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 You jump, I jump. Right ? || {Thomas & Rose ♥ [T]

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MessageSujet: You jump, I jump. Right ? || {Thomas & Rose ♥ [T]   Ven 29 Avr - 11:46


La vie ne tient qu'à un fil.
Thomas & Rose & Alaska ♥

    C'était clair et flou. Rapide et lent. Dur et doux. Libérateur et prisonnier. Rose venait d'emménager à la maison. On avait parlé, se racontant nos vies de merde en vidant une bouteille de vodka. L'alcool m'était monté doucement à la tête et j'avais été légèrement ivre, mais j'étais à la maison, avec Rose. Les portes étaient fermées, tout comme les fenêtres et il n'y avait que nous deux, alors aucuns risques qu'il nous arrive un broutille quelconque. Puis tout été allée trop vite. J'avais entendu du bruit et j'étais allée dans la salle de bain. Un chaton noir était dans la baignoire et surprise, mon dos avait tapé le miroir derrière moi, le brisant en mille morceaux. Et là, j'avais essayé de me suicider. J'avais la lame, trop tentatrice et je n'avais pas réfléchis. Ce n'est qu'en sentant une légère douleur que j'avais arrêté et que je l'avais balancé loin. Puis Rose est arrivée et on l'a fait toutes les deux. Après une douleur dans mon avant-bras, la seul chose dont je me rappelle c'est du vide et de l'impression de plonger. Mon corps ne pesait rien du tout et je ne sentais plus rien. Au contraire, j'étais bien. Je n'avais plus mal, je n'avais plus peur, je ne souffrais plus. Mes yeux c'étaient fermés et avant de basculer complètement, je les avais rouvert et j'avais vu ma colocataire sourire, alors j'avais fais pareil. Parce qu'on quittait cette vie de merde toutes les deux. On laissait des gens, oui, mais au bout il n'y avait rien. On allait vivre d'une autre manière, sans douleur. Je n'avais rien entendu et puis quelqu'un avait commencé à taper sur la porte de l'appartement, jusqu'à la défoncer et puis on avait entendu des voix dans la petite pièce, d'abord une puis plusieurs. Puis plus rien. Juste le calme et le silence, c'était fini. C'était la fin. Je venais de sombrer définitivement.

    ☼ ♥

    J'entendais encore. C'était quoi ce délire ? Pourquoi j'avais mal au bras, d'abord ? Quand on est mort, on est pas sensée ne plus rien ressentir ? Alors pourquoi j'avais mal ? J'aurais voulu me réveiller et poser des questions, savoir ce qui se passait. Il était clair que notre tentative de suicide n'avait pas marché. Je pense qu'on était à l'hôpital. Vue l'odeur de désinfectant, c'était plus que sûre même. Je voulus ouvrir les yeux histoire de confirmer mes interrogations, mais je ne pouvais pas. Mes paupières étaient collées entre elles, soudées. Pourtant, je ne voulais que ça. Je l'avais voulu, mais j'étais conne et je savais que j'allais regretter les conséquences. Ça faisait trop. Trop d'un seul coup. Tout allait bien, je revivais lentement et je venais de foutre ma vie en l'air. J'espérais qu'on allait pas nous foutre en hôpital psychiatrique parce qu'on avait essayé d'en finir. J'espérais que Rose allait s'en sortir et qu'elle n'était pas morte, qu'elle était simplement à coté de moi, en train de dormir.

    Lentement, je commençais à me réveiller. Je distinguais mieux les bruits autour de moi. Je n'étais pas morte, ce n'était pas fini. Je sentis les larmes me monter aux yeux malgré tout. Pourquoi est-ce qu'on me refusait ce privilège ? Pourquoi n'avais-je pas le droit de mourir tranquillement et d'en finir pour toujours avec cette existence de merde ? Lentement, je renversais ma tête sur le côté et commençais à ouvrir mes yeux lentement. Le soleil m'aveugle et j'ignorais l'heure qu'il était. Huit heures ? Midi ? Quatre heures ? Ça ne pouvait pas être le soir en raison de la présence du soleil, mais je ne savais pas si c'était le matin ou l'après-midi. À côté de moi, je devinais une haute silhouette et pendant un quart de secondes je pris peur. Je ne savais pas qui était là et ça aurait put être n'importe qui. Mon cœur c'était emballé, augmentant le rythme, ô combien énervant de l'électrocardiogramme. Je poussais un soupir et continuais à ouvrir mes yeux, embués de larmes. Doucement, la silhouette de Thomas se dessina devant moi et ma vision complètement flou le faisait trembler. Je le voyais comme à travers de l'eau. Je serrais ses doigts pour lui montrer que j'étais réveillée, mais la douleur dans mon poignet me ramena à la réalité.

    Alaska Thomas …

    Ma voix était rendue rauque par les larmes, par mon sommeil et ma gorge me brûlait. Je me relevais prenant appuie sur mes poignets et un petit cri franchit mes lèvres quand une légère douleur monta dans mes avant-bras pour s'arrêter au niveau de mon épaule. Je grimaçais et me laissais retomber dans les oreillers, en soufflant. Je passais une main hésitante dans mes cheveux ne sachant pas trop quoi dire ou quoi faire. Enfin quoi faire, ça j'étais limitée vue que j'étais dans un lit d'hôpital avec des fils qui sortait d'un peu partout de mon corps. Je n'osais pas toucher la joue de Thomas de peur de me faire rejeter, encore une fois, alors je gardais mes doigts posés sur mes jambes, attendant sagement qu'il fasse un geste, me prenne dans ses bras, m'engueule ou dise quelque chose.

    Alaska J'ai fais une connerie … Pardon …

    J'avais relevé le visage et mes yeux c'étaient ancrés dans les siens. Une larme venait de couler sur ma joue et d'un revers de la main, je l'avais essuyé. Surtout ne pas pleurer. Une part de moi détestait le geste que j'avais un peu plus tôt dans la journée, mais une autre partie, celle complètement lasse de vivre à ce rythme là, était heureuse. Parce que pendant quelques heures, je n'avais rien été. Je n'avais rien ressenti, j'étais juste morte pendant quelques heures, voir quelques jours, je n'en savais rien. Je continuais de jouer avec mes doigts, ayant décidé que c'était le bon moment pour triturer le pansement que j'avais au poignet. Il y avait une fine ligne rouge dessus, mais rien de plus. Je pouvais peut-être le soulever pour voir ce qu'il y avait en-dessous ? Après tout, qu'est-ce que ça serait à part une autre cicatrice ? Rien du tout. On m'en avait infligé la plupart contre mon gré et la seule que j'aurais pus ne jamais me faire, je venais de l'inscrire dans ma peau. Je relevais le visage pour voir un autre lit à côté de moi. J'ouvris de grands yeux en reconnaissant la silhouette de Rose, étendue là, sans vie. Je poussais une sorte de petit couinement en voyant mon amie aussi inerte. Pas elle … Je plaquais ma main sur ma bouche et rejetais les couvertures au pied du lit. Je poussais mes jambes hors du lit et mes pieds touchèrent le sol froid. Ma tête tournait, j'avais envie de dormir et de vomir. Je regardais encore une fois son corps inerte sur ce lit dans cet hôpital.

    Alaska Rose … ?

    Je me relevais et chancelais sur mes pieds. Je fis un pas en avant, mais mes jambes ne me portaient plus du tout et à peine levais-je mon pied gauche, que je tombais au sol, comme une merde. Rapidement, de nouvelles larmes roulèrent mes joues, les noyant encore un peu plus. J'essayais de reprendre appuie sur mes mains pour me relever, mais mon poignet gauche me faisait trop souffrir et je n'arrivais pas à me relever.
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MessageSujet: Re: You jump, I jump. Right ? || {Thomas & Rose ♥ [T]   Mer 4 Mai - 4:17




Ils nous rendent la vie dure intentionnellement, peut être?

« Alaska ♤ Rose ♧ Thomas »

Qu'avais-je bien pu faire pour en arriver là? Je regardais le visage d'Alaska pâle, froid et pétrifié. Elle ne bougeait pas. Mais je pouvais sentir ma main encerclée dans la sienne. Il y avait un long silence. On n'entendait que les machines avec le petit "bip" répétitif. Je détestais entendre ce bruit car à n'importe quel moment il pouvait cesser... Et cesser les battements du cœur d'Alaska. Ça s'est passé tellement vite. J'étais chez moi en train de repeindre le mur de la salle de bain, quand mon téléphone sonna et me demanda si j'étais bien Monsieur Thomas Hessfield. Pour moi, c'était sans doute une personne qui faisait de la pub par téléphone ou n'importe quoi. Tout sauf me dire qu'Alaska et Rose étaient à l'hôpital. J'avais tout lâché, mon pinceau, mon pot de couleur et je n'avais même pas pris le temps de me changer. J'étais en jeans -ça, ça allait- mais j'avais gardé ma chemise de travail où quelques tâches de peinture étaient venues s'installer. Je me précipita hors de chez moi pour foncer à l'hôpital. Durant le trajet, je ne cessais de penser à Alaska du comment et du pourquoi elle avait fait ça. Il y avait Rose aussi, j'étais déjà un peu rassuré que quelqu'un soit là pour lui tenir compagnie. Mais... Je fronça les sourcils. Je n'avais pas bien écouté au téléphone. Je n'avais même pas demandé qui m'appelait. Si ça trouve... Elles avaient voulu se suicider toutes les deux! C'était inimaginable! Car oui, Alaska avait déjà voulu se foutre en l'air il a quelques jours. Elle était venue chez moi terrorisée et j'avais fait un maximum pour la rassurer. Elle m'avait juré de ne jamais recommencer. Alors pourquoi? Pourquoi elle se retrouvait dans un hôpital par une journée pareille? Je voulais même lui faire la surprise pour le mur de la salle de bain. Je voulais faire un maximum pour la rendre heureuse et pour qu'elle se sente bien chez moi. J'accélérai sur la route; je ne devrais pas. Mes mains ne tenaient plus en place sur le volant, il fallait que je tienne bon pour le pas faire de connerie. Surtout pas maintenant. Je me gara dans le parking facilement. Quelle chance! D'habitude les parkings sont bondés de monde. Je claqua violemment la porte et me précipita à l'accueil. Ma respiration était devenue inconstante. J'avais tellement couru, j'étais essoufflé, je n'en pouvais plus. Cette fille allait me rendre dingue. La femme de l'accueil m'indiqua la chambre où se trouvaient les deux dépressives. Je pris l'ascenseur et je me planta devant le miroir publique. Je me regardai mais en faite je me dégoûtais. Si Alaska avait voulu, une deuxième fois, se foutre en l'air c'était surement de ma faute. Ou alors c'est que je ne comprenais plus rien. Qu'est-ce que j'avais fait? J'aime cette fille, mais j'ai peur que son côté fragile ne gâche tout... Je ne supporterais pas devoir assister à une troisième tentative de suicide. L'ascenseur ouvra les portes et je marcha à grand pas dans le long couloir. Je me planta devant sa porte. Je ne savais pas pourquoi, mais j'hésitais à entrer. Et si Thomas n'était pas là ce jour-là? Qu'est-ce qu'elle ferait? Elle aurait appeler ses parents ou sa sœur? J'en avais marre de devoir tout le temps la réconforter... Mais elle est comme cela, je l'aime, donc je dois faire mon maximum pour l'aider.

J'étais entré, le visage livide. D'un côté il y avait Rose, sa coloc' et de l'autre, Alaska. Je soupira et beaucoup d'émotion arrivèrent d'un cou. Je ne voulais pas pleurer, ça servirait à quoi? De montrer à Alaska que j'étais malheureux à cause d'elle. Non; il n'en est pas question. Alaska me rendait tellement heureux, j'avais retrouvé l'amour, j'avais retrouvé confiance une certaine en moi. Et le fait de la voir étendue dans ce lit d'hôpital me rendait complètement triste. Pleins de questions traversaient mon esprit et je n'arrivais pas à trouver de réponses. Enfin, pour le moment le principale c'est de voir Alaska et Rose se réveiller sans problème. J'entendais Alaska prononcer mon prénom d'une voix faible. Je ne rêvais pas, elle avait bien ouvert les yeux. Elle me demanda pardon pour la connerie qu'elle avait fait. Je ferma les yeux et soupira. Elle m'avait promis...

Alaska, tu... tu m'avais fait une promesse! Et qu'est-ce que je vois là? Une fille qui se noie dans ses mensonges... Non mais regarde toi!

J'étais triste et énervé. Je n'avais pas envie de retomber dans une lourde dispute comme la dernière fois. Je la regardais se lever difficilement en se rapprochant de Rose. Mais ses jambes si fragile l'ont fait tombée sur le sol. Je l'entendais pleurer. Qu'est-ce que je faisais à la regarder ramper limite par terre? Je m'abaissa et passa mes bras sous les siens pour l'aider à se relever. Je l'obligea à se rasseoir sur son lit en ne la quittant plus du regard. Je ne voulais pas qu'elle retomber encore une fois. J'avais comme pitié d'elle de la voir dans cette situation. Mais elle m'avait trahie et je ne pouvais supporter cela. Je m'installa à côté et la regarda. Son regard était fixé sur le lit de Rose.

Regardez ce que vous avez fait... Regarde toi. Que s'est-il passé?


J'avais du mal à la regarder comme cela sans pouvoir la serrer dans mes bras. J'aurai trop l'impression de la blesser rien qu'en la touchant. Ou rien qu'en la regardant, ce pourquoi je baissa vite le regard. Je joignis mes mains et je ferma les yeux. Je sentais un tel douleur au fond de ma poitrine. Je ne savais plus quoi faire...
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MessageSujet: Re: You jump, I jump. Right ? || {Thomas & Rose ♥ [T]   Mer 4 Mai - 11:11


La vie ne tient qu'à un fil.
Thomas & Rose & Alaska ♥

    Depuis que j'avais ouvert les yeux, dès l'instant où j'avais vu Thomas ici, j'avais fait la plus belle et la plus grosse connerie de toute ma vie. J'avais déjà essayé de me suicider quelques jours auparavant et là je recommençais, mais avec Rose cette fois. Je tentais de m'excuser, mais ça ne servait à rien. Thomas était blessé et j'avais rompu ma promesse. Si on restait ensemble, allait-il seulement me refaire confiance pour la moindre petite chose ? Si je lui disais que j'allais chercher un truc chez moi et que je revenais avec un peu de retard, allait-il croire que j'avais cherché un moyen de me suicider ? Je m'étais levée en voyant Rose allongée sur ce lit, et je crois avoir compris ce que ressentait Thomas à la vue de mon corps allongé sur ce lit, dans cette endroit. Je m'étais levée, mais j'avais sous-estimé mes forces et mes jambes ne m'avaient porté très loin. À peine avais-je fais quelques pas que je m'étais vautrée au sol, comme une merde. J'ai pleuré. Parce que j'étais pitoyable, pathétique, nulle, que je n'étais qu'une idiote égoïste qui ne pensait qu'à elle. J'ai entendus Thomas se relever et venir me chercher. Il m'a soulevé dans ses bras et m'a remit dans mon lit. J'avais l'impression d'être une poupée de chiffon en cristal, et qu'il fallait me manipuler avec le plus grand soin. Les larmes qui coulaient déjà sur mes joues, ne se tarissaient pas quand il s'assit à côté de moi, mais assez loin. Tout mais pas ça, par pitié. Je fixais mon regard sur Rose, essayant de me reprendre contenance, mais c'était inutile. La dur vérité prenait place de plus en plus doucement dans mon esprit. Il me demandait des comptes, logique. Je baissais la tête, laissant mes yeux glisser sur mes pieds, vue que j'étais assise sur mon lit. Que c'était-il passé ? C'était pourtant si évidant et si compliqué. Je pris une grande inspiration et à aucun moment, je ne tournais la tête vers Thomas.

    Alaska Je sais que j'ai merdé, encore. Mais je sais pas, Thomas. J'comprends plus rien en c'moment. J'ai … je sais pas. Y avait du bruit dans la salle de bain et je suis allée voir. Dans la baignoire y avait un chaton et j'le pensais mort, mais il a relevé la tête et a miaulé, j'ai eus peur et j'ai reculé d'un coup, cassant le miroir dans mon dos. Puis y avait ce bout de verre au sol, et …

    J'éclatais en sanglots bruyants. Pourquoi j'avais fais ça ? Je me rallongeais sous les couvertures et les remontais jusqu'à mon visage, laissant mon chagrin me noyer complètement. Je roulais sur le côté, dos à Thomas et enfouit ma tête dans mon oreiller. Je ne savais pas quoi faire, ni quoi dire. J'avais l'horrible impression que plus les secondes passaient, plus je m'éloignais de Thomas, et ça je ne voulais pas. Parce que je l'aimais, parce que depuis qu'il était entré dans ma vie, j'allais mieux. Beaucoup mieux. J'étais dans une impasse complète et je ne savais pas par où aller. Le moyen était simple, me tourner vers Thomas, mais il ne pourrait pas m'aider à me battre indéfiniment mais il pouvait m'empêcher de plonger définitivement. J'étais tellement mal à ce moment précis. Malgré les larmes, j'essayais de finir de lui expliquer la suite de l'histoire, même si c'était plutôt évident.

    Alaska … j'ai encore essayé … sauf que Rose est arrivée à temps, mais j'avais déjà balancé le morceaux plus loin. Et après, on l'a fait toutes les deux.

    J'essuyais mes larmes et m'assis dans mon lit. Je me rapprochais de lui et passais ma main sous son menton et l'attrapais entre mes doigts. Je posais mon front sur le sien et cherchait son contact, le plus possible. J'avais peur qu'il s'éloigne et qu'il me dise qu'il ne voulait plus me voir. Je ne sais pas ce que j'aurais fais, mais probablement pas grand chose. J'aurais déprimée encore plus, j'aurais cherchée un moyen quelconque de me faire pardonner, promettant monts et merveilles, sans savoir si je tiendrais ma promesse. Je voulais qu'il me prenne dans ses bras, qu'il me dise qu'il m'aimait. Je savais que je l'avais plus que déçu et qu'il était triste. Ses yeux étaient à deux doigts de verser des larmes. J'avais rompu ma promesse, celle de ne plus jamais recommencer à essayer de me suicider.

    Alaska Je t'aime, Thomas. Vraiment. J'ai pas tenu ma promesse et je sais que toutes les excuses du monde n'y changeront rien mais ...

    Je fermais les yeux et avant même que les mots n'ait franchit mes lèvres, avant même d'en parler, je sentis mon coeur se détruire en un millier de petits morceaux tranchants qui me découpaient de l'intérieur. Sous le poids de la douleur, je me laissais tomber dans mon lit d'hôpital et me roulais en boule.

    Alaska … si tu veux partir et me laisser tomber, fait-le … J'te retiendrais pas Thomas et avec toutes mes conneries, c'est la seule chose que je mérite. J'te fais du mal alors que je t'aime. Pourtant j'ai jamais été aussi bien que depuis que j'te connais.

    Ma voix a été étrangement basse. Je gardais mes paupières fermées, par peur de le voir partir et franchir cette porte pour ne plus jamais revenir. Je remontais mes genoux et me repliais encore plus sur moi-même, ne voulant pas me briser devant lui. Recoller les morceaux quoi qu'il arrive. Il avait le droit de me quitter et d'aller avec une autre fille, mieux que moi. Une fille qui ne le ferait pas souffrir parce qu'elle a tenté en moins d'un mois de se foutre en l'air deux fois. Une fille qui n'aura pas peur d'être dans ses bras. Une fille normale, qui l'aimera. Je roulais sur le dos et fixais le plafond, à travers mes larmes. Je me redressais sur un coude et tournais mon visage vers le sien, pendant au moins quelques secondes, peut-être les dernières.

    Alaska Te promettre que je recommencerais pas serait te mentir et te raconter de la merde, encore une fois. Je ne le ferais plus Thomas. C'est pas une promesse, c'est une certitude. Tu dois sûrement te dire que c'est de ta faute, que tu l'as pas vu ou je ne sais encore quelle connerie, mais c'est faux. Oublie tout ça. Si y a bien une raison pour laquelle, j'ai envie de me battre c'est pour toi. Je ne sais pas moi-même dans quel état je serais demain. Peut-être que ça ira mieux, peut-être que ça sera pire. J'devrais peut-être me faire interner … Remarque avec ça, ils vont m'accepter dans un hôpital psychiatrique. Enfin bref, on s'en fout pour le moment. C'est pas toi qui merde, c'est pas à cause de toi, c'est pas parce que tu t'occupes pas assez de moi ou que tu fais des erreurs quand on est ensemble, c'est juste que ça fait mal et j'ai passé ma vie entière à me battre contre ça. Contre Daniel qui me frappait, contre le mac qui me prostituait contre mon gré, contre ses coups. Et en ce moment, j'ai simplement envie de lâcher prise. Mais je t'aime. Quoi que tu fasses, je t'aimerais toujours …

    Une nouvelle larme roula sur ma joue et je passais ma main dessus, regardant ma bande. J'aurais voulu ne jamais avoir fait ça. J'aurais aimé être une fille mieux, ne pas être si instable dans ma tête. J'aurais voulu vivre normalement, tout simplement. Lentement, je me laissais à nouveau tomber dans mon lit et fermais les yeux, lâchant un soupir.

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« Vanille-Cheerbone Caspian »
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→ NOMS COMPLETS : Santana Vanille-Cheerbone Kalliste-Rose Caspian
→ SITUATION : en couple et très heureuse.
→ PAPIERS : 4509
→ BOULOT : étudiante. mais ne va pas tarder à réaliser son rêve.
→ J'AIME : Liam. Liam. Liam. La musique, l'écriture, l'Angleterre et l'Italie
→ J'AIME PAS : Les grogniasses, les machos, ta soeur peut-être et puis le pape allez.



MessageSujet: Re: You jump, I jump. Right ? || {Thomas & Rose ♥ [T]   Jeu 9 Juin - 8:41


le ciel s'écroule sous ma tête, je suis proche de l'escalier qui descend aux enfers. i'm hiding behind the shadows.

    C’était beau. C’était bien. Jamais je n’aurais pensé que la mort à promptement parlé pouvait être si belle. Si douce, calme et paisible. Ce sentiment de bien être était tellement intense qu’il en ferrait presque mal à la poitrine. C’est un frisson qui vous prend au fin fond de vos entrailles et qui vous serre à l’intérieur. On croit se porter tellement bien mais on sent un frisson désagréable au fond de nous. C’est une crampe qui nous donne l’impression de nous faire du bien. Mais en fait, non. Elle nous mange de l’intérieur. Elle mange notre âme. Et pourtant, je ne peux me résoudre qu’a l’apprécie cette crampe. Qu’à l’aimer. Qu’à l’accueillir. Parce que c’est vrai, on a l’impression qu’elle nous fait du bien. Et inconsciemment, même si on nous le répète encore et encore, on se fie aux premières apparences. C’est instinctif. J’avais l’impression de flotter. Je me sentais proche de la fin. Je voyais du blanc au loin et j’étais entouré de brume noire. Je me déplaçai de la même manière que les spectres. J’avais l’impression de faire un concours de celuiquiarrivelepremier avec la vitesse du son. Ça résonnait partout. C’était pas une pièce silencieuse comme au moment de partir. C’était complètement différent maintenant. Mais ce n’était en rien désagréable. En fait, je crois même que tous ces sons, ce sont des paroles que j’ai prononcé dans ma vie ou que j’ai entendu. C’est les souvenirs. Ils se rependaient différemment cette fois. L’autre fois c’était sous forme d’images. Et ce n’était pas au moment de la mort. C’était au moment de l’avant-action.

    J’étais tellement occupé à laisser l’euphorie gagner mon âme que je n’ai pas pu remarquer le fait que j’entendais en plus des sons et moments de ma vie, le bip incessant de l’électrocardiogramme. Qu’est ce que je foutais à l’hôpital ? Je devrais être morte depuis longtemps.

    Flashback :
    Après qu’on se soit enfoncé ces bouts de verres dans les veines avec Alaska, je me souviens que j’avais crié, crié de douleur avant de perdre connaissance. J’aurais préféré me suicider d’une autre manière. Une manière ou il n’y avait pas de nécessité de souffrir. Une balle dans la tête, des somnifères à haute dose, des sauts dans le vide. C’était plus paisible et mon douloureux. Mais je me suis très bien contenté d’une lame de miroir tranchante. J’ai vu Alaska le faire, j’ai été forcé à le faire. Pas vraiment forcé, je me suis sentie délivrée. On avait hurlé tellement fort en l’espace de deux minutes que le voisin d’à côté s’est alerté. Il a frappé à la porte, une fois, deux fois. Il a sonné plusieurs fois de suite. Et pendant qu’il appelait la police, il a défoncé la porte a coup de pieds d’abord, et ensuite a coup de marteau. Ça prouvait que cette porte n’était pas si résistante que ça. Mais que si quelqu’un avait voulu nous faire du mal, on aurait au moins pu avoir le temps de réagir et de l’accueillir chaleureusement, à l’aide de coup de batte de baseball. Notre voisin nous a retrouvés dans la salle de bain, les veines ouvertes et éclatées. Le sang coulant d’une manière abondante. Il a commencé à paniqué il a arraché sa chemise et nous a fait l’une après l’autre un garrot. Et il s’est effrayé lorsqu’il a vu mon sourire. « comment peut-on sourire avant de mourir ?! » s’était –il dit. J’aurais pu lui répondre si j’en avais été capable que lorsqu’on est poussé à bout et lorsqu’on ne voit plus qu’une solution, on est heureux d’en finir. La police est arrivée et en voyant que nous étions deux, ils ont appelés les pompier qui sont arrivé en 2 minutes top chrono. Au moment ou ils nous ont amenés à l’hôpital, cela faisait déjà vingt minutes que nous étions inconsciente.
    Fin du flashback.


    Et maintenant, je suis là. Entre la vie et la mort. Avec l’espoir que tout se finisse très rapidement et que je n’entende plus le bruit incessant de cet appareil. Je sais que je suis lâche, mais comme on dit, chassez le naturel et il revient au galop. Toute ma vie j’ai été lâche, pourquoi ça changerai maintenant ? Pourquoi en l’espace de deux minutes, je renoncerai à ce qui pourrait me délivrer ? J’ai toujours vu la mort comme un remède au poison qui me pourrit de l’intérieur. J’ai ce poison qui coule dans mes veines depuis si longtemps. Mélangé aux millilitres d’alcool que je buvais, aux millilitres d’héroïne que je m’étais injecté. Aux quantités de fumée noire que j’avais avalée et qui se promenaient dans le vide de mes poumons. J’étais un déchet. Un déchet de la société. Je ne lui apportais rien et elle ne m’apportait rien. J’étais inutile et il m’était inutile. C’est vrai, je ne fais pas d’études, je ne consomme pas autant que la normale, je n’ai pas assez d’argent pour m’acheter toutes les semaines des vêtements, j’achète mon herbe à des dealeurs et la seule chose que j’achète à la société, c’est des cigarettes –peu cher en Argentine. Je ne paie même pas d’impôts. Je ne suis pas déclaré. Je voyage tellement, ils n’ont pas le temps de se rendre compte de ma présence. Bien sûr, je dois payer lorsque je passe certaines frontières…. Et d’ailleurs, maintenant je n’avais plus besoin de songer à partir d’ici, j’étais morte. Presque morte. J’étais en train de crever, la crampe me mangeait. Elle me meurtrissait l’âme à coup de marteau piqueur. J’ai même l’impression qu’on m’enfonce un clou dans le dos. J’ai mal oui, mais je me sens tellement bien. Je plane. Je sens que mes lèvres se plissent en un sourire. Je sais que c’est impossible, mais je l’ai sentie. Je sais que je suis dans une chambre d’hôpital, ce bruit d’électrocardiogramme ne vient pas du vide. Des médecins ont du s’exciter pour me garder en vie, mais ils ont échoués. Je suis en train de partir. S’ils avaient gagnés, j’aurais la possibilité d’entendre dans les couloirs, de sentir le drap qui était au dessus de moi. Mais je ne sentais rien et j’avais refusé de me battre pour revivre, j’avais refusé de les aider à me ramener à la vie. Ce n’était pas possible que je sois encore vivante dans ce cas. Impossible. Tout bonnement impossible. Je n’avais pas envie d’y croire. Pourtant j’entendais cette machine.

    Et si jamais j’avais tord ? Si jamais ils avaient réussis à me faire remonter à la surface ? Si mon mal à l’âme était du à tout le sang que j’avais perdu en m’explosant les veines ? Si mon mal était du à la faiblesse de l’instant et à la force qui disparaissait en moi ? Et si ce que j’avais l’impression de vivre ce n’était que mon imagination ou un rêve ? Et si j’allais me réveiller avec une douleur insoutenable au crâne et sur toutes les parcelles de mon corps meurtrit ? Et si je me réveillai et pas Aly ? Et si je m’en sortais et elle non ? Je ne pourrais pas le supporter. Je m’agitai. Mon âme n’était pas en paix. Elle était troublée. Mon dieu, si Alaska ne s’en sortait pas qu’est ce que je vais faire ? Je m’en voudrais à vie de ne pas l’avoir empêché de faire ça. Je m’en voudrais toute ma vie de ne pas être venue à temps. Ça ne serait pas juste que ce soit moi qui m’en sorte et que ce soit elle qui parte. C’est la gentille qui doit rester et la méchante qui doit partir. Alaska commençait à être heureuse, à vrai dire, je n’aurais jamais du venir perturber sa vie. Jamais. Elle aurait eu la garantie d’être en vie, encore. J’avais peur. Je ne voulais pas qui lui arrive quelque chose par ma faute. Allait-elle bien ? Était-elle réveillée ? Était-elle près de moi à cet instant ? Rien que pour le vérifier, j’avais envie de me réveiller.

    Mais d’un coup, il n’y eut plus rien dans mon cerveau, c’était le vide, le trou noir. Je m’étais peut-être trop affolée ?

    Je ne flottais plus, j’étais couchée sur un vieux lit. Ses ressorts ressortaient et certains s’enfonçaient dans mes cuisses. J’avais l’impression d’avoir été battue. Je n’avais plus de force nulle part. J’avais envie d’hurler, mais pas une note ne sortait de ma bouche. Je ne savais toujours pas où j’étais, j’entendais encore ces bip incessant. Je voyais toujours et encore noire. Mais cette fois-ci, progressivement, j’entendais des bribes d’éclats de voix. Pas celles de mes souvenirs, d’autres encore. Ça faisait comme un écho, je n’arrivais pas à distinguer les paroles. Mais peu à peu, ça en devenait de plus en plus fort et de plus en plus nette. Et j’ai cru reconnaître un instant les voix. C’était Thomas et Alaska. Alaska ! Elle n’était pas morte. Elle était dans la même chambre d’hôpital que moi, là je ne rêvais pas, ce n’étais pas possible que ce soit un rêve. Mais si j’entendais, ça voulait dire que moi aussi je m’en été sortit. Moi qui avait vut la mort comme une échappatoire, un remède, une sortie de secours. Je retombai de haut. Tous mes rêves s’étaient envolés. Comme ça, d’un coup. Je venais d’avoir un haut le cœur, mais je ne sais pas si c’est possible lorsqu’on n’a pas encore reprit totalement les commandes de son propre corps qu’on détestait. J’étais partagé entre le soulagement et le dégout. Je pensais que je tout allait bien se finir, et me revoilà à la case départ. Mais malgré tout, j’étais heureuse, heureuse de voir qu’Alaska était près de moi.
    Et puis la conversation s’illuminait dans ma tête :

    « Alaska, tu... tu m'avais fait une promesse! Et qu'est-ce que je vois là? Une fille qui se noie dans ses mensonges... Non mais regarde toi!
    Regardez ce que vous avez fait... Regarde toi. Que s'est-il passé? »


    « Je sais que j'ai merdé, encore. Mais je sais pas, Thomas. J'comprends plus rien en c'moment. J'ai … je sais pas. Y avait du bruit dans la salle de bain et je suis allée voir. Dans la baignoire y avait un chaton et j'le pensais mort, mais il a relevé la tête et a miaulé, j'ai eus peur et j'ai reculé d'un coup, cassant le miroir dans mon dos. Puis y avait ce bout de verre au sol, et … »


    Elle pleurait, ma petite protégée pleurait. Je m’en voulais d’être aussi conne, de ne pas avoir couru dans son appartement plus vite, pour lui confisquer ce morceau de verre des mains et de l’avoir prise dans mes bras. Je m’en voulais tellement.

    « … si tu veux partir et me laisser tomber, fait-le … J'te retiendrais pas Thomas et avec toutes mes conneries, c'est la seule chose que je mérite. J'te fais du mal alors que je t'aime. Pourtant j'ai jamais été aussi bien que depuis que j'te connais. »


    Je n’avais pas pu saisir l’entière conversation, problème de connexion de mon esprit certainement….
    Raison de plus, elle avait été heureuse avant. Et moi je suis venue, lui parler de mes problèmes, en faire ressortir certains des siens. En gros, je suis venue foutre la merde chez elle. Je l’ai entendu soupirer. Puis un silence de mort à suivit. J’entendais leur respiration. Je pouvais même presque voir leurs larmes couler. Et puis Thomas rompit le silence.

    « Tu m’avais pourtant promis Alaska. Je t’aime aussi, sache-le. Mais je ne peux pas me permettre de m’inquiéter sans arrêt pour toi. Tu dis que je te rends heureuse et que tu m’aimes. Mais alors pourquoi tu fais tout ça ? Dis le moi seulement. Je pars. Mais je t’aime ne l’oublie pas. Je reviendrai. Parce qu’alors je me serais rendu compte que je suis qu’un idiot et que j’ai abandonné la fille que j’aimais le plus parce qu’elle me faisait peur. Et parce que j’avais trop perdre de la perdre alors qu’elle était juste là, à mes côtés. Que j’avais juste à tendre les mains pour la toucher. Je reviendrai parce que je suis incapable de t’abandonner définitivement. Et je veux que quand je revienne, tu ailles mieux. Je veux que tu me prouves que je peux te faire confiance. Fais ça pour moi. Et alors, je reviendrai.»

    Si j’avais pu, j’aurais pleuré. Si seulement un jour, quelqu’un m’avait dit ça, j’aurais pleuré. Si Adriel était parti en me disant quelque chose dans ce style, j’aurais pleuré. Pas pleuré comme j’ai pleuré. Pleurer différemment. C’était même si ça n’en avait pas l’air, une preuve d’amour. Le comportement d’Alaska effrayait Thomas. Il la laissait seule pour qu’elle réfléchisse, pour qu’elle prenne le temps d’aller mieux. Et de ne pas avoir sa pression sur le dos. Il voulait revenir quand elle ira mieux sans avoir besoin de lui. Il lui offrait en quelque sorte une espèce de liberté.

    Après ces mots, j’ai entendu le bruit des pas de Thomas s’éloigner. Alaska n’avait pas eu le temps de répondre. J’espérais juste qu’elle n’allait pas prendre ça du mauvais côté. J’espérais que ça n’allait pas l’attrister et la faire tomber. Je ne supporterais pas ça non plus. J’avais envie de l’aider. J’avais envie d’être encore là par la suite, rien que pour l’aider. Ça serait ma raison d’être pour quelques temps.

    Il était partit. Il venait de quitter l’hôpital. Et moi je « dormais » toujours, je n’arrivais pas à bouger ni à émettre un son. Je devais prendre Alaska dans mes bras, j’en avais envie.
    J’ai de nouveau perdu connaissance. Je n’entendais plus rien que des petits bruits, presque inaudibles. Je voyais noir et j’avais mal partout. Quand cela cessera t-il ? J’en avais assez de jouer au chat et à la souris avec mon esprit.

    Je n’ai plus la notion du temps, mais ça ressemblait à quelques minutes.

    J’entendais à nouveau. J’ai essayé d’ouvrir les yeux, sachant d’avance que je n’y arriverai pas. Et comme par surprise, j’y arrivais. Je voyais le plafond blanc au dessus de moi. Je comprenais maintenant que ce que j’avais pensé être des ressorts n’en étaient pas. C’était simplement mon corps meurtrit qui me le faisait savoir. J’ai tourné la tête à droite, apparemment trop vite pour mon petit corps. Je savais qu’Alaska était à ma droite parce que lorsque j’avais entendu un bout de sa conversation, le son venait de la droite, et non de la gauche, à gauche c’était le bip bip… Alaska ne dormait pas. Elle fixait le plafond, les yeux encore humides. Je n’osais pas l’interrompre..

    J’ai refermé les yeux et j’ai soupiré bruyamment. Je ne savais pas combien de temps j’ai été cloué dans ce lit, mais j’avais l’impression de m’être encroûtée. J’avais mal aux fesses, je devais bouger. Alors j’ai bougé les jambes douloureusement. Et j’ai ensuite fixé mon bras droit. Il était bandé. De plusieurs couches. Et il y avait une perfusion, pour je ne sais quelle raison. A vrai dire, je ne savais même pas si c’était une perfusion.. Moi et le médical… ça faisait plusieurs morceaux. J’ai retourné la tête –doucement cette fois-ci- vers Alaska. Elle me regardait. Et me souriait. Je lui ai sourit aussi.

    « Tu m’as manquée. »
    J’avais la voix rauque. Et je ne savais pas quoi lui dire. J’avais beau être déçue que ça ai échoué pour moi. Je me sentais tellement mal… De l’autre côté j’étais heureuse d’avoir eu droit à son sourire.


Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: You jump, I jump. Right ? || {Thomas & Rose ♥ [T]   Sam 11 Juin - 11:11


La vie ne tient qu'à un fil.
Thomas & Rose & Alaska ♥

    Je m'étais réveillée tombant sur le visage de Thomas, regrettant trop tard mon geste. J'en avais eu tellement marre et malgré ma première tentative qui ne remontait qu'à à peine un mois au grand maximum, je l'avais refais. Rose m'avait accompagné cette fois. J'avais fais une énorme connerie. J'avais merdé. J'avais essayé de jouer à la fille qui allait bien et à qui la vie souriait enfin, mais ce n'était pas le cas. Je n'étais pas encore assez stable et les chances que je le sois un jour étaient beaucoup trop éloignées d'aujourd'hui. J'avais expliqué la situation à Thomas, essayant d'articuler vainement mes mots entre mes sanglots et il avait comprit. Devant moi, puisque j'étais couché sur le côté face à Thomas, je savais que Rose était réveillée et entre le moment où je lui ai posé mon ultimatum et sa réponse, j'ai laissé mon regard fixer ses traits détendus, en espérant la voir se réveiller et ainsi retarder l'échéance. Mais ce ne fût jamais le cas. Quand il prit la parole, je le relevais le visage et le regardais, essayant de sonder son regard. Mes yeux ne le lâchaient plus. Lui aussi pleurait. C'était la première fois que je voyais des larmes sortirent de ses yeux et ça me blessa, parce que j'étais l'unique responsable de tout ça. Il allait partir, je le savais et je ne voulais pas perdre son visage. Même s'il devait s'en aller, je devais garder son souvenirs quelque part dans ma tête. Il m'avait promit de revenir, plus tard quand j'irais mieux. Mais comment allait-il savoir quand tout repartirait droit s'il n'était plus là ? Je fermais les yeux, pinçais mes lèvres et acquissais. Que pouvais-je faire d'autre de toute manière ? Je lui avais posé un ultimatum. Partir ou rester. Il avait fait son choix. J'entendais sa respiration et pour la dernière, je tentais de caler la mienne sur la sienne. Dans l'effort vain de me calmer et d'empêcher mes larmes de sortir et de lui montrer encore une fois ma faiblesse, quelqu'une m'échappèrent et il dût les voir. Je voulais tendre la main, prendre la sienne et la serrer de toute mes forces et lui faire promettre de rester, mais ça aurait été aller à l'encontre de ce que j'avais dis plus tôt. Puis, sa chaise racla le sol et ses pas s'éloignèrent, me brisant complètement. Il partait. Je serrais mes paupières l'une contre l'autre et une larme roula sur ma joue. J'avais joué à la conne, préférant arrêter ma souffrance plutôt que d'essayer de le retenir. Je n'étais qu'une égoïste dans le fond et je ne récoltais que ce que j'avais semé. Des pleurs tombèrent sur mes joues quand la porte se referma sur sa silhouette et j'essayais de me contenir quand même.

    J'avais complètement perdu la notion du temps. Plus rien n'avait d'importance maintenant. Pendant de longues minutes les larmes avaient coulé, s'égrenant lentement au même rythme que les secondes. Thomas était partit. J'avais toujours aussi mal. À quoi ça servait de faire tout ça ? À rien. J'essayais de faire une mise au point sur ce qu'il m'avait. Il reviendrait quand j'irais mieux. Mais quand ? Ça pouvait prendre des années pour que je me remette complètement de tout ça. Ça n'arriverait pas demain, ni dans un mois ou deux. Peut-être dans un an, voir plus. Je soupirais et fermais les paupières, mais j'en étais incapable, parce que je revoyais son visage à mon réveil et je me détestais d'avoir fait ça. C'était tellement idiot et lâche et stupide. Un soupir a été lâché à côté de moi et dans un geste lent, j'ai décollé mes yeux du plafond et j'ai tourné la tête vers Rose. Je la fixais, la regardant se réveiller doucement comme moi quelques instants plutôt. Elle ne voulait plus vivre, elle allait restée là. Elle a tourné ses yeux vers moi et j'ai légèrement souris, heureuse malgré tout de la revoir parmi nous. J'allais avoir besoin d'elle, c'était une évidence.

    Alaska Tu m'as manqué aussi …

    Les larmes sont remontées au bord de mes paupières et j'ai tenté de les ravaler. L'électrocardiogramme continuait son bip insupportable à côté de moi, signifiant que le temps passait. Il se mélangeait à celui du tic-tac de l'horloge. Je me suis redressée dans mon lit, sans jamais la lâcher du regard. Mon visage se déforma sous une grimace de douleur à cause de mon poignet bandé. Je me demandais bien qui avait put nous retrouver baignant probablement dans notre sang. Mon coeur était lacéré de toute part et ça faisait mal. Partout. J'ai poussé un soupir et passé une main dans mes cheveux, avant de plonger mon regard dans le sien.

    Alaska Ça fait longtemps que tu es réveillé ?

    Je savais qu'elle avait entendu notre discussion de tout à l'heure, mais j'avais voulu croire que ce n'était pas le cas. Je l'avais su sans m'en rendre compte qu'elle était réveillée, mais incapable de bouger pour le moment. Finalement, ça avait été mieux ainsi. J'ai soupiré une nouvelle fois et les larmes sont tombées de mes yeux, lentement. Elles lacéraient ma peau à chaque millimètre parcouru, seul reflet de ma peine. Dans un geste lent, j'ai posé mes pieds au sol, frissonnant en sentant le carrelage trop froid de notre chambre. Les larmes continuaient leur route, laissant des sillons sur mes joues. Elles tombaient au sol ou sur cette horrible chemise d'hôpital. D'une main habile, j'ai débranché les machines, comme si je les connaissais par coeur. Après avoir émit un long bip, elles se sont arrêtées. J'ai parcouru les quelques mètres, très maigre, qui nous séparaient d'un pas hésitant, tremblant comme une feuille sur mes jambes. J'étais trop faible, mais j'avais besoin d'être dans ses bras et ça c'était inexplicable. Une force m'empêcha de tomber alors que quelques minutes plutôt, je m'étais lamentablement ramassé sur le carrelage, me roulant en boule par terre. C'était Thomas qui m'avait ramassé et remit sur mon lit. Je suis arrivée à destination et lentement je me suis hissé sur son lit. J'ai essayé de me faire de la place, sans la bouger ou la brusquer. Ma tête a finalement trouvé sa place sur son épaule et j'ai donné un petit coup sec, libérant les seringues plantées dans ma peau. J'ai légèrement grimacé en sentant les petits pics de douleurs à ces endroits. Dans pas longtemps, j'aurais mal, mais c'était tout ce que je méritais. J'ai senti une larme rouler et c'est à ce moment que je me suis rendue compte que pendant mon effort, elles avaient arrêté de couler. D'une voix basse et rendue rauque par les larmes, j'ai lâché ma vérité, comme une bombe.

    Alaska Il est partit …

    Un nouveau sanglot a déchiré ma poitrine et pour la première fois depuis qu'il m'avait tourné le dos, pour la première fois depuis qu'il était sortit, je laissais libre court à ce chagrin que j'avais tenté de retenir face à lui. Il n'était plus là, il venait de partir. C'était ma réalité, ma vérité. Je l'avais perdue à trop souvent jouer à la conne. J'avais laissé le seul qui avait de l'importance dans ma vie, partir. Mais à quoi cela aurait-il servit de le retenir ? À rien. Mes pleurs étaient la seule chose qui comblaient le silence trop pesant de la chambre.
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→ J'AIME PAS : Les grogniasses, les machos, ta soeur peut-être et puis le pape allez.



MessageSujet: Re: You jump, I jump. Right ? || {Thomas & Rose ♥ [T]   Ven 17 Juin - 11:49


on a parfois du mal à admettre que la vie est belle et qu'on peut peut-être s'en sortir, on préfère les solutions de facilité, la fuite et la lâcheté. i'm hiding behind the shadows.

    Lorsque je m’étais réveillée, j’avais sentie tout le mal que j’avais fait. Que je m’étais fait et que j’avais fait à Thomas. Et à Alaska. Parce que c’était en partie ma faute si elle avait fait ça. C’est qui qui avait débarqué chez elle presque en larmes? C’est qui qui lui a raconté sa vie de merde ? C’est qui qui lui a fait ressortir ses problèmes de l’endroit où elle avait mit du temps à cacher ? C’est qui qui lui a dit qu’elle a faillit se foutre en l’air à cause d’un homme qu’elle aimait et qui n’en avait plus rien à battre de sa pauvre petite personne ? C’était moi tout ça. Tous ces personnages réunis. C’était moi qui avait provoqué tout ça en elle, dans son cerveau. J’avais fait resurgir son mal être en même temps que le mien. Je me sens idiote et terriblement coupable. J’aurais dû rester seule dans mon appartement miteux, à me tailler les veines un peu plus chaque jour et à me torturer le cœur de piques invisibles. J’aurais dû faire ça. Et prétendre que tout allait bien lorsque je rencontrais des personnes proches, Alaska ou encore Joyce. Joyce… qu’est ce que j’allais lui dire ? Elle finirait bien par s’en apercevoir, je ne pouvais pas lui cacher une chose si « terrible » comme dirait les autres. Moi je ne voyais pas ça comme terrible. Quand on a peu de choses à perdre et rien a regretter, le tout agrémenté d’une envie d’échapper aux soucis, on ne réfléchis pas à deux secondes, on s’aide comme on le peut. Pour apaiser sa souffrance. Pour apaiser le dégout de la vie qui coulait dans notre sang. Alaska n’aurait pas dû passer par là. Elle commencer à se sentir mieux. Et Thomas était là pour l’aider à aller mieux. Je l’ai senti lors de leur discussion. Elle ne me racontait pas tout, mais je l’avais su, je venais de comprendre. J’avais l’horrible sensation d’être un parasite. J’avais détruit leur bonheur à la minute où j’avais débarqué. Je ne méritais pas Alaska, je ne méritais pas l’amour qu’elle me portait. C’était la fille bien, la fille qui devait continuer de vivre dans le roman, j’étais la méchante qui devait crever pour ne plus influencer la gentille. En plus du fait que j’avais l’impression qu’on me faisait une séance d’acuponcture dans tout le corps, je sentais le mal-être d’Alaska à travers moi.


    J’avais fermé les yeux. Ils me brûlaient. La lumière me brûlait la rétine. Combien de temps avais-je dormi ? Combien de temps Alaska avait-elle dormi ? Pourquoi je n’avais pas pu intervenir lorsque Thomas était là ? Tant de questions se bousculaient dans ma tête. Elles étaient tellement nombreuses que j’en avais mal au crâne. Elles étaient aussi en bon nombre sans réponses. Je n’avais envie que d’une seule chose en ce moment précis, c’était de me rendormir et de retrouver ce trou noir, là bas je n’avais mal nulle part, et je pensais au ralenti, c’était certainement le même effet dans que Jimi Hendrix avait eu dans sa tête au moment de l’overdose. Démuni de sensation, l’aspect d’une larve qui n’avançait pas. Les réflexes divisés par cinq. L’impression que quelqu’un d’autre habitait notre corps. Je connaissais ces effets, c’était les mêmes effets que j’avais ressentie lorsque je me défonçais auparavant, c’était d’ailleurs peut-être pour ça que j’avais envie de retourner me réfugier là dedans pour fuir la réalité. Autrement dit, le fait que j’étais réveillée et que je ressentais tout ce que j’avais fait, que je reprenais conscience sur ce qu’on avait fait je ne sais combien de temps auparavant. J’avais toujours fuis, et encore maintenant je fuyais. Je fuyais le passé. Je fuyais ma vie. C’était d’ailleurs peut-être pour ça que je la ratais, où que j’allais. Je fuyais les fantômes de mon passé, je fuyais mes souvenirs. Je fuyais parce que j’avais peur d’affronter les problèmes. Je n’arrivais pas à les accepter. J’ai été lâche, je suis lâche et je resterai certainement une lâche si je ne me reprenais pas. Si je me laissais prendre par les décadences de la société. J’avais déjà touché le fond il y’a presque un an, je ne pensais pas qu’on pouvait tomber si bas. Je dois avouer que depuis ce temps je me suis un peu, rien qu’un peu reprise. Je devais retrouver un brin de stabilité. Trouver la force de remonter seule. Sans personne. Pour prouver à tous ceux qui m’avaient aidé à m’enfoncer que je pouvais me relever sans avoir à les supplier. Je devais être forte. J’avais envie d’être forte. Mais c’était tellement dur de faire tout ça tout seul après deux tentatives de suicide. Et il y avait Alaska. Que je m’étais promis de protéger. Je me voyais mal devoir lui expliquer mon passé. Elle ne connaissait rien de vie à Paris. Elle savait ce que je lui avais dit le soir ou nous avions décidés de mettre fin à la souffrance. Le soir où nous avons toutes les deux pensé que la mort était un bon remède. Il était étrange d’avoir voulu en finir pour avoir soudain l’envie de s’en sortir. Mais peut-être que cette envie n’était que passagère. Je pouvais déduire que ce n’était que passager. Parce que j’avais l’habitude des décisions que je prenais mais que je ne respectais pas. Jamais l’habitude des choix que je prenais mais que je ne tenais pas. J’avais l’habitude de changer d’avis. J’avais l’habitude de mes changements d’humeurs. J’avais l’habitude d’être lunatique et indécise. C’est pour ça que je déduisais que cette idée subite n’était que passagère pour le moment. J’étais trop faible pour pouvoir penser ça. Trop faible, trop cassée, trop détruite pour songer se battre et s’en sortir. Tout allait arriver progressivement. Et peut-être même que cette idée sortira aussi subitement de ma tête qu’elle l’était arrivée. Peut-être qu’au final je réessayerai. Qui pourra m’en empêcher, cette décision n’appartiendra qu’à moi. On pourra me faire douter. Voire même me faire changer d’avis, mais ça sera peut-être trop tard. On dit toujours que tout est écrit à l’avance. Je dois avouer que parfois j’y crois mais que les autres fois je me dis que c’est nous, et uniquement nous, qui décidons de nos actes. C’est nous et nous seuls qui écrivons notre histoire. Tout dépendait, c’était à choisir.


    J’ai rouvert les yeux après avoir soupiré. Même le simple fait de respirer me faisait mal dans tout le corps. J’étais arrangé de partout. Par contre, j’avais l’impression de tout entendre en puissance dix. C’était vraiment très étrange. J’ai tourné doucement la tête vers Alaska. Et lorsque j’ai ouvert la bouche et que j’ai entendu ma voix j’ai cru avoir changé de corps. J’étais un mec ? Ma voix était tellement rauque qu’on avait du mal à comprendre ce que je disais. Je me suis raclée la gorge doucement. Et j’ai sourit lorsqu’Alaska m’a répondu. Pourquoi me souriait-elle ? Elle voyait seulement ce que je lui avais fait faire inconsciemment ?

    « Je suis désolée Aly… »

    Je reconnaissais un peu mieux ma voix maintenant. Je voulais qu’elle sache que je n’avais jamais voulu la pousser à faire ce qu’on a fait à deux. Je voulais lui montrer que je m’en voulais. Jamais je n’aurais voulu qu’elle se retrouve dans la même chambre d’hôpital que moi, dans une de ces robes hideuses. Je le voyais. Je voyais très bien qu’elle était dans tous ces états, et ça devait déjà être le cas avant ce que Thomas lui a dit. Elle était presque en train de pleurer. En plus du fait que mon corps soit endolori, j’avais mal au cœur maintenant. Il se serrait. C’était comme la crampe de tout à l’heure, elle me bouffait de l’intérieur. Et bien j’avais cette impression mais avec mon cœur cette fois. Elle m’a posé une question, avant de répondre, je déglutie.

    « Je me suis officiellement réveillée environ quelques secondes avant que tu ne remarques que je m’étais réveillée.. »

    Elle s’était levée. J’avais envie de lui dire de rester là bas, parce qu’elle devait être comme moi encore, trop faible, beaucoup trop faible. Mais je ne savais pas ce qu’elle voulait faire. Quand je l’ai vu débrancher les machines, ce qui a dû faire un bien fou à nos oreilles endolories, j’ai souris. Et quand je l’ai vu se diriger vers mon lit j’ai chuchoté plusieurs petits « doucement, va pas trop vite. » Je n’avais pas envie qu’elle tombe ou qu’elle fasse de trop gros efforts. Par ma faute encore et toujours. Et quand elle est arrivée devant mon lit je me suis reculée pour lui laisser de la place, difficilement parce que moi aussi j’avais mal partout lorsque je bougeai. Bouger de dix centimètres avait été pour moi un gros effort, j’avais l’impression de me retrouver le lendemain d’un marathon, des courbatures partout.

    « Les infirmières vont certainement bientôt venir. Elles vont remarquer que deux électrocardiogrammes ont étés débranchés. »

    Mais on s’en foutait de ça en réalité. J’ai aspiré une longue bouffé d’air et je l’ai regardé se blottir contre moi. J’ai retiré en vitesse mon bras, dans lequel étaient planté ces foutues seringues pour le reposer au dessus de son épaule. J’ai fermé les yeux et j’ai respiré son odeur. L’avoir à côté de moi me faisait encore plus mal à vrai dire. Je sentais ses larmes couler. Je l’entendais renifler. J’avais une boule dans la gorge. Toute la réalité de l’instant me revenait en pleine face. J’avais presque envie de fuir encore. Mais quelque chose me retenait ici. Je voulais rester avec elle. J’avais le pressentiment qu’elle voulait me parler. Mais je savais que malgré tout, je lui faisais du mal. J’étais une substance nocive pour elle. Pour son bien je devrais disparaître avant qu’il ne soit trop tard.

    Et puis, elle a lâché ce que je savais déjà. Thomas était partit. Je l’ai serré fort dans mes bras, même si tous mes muscles étaient incapables de réagir sans me projeter une douleur atroce dans tout le corps. J’ai caressé ses cheveux d’une façon protectrice et je lui ai chuchoté :

    « Je sais, j’ai entendu.. avant que je sois officiellement réveillée.. Il reviendra. Il te l’a dit. Et je le sais. Il ne peut pas partir comme ça et t’abandonner. Il en serait incapable. Quand je l’ai vu pour la première fois et que je vous ai vu ensemble, j’ai remarqué toute la tendresse et tout l’amour qu’il y avait entre vous. J’ai beau vous avoir vu une seule et unique fois ensemble et ce pendant un très court instant, j’ai vu à sa façon de te tenir la main qu’il était sincère. Inoffensif. Il n’a rien à voir avec Adriel. Lui, quand je l’ai vu, je suis tombé amoureuse, mais je savais d’avance que j’allais en baver et souffrir. Alors crois moi, Thomas reviendra. Il te l’a même dit, et pour ce que j’ai entendu, je peux te dire que c’st un gars bien. Personne ne m’aurait dit quelque chose de similaire. »

    J’ai resserré mon mes bras autour de son épaule. Je voulais qu’elle sache que j’étais là, mais j’avais peur de continuer à lui faire du mal en restant ici. Je ne pouvais pas me le permettre. Mais il fallait que je reste avec elle. Encore un peu. Je ne serais pas capable de disparaître comme ça d’un coup. J’ai sentie une larme couler sur ma joue. J’ai fermé les yeux. Ça me faisait toujours mal. J’avais l’impression que mes yeux étaient ouverts depuis une éternité… Je me suis mordu la lèvre, difficilement. Et dans un effort, j’ai essuyé ces larmes qui commençaient à décorer mon visage.


    « Je suis désolée Aly, c’est en partie ma faute. Je m’en veux tellement, je suis désolée. »


    Et finalement je n’ai pas pu les essuyer toutes, parce qu’elles se sont d’un coup mise à couler plus nombreuses. C'est à cet instant que les infirmières ont débarqués.

    « Quelque chose ne va pas mesdemoiselles ?!»

    J'ai regardé la petite blonde avec un de mes regards qui lançaient des éclairs et j'ai rétorqué:
    « Il paraît qu'on est encore vivantes. Donc, tout va bien non? »
    Elle m'a regardé étonné et à finalement répondu:
    « D'accord, je vous laisse alors, si vous avez besoin de quoi que ce soit...»
    « OUI, le petit bouton à côté du lit, je connais merci. On vous fera signe ! »


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MessageSujet: Re: You jump, I jump. Right ? || {Thomas & Rose ♥ [T]   Lun 20 Juin - 5:42


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    Thomas était là à mon réveil, mais j'ai vue à son regard, que ce n'était qu'une question de temps. Évidemment, il m'en voulait. Si les rôles avaient été inversé, je lui en aurais voulu de ne rien m'avoir dit. Mais dans le fond, je ne méritais que ça. Dans mon dos, je sentais que Rose était réveillée. Je n'étais pas face à elle, mais je le savais. C'était comme ça. Thomas m'a promit de revenir quand j'irais mieux. Mais comment serait-il que ça repartait définitivement droit ? Que fallait-il que je fasse pour qu'il revienne ? J'avais retenue mes larmes, avant de les laisser couler sur mes joues, à la fin de sa déclaration quand il est partit, définitivement. Puis Rose c'est réveillée quelques minutes plus tard. Je veux dire, vraiment réveillée. Elle était là et respirait. J'ai tourné la tête vers elle, souriant de la voir toujours parmi nous. Au moins, je n'allais pas perdre deux personnes aujourd'hui. Je secouais la tête quand elle me dit qu'elle était désolée. S'excuser de quoi ? De notre suicide ? N'importe quoi … Même si je regrettais, elle n'avait pas d'excuses à me fournir. Les larmes étaient au bord de mes yeux maintenant et quand elle m'a dit quand elle c'est réveillée, j'ai simplement hoché la tête pour lui montrer que je savais. C'était plus une question de routine qu'autre chose. Puis doucement, je me suis relevée, arrachant les fils à côté de moi. J'avais mal aux jambes, à la tête et au poignet, mais qu'importe. Je devais aller la voir. C'était un besoin inexplicable, alors sans la lâcher des yeux, encouragée par Rose, je me suis dirigée vers son lit, mes jambes me portant avec difficulté. Elle c'est déplacée et j'ai vue que ça lui coûtait de l'énergie. J'ai grimpé dans son lit et me suis blottis contre elle.

    Alaska J'en ai rien à foutre … Elles viendront.

    Je me suis accrochée à elle, comme une personne en train de se noyer le ferrait à une bouée de sauvetage. Elle a rapidement passée son bras autour de mes épaules, pour me serrer contre elle. Et la réalité m'a frappé en pleine face. Il n'était plus là … J'ai bafouillé mes mots entre mes larmes, souffrant plus que de raison. Ça fait tellement mal. Malgré la douleur qu'elle devait ressentir, elle m'a serré contre elle, me réconfortant. Je l'écoutais, mais je n'arrivais pas à arrêter les larmes. Ça nous trempait complètement, mais qui en avait quelque chose à foutre, maintenant ? Je me suis encore plus rapproché d'elle, essayant de maîtriser ma voix le plus possible.

    Alaska Mais quand va-t-il savoir que je vais mieux ? Comment il va pouvoir le deviner s'il n'est pas là ? J'ai besoin de lui Rose …

    Elle a resserré son étreinte sur moi et j'ai arrêté mes sanglots, reniflant juste et laissant les larmes couler. Ça fait mal … On est restée un moment comme ça et j'ai sentis que quelque chose n'allait pas. J'ai relevé un visage strié de larmes vers elle, pour la voir au bord des larmes. Puis elles ont coulé. Je me suis remis à ma place, me rapprochant encore plus. Je l'ai serré contre moi, essayant de la réconforter, moi aussi. Elle c'est excusée, encore une fois et j'ai vue rouge. Juste avant que je ne parle, la porte c'est ouverte sur des infirmières. Je n'ai pas eu la force de me bouger et vue Rose les a clairement envoyé chier. Malgré moi, malgré tout, j'ai souris contre elle.

    Alaska Arrête … J'aurais très bien put ne rien faire et … j'aurais très bien put ne pas attraper la lame et ne jamais le refaire.

    J'avais attendu que l'infirmière reparte pour parler. Ce n'était pas ses histoires, ce n'était pas elle qui était concernée. Rose ne l'était pas plus, mais elle était mon amie et elle avait promit d'être toujours là. Quoi qu'il arrive. J'avais toujours été là pour elle, et quand je l'avais vue arriver en larmes à mon appartement, j'avais eu mal. On avait souffert toutes les deux. On souffrait toujours. Cette tentative, c'était le résultat de longues années à se perdre dans notre propre merde. Oui, j'avais tenté de m'en sortir, mais j'avais abandonné trop vite et là, je réalisais. Mais je réalisais vraiment, je veux dire. Thomas venait de partir et j'avais perdu celui qui avait le plus d'importance à mes yeux, Rose, Charlie et Miles, exceptés, à cause de ma douleur. Je laissais mon bras passer sur son ventre et l'entourais pour la serrer un peu plus contre moi. J'avais besoin d'elle. Malgré les larmes qui continuaient leur chemin sur mes joues, j'ouvris la bouche pour parler. J'avais ce besoin de savoir et de connaître une réponse. N'importe laquelle ?

    Alaska Pourquoi ça fait mal, Rose … ?

    Douleur physique et intérieur. Je tentais de me relever sur mes bras pour la regarder, mais ils tremblaient tellement que je me laissais retomber comme une masse à ses côtés. Je fermais les yeux et mordis ma lèvre en sentant la douleur monter dans mon poignet. Je laissais les larmes couler sur mon visage, sans retenue. Je n'en avais plus de toute manière. Je posais mon poignet mutilé contre mon cœur et serrais mes doigts sur la blouse. Tentative vaine de d'empêcher mon organe de continuer à se fissurer. Je soupirais et enfouis ma tête dans l'oreiller à ses côtés mes yeux fermés. Je n'osais plus bouger. Le temps passait, lentement et moi je subissais cette douleur qui grandissait encore plus de secondes en secondes. Je remontais mes genoux contre ma poitrine et rouvris les yeux, les accrochant sur un objet dans la chambre.

    Alaska Je sais pas à quoi tu penses, Rose. Je sais pas si tu te dis que tu mérites pas de rester là ou que tu dois partir, j'en sais rien. Mais regrette pas de t'avoir connue … J'pourrais pas le regretter. Malgré ce que tu pourrais penser, tu compte pour moi Rose … Ça, c'est … du n'importe quoi. C'est des mensonges mis bout à bout. Il l'a dit … J'me noies dans mes conneries. C'était juste un concours de circonstances que tu sois là, à ce moment. Je l'ai déjà fais une fois. T'étais pas à la maison, mais j'ai essayé de me suicider et ce n'est pas de ta faute. J'allais mal, mais je l'ai caché à toi, à Thomas, à tout le monde. J'me suis même convaincue que j'allais bien, mais en fait. Si tu n'avais pas été là, je l'aurais fais quand même Rose … Alors culpabilise pas pour ça. T'en veux pas pour ça, et me laisse pas toi aussi …

    Ma voix était devenue rauque à cause des larmes et je soupirais, en étouffant un sanglot. Ma prise se resserra sur la chemise que je portais et de mon autre main, j'essuyais les larmes qui coulaient à présent en abondance. J'étais tellement mal et j'avais tellement mal. Partout. À tel point que je ne savais plus du tout où donner de la tête pour ressentir la douleur. Comme si, elle était partout en même temps et qu'une seule personne ne suffisait pas pour souffrir. Je fermais les yeux, libérant d'autres larmes.
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MessageSujet: Re: You jump, I jump. Right ? || {Thomas & Rose ♥ [T]   Mar 21 Juin - 3:43


il l'a laissera pas tomber, il est si fragile et il l'aime. ( i'm hiding behind the shadows.)


    Elle semblait intriguée par mes dires. Mais pour moi il n’y avait pas de doutes possibles là-dessus. Je ne connaissais pas vraiment Thomas, mais je sentais au fond de moi qu’il n’était pas capable d’abandonner Alaska. Il avait eut cette intonation dans la voix.. j’avais beau ne pas l’avoir vu, j’imaginais parfaitement ses lèvres trembler lorsqu’il lui avait dit qu’il partait. On pouvait remarquer qu’il tentait de contrôler sa voix. Pour éviter de bafouiller et de laisser ses émotions prendre le dessus et l’empêcher d’avoir l’air autoritaire. Ça se voyait comme le nez au milieu de la figure qu’il ne pouvait pas faire de mal à une mouche. Il n’était pas capable de faire souffrir Alaska. Vraiment incapable. J’aurais pu faire de la synergologie et étudier le comportement des gens. Ça m’intéressait et de plus, je n’avais pas eu besoin de faire des années d’études pour remarquer qu’aimer Adriel finirait par me perdre… Que c’était dangereux. Je n’ai pas besoin de m’être tapée des années d’études pour constater que Thomas était tellement amoureux et fragile intérieurement pour abandonner la femme qu’il aimait tant. J’avais pas besoin de tout ça moi. C’était des choses que je sentais. J’avais prit l’habitude d’analyser le comportement des gens, où que j’étais. Enfin, pas en boîte de nuit parce qu’en général je suis torchée… Et c’était peut-être à cause de cette capacité ou ce don si je peux dire que j’ai un caractère très froid et distant. Je ne voulais pas qu’on s’introduise à l’intérieur de ma carapace tant que je n’analysais pas les personnes qui semblaient menaçantes. Si les gens me semblaient hypocrites, je les envoyais balader. Si ils me semblaient cacher quelque chose qui m’intriguais, j’essayais d’aborder le sujet, si ils me semblaient sincère, je m’adoucissais un petit peu. Et si la personne semblait comme moi, soit caractérielle ou soit fragile au fond et complètement paumée, j’allais plus loin. Je faisais ça depuis mon adolescence, aujourd’hui j’étais consciente que ce n’était pas un « don » inutile. J’avais développé cette capacité non sans peine et aujourd’hui le travail fourni portait ses fruits.

    Bordel, je parlais de synergologie alors que l’actuelle scène était censée être dramatique, Alaska et moi venions de nous réveiller parce que des médecins se sont acharnés à nous garder dans ce monde. Certains ont peut-être même lutter contre la fatigue pour faire tout ce qu’ils leur étaient en possession afin de nous ramener à la vie et de nous empêcher de franchir le tunnel de la lumière. Thomas venait de dire à Alaska qu’il partait (mais tout ça c’était pour la faire réagir. Et qui sait même peut-être pour qu’elle se rende compte que j’étais une mauvaise influence.) Je n’avais pas eu le temps d’analyser ça. Mais en même temps, j’étais à cheval entre la vie et la mort. J’avais un mal de chien partout et le moindre son résonnait dans mon crâne à me donner envie de me tirer une balle pour entendre une ultime détonation puis le silence apaisant illimitée. J’ai regardé Alaska, un petit sourire aux lèvres.


    « Il le sentira. Il sentira quand tu iras mieux. Et il le saura, alors c’est à ce moment qu’il viendra. Pourquoi tu crois qu’il est venu ? A mon avis ce n’est pas parce que l’hôpital à appelé. Sinon il y aurait eu d’autres personnes à nos côtés maintenant seulement. Il est venu parce qu’il a senti que quelque chose clochait. Comment dire, vous êtes comme.. liés ? Non pas que je suis niaise et que je crois en toutes ces conneries qu’on rabâche pour rendre l’amour plus… commercial ? Je dis ça parce que c’est mon avis. Je pense que c’est pas faux en fait, on peut être lié à quelqu’un qu’on finira par trouver un jour. Et il était déjà en route quand l’hôpital l’a seulement appelé. Je sais que tu as besoin de lui. Mais il te l’a dit, tu lui faisais peur d’agir comme ça. Et il sait que tu l’aimes et que s’il n’est pas là, tu ferras en sorte de le satisfaire. Comme pour te consoler et te persuader qu’il reviendra. Il est pas idiot Thomas. »


    C’est grâce à ça que je m’étais rendue compte qu’Adriel, la source de mes problèmes n’était pas ma réelle âme sœur. Si ça l’avait été il ne m’aurait jamais abandonné si longtemps et aurait débarqué aux moindres soucis. Et des soucis j’en avais eu énormément en son absence. Pendant qu’il se faisait dorloter par une pute qu’il n’aimait pas, moi je me faisais courser par des flics parce que j’étais considérée comme une SDF et que je traversais les frontières sans passeports. Ou encore parce que j’avais été aperçue en possession de drogues. J’avais passé de nombreuses soirées en cellule de dégrisement, même plusieurs jours. C’était là qu’il aurait du intervenir. C’est là que j’avais remarqué qu’il n’était pas mon âme sœur. Mais j’espérais toujours, je me disais que lui aussi s’était fait prendre lorsqu’il avait prévu venir me rejoindre. Il avait bien réussit à me retrouver à Buenos Aires. C’était ça qui m’avait consolé, je me disais que si, c’était bien lui. Qu’il avait essayé tant de fois de venir m’aider mais qu’il n’avait pas pu. Pourtant quand on aime vraiment, on n’a pas peur du risque. S’il m’avait vraiment aimé, il n’aurait pas eu peur de dire à son père qu’il ne voulait pas épouser Sissi.
    Je pleurais maintenant, tous ces souvenirs avaient le don de me mettre dans tous mes états, la preuve j’étais dans un lit d’hôpital à cause de ces derniers.
    Et puis elle m’a dit qu’elle aurait très bien pu le faire si je n’avais pas été là. Elle aurait peut-être été capable de le faire, mais pas dans l’immédiat. J’étais persuadé que c’était à cause de moi parce que j’ai fais ressortir ses propres souvenirs à la con en même temps que les miens. Je ne lui ai pas répondu, qu’est ce que je lui dirais ? Il n’y avait rien à dire. Je me contentais de la garder dans mes bras, tant que je le pouvais. Les larmes coulaient le long de mes joues. Nos sanglots se mêlaient. Nos respirations étaient simultanées. On se calait l’une sur l’autre sur les respirations voisines. Et puis elle m’a demandé pourquoi ça faisait mal. A vrai dire j’essayais de me concentrer sur autre chose pour ne pas sentir la douleur physique. Je me concentrai sur la douleur mentale en réalité, je pensais que peut être comme ça, elle disparaîtrait… Je l’ai vu se redresser et j’ai chuchoté un petit « doucement, tu vas te blesser encore plus. » Mais soit elle ne m’a pas entendu, soit elle n’en a fait qu’a sa tête, dans les deux cas, c’était possible.


    « Ça fait mal à l’intérieur parce qu’on est toujours surpris du regard des autres sur notre comportement. Et peut-être parce que tu ne t’y attendais pas. J’ai mal aussi. Et je pense que c’est parce qu’on a fait remonter de vieux souvenirs douloureux qu’on aurait préféré enterrer jusqu'à la fin de notre vie. »


    Je l’ai regardé, nos deux regards emplis de larmes se croisaient. Je ne savais pas si ce que je disais avait un sens, mais je l’avais toujours vu comme ça. J’avais mal au fond de moi depuis des années et au fil du temps j’en avais déduis que c’était dû aux souvenirs que je n’arrivais pas à cacher. C’était peut-être aussi parce que pendant ce temps je n’avais pas eu de « proches ». Personne n’était là pour me soutenir et me gronder lorsque je faisais une connerie. Pour m’aider à me changer les idées. Aux yeux des gens j’étais la fille dépressive qui voulait rester dans sa merde. Ça c’était parce que je n’allais pas bien et quand je n’allais pas bien, j’étais désagréable…


    « Je regrettes pas de t’avoir connue et tu comptes tellement pour moi aussi. Mais je sais que c’est en partie de ma faute si tu as été poussé à faire ça. C’est vrai, je suis arrivée en chialant, je t’ai parlé de mes problèmes et ça t’a rappelé les tiens. Si je n’avais pas été là, tu n’aurais peut-être pas pensé à ça et tu ne serais pas ici à mes côtés mais chez toi à la maison. Et Thomas n’a pas dit que tu te noyais dans tes conneries, mais dans tes mensonges. Il doit s’en vouloir lui aussi de ne pas pouvoir t’aider comme il le voudrait. Et il voudrait que tu lui dises si ça ne va pas pour qu’il puisse t’aider et pas se sentir impuissant. Je suis là moi aussi. Et je sais qu’on est tous passé par cette période dans notre vie. Certains n’y passe qu’une fois, d’autres la frôlent seulement et il y en a certains qui s’empêtrent là dedans. Mais ils finiront toujours par en sortir. Par se relever. Je veux qu’on puisse se relever. Si on a survécu, c’est certainement parce qu’on a encore des choses à faire et que ce n’était pas notre heure. »

    D’où me venait cette inspiration à l’envie de s’en sortir ? D’habitude je n’avais aucune volonté dans ces moments là. Mais, est-ce que c’était crédible au moins ?

______________________


(c) PRETTY YOUNG THING & Morphine.

forever young
si tu as peur du sommeil et que passe le temps, si tu aimes l'automne vermeille, merveille rouge sang, si tu as peur de la foule mais supporte les gens, si tes idéaux s'écroulent le soir de tes 20 ans. mais si tout ne se déroule jamais comme dans tes plans, si tu n'es qu'une pierre qui roule, roule mon enfant.
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MessageSujet: Re: You jump, I jump. Right ? || {Thomas & Rose ♥ [T]   Mer 29 Juin - 4:42


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    Si on se donne la mort plusieurs fois et qu'au final, on se réveille toujours et qu'on s'en sort, qu'est-ce que ça veut dire ? Qu'elle ne veut pas de nous ? Que notre heure n'est pas encore arrivée ? J'aurais pus passer sous un rouleau compresseur, j'aurais eu la même sensation de douleur physique. Ça fait mal. Affreusement et horriblement mal. Tout le temps. C'est pas par moment, c'est des vagues constantes, qui s'écrasent sur les récifs de mon cœur et puis des fois, il y en a plusieurs qui arrivent avec plus de force, plus de mal et ça blesse plus qu'une autre. On ferme les yeux et on veut seulement oublier et ne plus penser à rien. J'ai déjà essayé et ça ne sert à rien d'espérer ça, parce que même si on se « déconnecte » ça ne change rien. Ça fait toujours mal et on entend toujours des bruits, qui nous disent qu'on est encore en vie. Et qu'on le restera. Notre heure n'était peut-être pas encore arrivée à Rose et moi. En même temps, nous avions vingt-et-un et dix-neuf ans, mais ça n'empêchait rien. Des enfants étaient des morts-nés. Je fermais les yeux, ravalant mes larmes, écoutant Rose.

    Et s'il ne le sentait pas ? S'il trouvait quelqu'un d'autre, une personne mieux ? Après tout j'étais quoi à part une fille avec des tendances suicidaires qui effrayaient celui qu'elle aimait ? Je laissais quelques larmes rouler sur mes joues, fatiguée. Je n'avais même plus envie d'essayer de les retenir ou quoi que ce soit. Je voulais croire en ce que Rose me disait, je voulais qu'elle me dise la vérité, mais je n'arrivais pas à imaginer un seul instant que tout ça, tout ce qu'elle me disait pouvait être vrai. De toute manière, avec ou sans elle, j'aurais recommencée. J'avais mal tout le temps, mais j'avais pris l'habitude de ressentir ça. Au même titre que mon coeur, que mon âme, que mes doigts de pieds, cette douleur faisait partie de moi. Je secouais la tête, me redressant sur mon bras. Je grimaçais en sentant la brûlure de ma coupure. Je secouais ma tête de gauche à droite à ce qu'elle me disait. Pas cette peine là. Je la connaissais et j'avais appris à vivre avec. J'ai plongé mes yeux embués de larmes, simple reflet des miens.

    Alaska Pas ça … pourquoi ça fait mal de savoir que Thomas est partit et que je le reverrais un jour, mais je ne sais pas quand ? Pourquoi son absence, aussi courte, me fait mal ?

    Je me laissais retomber à ses côtés, lavée de toute force. Carapace humaine avec un coeur battant, je ne sais comment, vidée de toutes forces et de tous sentiments. Je reposais ma tête sur son épaule et me réinstallais convenablement, en essayant de ne pas lui faire mal. Ma douleur, je m'en fichais. Mon mal-être n'avait pas d'importance. Mon coeur se serra encore une fois dans ma poitrine et je lâchais un espèce de petit cri, mélangé au flot de larmes qui arrivait. Je tentais de me contrôler, de reprendre le dessus sur cette nouvelle vague de mal qui essayait de me noyer, de m'entraîner vers le fond. Sous ma main droite, j'avais un morceau de tissu. Je le serrais de toutes mes forces, allant jusqu'à en faire blanchir mes jointures. Je m'accrochais à la vie, comme ça. Les larmes me coupaient la peau, glissant dans mon cou. Je peinais à reprendre mon souffle, pourtant j'y parviens. Je me relevais ma tête quand Rose parla et l'écoutai. Un léger sourire naquit sur mes lèvres. Elle ne pensait un seul mot de ce qu'elle disait à la fin. Je secouais la tête de gauche à droite et posais mes yeux sur son visage.

    Alaska Tu crois pas un seul mot de ce que tu dis, pas vrai ? Me noyer dans mes conneries ou mes mensonges, c'est pareil pour moi. Je lui mentais, je lui disais que j'allais bien, que c'était fini et c'était à moitié vrai.

    Je laissais ma tête retomber contre elle. Je crois qu'au fond de moi, je n'avais même plus la force de me battre pour rester en vie. Pourtant il y avait quelque chose qui me retenait ici, mais quoi ? Je n'en savais rien. Peut-être le fait de savoir que Thomas reviendrait à un moment donné. Ou autre chose, je soupirais et fermais les yeux, laissant le sommeil m'engourdir complètement. Je lâchais un petit soupir et resserrais ma prise sur Rose, comme pour l'empêcher de partir. Je ne voulais pas qu'elle m'abandonne elle aussi. Je sentis les larmes remonter à mes yeux, mais je m'obstinais à vouloir rester endormie pour trouver un peu de repos et de paix, avant de continuer à souffrir.

    Spoiler:
     
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MessageSujet: Re: You jump, I jump. Right ? || {Thomas & Rose ♥ [T]   Mer 6 Juil - 1:33


il suffit simplement de tenir bon parfois. ( i'm hiding behind the shadows.)

    C’était étrange. J’avais comme l’impression que cette tentative était la goute d’eau qui faisait déborder le vase. J’étais passé par une overdose. Miles m’avait retrouvé et emmené à l’hôpital. J’étais passé par une envie de sauter par la fenêtre. Chose que je n’avais pas faite puisque j’ai écouté ma raison et les souvenirs qui m’ont gardé sur le rebord de fenêtre. Et maintenant, au bout de la troisième tentative (plus celles que j’avais faite lorsque je m’étais arrêtée à San Fransisco il y a un an passé lorsque je perdais espoir) je me retrouve à prendre conscience que la vie n’est pas donné à tout le monde. Il faut se battre oui. La vie est un combat. Et aujourd’hui, j’avais conscience que j’avais envie de me battre. J’avais envie de dire stop. J’avais envie de me sortir de la merde dans laquelle j’étais depuis des années. J’avais envie de me sortir de cette merde, celle ou personne ne m’avait encore aidé à m’en tirer. J’avais toujours dû tout faire seule. Et parfois je me sentais terriblement seule. D’où ces envies de suicides. Mais aujourd’hui, il y a ce déclic. J’ai beau avoir mal partout. Etre vidée de toutes mes forces. Il y a une petite étincelle en moi qui était caché jusqu’alors et qui se ravive de minutes en minutes. Je n’avais pas envie de me faire des films, mais je pensais que cette fois-ci ça serait la bonne… Etrangement je semblais déterminé. Mais je ne savais pas encore ce que j’allais faire pour m’en sortir. J’ai tourné la tête vers Alaska, une de ces crampes aux cervicales m’arracha une grimace. Il fallait que je l’aide. Elle n’allait pas bien. Mais avant de l’aider je devais retrouver de la stabilité. Je ne pouvais pas l’aider dans l’état où j’étais, même avec de la volonté ça ne serait pas convainquant. Ce n’était pas égoïste, bien que ça en ait l’air. C’était bien connu que je faisais passer ceux que j’aimais en priorité. Je voulais seulement d’abord y croire pour tester. Pour voir si ça en valait le coup ou non. Parce que j’étais la grande sœur et que je devais prendre soin de la petite, même si je l’avais entrainé dans cette histoire à cause de mes souvenirs à la con. Les souvenirs… combien de vies ont étés brisés à cause de ces choses ? Je ne parle pas de mort, je parle de débauche. Combien de personne ont sombrés à trop repenser à leur passé douloureux ?

    J’ai fermé les yeux, Alaska reprenait la parole. J’avais mal compris sa question. Pas étonnant mon cerveau était en mode limace. J’avais du mal à me concentrer, je ne pensais qu’a des choses bizarres auxquelles jamais avant je n’aurais pensé. Mais après tout, c’était peut-être une révolution. Ou alors mon âme s’est mélangée à une autre quand j’étais dans le tunnel de la lumière blanche ? Bref.

    « Je ne sais pas. Parce que tu l’aimes. Certainement aussi parce que tu regrettes ton geste. Et que t’as du mal à accepter le fait que tu l’effrayes. Et aussi certainement parce que tu crois qu’il ne reviendra pas. Mais moi je peux te l’assurer, il reviendra. Il faut juste que tu ne fasses plus de bêtises maintenant. Et ça tu dois me le promettre. »


    Une idée venait de naître dans mon nouveau cerveau (celui qui a des idées bizarres). Et pour aboutir à cette idée je devais être sûre qu’Alaska ne ferrait pas de bêtises en mon absence et à celle de Thomas. Oui, j’allais m’absenter, pour revenir et l’aider. Pour reprendre confiance en moi et faire un pas vers la vie qui m’attendait. La vie où j’allais me relever et montrer au monde que je pouvais être stable et renaître de mes cendres comme le Phénix. Mais je n’abandonnerai pas Alaska trop longtemps. J’avais besoin d’elle. Et je pensais que peut-être trois semaines loin de moi lui permettront de faire un bilan. Je ne l’influencerais plus, je ne ferrais pas resurgir ses mauvais souvenirs en lui parlant des miens. Bref, ça lui sera certainement tout aussi bénéfique qu’a moi. J’avais un peu honte de moi, je ne pouvais pas abandonner Alaska comme ça. Surtout dans l’état dans lequel elle était. Mais c’était mieux. C’était mieux pour elle comme pour moi. Et puis si on se quittait l’espace de trois semaines voir un mois, on se retrouverait mieux. La joie prendrait le dessus quelques temps. Et si je parvenais à aboutir à mon plan, je pourrais l’aider à aller mieux et à reconstruire une vie. C’était un mal pour un bien. Et si je lui expliquais, elle comprendrait. J’en étais persuadé. Mais j’allais devoir attendre avant de partir. Une semaine tout ou plus.

    Elle souriait, je l’ai regardé dans les yeux. Oui, elle pensait que je n’étais pas sérieuse. Or je l’étais.

    « Si j’y crois. Je sais pas ce qui se passe dans ma tête. Mais il y’a une lueur d’espoir qui s’est allumée là il y a quelques minutes. Et j’ai envie de m’en sortir, et j’ai envie de t’aider à aller mieux. J’ai envie d’oublier mes problèmes, de tourner la page, de vivre ma vie, de cesser de me prendre la tête et de m’apitoyer sur mon sort. Je veux vivre en fait, oui c’est ça je veux vivre. Tu lui mentais ? Je pense que c’est pour ça qu’il est déçu. Il pensait que tu savais que tu pouvais compter sur lui et tu lui as caché des choses importantes, alors il s’est senti inutile. Mais il t’aime toujours malgré tout. »

    Je savais qu’elle se demandait comment je pouvais savoir tout ça. Et à vrai dire je me le demandais aussi. Mais je le savais, c’était instinctif je ne me trompais pas, j’en étais persuadée. Je l’ai serré un peu plus dans mes bras en veillant à ne pas l’écraser et à lui appuyer sur le bras bandé.

    Nous avons dormis je ne sais combien de temps. Une heure ? Une demi-heure ? Deux heures ? Toute l’après midi ? Peut importait. Je me suis réveillée quelques temps avant qu’une infirmière débarque dans la chambre.

    « Mesdemoiselles. J’ai une bonne nouvelle pour vous. Après avoir passé quatre jours dans cette chambre… »

    QUATRE JOURS ? AUTANT ?! On avait dormi bien plus de temps que ce que j’avais estimé en fait.
    « … je pense que nous pouvons vous autoriser à retourner chez vous. Vous avez beaucoup dormis, et vous vous êtes bien reposé. Vous avez regagnez des forces. Vous êtes donc en pleine forme ! »

    Je me suis redressé doucement, j’avais toujours un peu mal mais je pouvais bouger sans avoir peur de m’arracher le bras en me grattant l’omoplate. J’ai souris à l’infirmière qui m’a rendu son sourire et qui est partit.
    Alaska dormait encore. J’allais l’attendre. En attendant je devais m’entrainer à lui parler de mon projet. Comment aborder le sujet ? Doucement mais surement oui. Elle bougeait.
    J’ai attendu cinq bonnes minutes pour qu’elle ouvre les yeux. Je lui ai alors souris.

    « On est libre Aly, après avoir passé quatre jours dans cette chambre, on peut rentrer à la maison. »


    Lorsque nous sommes arrivés à l’appartement nous avons à nouveau dormi toute une après midi. On était de vraies marmottes, mais après ce que nous avons traversés, on avait une excuse. Une mauvaise excuse mais une excuse valable mine de rien.
    Quand Alaska s’est réveillée j’ai attendu quelques minutes avant de me lancer.
    « Alaska, faut que je te parles. »
    Je me suis humecté les lèvres et j’ai poussé un long soupir.

    « Tu sais quand je t’ai dis que j’avais envie de m’en sortir ? Et bah en réalité, j’ai une idée derrière la tête. Je sais pas si tu es au courant, mais je vais te le dire. Tu sais, je suis du genre vagabonde, depuis que j’ai dû quitter Adriel, je voyage sans arrêt. Et je ne suis jamais restée plus de deux mois à un endroit. Je fuyais. Ça fait un an que je suis à Buenos Aires. J’aime cette ville, j’ai rencontré des gens extraordinaires qui m’ont donné envie de rester. Et j’ai toujours envie de rester tu sais. Mais je pense que j’ai besoin de m’en éloigner un peu pour retrouver l’espace de quelques semaines l’endroit où je suis née. Respirer l’air breton. Et… j’ai aussi envie d’aller me recueillir sur la tombe de ma mère quelques temps. C’est pas que j’ai le mal du pays, mais ça y ressemble. J’ai juste besoin de retrouver mes repères quelques temps. Je pense que ça pourra m’aider à me relever. Ça sera une énorme prise de conscience. Et je pense que je serais revigorée. Je ne resterai pas longtemps. Trois semaines. On pourra même se parler grâce à ce super système qu’est msn. Ou skype ou les conneries du genre. Et je reviendrai après ça. Et là, je te promets que je resterai faire ma vie ici à Buenos Aires. Et je serais là pour toi, pour t’aider. Je ne te quitterai plus. Tu auras le droit d’être heureuse. Je t’aime Aly. »


    Elle était bouche-bée. Elle n’avait rien dit, elle avait hochée la tête plusieurs fois. Mais elle avait les larmes aux yeux alors je l’ai serré dans mes bras en lui disant que ça passera vite.



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si tu as peur du sommeil et que passe le temps, si tu aimes l'automne vermeille, merveille rouge sang, si tu as peur de la foule mais supporte les gens, si tes idéaux s'écroulent le soir de tes 20 ans. mais si tout ne se déroule jamais comme dans tes plans, si tu n'es qu'une pierre qui roule, roule mon enfant.
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→ J'AIME : Liam. Liam. Liam. La musique, l'écriture, l'Angleterre et l'Italie
→ J'AIME PAS : Les grogniasses, les machos, ta soeur peut-être et puis le pape allez.



MessageSujet: Re: You jump, I jump. Right ? || {Thomas & Rose ♥ [T]   Mer 6 Juil - 1:35

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    Aujourd’hui c’est le grand jour, je prends l’avion en direction de Paris à 15h. Alaska n’est pas là. Mais je vais lui laisser un mot pour récapituler ce que je lui avais dit il y a cinq jours. On ne sait jamais des fois qu’elle ai oublié et qu’elle ait assimilé cette conversation à une hallucination dû à la fatigue et au fait qu’elle et moi étions totalement déroutée.


    « Ma petite Alaska,

    Je t’en avais parlé il y’a cinq jours. Mais je te laisse un petit mot. Comme ça tu auras peut-être l’impression de te sentir plus proche ou je ne sais quoi. Passons. Je vais devoir te laisser trois semaines tout ou plus. J’ai besoin de retrouver mes racines. Je me sens de plus en plus mal de ne pas avoir bougé depuis un an. J’ai envie de guérir et d’aller mieux et je pense que pour ça rien de tel qu’un retour aux sources dans mon cas. Je reviendrai, tu le sais, je ne peux pas t’abandonner. Et lorsque je reviendrai je démarrerai une nouvelle vie, ma vie future. Celle ou je ne suis plus une toxicomane, celle où j’ai déciderai de vivre pour le plaisir. Celle ou je serais heureuse de vivre. Celle ou je pourrais t’aider sans te nuire. Je reviendrai pour m’installer définitivement ici et vivre à Buenos Aires. Je serais toujours là pour toi. N’oublies pas qu’on peut s’envoyer des messages même si je suis de l’autre côté de l’océan. Je t’aime de tout mon cœur et j’ai hâte de te retrouver.
    Rose. »


    Jamais je n’aurais pensé qu’écrire un simple mot pourrait me faire pleurer. Et pourtant je savais que j’allais revenir.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: You jump, I jump. Right ? || {Thomas & Rose ♥ [T]   

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You jump, I jump. Right ? || {Thomas & Rose ♥ [T]

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