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 Juste toi et moi. [Charlie d'amour ♥]

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« Nathaniel Crawn »
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MessageSujet: Juste toi et moi. [Charlie d'amour ♥]   Mer 27 Avr - 11:23

« Le monde dérape et les rires résonnent, tout devient flou son visage se confond dans la foule. Possède-t-elle un visage à la rondeur de l’enfance ou les traits nerveux de la femme ayant trop vécu ? Il ne sait pas, il ne sait plus. Et l’alcool coule à flot, les verres s’enchainent, s’entrechoquent et les rires résonnent encore et encore. C’est l’odeur de la décadence, les senteurs de la luxure. Il ne voulait pas, il ne voulait plus mais voilà qu’arrive la faiblesse et il sombre dans ses bras. »

Un soupir, la sensation étrange de la soie glissant sur sa peau et, lentement, Nathaniel parvint enfin à sortir de son profond sommeil. Luttant contre les ombres de la nuit, ses paupières s’y prirent à plusieurs reprises avant de se soulever entièrement. L’esprit floué et le regard embué le jeune homme mit encore deux longues minutes avant de reconstituer les morceaux de sa folle nuit. Il c’était égaré une fois de plus. Voilà plusieurs soirs que cela lui arrivait, il allait de bar en bar, de verre en verre et finissait toujours par se réveiller dans des draps qui n’étaient pas les siens. Soupirant, le jeune homme passa une main dans ses cheveux avant de trouver le courage de tourner la tête sur sa droite. Un corps ensommeillé reposait à ses cotés dévoilant un visage à la douceur candide si délicieusement féminin que Nathaniel en ressentit une fois encore le goût amer qui s’en va sans laisser un mot. Lui qui n’avait jamais apprécié ce genre de comportement, lui qui avait cessé tout rapport à l’alcool replongeait et ce, depuis plusieurs jours déjà. Le besoin d’oublier quelque peu, de se livrer à l’insouciance de ses premières années passées à vivre dans la rue et de répondre à se besoin viscérale, puérile, fou de faire tout mais surtout n’importe quoi. Silencieux l’azure de ses yeux glissèrent le long du corps de la belle inconnue, s’arrêta à l’arrondi sensuel de ses lèvres avant de poursuivre sa chute jusqu’à la barrière de ses hanches dont les longues jambes demeuraient prisonnières sous les draps blancs.
Se redressant lentement, Nate observa les alentours, notant la décoration somptueuse des lieux ainsi que la grandeur incroyable de la chambre. Une bourgeoise ne put-il s’empêcher de penser tout en jetant un dernier regard à sa compagne d’une nuit. Il allait partir, fuir son erreur et faire en sorte de ne jamais revoir l’inconnue. Elle ne serait qu’une fille d’un soir, le souvenir désagréable d’une soirée que trop alcoolisé qui, une fois encore, l’avait mené trop loin dans la débauche. A agir ainsi, il finirait par se haïr lui-même… Mais il était trop tard pour regretter aussi prit-il ses affaires jonchant le sol avant de s’enfuir de ce lieu victime de ses folies d’un soir.

Au dehors Buenos Aires s’éveillait déjà. Il devait être non loin des six heures du matin et si la ville se parait tout juste de ses lueurs matinales des hommes et des femmes envahissaient déjà les rues et les routes s’apprêtant à rejoindre leur routine habituelle. Metro, boulot, dodo. Tel était les maitres mots de bons nombres de ces habitants et si Nate avait jusqu’ici parvenu à fuir cette abominable existence il devait se l’avouer lui-même commençait à devenir ainsi. Voilà des mois qu’il c’était établit en Argentine. Des mois qu’il demeurait figé dans ce même squatte miteux à aller de travail en travail sans parvenir à trouver de nouveau la force de partir. Lui qui s’estimait libre et à l’abri des lois devenait un citadin comme les autres dont les profondes amitiés qu’il avait fondé l’empêchait de prendre enfin la décision de partir. Il y aurait pourtant que quelques gestes à faire, quelques sms d’excuses à passer et il pourrait reprendre la route cependant il s’en sentait encore aujourd’hui incapable. Soupirant, le bohémien des temps modernes prit le temps de s’arrêter un bar quelconque, de se commander deux cafés serrés avant de laisser son regard airer sur les visages alentours. Il laissa ainsi les minutes puis les heures défiler sans parvenir à partir d’ici, sans parvenir à prendre une réelle décision si bien que se fut le serveur venant réclamer son argent qui le tira de ses songes. S’excusant, Nate le régla avant de quitter la place se dirigeant sans même s’en rendre compte vers son lieu de prédilection où il aimait aller flâner librement à la recherche de nouvelles inspirations.

A cette heure du jour le jardin public demeurait pratiquement vide si bien que seuls quelques rires d’enfants venaient troubler le silence tranquille des lieux. Soupirant, Nate suivit un instant un chemin de terre avant de retrouver l’imposant chêne à l’ombre duquel il avait l’habitude de venir s’allonger les lendemains de nuits courtes ou sans sommeil. Mais c’est également ici qu’il avait prit l’habitude de rejoindre son petit ange lorsque cette dernière avait besoin de lui ou qu’il désirait simplement passer un peu de temps à ses cotés. Charlie… Depuis combien de temps ne lui avait-il pas parlé ? Lui qui la portait en son cœur comme étant sa protégée, son ange, celle pour qui il se sentait capable de déplacer des montagnes c’était montré bien silencieux ces derniers temps. Jetant un œil à son portable Nate hésita néanmoins quelques instants, il était encore tôt et si il désirait la voir plus que tout il ne connaissait rien de son emploi du temps et craignait qu’elle lui en veuille de son si long silence. Il pesa ainsi le pour et le contre pendant deux longues minutes avant de lui adresser un court message :

« Bonjour petit ange, je sais il est encore tôt et tu dois surement te demander où j’étais passé mais j’ai une folle envie de te revoir et devine où je suis ? Sous notre arbre au jardin public. J’y serais certainement une bonne partie de la matinée alors si tu veux venir n’hésite pas… Bisous petit ange. »

Envoyant le message Nate s'allongea ensuite et ferma les yeux profitant d'un bref rayon de soleil venant lui caresser la peau.
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« Charlie E. Reckless »
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→ NOMS COMPLETS : Charlie, Elwynn Reckless
→ SITUATION : En couple, ou célibataire. C'est complexe.
→ PAPIERS : 1831
→ BOULOT : Fleuriste, anciennement, Avocate au barreau de Buenos Aires.
→ J'AIME : Ma famille, le piano, le chant ...
→ J'AIME PAS : La vie, l'injustice, le terrorisme, ...



MessageSujet: Re: Juste toi et moi. [Charlie d'amour ♥]   Jeu 28 Avr - 1:14

Nathaniel & Charlie
Parfois, il suffit d'une seule personne pour se sentir mieux.


    Tout est calme, trop calme. C'est un silence lourd qui règne sur la villa depuis quelques jours. L'ambiance est pesante, étouffante même. Il aura suffit d'une soirée un peu trop arrosée pour que tout dérape. Le château de carte c'est écroulé, d'un seul et unique coup de vent. Chacun vit sa vie et évite l'autre, du moins Charlie évite Micael, le plus possible. Dans la chambre de la jeune femme, un léger bourdonnement s'échappe des écouteurs de celle-ci. Installée sur son lit, assise et recroquevillée sur ses jambes, elle à le regard terne et regarde dans le vide. Les joues mouillées par les larmes qu'elle verse depuis plusieurs jours, elle se sent salie et coupable. Elle n'accepte pas ce qu'elle a fait, elle voudrait remonter le temps, effacer ce moment d'égarement. Mais, malheureusement, ça n'existe que dans les comptes de fées et encore, pas sûre. Il faudra qu'elle assume. Un jour ou l'autre. La musique assourdissante qu'elle écoute est beaucoup trop forte il faut l'avouer. Mais quand ça ne va pas, elle n'a que ça pour aller mieux, la musique. Soprano ... Le seul artiste qui, elle ne sait pourquoi la calme, l'apaise rien qu'à l'aide d'une chanson. C'est comme un enfant qui se calme dès qu'il a sa peluche, son doudou entre ses mains. Pour Charlie, il suffit qu'elle écoute Inaya ou Ferme les yeux et imagine toi pour qu'elle se calme, il y à Saez aussi qui a cet effet là sur elle. Ces deux artistes, sont pourtant littéralement opposés et pourtant. Bien entendu, ça ne calme Charlie qu'en apparence, car au fond d'elle c'est le chaos, un volcan en éruption qui détruit tout. Mais, cela à au moins l'utilité de calmer ses pleurs. A ce moment précis, elle voudrait jouer du piano pour évacuer son mal-être, mais elle ne peut pas. Elle ne peut pas sortir de sa chambre, au risque de croiser, son colocataire, amant, petit ami. Elle est paumée. Totalement. Charlie à l'impression d'être vide de sentiment, d'être morte de l'intérieur, rongée par la culpabilité, par les remords.

    La sonnerie de son téléphone réussit à la sortir de ce silence, de cette mort intérieure. Elle attrapa son portable d'un seul geste, lent et sans envie. Elle baissa les yeux, Nathaniel ... Elle se sentit, comme délestée, soulagée. Nathaniel était toujours là, au bon moment enfin ... on va dire, quand il le fallait, quand elle en avait le plus besoin. Son ange gardien, il faut le dire, il est si important pour elle. Mais, depuis quelque temps, ils ne se voient plus, une autre sorte de silence.. Détestable. Hésitante, elle passa son doigt plusieurs fois sur son portable sans ouvrir le message. Elle avait peur qu'il ne lui dise qu'il était parti, qu'il était dans un autre pays, à l'autre bout du monde. Ca ne l'étonnerait même pas, il est comme ça, c'est comme ça qu'elle l'aime, jamais elle ne voudrait le changer. Elle ne lui en voudrait pas, non, comment lui en vouloir à lui ? Simplement, elle aurait mal, de par son absence. Elle ouvrit le message, à quoi bon se torturer, ce n'était peut-être pas pour ça.

    « Bonjour petit ange, je sais il est encore tôt et tu dois surement te demander où j'étais passé mais j'ai une folle envie de te revoir et devine où je suis ? Sous notre arbre au jardin public. J'y serais certainement une bonne partie de la matinée alors si tu veux venir n'hésite pas... Bisous petit ange. »

    « Notre arbre », c'était tout pour eux. Un léger sourire se dessina sur le visage de Charlie. Elle avait besoin de lui, elle avait besoin de ce ressourcer. C'était ça qu'il lui fallait, son ange gardien. Elle se leva donc, délaissant son ipod. Elle enfila un vieux jogging et un sweet à capuche gris à toute vitesse, tant pis, si elle reprenait ses mauvaises habitudes, si on la prenait pour un garçon manqué, parce que c'est-ce qu'elle était et renier son passé n'est pas bon. Bon, d'accord, elle renie ce qui s'est passé avec Micael, mais ce n'est pas pareil, loin de là. Elle passa dans sa salle de bain, se posta devant son miroir, elle avait une mine des plus affreuses, fatiguée. Elle s'attacha les cheveux en faisant un chignon à la va vite et regarda sa trousse à maquillage, elle secoua la tête. A quoi cela lui servirait de se maquiller si, dans deux minutes, tout son maquillage coule parce qu'elle s'est mise à pleurer ? Non, sa ne valait pas la peine de perdre du temps pour cela. Elle prit son sac à main et sortit discrètement de la villa, pour ne pas tomber nez à nez avec celui qu'elle évite.

    Les minutes de trajet qui la séparaient du parc, semblèrent durer une éternité à Charlie. Elle eut le temps de bien ressasser ces idées noires pendant ce temps. Elle n'avait même pas prit le temps de répondre à Nate, non, elle était partie aussi vite que possible de la villa. Elle gara son véhicule sur une rue non loin du parc fétiche de la jeune femme et descendit de voiture. Elle ne prit pas la peine de prendre son sac et le glissa sous le siège avant à l'abri des regards. Elle traversa une partie du parc avant d'emprunter un chemin de terre qu'elle connaissait très bien, le grand chêne dont parler le message de Nathaniel apparût très rapidement et elle put très vite, apercevoir son bel ange, allongé au pied de l'arbre. Elle s'approcha légèrement, restant à distance sans faire de bruit. Il dormait, du moins il avait les yeux fermés, il n'avait pas du beaucoup dormir, il faut dire Charlie non plus ... Certainement pas pour les mêmes raison. Alors, elle hésita avant de le déranger.

    « Nate … »

    Spoiler:
     

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« Nathaniel Crawn »
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MessageSujet: Re: Juste toi et moi. [Charlie d'amour ♥]   Sam 30 Avr - 8:03

Les vapeurs persistantes de sa soirée passée, la tranquille fixité du temps s’écoulant lentement et la douce chaleur bienfaitrice d’une journée débutant firent que le jeune homme ne pu résister plus longtemps. Répondant à l’appel lascif du sommeil Nate ferma lentement les paupières et se laissa emporter sur le chemin des songes et des rêves. Oubli délicieux qu’il s’accorda le temps de quelques minutes lui permettant de retrouver une once d’énergie et de bonne humeur lorsqu’une voix hésitante souffla non loin de lui son nom. Rouvrant les yeux, Nathaniel n’eut nul besoin de tourner la tête pour comprendre que sa princesse avait répondu à son appel aussi laissa-t-il échapper dans un murmure ravit son prénom avant de se redresser lentement. Passant une main dans ses cheveux il se détourna enfin et laissa son regard au profond azur glisser sur la jeune femme demeurant immobile à quelques mètres de lui. Charlie… Sa dernière rencontre avec elle remontait à présent à plusieurs mois. Plusieurs mois de vide et de silence, plusieurs mois qui, malgré l’absence n’avaient su entamer le profond attachement que Nate ressentait à l’égard de son ange. Le cœur battant la chamade, Nate se releva lentement avant de laisser apparaître sur ses lèvres un timide certes timide mais néanmoins emplit d’une chaleur certaine. Sa princesse était là cependant, elle ne semblait être que l’ombre d’elle-même. Où était donc partie la petite femme à la candide timidité qu’il avait quitté il y a des mois de cela ? Où c’était donc caché ce regard remplit de malice et de joie ? Perdu… Le temps semblait avoir fait son œuvre et c’est une Charlie usée, fatiguée et négligée qui lui faisait ce matin là face. Une détresse flagrante qui lui fit un coup au cœur si bien que, durant un temps, il se sentit coupable d’être resté aussi longtemps aux frontières de sa vie.
S’approchant lentement Nate n’hésita néanmoins pas une seconde et entoura son ange de ses bras avant de l’attirer contre lui. L’étreignant il plongea son visage dans la cascade de ses cheveux bouclés et en inspira l’effluve comme il avait tant l’habitude de le faire. Une étreinte et un silence. Un simple geste qui lui fit le plus grand bien et suffirait sans nul doute à faire passer le message à sa princesse : je suis là, n’ai plus de crainte, je suis là…
Promesse silencieuse qui se termina par le léger claquement de ses lèvres venant se poser délicatement sur son front avant qu’il ne se détache lentement d’elle et se confronte au merveilleux bleuté de ses yeux.

« Tu m’as manqué princesse. »

Lui souffla-t-il doucement tout en laissant son habituel sourire joyeux étiré ses lèvres. Certes, la soirée de la veille demeurait encrée dans ses pensées, le jeune homme se sentait toujours aussi perdu et l’odeur du tabac froid et de l’alcool demeurait persistant sur sa peau l’appelant à rejoindre son chez lui néanmoins il ne pouvait parvenir à se détacher de sa Charlie. Elle semblait si mal en point, si douloureusement éteinte qu’il craignait qu’un simple éloignement quand bien même celui-ci ne fut que de quelques centimètres soit fatal pour sa demoiselle. Aussi, Nate refoula-t-il ses propres douleurs au plus profond de lui avant de saisir la main de Charlie et l’attirer à l’ombre de leur arbre. Il s’asseyait alors tout en lui proposant ses bras comme refuge geste devenu entre eux habituel et qui lui rappelait sans cesse cette délicieuse nuit passée chez lui à faire et défaire le monde. Charlie devait être l’une des rares personnes avec Vanille à avoir pu visiter le désastre de son appartement, la seule à connaître sa véritable personnalité et qui, pour rien au monde ne se serait permise de tenter de le changer. Une amitié solide, improbable et Ô combien merveilleuse que Nate s’en voulu une nouvelle fois d’avoir gardé aussi longtemps le silence.

« Je m’excuse pour ces mois de silence princesse. Enfin non, je n’ai pas d’excuses mais je suis là alors… Dit moi, dit moi ce qui ne va pas. »

Ajouta-t-il d’une voix tranquille tandis que son regard se portait su l’horizon. Le parc était désert, les derniers cris des enfants c’étaient éteint et seul le chant persistant des oiseaux accompagnant le printemps nouveau faisait barrière au silence. Soupirant, Nate ferma un instant les yeux se sentant étrangement comme apaisé. Elle était là, ils étaient ensemble et le monde entier aurait pu s’écrouler que cela lui aurait paru sans importance.
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« Charlie E. Reckless »
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MessageSujet: Re: Juste toi et moi. [Charlie d'amour ♥]   Dim 1 Mai - 0:29

Nathaniel & Charlie
Parfois, il suffit d'une seule personne pour se sentir mieux.


    Il y a certain matin, ou il faudrait mieux rester chez soi, bien au fond de son lit, emmitouflé sous une énorme couette, allongé bien confortablement sur son matelas. Pourtant, même si la journée s'annonçait encore insupportable pour Charlie, la jeune femme était sortie de chez elle aussi rapidement qu'un éclair, lorsqu'elle avait reçu un sms de son ange, Nathaniel. Elle avait besoin de s'échapper de cette maison, de cette ambiance pesante et insupportable. Nate était en quelque sorte son échappatoire, il l'avait toujours été si on regarde bien leur histoire. Parce qu'avec lui, elle se sentait mieux, rien qu'à le voir et entendre sa voix. De plus, en le voyant elle se sentirait forcement mieux, car le lieu qui lui avait indiqué était tout simplement leur repère, leur lieu sacré. Un arbre ça n'a pourtant rien de spécial, mais pour eux deux, c'était différent, le chêne du parc était comme leur abri, là-bas, c'était comme s'ils étaient coupés du monde. Dans une bulle de bonheur, rien de mieux.

    Charlie était dans un état pitoyable, mal habillée, elle paraissait comme négligée. Mais, sincèrement elle n'en avait rien à faire, vraiment rien. Plantée là, à quelques mètres de son ange, elle ne réussit qu'à prononcer son nom, Nate. Elle pensait qu'il dormait profondément, mais elle fut surprise de l'entendre murmurer son nom, avant qu'il ne se redresse et ne passe sa main dans ses cheveux. Charlie adorait, quand il faisait ça, parce que du coup, il avait encore plus les cheveux en bataille et que c'était mieux comme ça. C'est tout. Il n'y a rien à expliquer. Elle avait l'impression que cela faisait une éternité qu'ils ne s'étaient pas vus et c'était en faites bien réel, des mois de silence se sont écoulés, sans nouvelles, ni signes de vies. Tellement de choses avaient changé depuis leur dernière rencontre, c'est fou ce que le temps passe vite ... Jamais ils n'auraient du s'oublier de la sorte, Charlie aurait dû l'appeler, elle s'en rendait bien compte maintenant, pourquoi avait-il fallut qu'elle ai laissé s'installer ce silence intenable, qu'elle l'ai laissé en dehors de sa vie si longtemps. Elle s'en voulait tellement, malgré cela il était là, lui souriant. Alors, Charlie malgré le mal qui la rongeait, se laissa aller et adressa un sourire à Nathaniel, sourire timide et triste, mais au fond, elle ne pouvait faire autrement, elle ne pouvait faire semblant d'être heureuse, car cela aurait été mentir, car non, elle ne l'était pas, elle ne l'était plus.

    Quelques secondes plus tard, elle sentit les bras du jeune homme l'entourer et l'attirer contre lui. Elle était comme soulagée, parce que tout ce temps perdus aurait pu les changer, les éloigner l'un de l'autre, mais cette étreinte prouvait tout le contraire, Charlie se blottit alors dans les bras de Nathaniel posant sa tête sur son épaule, la jeune femme ferma les yeux pour apprécier le moment. Pour la première fois depuis la fameuse nuit, elle se sentait un peu mieux, comme si Nate était sa lueur d'espoir, la solution à ses problèmes. Il déposa ensuite un baiser sur le front de la jeune femme, qui se laissait faire, elle n'était plus tout à fait elle-même et la ce n'était pas l'effet de la drogue ou de l'alcool, elle était tout simplement lassée de la vie. Il l'a regarda droit dans les yeux et Charlie n'eut d'autre choix que de plonger son regard dans ses magnifiques yeux bleus qui, depuis leur première rencontre, la fascinait. « Tu m'as manqué princesse. » Charlie ferma les yeux,et détourna légèrement la tête, « Je .. Toi aussi tu m'as manqué, beaucoup trop. » Il lui prit délicatement la main, Charlie referma ses doigts sur celle-ci. « C'est toujours aussi beau ici ... » Elle regardait un peu partout, affichant un léger sourire. Elle ne venait ici, que lorsqu'elle était avec lui, alors évidemment, cela faisait une éternité qu'elle n'avait pas mit les pieds dans ce parc. Et pourtant, il était intact, tel qu'il l'avait laissé. Nate s'installa au pied du somptueux chêne proposant alors ses bras à la jeune femme. Charlie le regarda hésitant une seconde avant de hausser les épaules et de le rejoindre. Elle s'installa dans les bras de son ange et se rappela la sublime et merveilleuse nuit qu'il avait passé ensemble dans son squat, une nuit entière à parler, à s'imaginer un monde meilleur, à parler de musique.

    « Je m'excuse pour ces mois de silence princesse. Enfin non, je n'ai pas d'excuses, mais je suis là alors ... » Charlie se redressa pour se tourner face à lui. « T'as pas t'excuser, j'aurais dû te téléphoner. J'aurais dû briser ce silence, mais je ne l'ai pas fais, parce que je suis bien trop bête. » Elle se mordit la lèvre inférieure comme à son habitude avant de continuer. « Plus jamais, je ne referais cette erreur. » Et comme, elle sentait les larmes envahirent ses yeux, elle se blottit à nouveau dans les bras du jeune homme, de cette manière d'une part, elle lui cachait ses larmes et d'autre part elle se calmerait bien plus vite. « Dit moi, dit moi ce qui ne va pas. » Charlie ferma les yeux comme pour accuser le coup et soupira. « Je ne peux pas ... » Elle ne voulait pas en parler, du moins pas pour le moment, elle n'était pas prête. Elle n'y arrivait tout simplement pas. Elle savait très bien qu'il chercherait à savoir ce qui ne va pas, parce que c'est comme ça, ils sont amis et si lui n'allait pas bien, elle ferait exactement la même chose. La jeune femme regarda les oiseaux virevolter dans le ciel bleu de Buenos Aires, elle voudrait être légère comme eux, pour se sentir mieux et libre. Car depuis quelques temps, elle est comme prisonnière d'elle-même. Comme si elle s'interdisait de se sentir mieux. C'est la culpabilité et elle le sait très bien. A nouveau, elle laissa ses paupières se fermer. « Je suis devenue la pire des salopes. »

    Elle avait lâché cette phrase au combien révélatrice de ce qu'elle ressentait au fond d'elle à ce moment précis, sans réfléchir, ni à sa signification, ni aux conséquences. Elle voulait se faire du mal, pour que jamais, non jamais elle ne recommence une chose pareille. Ce n'était pas elle, cette nuit là, ce n'était pas elle, ce n'était tout simplement pas possible. Et comme pour changer de sujet, elle lui demanda comment il allait, car depuis le temps, il avait du s'en passer des choses dans sa vie, tout ce temps-là, il avait du voyager, jouer de la guitare, rencontrer des personnes merveilleuses comme désagréables. Elle ne voulait qu'une chose, qu'il lui raconte tout pour pouvoir l'espace de quelques heures oublier le reste, comme la fameuse première nuit qu'ils avaient passé ensemble.

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« Nathaniel Crawn »
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MessageSujet: Re: Juste toi et moi. [Charlie d'amour ♥]   Lun 2 Mai - 2:21

Etrange sensation que de se sentir attaché à quelqu’un, étrange sensation de savoir que, peu importe la distance, peu importe les mois passés loin l’un de l’autre l’affection et la tendresse n’en serai quoi qu’il arrive, pas affecté. Etrange de la revoir maintenant, sous cette arbre, ce lieu à eux qui, plongé dans la tranquille chaleur d’un matin de printemps lui donnait la délicieuse impression de revivre enfin. Il la tenait dans ses bras, s’enivrant de l’odeur délectable de sa peau tout en songeant une nouvelle fois à cette nuit de discussion qui avait scellé leur amitié. Charlie n’était pas comme lui, elle ne partageait ni son monde ni sa vision du monde et pourtant tout deux se comprenait parfaitement. Un respect tacite c’était installé dans leur relation et Nathaniel était aujourd’hui persuadé que c’était cela qui formait le béton de leur amitié. Il était là pour elle, elle était là pour lui et ce simple savoir, cette évidence merveilleuse suffisait à rendre chaque seconde passée ensemble plus beau et plus simple. Alors oui il souffrait, oui ses remises en question ne cessaient de le tourmenter mais Charlie demeurait sa joie et sa simple présence agissait comme un baume sur son âme. Il était heureux de la revoir, heureux de c’être écouté en lui envoyant un message et à cette seconde plus rien n’avait d’importance sinon eux, sinon elle.
Se détachant d’elle Nathaniel plongea son regard dans le sien, observant la profondeur de ses iris bleus dont l’éclat particulier lui signifiait l’ancienne présence de larmes. Et, bien que cela l’inquiéta, Nate ne dit mot sur cela se contentant de lui murmurer tendrement combien elle lui avait manqué avant qu’elle ne lui réponde de la même manière d’une voix faible, hésitante témoin de sa souffrance dont le jeune homme aurait aimé connaître la cause. Mais il fallait laisser le temps au temps aussi, Nate se contenta de la prendre par la main avant d’aller s’installer sous leur arbre. S’adossant à son tronc centenaire il écarta ses bras où Charlie, après quelques secondes d’hésitations, vint de blottir. Nate referma alors ses bras autour d’elle tout en l’étreignant doucement trouvant un réconfort bienfaiteur dans ce geste de tendresse.

« C’est ta présence qui rend ce lieu merveilleux. »

Répliqua-t-il d’une voix légère tout en plongeant une fois encore son visage dans les boucles sauvages de ses cheveux bruns. Fermant les yeux il demeura immobile un long moment laissant le silence revenir peu à peu tout en appréciant l’apaisement délectable qu’il ressentait à ses cotés. Puis, il s’excusa de son silence, de ses mois passés sans qu’il ne lui donna aucune nouvelle. Cela était habituel chez Mr Crawn, il n’était pas le genre d’homme que l’on attache et il était d’ailleurs bien difficile de le joindre. Un jour ici un jour ailleurs, son âme de vagabond demeurait toujours le plus fort si bien que s’attacher à lui était que bien trop souvent promesse d’une douleur futur. A croire que quoi qu’il fasse, quoi qu’il entreprenne il ne pourrait jamais parvenir à la fuir éternellement cette souffrance, on ne peut demander à des personnes auxquelles vous, vous êtes liés d’amitié de vous oublier au moindre de vos caprices et de vos désirs d’évasion. Eternel égoïste.
Charlie reprit la parole et Nate sortit de ses pensées tout en fronçant les sourcils tant il sentait les virements de sa voix devenir plus prononcés au fil des mots. Et, ayant terminé Charlie se blottit de nouveau dans ses bras lui cachant son visage et son désarroi. Soupirant, Nate la serra simplement contre lui et laissa courir ses doigts le long de son bras avant de déposer un baiser sur le sommet de son crâne.

« Cesse donc de dire des bêtises Cha’, nous sommes tous deux fautifs voilà tout. »

Répliqua-t-il aussitôt refusant obstinément que Charlie se juge la seule responsable de ce silence prononcé. Certes Nate ne donnait que très rarement de nouvelles mais lui-même aurait pût, aurait dû faire un effort. L’amitié s’entretient on ne peut disparaitre et revenir dans la vie des gens ainsi par vague et selon nos bons désirs. Il s’en voulait parfois d’être ainsi, aussi inconstant, perpétuellement indécis mais malgré tout, il se voyait difficilement changer.
Nathaniel laissa quelques secondes de silence avant de reprendre lui demandant ce qui n’allait pas afin d’enfin comprendre cette douleur qu’il sentait brûler en elle. Charlie garda le silence quelques temps avant de lâcher un je ne peux pas significative. Nate soupira, attendit quelques secondes, hésita encore jusqu’à que vienne sa seconde révélation. La pire des salopes ? Charlie ? Il accusa le coup sans rien dire et, bien qu’il eut voulu creuser un peu plus de ce coté là il savait que le temps n’était pas encore venu. Charlie était ainsi et il savait qu’il devait l’attendre, la laisser lentement venir à lui avant d’espérer une quelconque explication. Quand elle se sentirait prête elle se livrerait mais pour le moment Nate devait se contenter d’être là et d’accepter le changement de discussion qu’elle lui imposa rapidement.
Lui raconter sa vie… Nate ferma les yeux tout en commençant à jouer avec une mèche de ses cheveux enroulant une boucle brune autour de son doigt comme il aimait tant le faire.

« Et bien… Figure toi que je ne suis pas partie ! A croire que l’air argentin me fait du bien enfin bref. Je suis toujours dans mon squatte miteux et j’ai passé bien deux semaines enfermées là-dedans sans voir le jour je te jure c’est devenu pire qu’un terrain de guerre cet appart’ il faudra que tu reviennes d’ailleurs j’ai grand besoin d’une ménagère ! »
Un léger sourire taquin se dessina sur ses lèvres avant qu’il ne continue sur sa lancée désireux de lui changer les idées.
« Hum j’ai des dizaines de projets de chanson en attente, je me suis fait viré de mon boulot aussi le patron n’a pas apprécié mes vacances prolongées il faut croire mais ça on s’en fou oh et j’ai comme projet de repartir pendant quelques temps, je ne sais pas où, je ne sais pas quand mais… Il le faut. »

Nathaniel se tut soudain et porta son regard sur l’horizon. Buenos Aires… Il aimait cette ville, il aimait tous ses gens qu’il avait rencontré mais… Il n’était pas heureux, plus autant qu’avant tout du moins et il était grand temps que sa quête du bonheur reprenne enfin sa route…

[Nul, nul, nul je suis désolée. --]
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« Charlie E. Reckless »
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→ J'AIME : Ma famille, le piano, le chant ...
→ J'AIME PAS : La vie, l'injustice, le terrorisme, ...



MessageSujet: Re: Juste toi et moi. [Charlie d'amour ♥]   Jeu 5 Mai - 9:48

Nathaniel & Charlie
Parfois, il suffit d'une seule personne pour se sentir mieux.


    Être seul au monde, c'est une sensation à double sens, parfois, c'est désagréable et d'autres fois, cela est merveilleux. Merveilleux de sentir comme dans une bulle, coupé du reste du monde. Insensible à la douleur du monde d'aujourd'hui, comme protégé par une paroi invisible. Et qu'elle est cette sensation quand vous êtes avec une personne des plus formidables, qui rend votre vie tellement plus douce et facile à vivre. Être seul au monde à deux, c'est tellement plus idyllique. Tellement plus agréable, car partager ce bonheur est tellement réjouissant. Charlie et Nathaniel, on peut le dire sont seuls au monde, sous leur arbre, leur chêne de près de 100 ans, où ils avaient trouvé refuge depuis qu'ils se connaissaient, dès leur première rencontre. Un endroit tellement rassurant et apaisant, qui semblait rassembler les secrets des milliers d'années écoulées jusqu'à nos jours du parc de Buenos Aires.

    Là, installé tous les deux, dans les bras l'un de l'autre, au pied de l'arbre centenaire, ils avaient l'air tout deux, beaucoup mieux, comme soulagés d'être enfin réunis. Car, être ensemble permettait, du moins pour Charlie, de rendre sa vie un peu plus belle, rien que par la présence de Nathaniel. Ensemble le temps passait à une vitesse des plus folle. C'était parfois agaçant de se dire, que les minutes passaient si vite et d'autres fois, ne pas voir le temps défiler était tellement libérateur et guérisseur. Le lieu n'avait pas perdu de son éclat durant leur absence prolongée et Charlie en fit la remarque à Nathaniel avant qu'il ne réplique que c'était sa présence qui rendait le lieu merveilleux tout en enfouissant à nouveau son visage dans les cheveux de la jeune femme. Il faisait souvent ce simple geste et Charlie trouvait cela amusant. Charlie secoua légèrement la tête, comme amusée parce qu'il disait. « Tu sais que tu as le don d'exagérer les choses ? » Elle soupira, « Et puis, vu dans l'état où je me trouve, c'est encore plus impossible que d'habitude. »

    C'était reposant d'être ici, entouré d'une nature luxuriante en plein milieu du centre-ville de la capitale Argentine, environnement surprenant certes, mais tellement agréable pour des citadins comme les deux jeunes gens. Charlie avait toujours été habituée à vivre dans des grandes villes, bien qu'elle possède la chance d'habiter des maisons ou plutôt villas avec un grand jardin et isolées. Ayant passé son enfance à Los-Angeles, elle avait toujours rêvé de vivre en campagne, loin de tout, pourtant quand elle avait décidé de déménager, elle avait choisi Buenos Aires. C'était pour son travail et pour Adriel, mais elle avait fait un choix, maintenant, quand elle se retrouvait dans ce parc, elle regrettait quelque peu son choix, mais pouvait-elle réellement faire autrement ? Bien entendu, elle ne pouvait pas déménager à nouveau, plus maintenant, mais rien ne l'empêchait de prendre des vacances loin, très loin. Ce serait un moyen comme un autre de s'éloigner de ses problèmes, de prendre le large. Peut-être que certain diront que c'est de prendre la fuite, mais au fond, Charlie n'en aurait rien à faire.

    Des excuses, toujours des excuses. Tout le monde passe son temps à faire du mal et à s'excuser. Est-cela de vivre ? Est-ce toujours avoir des remords et des regrets ? Nathaniel avait d'abord commencé à s'excuser du silence de ses derniers mois et puis, Charlie avait répliqué, assumant à elle seule tout ce silence et s'excusant à son tour. A l'entente de ses mots, Nate lâcha un soupire traduisant sa désapprobation, en même temps, Charlie si attendait. Il ne voudrait pas qu'elle prenne toutes les responsabilités de cet interminable silence. Et puis, il parcourra le bras de la jeune femme de ses doigts avant de déposer un baiser sur son front. Il était tellement adorable, tellement attentionné. Charlie se sentait bien mieux ici, avec lui que seule dans sa chambre sentant le renfermé. « Cesse donc de dire des bêtises Cha', nous sommes tous deux fautifs, voilà tout. » Nathaniel avait le don de terminer ses phrases de façon à ce que l'on n'aie rien à redire, que l'on ne puisse le contredire. Aucune ripostes possible, non. Alors, Charlie haussa les épaules. « Tu as peut-être raison, mais je sais comment tu es et j'aurai quand même du t'appeler, pour savoir comment tu allais, c'est la moindre des choses entre amis. »

    Le jeune homme commença à jouer avec une mèche bouclée des cheveux de Charlie, pendant que celle-ci changeait de sujet après avoir parlé d'elle comme jamais elle ne l'avait fait. Elle voulait qu'il lui raconte sa vie, qui lui dise comment il allait. Quelques secondes s'écoulèrent et Charlie commença à jouer avec la main du jeune homme, passant ses doigts entre les siens à maintes reprises. « Et bien ... Figure toi que je ne suis pas partie ! A croire que l'air argentin me fait du bien enfin bref. » Charlie afficha un léger sourire. « Je vois ça, Monsieur Crawn est toujours dans les parages et tant mieux. » Il continua.« Je suis toujours dans mon squatte miteux et j'ai passé bien deux semaines enfermées là-dedans sans voir le jour je te jure c'est devenu pire qu'un terrain de guerre cet appart' il faudra que tu reviennes d'ailleurs, j'ai grand besoin d'une ménagère. » Un sourire amusé aux bout des lèvres Nate la regarda. « C'est avec joie que je reviendrais dans ton merveilleux squatte, pour que je joue la ménagère tu m'accordes le droit d'écouter de la musique, de chanter aussi et je le ferais avec grand plaisir mon ange. » Nate avait surement dit cela en rigolant, c'était évident, mais Charlie elle, était très sérieuse. Elle aimait le ménage, cela peut paraître étrange, idiot même. Mais, chacun ses goûts, certains aiment faire la cuisine et d'autre le ménage. C'est tout. Et puis, Nathaniel enchaîna. « Hum, ... j'ai des dizaines de projets de chanson en attente. » Charlie fut agréablement surprise, la musique c'était toute sa vie et c'était également le cas pour Nate, c'était comme si l'espace d'une seconde, elle l'avait oublié. Pourtant, c'était grâce à cela, grâce à la musique qu'ils s'étaient rencontrés pour la première fois. « Dis, tu me les feras écouter et je pourrais chanter avec toi ? » Elle lui fit des yeux de chat battu, pour le supplier de dire oui. Il ne pourrait pas résister, ça non. Et ça l'amusait de faire ça. Elle pensait au chat botté dans Shrek, faut dire que pour les yeux de chat battue, c'est le meilleur. Nate allait forcement se payer sa tête, rire, ou même se prendre au jeu. Elle n'en avait aucune idée, mais elle se sentait bien mieux. La jeune femme avait même envie de rire, c'est pour dire. « Je me suis fait virer de mon boulot aussi, le patron n'a pas apprécié mes vacances prolongées il faut croire mais, ça on s'en fout. Oh et j'ai comme projet de repartir pendant quelques temps, je ne sais où, je ne sais pas quand mais, il le faut. » « Nate ... Je ... Tu veux partir ? ... Emmène moi avec toi. » Tout était allé si vite, elle n'avait pas même réfléchie à ce qu'elle voulait lui dire. Mais au fond, si elle avait dit-cela, c'était surement qu'elle voulait réellement prendre des vacances et fuir Buenos Aires, quelques jours, semaines, mois. Qui sait ? Le temps qu'il faudra pour qu'elle accepte ce qu'elle était devenue.


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MessageSujet: Re: Juste toi et moi. [Charlie d'amour ♥]   Dim 15 Mai - 6:22

Allez comprendre pourquoi l’humain possédait ce besoin étrange de s’entourer de regards et de sourires, pourquoi s’attacher ainsi à des êtres qui, un moment ou un autre, finiront par quitter votre existence ? Ils étaient à l’image de la vie, éphémère et si, pendant longtemps, Nathaniel avait refusé cette attachement il comprenait aujourd’hui que cette dernière demeurait essentielle. Le bonheur n’était accessible que partagée et croire qu’il pourrait demeurer heureux dans sa vie de solitude n’avait été que veine croyance. Aujourd’hui, il voyait enfin sous le regard de Charlie la réponse qu’il avait si longtemps cherché à attraper. Autrui est là pour apaiser les cœurs, l’amitié apporte réconfort, écoute et soutient, l’amitié illumine un instant, pare votre vie de lueur douce invisible pour les yeux mais sensible à l’âme et il serait fou de vouloir résister à cela. Charlie le lui faisait comprendre chaque jour et il lui suffisait de la tenir dans ses bras pour ressentir cette sérénité qui durant des semaines avait déserté son être. Fermant les yeux, Nathaniel laissa un bref sourire étirer ses lèvres alors qu’il laissait glisser ses doigts le long du bras de sa princesse savourant la douceur laiteuse de sa peau. Et sa voix parvint de nouveau à ses oreilles, douce mélodie dont il apprécia quelques instants la saveur avant de reprendre de son habituel voix taquine :

« De quel état parles-tu ? Je te trouve parfaite, comme à ton habitude. »

Enjoliver la réalité, lui faire oublier sa fatigue apparente et sa détresse voilà la mission que c’était donné le jeune homme et c’est avec un entrain tout retrouvé qu’il s’appliquait à la réaliser. Il ne voulait en aucun cas que la demoiselle s’apitoie sur son sort, il voulait l’entendre rire et la voir sourire, il voulait voir apparaître dans la clarté de ses yeux cette flamme taquine et complice dont il avait l’habitude et chassé définitivement tous signe de tristesse. Certes cela ne durerait pas, peut-être retrouverait-il lui-même cet état de léthargie étrange dans lequel il était plongé depuis quelques temps lorsqu’il l’aurait quitté mais, curieusement, cela lui apportait peu. Il s’offrait une parenthèse à sa douleur, un moment loin du monde entre nature et ville, dans leur bulle qu’ils avaient su ce construire et c’est avec un plaisir certain qu’il remarquait que rien n’avait changé entre eux. L’éloignement, le silence, rien de tout cela n’avait suffit à briser les murs de leurs bâtisses et cela suffit à faire apparaître un nouveau sourire sur ses lèvres. A cet instant, il était heureux.

Charlie reprit soudain la parole et Nathaniel rouvrit les yeux tout en fronçant les sourcils. Il n’aimait guère lorsqu’elle reportait toujours la faute sur elle, habitude qu’elle prenait dès qu’elle se jugeait coupable ou responsable de quelque chose si bien que Nate ne pu s’empêcher de lui asséner une petite tape sur la tête :

« Effectivement tu sais comment je suis n’empêche que ce n’est pas une raison, cesse donc de t’attirer tous les tords et puis nous sommes réunis n’est-ce pas le plus important ? Cessons donc de débattre sur un sujet aussi futile tu es là, dans mes bras, et c’est suffisant. »

Reprit-il d’une voix au léger accent d’autorité afin de clore définitivement le sujet. Il n’était pas là pour juger de qui avait eu tord, qui avait eu raison. Ils étaient aussi fautif l’un que l’autre et Nathaniel se promit secrètement de ne plus laisser un tel silence les séparer. Un message, ne serait-ce qu’un mot, un ’tout va bien pour moi’ suffisait parfois à faire le bonheur d’une personne, savoir que l’on pense à soit était toujours agréable et si, Nate n’était pas de ceux qui ressentait véritablement ce besoin ce n’est pas pour autant qu’il devait oublier que des personnes telle que Charlie avait besoin de cela. Enfin, Nathaniel rangea cette réflexion dans un coin de sa mémoire avant de reprendre, contant librement sa vie à Charlie en omettant les grandes lignes sur ces états d’esprit. Elle n’avait aucunement besoin de savoir par quels bouleversements spirituels il était passé aussi préféra-t-il raconter les moments les plus agréables de sa misérable existence tout en souriant lorsqu’elle l’entendit répliquer à sa légère taquinerie. Charlie était bien l’une des seules à avoir vu son taudis preuve incontestable de la confiance qu’il lui portait et il ne pu s’empêcher de s’enthousiasmer à l’idée d’une futur soirée, chez lui, avec elle, en musique et à l’abris des maux du monde.

« En parlant de musique Charlie, il faut que je te chante une nouvelle que j’ai écouté il y a peu de temps d’ailleurs je pense même que l’on pourrait parvenir à se faire un duo dessus. »

Répliqua-t-il aussitôt tout en jetant un regard à sa gratte trônant à coté de lui. Cette dernière ne la quittait jamais et pendant un instant Nate se demanda comment il s’y était prit pour ne pas la perdre après une soirée aussi mouvementé qu’avait été la sienne d’ailleurs, il ne souvenait même pas l’avoir prise avec lui…
Chanter avec lui ? Quelle question ! Et Nate ne pu s’empêcher de lui pincer la joue en voyant son regard de chien battu tout en reprenant d’une voix enfantine :
« Owi, owi ma princesse comme interprète de mes chansons que demander de mieux ? »

Il crut voir un sourire se dessiner sur ses lèvres et il ne put s’empêcher d’y répondre un déposant un gros bisou baveux sur sa joue. Souriant, il lui ébouriffa ensuite les cheveux prenant un fichu plaisir à la taquiner comme il avait toujours eu l’habitude de le faire. Il sentait leur complicité refaire lentement surface et cela lui fut le plus grand bien néanmoins, son enthousiasme s’effaça quelques peu lorsqu’elle lui demanda si elle pourrait le suivre dans ses folles aventures. Partir avec quelqu’un d’autre que lui-même ? Nathaniel demeura interdit quelques secondes et sembla se perdre dans la contemplation du sol. Voyager avec quelqu’un, à vrai dire il n’avait jamais pensé à faire cela. Vraiment qui aurait accepté de partir avec lui le pouce en l’air et sans un sous en poche ? Qui aurait accepté de vivre la précarité à ses côtés ? De passer dans des lieux infâmes, dangereux et où il était aisé de se faire attaquer ? Le monde était empli de danger lorsque l’on voyage seul et sans rien et malheureusement, on ne rencontrait pas d’agréables personnes enclin à la sympathie tous les jours… Alors voyager avec Charlie… Nathaniel la regarda un instant très sérieusement tout en se mordant la lèvre inférieur. Sa princesse, il avait décidément bien du mal à l’imaginer sur la route avec lui, à transpirer sous le soleil, à faire des heures et des heures de marches pour finalement finir la nuit dans un parc à défaut d’autres choses. Elle était habituée à la sécurité d’un logis, elle vivait dans une maison dorée et Nathaniel se voyait difficilement devoir lui imposer son mode de vie et il se demandait si il pourrait également garantir sa sécurité. Certes voyager avec un homme était moins risquée pour une demoiselle mais si ils venaient à tomber sur plusieurs types louches Nate quand bien même maniait-il parfaitement l’arme blanche aurait bien du mal à la défendre.

« Princesse… Tu sais mes voyages sont loin d’être une partie de plaisir, je pars sans un sous, je vis grâce à la gentillesse et la solidarité des gens et parfois je dors dehors peu importe le temps qu’il fait. On est loin du voyage sécuritaire où l’on dort dans des 4 étoiles as-tu conscience de cela ? »

Non qu’il ne voulait pas l’emmener avec elle quoique. L’idée de partager sa solitude lui était étrangère et étrange à formuler dans son esprit. Si Charlie venait avec lui parviendrait-elle à le supporter ? Nate était facile à vivre certes cependant jamais personne n’avait encore partagé plusieurs jours d’affilés à ses côtés, personne ne connaissait le Nate solitaire, grincheux le matin et victime d’insomnie terrible le soir, personne ne connaissait son caractère imprévisible poussé jusqu’à son extrême lorsqu’il voyait et personne n’avait jamais eu à supporter sa personnalité emportée, et hyperactive tous les jours. Non, Nate n’était pas facile à suivre et une perspective de voyage en sa compagnie méritait donc réflexion.

« Et je te préviens je suis chiant en voyage. »

Chiant et encore le mot était faible, aussi colérique et nerveux qu’un ours qu’on dérange de son hibernation oui. Enfin, c’était encore à Charlie de voir si elle était en capacité de supporter cela.
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