a essayé de se battre pour obtenir la garde la petite brune, promettant monts et merveilles. Mais rien. Personne n'a cédé et ses appels sont restés sans réponses. Alors il attend, espérant juste pouvoir rester dans sa vie.

Quatre mois après son hospitalisation, âgée de quinze ans, Alaska ouvre les yeux. Le soleil agresse ses pupilles et elle gémit doucement. L'ado n'ose pas encore bouger. La dernière fois, elle avait tellement mal. Et la peur de ressentir à nouveau cette douleur qui engourdit ses muscles, qui la rend malade et qui lui donne envie de mourir. Elle sent une main sur la sienne et la serre, entre ses doigts. Aaron relève la tête, la trace du drap sur sa joue et sourit à la tête brune qui le regarde, les sourcils froncés et les yeux plissés. Aly déglutit plusieurs fois, pour réhydrater sa bouche. Elle cherche un verre d'eau que son meilleur ami lui tend, comprenant ses intentions. Elle boit lentement, encore groggy par le sommeil et la gorge toujours nouée, par ses mois de sommeil. Elle toussote et tout se met en place dans son esprit. Daniel ! Il va la chercher ! Si elle n'est pas là à temps, il va la taper. Elle tente de se relever, sans grand succès, son dos heurtant le matelas avec violence. Elle pousse un petit couinement de douleur et ferme les yeux. Aaron la réprimande aussitôt.

« Aly ! Déconne pas, bouge pas. »
« Daniel … »
« Il est en prison. Le procès est passé depuis une semaine, il vient d'être condamné pour quelques années. Il reviendra plus … Il a plus ta garde, c'est finit … »

Sans rien comprendre, Alaska fond en larmes. Malgré l'enfer qu'elle a vécu, Daniel était sa seule et unique famille. Et maintenant, qu'allait-elle faire ? Où allait-elle aller ? Son meilleur ami la prend dans ses bras et la console tendrement, embrassant ses cheveux par moment. Il la serre le plus fort possible contre lui, essayant de ne pas lui faire mal. La jeune fille avait assez souffert comme ça, ce n'était pas la peine d'en rajouter un peu plus. Aaron reste un très long moment à la bercer, la réconfortant du mieux qu'il peut.

« Calme-toi, Aly … Là, respire. C'est finit, maintenant. Il te frappera plus ... »
« Combien de temps … ? »
« Tu viens de faire quatre mois de coma, à cause de ses coups. T'étais dans un sale état. Tu saignais d'un peu partout, t'avais dû mal à respirer et t'avais des bleus partout. T'étais pas jolie à voir. Les médecins t'ont foutus dans le coma pour ton bien et on attendait que tu te réveilles. »
« Pars pas ... »

Doucement, il se détache d'elle en secouant la tête de gauche à droite, des larmes dans les yeux. Il ne partira plus. La main d'Alaska trouve la sienne. Elle serre ses doigts au sien et repose sa tête contre son oreiller, fermant brièvement les yeux. Sauf que le sommeil la happe complètement et elle sombre, seulement bercé par la respiration saccadée de son meilleur ami, à ses côtés.

Quelques heures plus tard, la jeune brune rouvre ses yeux verts et les pose partout autour d'elle, cherchant le contact des doigts de son meilleur ami. Aaron, une dame qu'elle ne connaît et un vieux couple sont là. Elle fixe ses yeux sur eux et la vieille femme se relève, lentement. Aaron reste au côté de l'ado et attrape sa main, serrant ses doigts entre les siens, en lui souriant. L'assistante sociale sourit en les voyant faire. Elle pense immédiatement à l'amour entre un frère et une soeur. Alaska pourrait se reposer sur Aaron sans soucis, il sera là. Elle repense à cette relation qu'elle avait elle-même avec son frère, avant qu'il ne parte en Amérique, sans rien dire à personne. Un soupir dérange le silence et tout le monde lève les yeux vers elle, attendant. Elle détient, d'une certaine manière, le destin de la jeune fille brune entre ses mains. Il suffit qu'elle refuse cette adoption et la jeune demoiselle changera de famille. Elle a vaguement discuté avec Aaron, celui qu'elle pensait être son frère, et il lui a fait découvrir qui était cette jeune demoiselle. Elle s'avance doucement vers le lit d'hôpital et Alaska se tend. Aaron essaie de la rassurer du mieux qu'il peut.

La discussion a été assez houleuse. Même si elle vient juste de sortir de quatre mois de coma, Alaska n'a pas perdu son sale caractère et elle refuse l'aide de n'importe qui, sauf de son meilleur ami. Les deux vieux bataillèrent, mais ils réussirent à parler avec la jeune anglaise, sans Aaron. Ils avaient promit qu'il reviendrait immédiatement après leur départ, qu'il serait et que jamais ils ne l'empêcheraient de le voir. Alaska accepta, un peu à contre-coeur. Adam et Maria parlèrent avec elle, la domptant doucement. La petite anglaise restait énormément méfiante envers eux, mais elle se livrait tout doucement. Aly a parlé une bonne heure avec les deux vieux et a finalement réussit à les accepter, lentement. Maria ayant été battu dans sa jeunesse, savait comment réagir avec l'adolescente. Adam avait redonné confiance en sa femme, donc il savait aussi comment agir. Au-delà d'une nouvelle famille, Aly avait trouvé deux personnes qui comprenaient. Ils savaient comment agir avec elle, comment faire pour lui redonner confiance en Adam ou en en Maria. Ils savaient par quel bout la prendre et ils devaient avouer qu'Aaron leur était d'une très grande aide, pour comprendre la jeune femme. La jeune demoiselle a passé une semaine à l'hôpital, suite à son réveil. Elle refusait de parler avec sa psychologue, préférant garder ses souffrances pour elle, pour le moment. Quand elle a quitté sa chambre, Maria a arrêté de l'emmener malgré la contre-indication des spécialistes. Seul le temps allait faire son oeuvre. Même si parler avec quelqu'un pourrait l'aider, Aly refusait toute aide. Les deux jeunes se voyaient toujours et Aaron vivait pour ainsi dire avec eux. Il était toujours fourré chez eux et dormait souvent avec Aly. En semaine, il limitait ses visites, mais la demoiselle le retenait toujours d'une manière quelconque et il passait la nuit avec elle.

La vie reprenait ses droits et elle continuait tranquillement. Alaska et Aaron avait trouvé une routine dans leurs nouvelles vies. Les deux jeunes se voyaient, souvent ils dormaient ensemble. Leurs vies continuaient. Alaska prenait lentement confiance en ses nouveaux tuteurs. Elle n'était plus obligée de se cacher pour voir Vanille, elle n'était plus obligée de récurer la maison de fond en comble, d'enlever la moindre poussière. Évidemment, elle aidait les deux vieux à nettoyer, mais elle ne faisait plus tout toute seule. Aly avait lentement reprit une vie d'adolescente de quinze ans, sauf qu'elle ne sortait pratiquement pas et qu'en dehors de Vanille et d'Aaron elle ne voyait pas grand monde. À l'école, elle parlait avec des gens, mais étant quand même un peu trop intelligente, elle n'avait pas énormément d'amies. Puis dans le fond, elle s'en fichait. Elle avait les deux seuls personnes qui comptaient le plus pour elle et ça lui suffisait. Adam et Maria dévoilait des trésors de patience avec elle et doucement, elle se faisait à leur présence, mais surtout à celle de l'homme. Lentement, elle assimilait qu'ils n'étaient pas tous comme Daniel et ce n'était pas parce qu'elle oubliait une serviette quelque part, que la jeune femme allait recevoir des coups. Ce temps là était bel et bien terminé.
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MessageSujet: Re: ARLCMS ϟ Être canon et chaude c'est tout un métier. Heureusement, j'm'en sors plutôt bien. [T]   Sam 30 Avr - 10:16


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... partie trop vite.

Quelques semaines plus tard.


Jeudi matin. Le réveil sonna une première fois et une main sortit de sous la couette pour l'éteindre. Une jeune fille brune grogna et se roula en boule sous les draps, voulant garder sa chaleur. Aaron n'était pas resté cette nuit. Alaska était seule dans son lit et elle allait se rendormir. Maria viendrait la réveiller, elle se préparerait et irait au collège, pour son avant-dernier jour de cours là-bas. Ensuite ça serait le même recommencement le lundi. À part Vanille, elle n'avait pas d'amies et ça lui convenait. Les gens la trouvaient bizarre. Elle avait souvent des réactions vives, dernières traces de son passé de petite fille battue. Aly, elle s'en moquait. Même si cette absence d'amies lui faisait mal, elle n'avait besoin de personne d'autres pour être heureuse. Grâce à ses nouveaux tuteurs, elle apprenait à vivre. Lentement, certes, mais elle apprenait. Elle roula dans son lit et posa ses yeux sur son réveil, encore endormie. Elle fronça ses sourcils en voyant et en remarquant que Maria n'était pas encore venue. Adam n'était pas levée non plus, puisque la radio ne marchait pas. La jeune femme brune souffla et se releva, avant de partir prendre sa douche, en retard. La jeune adolescente se dépêchait. Elle sécha son corps, enfila une paire de collant et un short. Elle attrapa un tee-shirt, un gilet et enfila son imper, avant de descendre vers la cuisine. La pièce était vide et seule l'horloge brisait le silence. Elle haussa les épaules. Peut-être qu'ils étaient partis au marché et avaient oublié de la prévenir, hier soir. Alaska laissa un mot sur le comptoir et sortit en courant de la maison, attrapant in-extremis son bus.

En fin d'après-midi, elle se dirigea tranquillement chez elle. La pluie commençait à tomber, mais elle s'en foutait. Daniel ne serait pas là pour l'engueuler et lui taper sur la gueule, parce qu'elle mouillerait le sol. La jeune fille éternua et finit par éclater de rire. Elle allait encore être malade. Heureusement la fin d'année arrivait dans quelques mois & qu'ils partaient au soleil cette année. Aly en avait plus que marre de ressembler à un cadavre ambulant avec sa pâleur. La jeune fille accéléra sa course et arriva devant la petite maison, qu'elle partageait avec ses tuteurs. Elle toussota et poussa la porte, mais celle-ci résista. La jeune demoiselle fronça les sourcils et sortit la clé de son sac. Elle la tourna dans la serrure et rentra doucement dans la maison silencieuse. Rien n'avait bougé. Les volets étaient tirés, les rideaux n'étaient pas ouverts. Il faisait sombre et la seule lumière provenait de la cuisine et de la porte d'entrée, grande ouverte. Aly fronça les sourcils et s'avança en bas des escaliers.

« Adam ? Maria ? »

Aucune réponse. Rien à part le silence. Et le tic-tac entêtant de l'horloge qui montre que le temps passe, qu'il file sans jamais s'arrêter. Alaska passa ses mains dans ses cheveux et partit vers le salon. Ils avaient peut-être oublié d'ouvrir les volets, ou alors, ils étaient partis tellement tôt ce matin qu'ils n'avaient pas voulu la réveiller et avaient tout laissé fermé, pensant que la jeune femme le ferrait avant de partir pour les cours. Et ils n'étaient tout simplement pas encore rentré. Aly essaya de se convaincre de ça et partit dans le salon. Elle ouvrit les fenêtres, malgré la pluie, et laissa l'air frais pénétrer dans la maison. Quelque chose clochait. Il manquait quelque chose dans la maison, pour qu'elle vive. Aly attrapa son sac et l'ouvrit, cherchant son livre. La jeune femme le sortit, se vautra littéralement sur le canapé et reprit sa lecture, se plongeant dedans. Au bout d'une heure, elle releva le visage en frissonnant. La maison était suffisamment aéré, elle avait froid et commençait à paniquer de ne pas voir Adam et Maria. Elle jeta son livre sur la table et se leva. Elle ferma toutes les fenêtres et enfilais ses chaussures et son imper, elle sortit dans la rue. Aly traversa la route et s'avança vers la maison. Elle sonna et une jeune femme avec un bébé dans les bras vient lui ouvrir. Elle regarda sa voisine et lui demanda si elle n'avait pas vu Adam et Maria. La jeune maman assura qu'il n'étaient pas sortis de la journée et que les rideaux c'étaient ouverts avec la petite anglaise. Elle hocha la tête, et continua le tour du quartier demandant à chaque porte si on avait vu ses tuteurs sortir ou bouger. La réponse était la même. Rien n'avait changé, jusqu'à il y a une heure. Une drôle d'impression noua le ventre de l'adolescente et elle retourna dans sa maison. Elle poussa la porte et elle se ferma dans un claquement sinistre. La jeune fille frissonna et elle sentit la bile brûler sa gorge. D'un pas hésitant, elle s'avança vers l'escalier et posa sa main sur la rampe, continuant de les appeler. Rien ni personne ne lui répondait. Elle monta, entendant les marches grincer dans le silence lugubre de la maison. Sans faire le moindre bruit, elle arriva devant la porte de leur chambre et tapa contre le panneau de porte. On ne lui répondit pas. Il faisait noir dans la pièce et une étrange odeur flottait à l'étage. Le genre d'odeur désagréable et entêtante. Elle ferma les yeux, prit son courage à deux mains et ouvrit la porte. Elle ne bougea pas tant que le grincement était présent. L'odeur se fit plus forte, et elle grimaça de dégoût. Elle ouvrit à peine ses paupières, discernant les deux corps allongés sur le lit. Alaska ouvrit totalement les yeux et recula jusqu'au mur, heurtant son dos contre ce dernier. Ses yeux s'agrandirent et ses mains se plaquèrent sur sa bouche, étouffant son cri. Aly essaya de se dérober à cette vision, mais elle ne pouvait plus bouger. Ses muscles étaient figés et elle ne pouvait rien faire. Pas même pleurer. Devant elle, Adam et Maria allongés dans leur lit. Ils ne bougeaient plus, ne respiraient même plus. Même si en temps normale, Aly n'entendrait pas le bruit de leur respiration de là où elle était, il n'y avait aucun doute possible. Ils étaient bel et bien morts.

La jeune femme reprit ses esprits et s'approcha malgré tout de ses deux tuteurs morts. Elle sentait ses larmes couler sur ses joues mais ne faisait rien pour les retenir. Elle grimaça devant l'odeur plus présente et ouvrit la fenêtre, avant de mourir asphyxiée. Elle s'approcha des deux cadavres et, tour à tour, posa ses doigts sur leurs gorges, cherchant un pouls inexistant. Aly ferma les yeux et se laissa tomber contre le mur derrière elle. La jeune femme avait envie de hurler, de pleurer, de maudire le monde. Elle n'avait plus personne et les chances qu'elle se retrouve chez un mec comme Daniel était possible. Elle ne savait pas de combien elles étaient, mais elles existaient. Aly passa la nuit dans cette chambre, par terre. La jeune fille ne savait pas où aller et elle avait peur.

Le lendemain, on frappa sur la porte, tôt très tôt. Alaska se réveilla en sursaut, grimaçant de la douleur qui lui tordait le dos et qui lui faisait mal au dos. Elle regarda les corps étendus sur le lit. Ils n'avaient pas bougé. Ils étaient morts. Ses yeux avaient dût mal à rester ouverts. Elle était fatiguée, elle avait mal partout et elle avait énormément de mal à marcher. Elle ouvrit la porte à deux policiers et les regarda. Elle cligna des yeux, la faible lueur du jour l'éblouissant. Elle bailla et plissa ses yeux, se protégeant de la lumière extérieur.

« Qu'est-ce qui s'passe ? »
« Est-ce que monsieur Adam et madame Maria Chesterfield sont ici ? On nous a dit qu'ils n'étaient pas sortis hier. »
« Hmm, oui, entrez. Je vais aller les chercher. »

La jeune anglaise fit rentrer les deux hommes dans la maison et referma la porte derrière eux. Elle ne devait pas leur dire qu'ils étaient morts, sinon elle devrait aller dans une autre famille et elle ne voulait pas. Elle ramassa ses affaires de cours, leur disant de s'installer dans le salon. Elle remonta dans sa chambre et ramassa quelques affaires dans sa chambre. Elle attrapa des pulls plus chaud, un jeans et enfila sa paire de converses. Elle attrapa son porte-monnaie, avec ses papiers et récupéra l'argent que le centre lui donnait chaque mois. La jeune fille chercha un papier et gribouilla un petit mot dessus à l'intention des deux policiers. Elle n'y était pour rien, ce n'était pas elle qui les avait tué et qu'elle les avait simplement trouvé comme ça. La brunette posa le mot sur la table de chevet, à droite de sa tutrice et repartit dans sa chambre, récupérer son sac. Elle redescendit, toutes ses affaires dans son sac de cours. Aly croisa les deux policiers et elle partit dans la cuisine, prendre de quoi manger. Elle vérifia l'heure et retourna dans le salon.

« J'ai prévenu Maria. Elle devrait descendre dans quelques minutes. J'dois aller à l'école, ça pose un problème ou pas ? »

Le premier homme secoua négativement la tête et elle sortit. Elle referma la porte derrière elle et souffla. Elle se recula et regarda une dernière fois la bâtisse de la maison. Alaska ne devrait pas faire ça. Elle devrait aller au centre, demander à être replacée et répondre aux questions des policiers, au lieu de prendre la fuite comme ça et de gâcher sa vie. Oui, elle aurait dût. Mais Aly n'a pas réfléchie et elle a préféré cette solution que de souffrir encore. La jeune fille a tourné dans la rue, partant vers le métro. Elle irait jusqu'aux quartiers les plus mal-fréquentés de Londres et elle oublierait toute cette vie. Tout ce qu'elle avait connu, laissant Aaron et Vanille derrière elle. Dans la maison qu'elle venait de quitter, les policiers venaient de se lever et venaient de découvrir les deux corps des deux vieux, ainsi que le mot de l'adolescente.
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MessageSujet: Re: ARLCMS ϟ Être canon et chaude c'est tout un métier. Heureusement, j'm'en sors plutôt bien. [T]   Sam 30 Avr - 10:16


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La chute est longue et interminable ...

Un an plus tard.


« Barre-toi putain de gamine ! T'as rien à foutre là ! »

Alaska, seize ans. Elle ravale ses larmes et se relève. Elle avait trouvé un petit coin, un peu caché du froid londonien et on vient de la chasser. Des hommes, évidemment. Toujours ces deux clochards qui la pourchassent et la font fuir à chaque fois, inventant mille et une excuses. Ça fait un an qu'elle vit dans la rue. Un an qu'elle a froid, qu'elle a faim qu'elle souffre. Adam et Maria sont morts le jour où elle est partit. Inconsciemment, elle a sut. Ils n'étaient déjà plus là quand elle est partit en cours le matin. Les policiers l'ont sûrement cherché, puisque son départ s'apparentait à une fugue, mais elle c'est cachée. Elle vit dans les quartiers les plus mal fréquentés, au milieu des dealeurs, des prostituées, des trafiquants. Et des autres sans-abris. La jeune fille est mal vu dans ces coins là. C'est une fille. Elle est faible par nature et elle déteste ça. La jeune anglais ère dans les rues depuis un an, à la recherche de nourriture, de boisson ou d'un peu d'argent. La chaleur lui manque. Mais d'un autre côté, elle l'a cherché d'elle-même. Si elle était restée, les policiers l'auraient emmenés, probablement interrogés et puis quoi ? Elle aurait été placée dans une famille d'accueil ? Sûrement. Mais à l'heure d'aujourd'hui, elle serait peut-être devant un bon feu, le ventre plein. Un soupir sort de son corps frêle et ses bras se croisent sur sa maigre poitrine. Elle a froid. Elle frissonne et tente d'amener un peu de chaleur en elle, autour d'elle.

« Hey, gamine ! »

Ses yeux cherchent la source du bruit et elle ramène son sac contre elle. Ses sourcils se froncent et elle cherche la voix, mais c'était comme un mirage. Il n'y a quelle dans cette ruelle. Alors elle se laisse glisser le long du mur et ses fesses touchent le sol froid. Des frissons lui glacent le sang et la petite anglaise se met à claquer des dents. Alaska ramène ses genoux contre sa poitrine et réchauffe ses mains, comme elle peut. Ses orteils sont gelés. Tout son être est gelé. Sa réalité la frappe soudainement, comme ça, en pleine face. Elle veut mourir. Elle ne supporte plus rien. Elle n'a plus rien, alors à qui pourra-t-elle manquer ? Rester en vie est se leurrer, rêver d'une vie qu'elle n'aura jamais plus. Une vie qu'elle n'aura pas. Peut-être qu'elle allait mourir ce soir, peut-être qu'elle allait arrêter d'avoir si froid et si faim. Peut-être.

« Hey, toi ! J'te parle ! »
« Hein ? »

Bêtement, elle relève la tête et croises ses yeux. Ceux qui deviendront son propre enfer. Elle reste assise, l'homme la surplombe de toute sa hauteur et semble la juger. Alaska est trop jeune, mais elle a quelques formes et ça devrait suffire. Même si elle est trop maigre, elle pourrait rapporter assez d'argent. Elle est peut-être vierge, aussi. L'homme fronce les sourcils et regarde ce tout petit bout de femme, recroquevillée dans un coin d'une ruelle. Elle ne semble ne plus rien avoir, ni personne. Il secoue la tête, alors que les yeux verts de la jeune adolescente le scanne, cherchant quelque chose.

« T'as froid, hein ? J'parie que tu crèves la dalle aussi. J'peux te proposer un toit, de la bouffe et tout ça, contre quelques services. En gros, tu bosseras pour moi et j'te logerais et nourrirais. Tu marches ? »

Elle réfléchit. D'un côté, il y a tout ça, tout ce qu'il lui promet. De l'autre, il y a cette peur qui lui broie littéralement le ventre et l'empêche presque de respirer normalement. De la buée sort de sa bouche entre-ouverte et sans comprendre, seulement dicté par une intuition qu'elle ne connaît, elle hoche faiblement la tête de haut en bas, scellant son propre pacte avec le diable.

**

Deux ans. C'est le temps perdu dans cette boite pour Alaska. Elle a réussit à tenir deux longues années, au milieu de la drogue, de l'alcool, du sexe, de la peur, de l'horreur. Chaque jour, chaque homme qui la touchait était un véritable calvaire pour elle. Mais il y avait Pixie. Sa Pixie. Elle a été là quand elle est arrivée. Alaska n'avait que dix-sept ans à ce moment-là, mais elle n'était que l'ombre d'elle-même. Aly a été là quand son amie a été violenté. Malgré son jeune âge, elle savait ce que ça faisait, puisque c'était devenu son quotidien. C'était devenue sa vie et même si elle haïssait cette existence, elle n'avait que ça, alors elle continuait. Et puis où serait-elle allée ? La rue ? Hors de question. Un orphelinat ? Elle aurait put retomber chez un homme violent, et elle ne voulait plus de ça. Alors elle restait et elle souffrait. Peut-être qu'elle était masochiste au fond. Ou qu'elle aimait ça. L'anglaise essayait d'en finir. Elle se droguait et buvait énormément. Plusieurs fois, elle a essayé de se faire faire une overdose, mais à chaque fois, on la faisait vomir à temps. Elle allait rarement à l'hôpital, mais son état de santé était vraiment très fragile. Elle allait mal. Psychologiquement parlant, elle était au plus bas. Alaska était maltraitée et personne ne faisait quoi que soit pour l'aider ou pour la sortir de là. Elle attendait que la vie passe et qu'elle se joue devant ses yeux.
Mais il y avait cet homme qu'elle aimait bien. Il venait la voir, de temps en temps. Aly restait le plus de temps possible, sans que cela ne paraisse suspect aux yeux de quiconque. Il venait, lui parlait et la payait. Mais ils ne faisaient rien. Aly pouvait dormir, se reposer, manger, oublier quelques instants. Elle aimait ses moments et c'était ses petits coins de paradis rose dans son enfer noir.

Et un soir, Pixie et elle ont mentit à leur mac. Juste pour fuir. Un riche client à voir dans un hôtel luxueux. Ils se sont aperçu de leur connerie et ont essayé de les rattraper. La blonde a sauvé la cadette, en la cachant. Aly ne sait pas si elle a craché le morceau ou non, mais dès que le calme de la rue est revenue, elle a retiré ses chaussures à talons, avant de se mettre à courir vers l'aéroport. Fuir loin de cette ville, loin de cet enfer. Loin de sa vie. Un aller simple pour Buenos Aires. Tout effacer et tout recommencer. Du jour au lendemain, elle a tout arrêté. La drogue, l'alcool, tout. Le manque a été terrible. Plusieurs fois, elle a voulu trouver un dealeur et se faire fournir, mais elle a renoncé. Ce passage là de sa vie était avant. Maintenant, elle allait vivre normalement, comme toute personne qui n'avait pas connu son enfer. Comme une fille de dix-neuf ans devait vivre, normalement. En quelques mois, elle a comblé son retard de deux ans et a obtenu son diplôme de fin d'année. Aly n'avait rien d'autre à faire que travailler pour réussir. Elle aimait ça, donc tout allait bien. La jeune anglaise a intégré la fac de Buenos Aires en littérature et langues étrangères, puisqu'elle voulait mettre à profit ses années de prostitution pour que ça lui serve à quelque chose. Là-bas, elle a retrouvé Pixie. Et sa famille. Annàbeth, sa soeur. Polly, sa mère et Peter son père. Elle a eut ses réponses à ses questions, à pourquoi elle avait été abandonné. Par manque d'argent. Aly ne l'a pas accepté, mais aujourd'hui, elle apprend à vivre avec. Et elle sait que jamais, elle ne pourra faire ça à ses enfants, qu'ils soient désiré ou non.

A Buenos Aires, elle a rencontré des gens. Des hommes, des femmes. Liam, Miles, Thomas, Warren, Micael, Nathaiel, Jaime. Fiona, Rose, Annàbeth, Pixie, Everlynn, Charlie, Nevaeh, Jordan, Enjoyce. Chacun a changé sa vie à sa manière. Chacun lui a montré que tout n'était peut-être pas perdue si facilement. Chacun lui a donné quelque chose qu'elle a gardé au fond d'elle. Une parole, un geste, une promesse.
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MessageSujet: Re: ARLCMS ϟ Être canon et chaude c'est tout un métier. Heureusement, j'm'en sors plutôt bien. [T]   Sam 30 Avr - 10:17


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... Et enfin, le sol. La fin de tout, le renouveau d'une vie.

Hier, aujourd'hui et demain.


Quelque part au-dessus de l'océan Atlantique, au milieu des nuages, la tête dans les étoiles.

Deux heures du matin. Heure parisienne. Buenos Aires ? Deux ans sans y mettre les pieds. Ville qui m'a t'en donné, ville qui m'a tout reprit, ou presque. Mon seul regret ? Ne pas avoir revu Vanille avant mon départ. Elle vit là-bas, je le sais. J'ai vu sa photo chez Liam. Liam et elle … J'arrive pas à m'y faire. C'est vrai que ces derniers temps, je n'ai pas vraiment pensé à ça. J'avais d'autre problème en tête, d'autre chose à penser. Alors la vie en argentine, passée en second plan. Je me rappelle encore de la veille de mon départ.
Thomas était derrière la porte. Comme ça, simplement. Je devais en être à cinq mois, un peu moins, un peu plus, je ne sais plus et aujourd'hui, ça n'a plus d'importance. Il m'a dit qu'il partait. Sur le coup, je n'ai pas vraiment compris. Il était déjà sortit de ma vie, j'allais élever les bébés sans lui. Puis les mots ont percuté mon cerveau. J'ai vraiment compris le sens de sa phrase. Il partait, il déménageait. Il quittait Buenos Aires, pour aller je ne sais où. Je l'aimais encore à ce moment-là, puis mon amour c'est transformé en haine à un moment donné. Quand ? Je n'en sais rien. Il me quittait, sortait de ma vie et de la vie de ses enfants. De celle de la chair de sa chair. Finalement, ça n'avait plus d'importance maintenant. Point final de notre histoire.

Le lendemain, j'étais dans un avion en direction de Paris. Pourquoi Paris ? À cause de Rose. Elle m'a donné envie de visiter la ville et puis, c'était loin de tout. Ce n'était pas Londres, ce n'était pas Buenos Aires. Aaron n'était pas là non plus. Aaron. Mon ancien meilleur ami. Il était venu après, ou avant, l'annonce de Thomas. « Je t'aime Alaska ». Connerie de foutaise. Il était mon meilleur ami, mon grand-frère, celui sur qui je pouvait me reposer n'importe quand. Il m'aimait. Depuis le début. Peut-être pas quand on était gamin, ou pas de la même manière, mais ses sentiments étaient là. Intacte. Il m'a cherché pendant des années et puis il est arrivé en ville. Ouragan dévastateur. J'ai laissé une partie de ma vie à ce moment là. Il n'était que mon meilleur ami et ne serait jamais rien de plus. Pourtant, malgré ma grossesse, malgré que je porte les enfants d'un autre, je lui ai autorisé une nuit. Une seule et unique nuit pour me dire qu'il m'aimait. Le matin, nos chemins se séparèrent à nouveau. On c'est hurlé dessus, on a pleuré lui comme moi (même si j'étais une vrai fontaine à cause de mes hormones) et on c'est aimé. Ou plutôt, il m'a aimé. Il ne méritait pas une fille aussi paumée que moi. Il ne méritait pas une future maman comme compagne. Je ne pouvais pas, parce que d'une certaine manière, j'étais liée à Thomas. Aaron est partit au Kenya et moi en France. Je n'ai eu aucune nouvelle de personne, ni de BA, ni du Kenya, ni d'un autre pays. Alors j'ai vécu, moi aussi. Jusqu'à l'accident.

Paris, Août-Septembre, il y a deux ans.

J'étais à Paris depuis quelques jours. Quelque chose qui devait se rapprocher de ça. J'allais aussi bien que possible. Les bébés grandissaient bien, je devenais de plus en plus grosse et j'avais du mal à me déplacer. J'ai réussis à trouver un appartement, mais seule, je galérais beaucoup trop. Alors, j'ai cherché un ou une colocataire, que je n'ai pas trouvé. Jusqu'à tomber sur une petite vieille. Elle m'a prise sous son aile et elle m'a aidé. On se débrouillait bien toutes les deux. Certes, la maison n'était pas toujours parfaitement propre, il y avait souvent de la poussière vers les endroits qu'on ne pouvait pas atteindre, mais on s'en fichait. Je passais le plus clair de mon temps à dormir. Septembre avait doucement pointé le bout de son nez, amenant avec lui une douce fraicheur. Je m'étais inscrite à la fac et je prenais des cours par correspondance. La journée, je cherchais des formations dans les langues pour après. Puis tout à basculé.

J'étais sortie faire des courses, le frigo était complètement vide par ma faute. Je mangeais comme quinze, mais Marie ne m'en tenait pas rigueur. Elle me faisait rire. Quand elle me voyait débarquer avec mon ventre rond, ses yeux s'illuminaient. J'avais l'impression d'être sa fille. La vieille femme s'émerveillait de voir la bosse sous mes vêtements s'arrondirent de plus en plus et prendre plus de place. Quand je n'osais pas reprendre à manger, elle me mettait de la nourriture dans mon assiette prétextant que « Les bébés ont besoin de grandir normalement, et toi, tu as besoin de force pour porter tout ce beau monde. » Alors, je mangeais. Et aujourd'hui, il n'y avait plus rien. En plus de ça, j'avais une terrible envie de raisin et quand j'avais vu qu'il n'y en avait pas, j'avais été à deux doigts de pleurer. Et c'est en rentrant qu'une voiture m'a percuté. J'attendais pour traverser la rue, plutôt tranquille pour une fois (de toute manière, le quartier où Maria vivait n'était pas fréquenté que ça). Je n'ai pas fais attention et je me suis engagée sur la route. La voiture n'a pas eu le temps de freiner, et elle m'est rentrée dedans.

Dans l'avion, dans le ciel, au-dessus des nuages, dans des rêves perdus

Ce jour-là, j'ai perdu les bébés. Évidemment, j'ai eu d'autres blessures. Mais la plus importante, pour moi, a été de perdre ces deux bébés. Pendant cinq mois, ils ont été là, pendant cinq mois, ils ont eu besoin de moi et aujourd'hui, mon ventre est à nouveau vide de vie. Aujourd'hui, tout est redevenue comme avant. Ça a été dur de perdre les bébés, évidemment. Je m'en voulais énormément. Si j'avais fais attention, ils seraient nés au mois de janvier. J'aurais continué à vivre avec Marie et je ne serais pas partie, dans un autre quartier. J'ai erré dans les rues pendant des semaines. J'avais un toit, mais je passais mes journées dehors. J'ai arrêté de chercher un travail et je déambulais dans les rues, comme une âme perdue. J’ai erré dans ma vie comme quand on erre dans une tragédie de Racine.*. Jusqu'à ce rendre compte que la vie en vaut la peine. Ils étaient morts, moi non. J'avais perdu leurs vies dans cet accident, j'ai souvent mal au bas du dos et je n'entends presque plus d'une oreille. L'oreille gauche et alors ? Je suis vivante. Aussi étrange que cela puisse paraître, je vis. Aussi con que ça, j'avais envie de grandir et de changer. Fini la petite Alaska qui a peur de la moindre petite bête un peu trop grosse, de la fille qui se tait et qui subit. Tout ça,c 'était finit. J'ai acheté une guitare et j'ai joué. J'ai appris seule, en écoutant les autres, en regardant leurs mains caresser les cordes. J'ai appris et j'ai grandis. Il aura fallut que deux vies se perdent pour ça. Mais dans le fond, ce n'était pas plus mal. Thomas n'en voulait pas, il ne les aurait probablement jamais réellement connu et je n'ai jamais été prête à ça. Alors, aujourd'hui, je retourne dans la ville qui a été ma maison pendant quelques mois. Aujourd'hui, je retourne à Buenos Aires, seule.

* Citation de Jeux d'enfants, Julien.
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MessageSujet: Re: ARLCMS ϟ Être canon et chaude c'est tout un métier. Heureusement, j'm'en sors plutôt bien. [T]   Sam 30 Avr - 10:17

    LE TITRE amour

    PREUMS What a Face
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MessageSujet: Re: ARLCMS ϟ Être canon et chaude c'est tout un métier. Heureusement, j'm'en sors plutôt bien. [T]   Sam 30 Avr - 10:18

REINE DES DA amour
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MessageSujet: Re: ARLCMS ϟ Être canon et chaude c'est tout un métier. Heureusement, j'm'en sors plutôt bien. [T]   Sam 30 Avr - 10:19

What a Face
J'te connais pas, bienvenue. *sort*
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MessageSujet: Re: ARLCMS ϟ Être canon et chaude c'est tout un métier. Heureusement, j'm'en sors plutôt bien. [T]   Sam 30 Avr - 10:19

    Tu sait pas compter chouchou.
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MessageSujet: Re: ARLCMS ϟ Être canon et chaude c'est tout un métier. Heureusement, j'm'en sors plutôt bien. [T]   Sam 30 Avr - 10:20

Oh qu'il est mignon

J'aime pas les maths, tu l'sais Arrow
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MessageSujet: Re: ARLCMS ϟ Être canon et chaude c'est tout un métier. Heureusement, j'm'en sors plutôt bien. [T]   Sam 30 Avr - 10:23

BIENVENUE(a) Arrow

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si tu as peur du sommeil et que passe le temps, si tu aimes l'automne vermeille, merveille rouge sang, si tu as peur de la foule mais supporte les gens, si tes idéaux s'écroulent le soir de tes 20 ans. mais si tout ne se déroule jamais comme dans tes plans, si tu n'es qu'une pierre qui roule, roule mon enfant.
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MessageSujet: Re: ARLCMS ϟ Être canon et chaude c'est tout un métier. Heureusement, j'm'en sors plutôt bien. [T]   Sam 30 Avr - 10:24

ALK
Merci (a). Tu me réserve un lien, hein dis ?


Quitte à jouer le jeu autant le faire à fond Arrow
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MessageSujet: Re: ARLCMS ϟ Être canon et chaude c'est tout un métier. Heureusement, j'm'en sors plutôt bien. [T]   Sam 30 Avr - 10:25

    Tu passes de 6 à 8, trop couuuuuule. pitié

    EDIT : t'as édité ton message, tricheuse ! huuu
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MessageSujet: Re: ARLCMS ϟ Être canon et chaude c'est tout un métier. Heureusement, j'm'en sors plutôt bien. [T]   Sam 30 Avr - 10:34

J'suis un génie c'est tout huuu
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MessageSujet: Re: ARLCMS ϟ Être canon et chaude c'est tout un métier. Heureusement, j'm'en sors plutôt bien. [T]   Sam 30 Avr - 10:36

OH ! oui bien sûr un lien avec KStew
bon courage pour la rédaction de ta fiche & si tu as la moindre questions, call me babe.


Arrow

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MessageSujet: Re: ARLCMS ϟ Être canon et chaude c'est tout un métier. Heureusement, j'm'en sors plutôt bien. [T]   Sam 30 Avr - 10:37

    L'espoir fait vivre, c'est bien connu. huuu

    EDIT : Rosie, tu me tue. (L)
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MessageSujet: Re: ARLCMS ϟ Être canon et chaude c'est tout un métier. Heureusement, j'm'en sors plutôt bien. [T]   Sam 30 Avr - 10:39

KSTEEEEWWWWWW wayaa

Welcome grosse et amuse toi bien Arrow

Le rommaaan que tu vas nous faiiire ! Razz
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MessageSujet: Re: ARLCMS ϟ Être canon et chaude c'est tout un métier. Heureusement, j'm'en sors plutôt bien. [T]   Sam 30 Avr - 10:40

Et tu ouvriras les jambes, hein

Je vis grâce à ça, reine des da

AGREEEEEEEEEEEEEEEEENE wayaa
Bah ouais . La chaudasse a des choses à dire
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MessageSujet: Re: ARLCMS ϟ Être canon et chaude c'est tout un métier. Heureusement, j'm'en sors plutôt bien. [T]   Sam 30 Avr - 10:44

    " T'as pas un 06, que je t'écarte les cuisses ? " huuu

    La classeeeeeeee. wayaa

    J'avoue 8trucs... J'ai la flemme d'avance de voir ca. What a Face Arrow
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MessageSujet: Re: ARLCMS ϟ Être canon et chaude c'est tout un métier. Heureusement, j'm'en sors plutôt bien. [T]   Sam 30 Avr - 10:45

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MessageSujet: Re: ARLCMS ϟ Être canon et chaude c'est tout un métier. Heureusement, j'm'en sors plutôt bien. [T]   Sam 30 Avr - 10:46

    amour
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MessageSujet: Re: ARLCMS ϟ Être canon et chaude c'est tout un métier. Heureusement, j'm'en sors plutôt bien. [T]   Sam 30 Avr - 23:07

    Tu nous prépares un roman Aly ? wayaa
    Je sens qu'on en aura pour des heures de lecture ... XD

    Oui je sais :

    Bon ben tu connais la musique ma poule, amuse-toi bien sur tes mémoires ! ♥️
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MessageSujet: Re: ARLCMS ϟ Être canon et chaude c'est tout un métier. Heureusement, j'm'en sors plutôt bien. [T]   

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ARLCMS ϟ Être canon et chaude c'est tout un métier. Heureusement, j'm'en sors plutôt bien. [T]

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